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FR3 : Touche pas à mon "Monde" ! par Ch. Dalger
25 février 2003Sur FR3, ça n'est plus de l’amour, ça n'est plus de la passion, c’est...
Si elle avait pu le tuer avec ses mots, elle l’aurait fait ! La rage, la hargne, la vindicte, l’oubli de toute pudeur agressaient littéralement le téléspectateur. Qui avait choisi cet entretien sur le plateau du Soir-3 en direct, elle ou son rédacteur en chef ? Si ce n’est pas elle, cela aura eu le mérite de nous montrer la gravité de son intoxication à la propagande, et donc, le genre de maladie dont souffre la plupart des propagandistes en activité dans ce pays. Si c’est elle, elle aura largement présumé de ses forces et se sera montrée pitoyable. Enfin, pitoyable en sa qualité de... non on ne peut décemment pas dire journaliste, c’est impossible.
Dans tous les cas, cela n’a pas été un entretien. Ca ressemblait plutôt à une femelle protégeant son petit menacé, ou à la rigueur à une femme amoureuse défendant toutes griffes dehors, l’élu de son cœur, envers et contre tout. Donc, désormais c’est confirmé, la présentatrice du Soir-3 aime Le Monde et elle ne permet à personne d’en dire du mal.
Heureusement qu’en face d’elle c’était Pierre PEAN ! Il a tout de même chassé quelques gros gibiers de potence et s’est payé la face mystérieuse de François MITTERAND, avant de s’attaquer à celle du parrain de la maffia de la propagande française. Indubitablement, ça donne de l’aplomb et du sang froid. Il s’est donc contenté de répondre calmement que dans l’ouvrage "la face cachée du Monde", avec Philippe COHEN, ils se sont limités aux seuls faits.
Or, la réalité des faits, c’est bien ce que néglige, voire méprise, la propagande française de nos jours. Si les faits sont utilisables, on n’hésite pas à en abuser plus que de raison. Si on peut les arranger un peu, on ne s’en prive pas. Si ces pauvres faits sont vraiment gênants, alors on les occulte soigneusement. Et si par hasard, un ennemi les dévoile, alors on les nie vigoureusement et on attaque férocement l’ennemi sur autre chose de très différent. Nous sommes revenus aux guerres de clans. Les nôtres, ils sont tout bien, les autres, c’est rien que des mauvais. Un point c’est tout. Le rôle des propagandistes c’est de marteler cette profession de foi que l’immonde Le Monde inculque aux français depuis tant d’années. Laurence machin nous a fait une magistrale démonstration de ces méthodes, ce mardi soir 25 février, face à Pierre PEAN.
Nous sommes satisfaits. La faille a enfin été trouvée dans la cuirasse de cette machine à nuire qu’est Le Monstre Le Monde depuis si longtemps. Le premier coup de génie des compères PEAN et COHEN, c’est d’avoir méticuleusement, cherché, trouvé, rassemblé et étalé, toutes ces petites saletés apparemment insignifiantes prises isolément. D’ailleurs, jusqu’à présent, c’est ainsi que Le Monde s’en est toujours tiré. Soit on lui reprochait un énorme immondice, mais les accusateurs ne faisaient pas le poids dans le microcosme des faiseurs d’opinion, soit, si haut et puissants fussent-ils, les plaignants se ridiculisaient à se défendre contre des broutilles. Dans leur ouvrage de six cents pages, les petits immondices, mis ensemble, forment bel et bien un gros tas nauséabond qu’on ne peut plus ignorer.
Le deuxième coup de génie, c’est d’avoir montré les turpitudes «immondes» sur des sujets peu passionnels. Par là, il faut entendre des sujets dans lesquels les lecteurs se sentent personnellement peu impliqués. Du même coup, le jugement reste plus serein. On voit mal en effet, pourquoi les lecteurs se sentiraient intimement agressés par la révélation du «balladurisme» et de ses techniques de campagne dans Le Monde. Sauf évidemment les inconditionnels purs et durs, un peu comme ces yakuza japonais vus dans un film la veille. La Laurence machin en question s’y apparente furieusement.
Mais bon, jusqu’à présent pas un mot sur le sujet de nos préoccupations. Le sujet est-il abordé dans le livre ? Toujours est-il que, sur ce thème, les délires immondes ne datent pas d’hier. Ils ont déjà fait couler beaucoup d’encre et beaucoup de salive. On peut même affirmer qu’en la matière, L'Immonde mérite son nom depuis le milieu des années cinquante, avec sa position clairement pro FLN. Hubert Beuve-Méry, le fondateur était évidemment aux commandes, en ce temps-là. A la décharge du quotidien, à cette époque, malgré son obstination dans son parti pris, qu’il refusait d’assumer, on peut, à la rigueur, considérer que Le Monde participait encore à un débat intellectuel et moral.
Sur ce point, les choses se dégradèrent sensiblement après le choix péremptoire de de Gaulle, en 1967. La situation ne cessa dès lors d’empirer. Et c’est sans surprise que le journal se fit, en France, le premier héraut de la prétendue cause des terroristes antijuifs en Israël. Cela fit même l’objet d’un petit essai, déjà par un grand journaliste. En l’occurrence, dans un ouvrage intitulé La gauche, Israël et les Juifs, paru en 1971, sous le pseudonyme de Jacques Hermone, le célèbre Fred Goldstein dénonçait, entre autres, les techniques partisanes du quotidien.
Ce ne fut que le premier d’une longue série d'enquêtes sur la question. Aucun de ces travaux ne fut connu du «grand public», à l’exception d’un débat radiophonique sur Judaïques FM, au printemps 2000, soit quelques mois seulement avant le début des violences arabes en Israël et le soutien massif du quotidien aux terroristes antijuifs.
Force est d’admettre qu'en matière de parti pris inconditionnel en faveur des extrémistes arabes, le quotidien est vraiment la référence qu'il prétend être. D’autres ont déjà présenté l’analyse des techniques de propagande, utilisées dans l’organe incriminé. Tout est strictement vrai. Il n’y a rien à y ajouter.
Charles DALGER











