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'Ce sont les Juifs qui le disent'. Ignorance ou négationnisme? M. Macina
L’un de nos internautes nous signale, fort opportunément, deux assertions journalistiques époustouflantes. Je reproduis, ci-après, la traduction de chacune d’elles, que je fais suivre de mon commentaire.
1. "L’emplacement de l’ancienne mosquée est le troisième lieu le plus saint de l’Islam. C’est le lieu le plus sacré du Judaïsme, un endroit où, DISENT LES JUIFS, un temple juif de l’époque biblique fut rasé par les Romains en 70 de notre ère." * *
Mon commentaire
Le rédacteur de la dépêche n’a peut-être jamais entendu parler de l’existence d’un peuple juif sur l’ancienne terre de Canaan, devenue Terre d’Israël, et rien ne l’oblige à avoir lu les Ecritures judéo-chrétiennes, et encore moins à y ajouter foi. Mais rien ne l’empêche de consulter, dans une encyclopédie (il doit bien y en avoir une dans son Agence de presse, sinon, il y a pléthore de matériau sur Internet), les articles : Temple (de Jérusalem), Jérusalem, Salomon, etc. S’il le fait, il ne pourra éviter de lire qu’il existe, sur place, des quantités importantes de restes archéologiques, et il en verra certainement un grand nombre de photos. Sinon, il peut toujours envoyer un message à un de ses collègues journalistes sur place (il n’en manque pas, habituellement, et il y en a plus que jamais, en ce moment) pour lui demander de vérifier, de visu, s’il y a bien des ruines du Temple, ou au moins d’un édifice extrêmement ancien, là où les JUIFS DISENT que se situait le Temple. Je ne doute pas qu’il aura vite confirmation de ce que j’avance. Son correspondant, s’il est honnête (ou n’a pas perdu la vue) lui confirmera qu’à l’évidence, ce qu’il a sous les yeux démontre, sans conteste que les actuelles superstructures qui affleurent sur le Mont du Temple (pardon ! sur l’esplanade du "Noble Sanctuaire" - al-Haram al-Sharif - musulman) sont édifiées sur les infrastructures multiséculaires, voire millénaires - et en tout cas largement antérieures aux constructions byzantines, elles-mêmes soutenant les édifices musulmans -, mises au jour par près d’un siècle de fouilles archéologiques, et que chacun peut voir à ciel ouvert aujourd’hui.
Donc, ce ne sont pas LES JUIFS QUI LE DISENT, mais l’histoire, l’archéologie, le patrimoine universel des antiquités. Des dizaines de milliers d’ouvrages en toutes langues ont été écrits, depuis les débuts de l’époque moderne, sur ce site. Des centaines d’archéologues célèbres dans le monde entier ont exploré, minutieusement et scientifiquement, ces ruines, sans qu’aucun d’entre eux mette en doute que les soubassements du Mur Occidental reposent sur un mur qui remonte au moins à l’époque de l’occupation romaine de l’Israël biblique (appartenant au Temple de Salomon, restauré par Hérode). Depuis, des millions de touristes sont passés par là : LEURS YEUX ONT VU ce que LES JUIFS DISENT, comme ose l’écrire ce journaliste.
Tout ceci ne vaut, bien sûr, que si ce Monsieur est ignare – ce qui ne serait pas à l’honneur de la profession, en général, ni de l’Agence Reuters, en particulier. Reste une autre possibilité : que ce journaliste éprouve une telle antipathie - aussi viscérale qu’incoercible - envers Israël (voire envers les Juifs), que même le peu qu’il sait de la question dont il traite est inhibé par son parti pris politique. Cela s’appelle négationnisme.
Le négationniste n’a cure de la réalité. A ses yeux, ce n’est pas ce qui est qui compte, mais qui est l’objet où le référent de ce dont on parle.
La personne, l’institution, le parti, le groupe, le peuple, la race, le sexe, les idées, les actes, etc., dont parle le journaliste sont examinés au prisme de ses intimes convictions, de ses préjugés et de ses haines personnels. C’est à cette aune qu’il juge souverainement de tout ce qui transite par son auguste personne et ce qui lui sert d’esprit.
Que se passe-t-il au juste dans les profondeurs glauques de son petit tribunal sans appel ? Dieu seul (peut-être) le sait.
Comment s’y prend-il pour émettre ses fatwas médiatiques, sans risquer le ridicule ? En cette matière, la réponse est plus simple : le truchement, la délégation, le déclaratif par personnes interposées.
Monsieur le journaliste ne peut (pas encore !) décemment dire qu’il n’y a jamais eu le moindre temple juif à l’emplacement du "Noble Sanctuaire", comme feu Arafat. Mais il déteste l’idée que ce fut précisément le cas. Alors, comme dans la couverture des affaires judiciaires pendantes, où l’on use et abuse de la phraséologie du "présumé coupable", ou "assassin présumé" (même s’il a déjà avoué une dizaine de crimes), le journaliste laisse à un tiers la responsabilité de l’assertion qu’il se refuse à prendre à son compte. Et cela donne : "LES JUIFS DISENT", "LES JUIFS CROIENT".
"Qu'ils disent ce qu'ils veulent, qu'ils croient ce qui leur passe par la tête", soliloque, pour sa part, ce type de journaliste, "je ne vais certainement pas véhiculer de telles c…, puisque, de toute façon, le judaïsme, c’est une c…, et que leur 'soi-disant' temple, est le produit de leur 'superstition', de leur 'fanatisme'. En bref, leur temple, c’est du pipeau…. – on voit, d’ailleurs, où ça les a menés et où cela les mène encore…"
M’est avis que c’est, peu ou prou, ce qui se trame dans les profondeurs insondables de la pensée de l’auguste personne du journaliste-qui-ne-veut-pas-parler-du-soi-disant-temple-de-ce-petit-pays-de-m….
Le problème, c’est qu’il existe un nombre – indéterminé, mais probablement pas minime – de gens
2. "A Jérusalem, des milliers de policiers ont été déployés à l’extérieur et dans les environs de la Vieille Ville, pour empêcher [la mise à exécution de] la menace d’une marche sur la Mosquée d’Al Aqsa. LES JUIFS CROIENT que ce lieu, qu’on appelle également Mont du Temple, abritait le second temple, qui fut détruit par les Romains en 70 de notre ère." ** .
Mon commentaire
L’entièreté de mon commentaire précédent s’applique évidemment à cette deuxième assertion. Mais le journaliste du New York Times va plus loin que l’auteur de la dépêche de Reuters. Celui-ci parlait, prudemment, de "Juifs ultranationalistes qui se sont juré d’organiser une manifestation en cet endroit" (Jewish ultra-nationalists who vowed to hold a rally there on Sunday). Le correspondant du NYT, Steven Erlanger, n’hésite pas, lui, à évoquer la "menace d’une marche sur la mosquée d’Al Aksa" (the threatened march on Al Aksa mosque). Affirmation gravissime. En effet, outre que l’expression anglaise peut se traduire "marche contre la mosquée", une telle présentation des choses est de nature à enflammer dangereusement les esprits, déjà surchauffés, des Palestiniens, hypersensibles à tout ce qui ressemble à une menace, réelle ou supposée, contre leur «troisième lieu saint».
M’est avis que ce journaliste a commis, ici, une double faute :
1. Il a manqué à l’éthique de sa profession. En effet, s’il s’était renseigné (pléthore de matériau sur le Web), il aurait su que ces ultranationalistes (en fait, des ultra-orthodoxes) n’avaient pas le moins du monde l’intention de prendre d’assaut la mosquée d’Al Aqsa, ni même de contester publiquement la légitimité de son existence au-dessus des restes du Temple juif, mais tout simplement de manifester leur attachement farouche à ce lieu saint, et, par voie de conséquence, au caractère juif de Jérusalem et à tout ce qui en découle, dont, entre autres, un rappel de ce que cette ville est la capitale indivisible d’Israël, et une mise en garde contre la tentation de céder aux revendications palestiniennes et islamiques sur la Terre d’Israël, en général, et sur ce lieu saint et la ville où il est situé, en particulier.
2. Ce journaliste a également mis potentiellement en danger la vie de tous les Juifs et Juives qui se trouvent dans les proches environs de ce lieu saint, voire ailleurs, par le caractère violemment incitateur de sa présentation erronée des choses. Certes, les Juifs qui ont mis en émoi la police et les instances politiques d’Israël sont des provocateurs, mais ils poursuivent uniquement des buts politico-religieux. Ce ne sont pas des émeutiers, à la manière des militants extrémistes palestiniens. Ils ne tirent pas de manière indiscriminée dans la foule - d’ailleurs, ils ne sont jamais armés ; et il va de soi qu’aucun Juif sain d’esprit, et a fortiori religieux, n’entraînera jamais qui que ce soit dans sa mort par suicide à l’explosif, comme le font les 'islamikazes'.
Il est à souhaiter que les Rédactions de ces deux organes de presse soient inondées de protestations et invitées à rectifier les propos de leurs journalistes.
Mais sans doute est-ce trop demander.
Menahem Macina
© upjf.org
----------------------------
* "The ancient mosque compound is Islam's third holiest site. It is Judaism's most sacred site, the place where Jews say a biblical Jewish temple was razed by the Romans in 70 A.D."("Non-Muslims Banned from Flashpoint Jerusalem Shrine", Reuters, 7 avril 2005).
** "In Jerusalem, thousands of police officers fanned out in and around the Old City to prevent the threatened march on Al Aksa mosque. Jews believe that the site, also known as the Temple Mount, housed the second temple, which was destroyed by the Romans in A.D. 70." ( (Steven Erlanger, "Israeli Troops Kill 3 Teenagers in Buffer Zone at Gaza Border", The New York Times, 10 avril 2005.)
[Textes anglais aimablement signalés par Cl. Detienne.]
Mis en ligne le 12 avril 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.
1. "L’emplacement de l’ancienne mosquée est le troisième lieu le plus saint de l’Islam. C’est le lieu le plus sacré du Judaïsme, un endroit où, DISENT LES JUIFS, un temple juif de l’époque biblique fut rasé par les Romains en 70 de notre ère." * *
Mon commentaire
Le rédacteur de la dépêche n’a peut-être jamais entendu parler de l’existence d’un peuple juif sur l’ancienne terre de Canaan, devenue Terre d’Israël, et rien ne l’oblige à avoir lu les Ecritures judéo-chrétiennes, et encore moins à y ajouter foi. Mais rien ne l’empêche de consulter, dans une encyclopédie (il doit bien y en avoir une dans son Agence de presse, sinon, il y a pléthore de matériau sur Internet), les articles : Temple (de Jérusalem), Jérusalem, Salomon, etc. S’il le fait, il ne pourra éviter de lire qu’il existe, sur place, des quantités importantes de restes archéologiques, et il en verra certainement un grand nombre de photos. Sinon, il peut toujours envoyer un message à un de ses collègues journalistes sur place (il n’en manque pas, habituellement, et il y en a plus que jamais, en ce moment) pour lui demander de vérifier, de visu, s’il y a bien des ruines du Temple, ou au moins d’un édifice extrêmement ancien, là où les JUIFS DISENT que se situait le Temple. Je ne doute pas qu’il aura vite confirmation de ce que j’avance. Son correspondant, s’il est honnête (ou n’a pas perdu la vue) lui confirmera qu’à l’évidence, ce qu’il a sous les yeux démontre, sans conteste que les actuelles superstructures qui affleurent sur le Mont du Temple (pardon ! sur l’esplanade du "Noble Sanctuaire" - al-Haram al-Sharif - musulman) sont édifiées sur les infrastructures multiséculaires, voire millénaires - et en tout cas largement antérieures aux constructions byzantines, elles-mêmes soutenant les édifices musulmans -, mises au jour par près d’un siècle de fouilles archéologiques, et que chacun peut voir à ciel ouvert aujourd’hui.
Donc, ce ne sont pas LES JUIFS QUI LE DISENT, mais l’histoire, l’archéologie, le patrimoine universel des antiquités. Des dizaines de milliers d’ouvrages en toutes langues ont été écrits, depuis les débuts de l’époque moderne, sur ce site. Des centaines d’archéologues célèbres dans le monde entier ont exploré, minutieusement et scientifiquement, ces ruines, sans qu’aucun d’entre eux mette en doute que les soubassements du Mur Occidental reposent sur un mur qui remonte au moins à l’époque de l’occupation romaine de l’Israël biblique (appartenant au Temple de Salomon, restauré par Hérode). Depuis, des millions de touristes sont passés par là : LEURS YEUX ONT VU ce que LES JUIFS DISENT, comme ose l’écrire ce journaliste.
Tout ceci ne vaut, bien sûr, que si ce Monsieur est ignare – ce qui ne serait pas à l’honneur de la profession, en général, ni de l’Agence Reuters, en particulier. Reste une autre possibilité : que ce journaliste éprouve une telle antipathie - aussi viscérale qu’incoercible - envers Israël (voire envers les Juifs), que même le peu qu’il sait de la question dont il traite est inhibé par son parti pris politique. Cela s’appelle négationnisme.
Le négationniste n’a cure de la réalité. A ses yeux, ce n’est pas ce qui est qui compte, mais qui est l’objet où le référent de ce dont on parle.
La personne, l’institution, le parti, le groupe, le peuple, la race, le sexe, les idées, les actes, etc., dont parle le journaliste sont examinés au prisme de ses intimes convictions, de ses préjugés et de ses haines personnels. C’est à cette aune qu’il juge souverainement de tout ce qui transite par son auguste personne et ce qui lui sert d’esprit.
Que se passe-t-il au juste dans les profondeurs glauques de son petit tribunal sans appel ? Dieu seul (peut-être) le sait.
Comment s’y prend-il pour émettre ses fatwas médiatiques, sans risquer le ridicule ? En cette matière, la réponse est plus simple : le truchement, la délégation, le déclaratif par personnes interposées.
Monsieur le journaliste ne peut (pas encore !) décemment dire qu’il n’y a jamais eu le moindre temple juif à l’emplacement du "Noble Sanctuaire", comme feu Arafat. Mais il déteste l’idée que ce fut précisément le cas. Alors, comme dans la couverture des affaires judiciaires pendantes, où l’on use et abuse de la phraséologie du "présumé coupable", ou "assassin présumé" (même s’il a déjà avoué une dizaine de crimes), le journaliste laisse à un tiers la responsabilité de l’assertion qu’il se refuse à prendre à son compte. Et cela donne : "LES JUIFS DISENT", "LES JUIFS CROIENT".
"Qu'ils disent ce qu'ils veulent, qu'ils croient ce qui leur passe par la tête", soliloque, pour sa part, ce type de journaliste, "je ne vais certainement pas véhiculer de telles c…, puisque, de toute façon, le judaïsme, c’est une c…, et que leur 'soi-disant' temple, est le produit de leur 'superstition', de leur 'fanatisme'. En bref, leur temple, c’est du pipeau…. – on voit, d’ailleurs, où ça les a menés et où cela les mène encore…"
M’est avis que c’est, peu ou prou, ce qui se trame dans les profondeurs insondables de la pensée de l’auguste personne du journaliste-qui-ne-veut-pas-parler-du-soi-disant-temple-de-ce-petit-pays-de-m….
Le problème, c’est qu’il existe un nombre – indéterminé, mais probablement pas minime – de gens
- qui sont peu ou pas du tout cultivés ;
- qui n’ont eu aucune instruction religieuse ;
- qui sont bien trop accablés par les soucis et les dangers de la vie quotidienne pour se poser ce genre de problèmes et a fortiori pour prendre une position ferme en la matière ;
- ou/et qui, de toute façon, même si – ils vous le jurent la main sur cœur – ils ne sont pas antisémites, sont, sans aucun doute antisionistes…
- le camp des soldats 'casqués-bottés' et des 'colons fanatiques' qui empêchent ces pauvres Palestiniens d’avoir un Etat, et leurs enfants d’aller à l’école, et qui leur tirent même dessus ;
- qui leur 'piquent' leurs terres ;
- qui 'font de l’apartheid' ;
- qui 'veulent tout avoir et rien donner' ;
- qui sont certainement pas dans leur droit, puisque l’ONU les condamne à tout bout de champ, et qu’ils s’en foutent, parce qu’ils sont arrogants ;
- même que c’est à cause d’eux qu’on a des attentats partout et qu’on paye l’essence de plus en plus cher, parce que les Arabes, ils en ont marre et ils se rebiffent contre nous, et que, même si c’est pas juste, on peut tout de même les comprendre"…
2. "A Jérusalem, des milliers de policiers ont été déployés à l’extérieur et dans les environs de la Vieille Ville, pour empêcher [la mise à exécution de] la menace d’une marche sur la Mosquée d’Al Aqsa. LES JUIFS CROIENT que ce lieu, qu’on appelle également Mont du Temple, abritait le second temple, qui fut détruit par les Romains en 70 de notre ère." ** .
Mon commentaire
L’entièreté de mon commentaire précédent s’applique évidemment à cette deuxième assertion. Mais le journaliste du New York Times va plus loin que l’auteur de la dépêche de Reuters. Celui-ci parlait, prudemment, de "Juifs ultranationalistes qui se sont juré d’organiser une manifestation en cet endroit" (Jewish ultra-nationalists who vowed to hold a rally there on Sunday). Le correspondant du NYT, Steven Erlanger, n’hésite pas, lui, à évoquer la "menace d’une marche sur la mosquée d’Al Aksa" (the threatened march on Al Aksa mosque). Affirmation gravissime. En effet, outre que l’expression anglaise peut se traduire "marche contre la mosquée", une telle présentation des choses est de nature à enflammer dangereusement les esprits, déjà surchauffés, des Palestiniens, hypersensibles à tout ce qui ressemble à une menace, réelle ou supposée, contre leur «troisième lieu saint».
M’est avis que ce journaliste a commis, ici, une double faute :
1. Il a manqué à l’éthique de sa profession. En effet, s’il s’était renseigné (pléthore de matériau sur le Web), il aurait su que ces ultranationalistes (en fait, des ultra-orthodoxes) n’avaient pas le moins du monde l’intention de prendre d’assaut la mosquée d’Al Aqsa, ni même de contester publiquement la légitimité de son existence au-dessus des restes du Temple juif, mais tout simplement de manifester leur attachement farouche à ce lieu saint, et, par voie de conséquence, au caractère juif de Jérusalem et à tout ce qui en découle, dont, entre autres, un rappel de ce que cette ville est la capitale indivisible d’Israël, et une mise en garde contre la tentation de céder aux revendications palestiniennes et islamiques sur la Terre d’Israël, en général, et sur ce lieu saint et la ville où il est situé, en particulier.
2. Ce journaliste a également mis potentiellement en danger la vie de tous les Juifs et Juives qui se trouvent dans les proches environs de ce lieu saint, voire ailleurs, par le caractère violemment incitateur de sa présentation erronée des choses. Certes, les Juifs qui ont mis en émoi la police et les instances politiques d’Israël sont des provocateurs, mais ils poursuivent uniquement des buts politico-religieux. Ce ne sont pas des émeutiers, à la manière des militants extrémistes palestiniens. Ils ne tirent pas de manière indiscriminée dans la foule - d’ailleurs, ils ne sont jamais armés ; et il va de soi qu’aucun Juif sain d’esprit, et a fortiori religieux, n’entraînera jamais qui que ce soit dans sa mort par suicide à l’explosif, comme le font les 'islamikazes'.
Il est à souhaiter que les Rédactions de ces deux organes de presse soient inondées de protestations et invitées à rectifier les propos de leurs journalistes.
Mais sans doute est-ce trop demander.
Menahem Macina
© upjf.org
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* "The ancient mosque compound is Islam's third holiest site. It is Judaism's most sacred site, the place where Jews say a biblical Jewish temple was razed by the Romans in 70 A.D."("Non-Muslims Banned from Flashpoint Jerusalem Shrine", Reuters, 7 avril 2005).
** "In Jerusalem, thousands of police officers fanned out in and around the Old City to prevent the threatened march on Al Aksa mosque. Jews believe that the site, also known as the Temple Mount, housed the second temple, which was destroyed by the Romans in A.D. 70." ( (Steven Erlanger, "Israeli Troops Kill 3 Teenagers in Buffer Zone at Gaza Border", The New York Times, 10 avril 2005.)
[Textes anglais aimablement signalés par Cl. Detienne.]
Mis en ligne le 12 avril 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.











