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Désinformation
Mensonges des médias à propos de la barrière de sécurité, HR
Communiqué du 4 décembre 2003
Traduction française par Menahem Macina pour upjf.org
FALSIFICATIONS A PROPOS
DE LA BARRIÈRE DE SÉCURITÉ
DE LA BARRIÈRE DE SÉCURITÉ
Cher Souscripteur de HonestReporting,
Des photos représentant la barrière israélienne de sécurité comme un mur massif, dominant de malheureux Palestiniens, figurent partout dans les éditions de presse de ces jours-ci. Celles qui figurent ci-après émanent de AP et de Reuters, cette semaine:

REUTERS/Gil Cohen Magen

Cette vague d’images déforme la réalité matérielle de la barrière de sécurité. Alors que presque toutes les photos de presse montrent une énorme structure de béton, en fait seuls 3% de la barrière de sécurité seront construites en béton. Les sections de cette nature se trouvent dans des lieux à haut risque d’attentats tels que Jérusalem-est (ci-dessus) et aux abords de Kalkilya, où, en juin, des tireurs d’élite palestiniens ont creusé sous la barrière, tiré et tué Noam Leibovitch, âgée de sept ans, dans la voiture de ses parents.
97% de la barrière sera constituée, en totalité, de grillage métallique :

La barrière - rendue nécessaire par trois ans de terreur palestinienne implacable est une mesure défensive provisoire, approuvée par 80% des Israéliens. La mort des mains des terroristes est définitive et irréversible. La gêne causée aux Palestiniens par la barrière de sécurité cessera dès que le terrorisme prendra fin et que la paix règnera. En attendant, les médias présentent faussement la barrière comme un nouveau "mur de Berlin", pour rendre les photos de presse plus dramatiques.
* * *
Sur le papier, de telles déformations sont parfois aggravées par des erreurs factuelles flagrantes: le 3 décembre, le Boston Globe publiait une libre opinion de Tom Wallace, intitulée "Le mur impie d’Israël", une tirade entièrement partiale contre la barrière de sécurité, dans laquelle l’auteur affirmait : "S’il est construit conformément aux cartes actuelles, le mur confisquera 55 pour cent de la Rive occidentale palestinienne, y compris huit puits importants.
Sur quelle carte Wallace se base-t-il ? Celle qui est reproduite ci-après avec la gracieuse permission de l’organisation de gauche B'Tselem est basée sur le plan de travail du Ministère israélien de la Défense et situe la barrière très près de la "Ligne Verte":

Comme illustré ici, seuls 10 à 15% de la Rive occidentale seront du côté occidental de la barrière de sécurité. Il est important également de se souvenir que la "Ligne Verte" de la Rive occidentale n'a jamais constitué une frontière internationale – les accords d’armistice de 1949 font explicitement allusion à ce point. Et il n'y a jamais eu d’entité souveraine reconnue dans la Rive occidentale.
Alors, sur quoi Wallace se base-t-il pour émettre l’affirmation exorbitante de "55 pour cent de la Rive occidentale palestinienne"?
Commentaires à: letter@globe.com
Voici une réponse succincte de l’ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis, Daniel Ayalon, aux critiques contre la barrière de sécurité :
Ceux qui s'opposent à la barrière affirment qu’en réalité, c’est une confiscation de terre, que nous préjugeons de résultats politiques et rendons la vie plus dure aux Palestiniens. Mais nous disons : non, il n’y a rien de tel. Je suis catégorique : c'est une zone-tampon. Ce n'est certainement pas une frontière politique parce que la barrière peut être enlevée à tout moment. Si les Palestiniens arrêtent le terrorisme, nous n'aurons pas besoin d'une barrière. Par arrêter le terrorisme je veux dire démanteler les infrastructures, confisquer les armes illégales et fermer les laboratoires d'explosifs. Nous ne pouvons pas permettre aux terroristes de se regrouper; les dirigeants doivent être arrêtés. Faites-le, et nous n'aurons pas besoin d'une barrière.
Un matériau de base, meilleur encore, concernant la barrière de sécurité est en ligne sur le site du Ministère israélien des affaires étrangères, où l’on peut trouver des informations telles que celle-ci :
Israël a utilisé en priorité des terrains publics pour construire la barrière de sécurité, afin d'éviter, autant que possible, la réquisition de terrains privés. Si ce n'est pas possible, le terrain privé est réquisitionné, mais pas confisqué, et il reste le patrimoine du propriétaire. Des procédures légales permettent à chaque propriétaire de présenter officiellement une objection à l'utilisation de sa terre. Quand des terrains privés sont utilisés, leurs propriétaires se voient offrir une compensation intégrale, conformément à la loi; cette compensation est proposée soit sous la forme d’une somme forfaitaire soit sur une base mensuelle.
Voir aussi le site explicatif du Ministère israélien de la Défense.
HonestReporting encourage ses souscripteurs à répondre aux descriptions déformées et imprécises de la barrière de la sécurité israélienne, dans leurs médias locaux.
Merci de votre participation continue au combat contre la partialité médiatique.
HonestReporting.com
© Honest Reporting pour l’original anglais, et upjf.org pour la traduction française
Mis en ligne le 05 décembre 2003 sur le site www.upjf.org











