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Désinformation
La faute à Israël ou aux Palestiniens, M. Plénel ?
----- Original Message ----- From: GOBERT Pierre
To: edwyplenel@lemonde.fr ; mediateur@lemonde.fr
Sent: Sunday, February 22, 2004 10:24 PM
Subject: Israël
à Mr Edwy Plenel, directeur de la rédaction du Monde
Mr le Médiateur du Monde
En 1948, l’ONU a voté le partage de la Palestine mandataire en 2 Etats, l’un juif, l’autre arabe. Les Arabes ont refusé le leur. Israël a connu sa première guerre.
En novembre 1967, 5 mois après la débâcle arabe, l’ONU a proposé (résolution 242) un retrait total des territoires occupés en échange de la reconnaissance de l’Etat d’Israël par tous les pays du Moyen Orient. Israël a accepté, ainsi que l’Egypte et la Jordanie. La Syrie et l’OLP d’Arafat ont refusé, plongeant la région dans un conflit sans fin.
Ces deux réalités historiques devraient servir de base à toute réflexion sur le conflit du Moyen Orient et ses conséquences. Les omettre relève de l’amnésie, de l’angélisme, ou du parti pris militant.
Dans Le Monde du 19 février 2004, Théo Klein est d’un angélisme touchant, et Edgar Morin, plus militant que jamais, nous assène la mythologie «progressiste» habituelle : israéliens = oppresseurs, palestiniens = humiliés, et juifs de France = victimes obligées de leur solidarité aveugle avec Israël. Bien sûr ! L’antisémitisme finalement, c’est toujours la faute des juifs.
C’est probablement pour faire contrepoids au voyage de Moshe Katsav que l’on a invité, en pleine page du Monde, ces deux juifs, pourtant minoritaires dans la communauté. Mais quelle confusion entretenue dans la tête des lecteurs !
Les juifs israéliens ou français se reconnaissent davantage dans les propos de Benny Morris (Libération, 27 janvier 2004). Cet historien israélien, connu pour son analyse honnête de la guerre de 1948, et témoin lucide d’un conflit qu’il vit au quotidien, affirme que les palestiniens récusent la présence des juifs depuis 1948, et que le retrait des territoires ne suffira pas à changer cet état d’esprit : pour eux Israël n’est qu’une grande «colonie».
Pour les Israéliens, comme pour la plupart des juifs, la guerre d’indépendance n’est malheureusement pas terminée.
Pierre Gobert
© upjf.org
Mis en ligne le 23 février 2004 sur le site www.upjf.org











