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Ménargues dans le texte : Le Mur de Sharon (L'Arche II)
2. Alain Ménargues dans le texte: le Lévitique, la doctrine sioniste et l’invention des ghettos
Extraits du livre d’Alain Ménargues, Le mur de Sharon.
À l’arrêt de la rue Hayyé-Adam, un hassidim[sic] monte dans le véhicule presque vide. Il se dirige droit vers le seul goy présent, assis sur une banquette pour deux personnes, derrière la porte centrale. D’un ton froid, appuyé d’un regard noir et d’un geste de la main, qui se veut autoritaire, l’homme exige que l’étranger cède sa place. Devant l’incompréhension, puis le refus du goy, le religieux marmonne des propos sans doute peu aimables, déplie un journal qu’il dispose contre son épaule, celle qui va être en contact avec l’étranger, et s’assoit lourdement sans plus se préoccuper de son voisin. Aucune insulte dans l’attitude de ce Juif orthodoxe. Simplement une grande indifférence quelque peu méprisante et un souci : se protéger de l’impur.
En Israël, et particulièrement dans ce quartier de Me’a She‘arim, cette notion du pur et de l’impur est essentielle. Il faut, en effet, être exempt de toute souillure pour être en état de participer au culte et plus largement à la vie de la communauté. Cette séparation du pur et de l’impur est une notion absolue, consignée dans le Lévitique, le troisième des cinq livres de la Torah. (Page 50)
…Ces lois, qui semblent excessives aux non-Juifs, évoquent tout ce qui concerne la sainteté de Dieu, mais aussi la sainteté de l’homme. Impur, le Juif ne peut participer au culte. Il lui faut donc savoir comment il risque de le devenir. Tout est consigné dans le troisième livre de la Torah. Exprimées le plus souvent en hébreu par thr (pur) et tm’ (impur), ces deux notions corrélatives affectent aussi bien les lieux, les choses, les animaux que les hommes, ce qu’ils font, ce qu’ils mangent, et ce qu’ils touchent. La Toum’ah (impureté) désigne non seulement la septicité qui se transmet par le contact avec l’objet souillé, le fait de porter l’objet souillé, ou même l’air de la pièce où se trouve l’objet souillé (« elle pénètre dans tous les récipients ouverts, mais non dans les récipients fermés »), mais également l’impureté morale. Les pensées malsaines souillent autant que les objets. « Pourquoi s’isoler des gens atteints de maladies infectieuses et non de ceux qui communiquent aux autres leurs maladies intellectuelles et morales ? »
Le Lévitique insiste sur cette contagion spirituelle : « Vous ne ferez pas ce qui se fait dans le pays de Canaan où je vous conduis : vous ne suivrez pas leurs lois. Ne vous souillez en rien de cela (…). Car toutes ces abominations, les hommes du pays qui ont été avant vous les ont commises, et le pays en a été souillé. »
La portée de ce texte se traduit aujourd’hui, pour les religieux, dans leurs rapports avec les Arabes, que ce soit en Israël ou dans les territoires occupés. Ils considèrent que les Palestiniens, descendants des « hommes du pays de Canaan », en plus de leur prétention à la propriété de la « terre d’Israël », sont de dangereux impurs dont il faut se séparer pour rester en état de participer au culte et, plus largement, à la vie de la communauté. (Pages 51-52)
…Une des conséquences importantes du Lévitique a été de pousser les Juifs de la diaspora à vivre regroupés, volontairement avant d’y être obligés, dans des ghettos, des schtettls ou des mellahs. Ils entretenaient des rapports distants avec le monde extérieur. Leur environnement, parfois hostile, représentait l’impur, le mal. Les Juifs construisaient autour d’eux des eruv, murs, symboliques psychologiques ou réelles [sic], capables de maintenir à l’intérieur du groupe tout membre de la communauté, curieux et tenté d’aller voir ailleurs « si l’herbe était plus verte. » (Pages 53-54)
…Depuis l’origine et partout où ils se sont installés, les Juifs ont bâti des eruv, ces murs symboliques qui les séparent des autres, des non-Juifs, des goys. (Page 293)
Alain Ménargues, Le Mur de Sharon, Presses de la Renaissance et France Inter, 300 pages, 18 euros.
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Extraits du discours d’Alain Ménargues, lors de la présentation de son livre au Club RJLiban, à Paris, le 24 septembre 2004
www.rjliban.com/biblio13.htm
…J’ai voulu comprendre pourquoi un peuple, le peuple israélien en l’occurrence, peut accepter intellectuellement un mur, alors que c’est un peuple qui a souffert de tout ce qui est clôtures, qu’elles soient en bois, en ciment ou en barbelés. Et ça m’a amené à plonger dans l’histoire d’Israël, et du peuple juif, et là, j’ai vu trois choses qui justifient intellectuellement la séparation […]
Quand on veut séparer des gens, on met le mur à la limite des propriétés de chacun, alors là on empiète sur l’autre, ce qui est un non sens, un non sens géographique, un non sens historique, un non sens ethnique. Alors pourquoi ? Tout simplement parce que, quand on plonge dans le Lévitique, quand on plonge dans la Torah qui est la base du peuple juif, et d’ailleurs du peuple chrétien également, y compris d’ailleurs le peuple musulman, le Lévitique du 5e livre de la Torah [sic !] est fait pour séparer le pur de l’impur.
Et ce qui m’est arrivé, le lendemain de l’assassinat du cheikh Yassine (le 22 mars) : j’ai pris un bus à Jérusalem parce que je voulais savoir comment ça faisait de prendre un bus alors qu’un attentat de cette importance avait eu lieu. Il n’y avait presque personne dans le bus, et en traversant le quartier de Méa Shéarim, le quartier des "cent portes", le quartier religieux, il y a un religieux, un "craignant Dieu" comme on dit, qui est monté dans le bus et qui m’a demandé de partir, je lui ai dit non, pourquoi, c’est ma place, excusez-moi je garde cette place, il avait un journal plié à la main, alors il l’a déplié, il l’a mis contre son épaule, et il s’est assis à côté de moi, de manière à séparer. Non, ce n’est absolument pas méprisant, dans sa tête, ce n’était pas quelque chose d’offensant, pour pouvoir prier, le Juif doit être pur, la communauté juive, pour prier, doit être pure, il allait prier, il était pur, je suis un goy non juif, donc a priori je suis impur. Il n’y a rien, absolument rien de méprisant dans sa tête.
Le problème, quand on aborde ce genre de situation, c’est de comprendre pourquoi les autres font ça. Donc le Lévitique c’est la séparation du pur et de l’impur. On a beaucoup parlé des ghettos en Europe, des ghettos juifs à Varsovie ou ailleurs. Il faut savoir que le premier ghetto de l’Histoire, c’était à Venise, et c’étaient les Juifs eux-mêmes qui s’étaient enfermés dans un quartier pour justement éviter l’impur, mais aussi pour éviter la mixité. Le grand débat qu’il y a en Israël, il y a une loi d’ailleurs sur les mariages, c’est qu’il faut se marier entre Juifs pour garder la pureté. Le Lévitique, si jamais il y en a que ça intéresse, lisez-le, c’est assez intéressant, au niveau de la compréhension de certaines choses.
Deuxième point important pour comprendre le mur, c’est bien évidemment la doctrine sioniste. Qu’est-ce que c’est que la doctrine sioniste ? Il y avait en Europe, à la fin du XVIIIe siècle, une campagne antijuive très importante, les Juifs ont voulu se retrouver, on a lancé l’idée d’un pays, pour les Juifs, où les Juifs seraient chez eux, on a cherché un peu partout, en Ouganda ou ailleurs, et puis on a dit c’était la Palestine. Dans la Palestine, il y avait la population, c’est ce qui a entraîné les guerres successives, vous connaissez l’histoire mieux que moi, et c’est la base de la loi du retour, le régime, la doctrine sioniste est une doctrine coloniale au même titre, à l’époque, que la doctrine coloniale française et anglaise. Les Français et les Anglais ont évolué, la doctrine sioniste n’a pas évolué. Et aujourd’hui, Sharon a dit, il y a deux ans : « Chaque mètre de gagné est un mètre de plus pour Israël. » Ils sont totalement sur la doctrine coloniale, et d’ailleurs ceux qui habitent dans les colonies, c’est leur terme, sont bien des colons, c’est tout à fait dans la ligne étymologique.
Mais ce qui est grave, et si on revient au mur, c’est que la ligne verte, et le mur, sont séparés parfois de 20 km, avec des villages qui sont habités par des Palestiniens, et Sharon a déjà avancé que quand le mur sera terminé, tous les Arabes, c’est clair, tous les Arabes qui seront pris en Israël, c’est-à-dire du bon côté israélien du mur, seront expulsés s’ils n’ont pas les papiers israéliens, et les Palestiniens n’auront pas de papiers israéliens. Ca veut dire qu’on va assister à une épuration ethnique qui considère [sic]700 000 personnes. Ça c’est prévisible dans deux ans, deux ans et demi.
Dernier point, en Israël et en Palestine aujourd’hui, l’irraisonnable a été atteint. C’est la haine à cause de la frustration et de l’injustice d’un côté, et de l’autre côté c’est la haine à cause de la peur. Les Israéliens, les Juifs israéliens sont paniqués d’être obligés de repartir, les Palestiniens sont haineux, mais ont un point extraordinaire, parce qu’ils se sentent brimés, injustement punis et méprisés. (…)
Extraits du livre d’Alain Ménargues, Le mur de Sharon.
À l’arrêt de la rue Hayyé-Adam, un hassidim[sic] monte dans le véhicule presque vide. Il se dirige droit vers le seul goy présent, assis sur une banquette pour deux personnes, derrière la porte centrale. D’un ton froid, appuyé d’un regard noir et d’un geste de la main, qui se veut autoritaire, l’homme exige que l’étranger cède sa place. Devant l’incompréhension, puis le refus du goy, le religieux marmonne des propos sans doute peu aimables, déplie un journal qu’il dispose contre son épaule, celle qui va être en contact avec l’étranger, et s’assoit lourdement sans plus se préoccuper de son voisin. Aucune insulte dans l’attitude de ce Juif orthodoxe. Simplement une grande indifférence quelque peu méprisante et un souci : se protéger de l’impur.
En Israël, et particulièrement dans ce quartier de Me’a She‘arim, cette notion du pur et de l’impur est essentielle. Il faut, en effet, être exempt de toute souillure pour être en état de participer au culte et plus largement à la vie de la communauté. Cette séparation du pur et de l’impur est une notion absolue, consignée dans le Lévitique, le troisième des cinq livres de la Torah. (Page 50)
…Ces lois, qui semblent excessives aux non-Juifs, évoquent tout ce qui concerne la sainteté de Dieu, mais aussi la sainteté de l’homme. Impur, le Juif ne peut participer au culte. Il lui faut donc savoir comment il risque de le devenir. Tout est consigné dans le troisième livre de la Torah. Exprimées le plus souvent en hébreu par thr (pur) et tm’ (impur), ces deux notions corrélatives affectent aussi bien les lieux, les choses, les animaux que les hommes, ce qu’ils font, ce qu’ils mangent, et ce qu’ils touchent. La Toum’ah (impureté) désigne non seulement la septicité qui se transmet par le contact avec l’objet souillé, le fait de porter l’objet souillé, ou même l’air de la pièce où se trouve l’objet souillé (« elle pénètre dans tous les récipients ouverts, mais non dans les récipients fermés »), mais également l’impureté morale. Les pensées malsaines souillent autant que les objets. « Pourquoi s’isoler des gens atteints de maladies infectieuses et non de ceux qui communiquent aux autres leurs maladies intellectuelles et morales ? »
Le Lévitique insiste sur cette contagion spirituelle : « Vous ne ferez pas ce qui se fait dans le pays de Canaan où je vous conduis : vous ne suivrez pas leurs lois. Ne vous souillez en rien de cela (…). Car toutes ces abominations, les hommes du pays qui ont été avant vous les ont commises, et le pays en a été souillé. »
La portée de ce texte se traduit aujourd’hui, pour les religieux, dans leurs rapports avec les Arabes, que ce soit en Israël ou dans les territoires occupés. Ils considèrent que les Palestiniens, descendants des « hommes du pays de Canaan », en plus de leur prétention à la propriété de la « terre d’Israël », sont de dangereux impurs dont il faut se séparer pour rester en état de participer au culte et, plus largement, à la vie de la communauté. (Pages 51-52)
…Une des conséquences importantes du Lévitique a été de pousser les Juifs de la diaspora à vivre regroupés, volontairement avant d’y être obligés, dans des ghettos, des schtettls ou des mellahs. Ils entretenaient des rapports distants avec le monde extérieur. Leur environnement, parfois hostile, représentait l’impur, le mal. Les Juifs construisaient autour d’eux des eruv, murs, symboliques psychologiques ou réelles [sic], capables de maintenir à l’intérieur du groupe tout membre de la communauté, curieux et tenté d’aller voir ailleurs « si l’herbe était plus verte. » (Pages 53-54)
…Depuis l’origine et partout où ils se sont installés, les Juifs ont bâti des eruv, ces murs symboliques qui les séparent des autres, des non-Juifs, des goys. (Page 293)
Alain Ménargues, Le Mur de Sharon, Presses de la Renaissance et France Inter, 300 pages, 18 euros.
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Extraits du discours d’Alain Ménargues, lors de la présentation de son livre au Club RJLiban, à Paris, le 24 septembre 2004
www.rjliban.com/biblio13.htm
…J’ai voulu comprendre pourquoi un peuple, le peuple israélien en l’occurrence, peut accepter intellectuellement un mur, alors que c’est un peuple qui a souffert de tout ce qui est clôtures, qu’elles soient en bois, en ciment ou en barbelés. Et ça m’a amené à plonger dans l’histoire d’Israël, et du peuple juif, et là, j’ai vu trois choses qui justifient intellectuellement la séparation […]
Quand on veut séparer des gens, on met le mur à la limite des propriétés de chacun, alors là on empiète sur l’autre, ce qui est un non sens, un non sens géographique, un non sens historique, un non sens ethnique. Alors pourquoi ? Tout simplement parce que, quand on plonge dans le Lévitique, quand on plonge dans la Torah qui est la base du peuple juif, et d’ailleurs du peuple chrétien également, y compris d’ailleurs le peuple musulman, le Lévitique du 5e livre de la Torah [sic !] est fait pour séparer le pur de l’impur.
Et ce qui m’est arrivé, le lendemain de l’assassinat du cheikh Yassine (le 22 mars) : j’ai pris un bus à Jérusalem parce que je voulais savoir comment ça faisait de prendre un bus alors qu’un attentat de cette importance avait eu lieu. Il n’y avait presque personne dans le bus, et en traversant le quartier de Méa Shéarim, le quartier des "cent portes", le quartier religieux, il y a un religieux, un "craignant Dieu" comme on dit, qui est monté dans le bus et qui m’a demandé de partir, je lui ai dit non, pourquoi, c’est ma place, excusez-moi je garde cette place, il avait un journal plié à la main, alors il l’a déplié, il l’a mis contre son épaule, et il s’est assis à côté de moi, de manière à séparer. Non, ce n’est absolument pas méprisant, dans sa tête, ce n’était pas quelque chose d’offensant, pour pouvoir prier, le Juif doit être pur, la communauté juive, pour prier, doit être pure, il allait prier, il était pur, je suis un goy non juif, donc a priori je suis impur. Il n’y a rien, absolument rien de méprisant dans sa tête.
Le problème, quand on aborde ce genre de situation, c’est de comprendre pourquoi les autres font ça. Donc le Lévitique c’est la séparation du pur et de l’impur. On a beaucoup parlé des ghettos en Europe, des ghettos juifs à Varsovie ou ailleurs. Il faut savoir que le premier ghetto de l’Histoire, c’était à Venise, et c’étaient les Juifs eux-mêmes qui s’étaient enfermés dans un quartier pour justement éviter l’impur, mais aussi pour éviter la mixité. Le grand débat qu’il y a en Israël, il y a une loi d’ailleurs sur les mariages, c’est qu’il faut se marier entre Juifs pour garder la pureté. Le Lévitique, si jamais il y en a que ça intéresse, lisez-le, c’est assez intéressant, au niveau de la compréhension de certaines choses.
Deuxième point important pour comprendre le mur, c’est bien évidemment la doctrine sioniste. Qu’est-ce que c’est que la doctrine sioniste ? Il y avait en Europe, à la fin du XVIIIe siècle, une campagne antijuive très importante, les Juifs ont voulu se retrouver, on a lancé l’idée d’un pays, pour les Juifs, où les Juifs seraient chez eux, on a cherché un peu partout, en Ouganda ou ailleurs, et puis on a dit c’était la Palestine. Dans la Palestine, il y avait la population, c’est ce qui a entraîné les guerres successives, vous connaissez l’histoire mieux que moi, et c’est la base de la loi du retour, le régime, la doctrine sioniste est une doctrine coloniale au même titre, à l’époque, que la doctrine coloniale française et anglaise. Les Français et les Anglais ont évolué, la doctrine sioniste n’a pas évolué. Et aujourd’hui, Sharon a dit, il y a deux ans : « Chaque mètre de gagné est un mètre de plus pour Israël. » Ils sont totalement sur la doctrine coloniale, et d’ailleurs ceux qui habitent dans les colonies, c’est leur terme, sont bien des colons, c’est tout à fait dans la ligne étymologique.
Mais ce qui est grave, et si on revient au mur, c’est que la ligne verte, et le mur, sont séparés parfois de 20 km, avec des villages qui sont habités par des Palestiniens, et Sharon a déjà avancé que quand le mur sera terminé, tous les Arabes, c’est clair, tous les Arabes qui seront pris en Israël, c’est-à-dire du bon côté israélien du mur, seront expulsés s’ils n’ont pas les papiers israéliens, et les Palestiniens n’auront pas de papiers israéliens. Ca veut dire qu’on va assister à une épuration ethnique qui considère [sic]700 000 personnes. Ça c’est prévisible dans deux ans, deux ans et demi.
Dernier point, en Israël et en Palestine aujourd’hui, l’irraisonnable a été atteint. C’est la haine à cause de la frustration et de l’injustice d’un côté, et de l’autre côté c’est la haine à cause de la peur. Les Israéliens, les Juifs israéliens sont paniqués d’être obligés de repartir, les Palestiniens sont haineux, mais ont un point extraordinaire, parce qu’ils se sentent brimés, injustement punis et méprisés. (…)
[Texte paru dans le Dossier intitulé "Les dangereux fantasmes de l’antisionisme militant", publié dans L'Arche, n° 560 (novembre-décembre 2004).]
Mis en ligne le 25 novembre 2004 sur le site www.upjf.org.











