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Désinformation
Réponse à ceux qui accusent Israël dapartheid
Le point sur une expression utilisée à tort et à travers
Il est fréquent dentendre quil faudrait, sur le plan international, réserver à Israël le même traitement que celui appliqué à lAfrique du Sud lors de lapartheid, cest-à-dire instaurer un système de boycott généralisé à lencontre de lEtat dIsraël. De cette façon, lEtat dIsraël naurait dautre choix que de reconnaître des droits aux Palestiniens. Laccusation est récurrente sur le plan médiatique ; elle a été une nouvelle fois proférée par un professeur de droit israélien, Barak Medina, pour dénoncer le projet de construction de route décidé il y a deux semaines visant à désengorger la circulation à Jérusalem aux alentours de Guivat Tsarfatit.
Nous voudrions donc montrer que, juridiquement, cette accusation est non seulement infondée mais pernicieuse. Elle illustre parfaitement la mauvaise foi dune argumentation en faveur dun Etat binational qui ne veut pas safficher en tant que telle.
Sens de laccusation de crime dapartheid
Il faut, pour cerner le sens de cette notion se référer à la définition quen donne la convention internationale sur lélimination et la répression du crime dapartheid. Nous nous proposons donc de commenter ce texte de façon à montrer quen aucune manière cette accusation ne peut concerner Israël. Que lon ne nous accuse pas de juridisme puisque largumentation sur le sujet se veut précisément conforme à la règle de droit. Il est donc normal de rappeler ce que disent exactement les textes.
Aux fins de la présente Convention, l'expression "crime d'apartheid", qui englobe les politiques et pratiques semblables de ségrégation et de discrimination raciales, telles qu'elles sont pratiquées en Afrique australe, désigne les actes inhumains indiqués ci-après, commis en vue d'instituer ou d'entretenir la domination d'un groupe racial d'êtres humains sur n'importe quel autre groupe racial d'êtres humains et d'opprimer systématiquement celui-ci.
Autrement dit, il ny a apartheid quà travers la formalisation dune théorie de linégalité des races qui aboutit à distinguer une race supérieure dune race inférieure. Sauf à soutenir lexistence dune race juive et dune race palestinienne, on mesure rapidement lincongruité de laccusation.
Dans ce cadre, pour quun fait soit constitutif dapartheid, il est indispensable de démontrer que laction de ses auteurs sinscrit dans une perspective raciale. Cest un élément récurrent de lincrimination quel que soit le comportement visé. Il est donc plus facile de crier à lapartheid que de véritablement en démontrer lexistence.
Il sagit de ne pas confondre les distinctions établies par lEtat, la critique que lon peut formuler de ces distinctions en invoquant le principe de non-discrimination et laccusation de pratiquer lapartheid. Dans le cas présent, lambigüité provient de la critique systématique des distinctions entre Palestiniens et Israéliens comme constitutives de discriminations. Pour autant, si ces distinctions ne sont pas établies, on ne voit pas lintérêt des négociations en faveur dun Etat palestinien. La chose est dautant plus piquante que, sauf erreur de notre part, les Israéliens nont pas le droit de circuler dans les territoires relevant de lautorité palestinienne alors que la réciproque nest pas vraie.
Il convient donc de bien mesurer la portée de laccusation de crime dapartheid.
Portée de laccusation de crime dapartheid
Cette accusation sinscrit plus largement dans une nouvelle stratégie de délégitimation de lEtat dIsraël. On rappellera en effet que, conformément à larticle 7 du statut de la Cour pénale internationale, lapartheid relève de la catégorie des crimes contre lhumanité - on entend par crime contre lhumanité lun quelconque des actes ci-après lorsquil est commis dans le cadre dune attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque
j) Crime dapartheid.
On mesure bien à la lecture du premier alinéa de larticle 7 quune simple mesure de construction de route ne peut générer une politique dapartheid. Dune part, manque la dimension raciale de la politique critiquée ; dautre part, manque également le cadre dans lequel se pratiquerait une telle politique une attaque généralisée ou systématique !
Bref, confondre la situation israélienne avec lancienne réalité sud-africaine procède dune comparaison abusive totalement infondée que la logique du débat démocratique conduit à rejeter sans aucune hésitation.











