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Désinformation
Le "Nouvel Obs" et l'art pervers d'édulcorer le crime, Macina
Notre collaborateur, Alain Legaret nous fait part de son étonnement satisfait du fait que, pour la première fois, autant qu’il sache, le Nouvel Obs, utilise [sans guillemets] l’expression "terroriste palestinien". Et A.L. de conclure : «Le Nouvel Obs aurait-il pris de bonnes résolutions pour la nouvelle année? Espérons le ?»Cette observation m’a incité à lire ce texte in situ. Je me suis donc rendu sur le site Web du Nouvel Observateur pour y examinerl’article, intitulé : « Un terroriste palestinien abattu en Israël » (permanent.nouvelobs.com/etranger/20030102.OBS4796.html
«L'homme s'était retranché dans une maison du village israélien de Maor», précise le sous-titre, ce qui a aussitôt attiré mon attention.
Voilà, me suis-je dit, à ce stade le lecteur pressé comprendra : La chasse aux ‘terroristes' palestiniens bat son plein sans entraves. Avant, on les arrêtait, maintenant on les abat, même quand ils se réfugient dans une maison (qui se trouve être située dans un village israélien… Et alors ?…)
Mais supposons généreusement que nous ayons affaire à un curieux et qu’il lise plus avant, voici comment on lui relate les événements (extraits).
« L'homme a été abattu par la police, qui avait encerclé les lieux, environ trois heures après avoir pénétré dans une maison de ce village… Aucun otage n'était retenu à l'intérieur du bâtiment… »
Ce n’est qu’au 4ème alinéa que la vérité sort du puits médiatique (et encore pas toute nue, comme dans l’adage) :
« Le terroriste avait ouvert le feu une fois en direction de la porte d'entrée de la maison d'un couple israélien, avant que son arme ne s'enraye, ce qui a permis au couple de s'enfuir. »
Il aura fallu au lecteur pas mal d’attention et de patience pour remettre en place les pièces du puzzle, habilement dispersées dans le corps de l’article. Et surtout il aura dû se souvenir que la clé permettant d’expliquer la mort du terroriste se trouve dans le 2ème alinéa de l’article. L’homme a été abattu après 3 heures de siège de la maison où il s’était retranché, Aveu journalistique immédiatement masqué derrière l’écran de fumée disculpant : «Aucun otage n'était retenu à l'intérieur du bâtiment».
On en oublierait :
- que le terroriste est venu pour perpétrer des assassinats ;
- que, par miracle son arme s’est enrayée ;
- qu’il a refusé de se rendre pendant 3 heures ;
- qu’il pouvait légitimement être soupçonné de détenir des explosifs ;
- que l’événement est tout récent et que la dépêche (voir plus bas) est trop sommaire pour permettre de connaître dans quelles conditions exactes le terroriste a été abattu.
Mais que deviendrait le journalisme engagé, s'il ne sacrifiait à la mode omniprésente du soupçon envers tout ce que font ou disent les dirigeants de l'Etat israélien et les chefs militaires de l'armée de défense de cet Etat universellement décrié ?
Menahem Macina
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Dépêche du Jerusalem Post en français, 02/01/03 :
Infiltration au moshav Maor
Cette nuit, le moshav Maor - qui se trouve près de la Ligne Verte, entre Hadera et Bakaa el Gharbiya - a été le théâtre d'un petit miracle. Un terroriste a réussi à s'infiltrer et a pris pour cible une maison, ayant tiré une balle sur la porte, son arme s'est enrayée. Les habitants de la maison ont commencé à lui lancer tous les objets à leur portée et ils sont parvenus à fuir. Les soldats ont ensuite fait le siège pendant trois heures avant d'abattre le terroriste qui était terré dans la maison.
Un carnage a été évité mais l'horreur a, une fois de plus, atteint les salons israéliens.











