Le palestinisme - ou parti pris anti-israélien - est-il un accident de lhistoire ou un signe des temps ?
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"De nombreux membres des médias européens ne se considèrent pas uniquement comme des journalistes, mais comme des Croisés idéologiques. Ils nexercent pas lactivité de journaliste pour faire du journalisme. Ils veulent faire le bien dans le monde. Ils ont des objectifs." (Alon Ben-David, ancien correspondant militaire de la Direction de la radio-télévision israélienne, à United Press International.)
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"Lintégration des énoncés de la propagande antisioniste définit un système de valeurs considéré comme éminemment respectable. Cette propagande ayant accrédité lidée que le sionisme cumule toutes les tares morales (racisme, colonialisme, fascisme, etc.), il en résulte que le sujet qui fait profession de critiquer Israël bénéficie, avant tout débat sur la qualité de ses vues, dune vertu et dun capital de sympathie qui le placent au-dessus de tout soupçon, tant à ses propres yeux quà ceux des autres." (Georges-Elia Sarfati, Lantisionisme. Israël/Palestine aux miroirs dOccident, Berg International, Paris, 2002, p. 101.)
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"On na jamais autant parlé de paix quà notre époque de conflits brutaux. Comme dans la fable «Les animaux malades de la peste», de La Fontaine, le Haro ! universel est poussé par presque toutes les nations du monde contre le seul Israël, réputé le plus criminel des Etats. Et quand on lui reproche dêtre un obstacle à la paix mondiale et quon lui crie : «Faites la paix», écoutez bien le message subliminal qui affleure sous cet appel politiquement correct Oui, vous avez bien entendu, cest : «FOUTEZ-NOUS la paix! Faites ce quexigent de vous vos ennemis. Ne vous imaginez surtout pas que nous sommes prêts à pâtir de votre entêtement. Nous vous obligerons à vous plier aux exigences arabes, par la force si nécessaire !»" (Menahem Macina, «Foutez-nous la paix et délivrez-nous du bien !», Pamphlet inédit.)
Après avoir passé de longues années à étudier lantisémitisme en historien de la pensée, je ne mattendais pas à en traiter un jour en penseur engagé. Pour moi, comme pour la majorité des chercheurs et des intellectuels, lantisémitisme était un phénomène historique daté, et cest sous cet angle que jen traitais dans mes publications. Certes, on pouvait en distinguer, çà et là, des résurgences, et il néchappait pas aux spécialistes que des réflexes antisémites profondément ancrés dans de nombreux esprits étaient toujours prêts à se manifester, de manière plus ou moins brutale, pour peu quune occasion leur en fût fournie. Mais, politiquement et sociologiquement incorrect depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, lantisémitisme était hors-la-loi, et ceux qui le professaient encore devaient recourir à des subterfuges pour lexprimer, ou encourir le blâme public sils enfreignaient linterdit social.
Les choses commencèrent à changer dans les débuts des années 70, lorsque, sous les coups du terrorisme violent de lOrganisation de Libération de la Palestine (OLP), et dune propagande intensive présentant les Palestiniens comme le dernier peuple colonisé de la planète, les opinions publiques occidentales commencèrent à infléchir leur attitude, jusqualors positive ou neutre, à légard de lEtat dIsraël.
La montée en puissance financière et politique des nations arabes et spécialement de celles du Golfe Persique, détentrices dimmenses richesses pétrolières, acheva de ruiner le mince crédit de sympathie internationale dont bénéficiait encore Israël. Les Etats du Golfe ne tardèrent pas à user de "lor noir" comme dune arme redoutable de chantage, surtout après le choc pétrolier consécutif à la victoire dIsraël, dans la Guerre de Kippour (1973), succès qui fut considéré comme un affront inexpiable par lensemble du monde arabe.
Dès lors, lEtat Juif, devenu gênant pour les affaires parce quostracisé par lensemble du monde arabe, devint un poids pour la majorité des nations qui avaient déjà cédé moralement à ce chantage. La mauvaise conscience des dirigeants internationaux trouva vite les prétextes dont elle avait besoin pour justifier son lâchage massif dIsraël. Je les résume en substance.
- Lirritation que cause Israël à lensemble du monde arabe est largement fondée.
- Cet Etat occupe illégalement une large partie du territoire qui doit revenir, de droit, au futur Etat palestinien.
- Nous sommes restés trop longtemps passifs et complices des pressions exercées sur lONU par les Etats-Unis, qui sont systématiquement favorables à lEtat hébreu.
- Nous navons pas sanctionné comme il se devait les nombreuses infractions israéliennes aux décisions de lONU.
- Si nous continuons à soutenir cet Etat perdu de réputation, nous subirons les effets du boycott arabe, qui seraient dévastateurs pour nos économies.
- Même si Israël nest pas coupable de tout ce dont laccusent les Etats arabes, il doit se plier à la nouvelle stratégie mondiale et cesser de saccrocher à des conceptions politiquement archaïques, telle que celle dun Etat juif, ou stratégiquement obsolètes, à lère des fusées, telle que celle de frontières défendables.
- Et il va de soi quIsraël doit renoncer à revendiquer Jérusalem comme sa capitale historique, ce qui exaspère les Musulmans, et à juste titre puisque ces derniers la considèrent comme leur ville sainte, et que les Palestiniens veulent en faire leur capitale.
- Bref, Israël doit cesser dêtre un obstacle à la paix et à lordre mondial (tels que nous les concevons).
Il est à peine besoin de préciser que cette mienne analyse, si elle venait à bénéficier dune large diffusion, serait lobjet dune dérision quasi universelle. A ce stade, autant prévenir charitablement quiconque voudra se lancer dans laventure risquée de défendre la cause dIsraël : quelles que soient la nature et la forme de son action, il doit savoir à quoi il sexpose. Et sil a toujours été difficile et sociologiquement onéreux daller à contre-courant de lopinion publique, il lest et le sera encore davantage doser défendre une nation perdue de réputation comme Israël.
Ceci étant dit, je dois confesser quil men a pris longtemps avant dadmettre que telle était la situation. Comme beaucoup, jai cru à une paix possible et rapide avec les Palestiniens. Jusquà la deuxième Intifada, mes sympathies instinctives allaient à la gauche israélienne. Comme beaucoup également, je professais deux idées-force :
1) Une paix durable entre le futur Etat palestinien et lEtat dIsraël était dans lintérêt des Palestiniens eux-mêmes, et il ne faisait pas de doute que les plus fanatiques dentre eux finiraient par sen convaincre et par déposer les armes au profit de la négociation.
2) Il était inconcevable que les dirigeants politiques mondiaux, les universitaires, les penseurs et les journalistes sérieux et expérimentés, puissent accorder foi aux abominables calomnies arabes dont étaient lobjet Israël, ses dirigeants politiques et son armée, et sabstenir de condamner fermement et sans équivoque lantisémitisme débridé qui sévit dans les médias et jusque dans les manuels scolaires arabes, en général, et palestiniens en particulier. Nul doute quils auraient un sursaut moral et exigeraient de leurs partenaires arabes quils abandonnent cette ligne de conduite insoutenable et préjudiciable à la paix quils prétendaient rechercher.
Dans le premier cas, je commettais lerreur fort répandue de juger des mentalités et des réalités du Proche-Orient en Occidental. Dans le second, je retombais dans lhébétude qui fut celle des Juifs dans les premières années de lavènement du nazisme. Souvenons-nous de ce que se disaient nos parents alors : «Le peuple allemand, ami des arts et des lettres, qui a donné au monde des philosophes, des savants et des musiciens illustres, est incapable de commettre les monstruosités dont on laccuse.» Souvenons-nous de lincrédulité totale à laquelle se heurtèrent les premiers évadés des camps nazis, lorsquils rapportèrent les horreurs dont ils avaient été témoins, et surtout lorsquils prétendirent chose inconcevable ! que les nazis gazaient des Juifs avant de les incinérer
Je suis paranoïaque, dites-vous, et vous avez beau jeu daffirmer que ce qui se passe actuellement na rien à voir avec les horreurs nazies passées. Cest que vous faites mine de ne pas comprendre. La comparaison ne vous en déplaise ! vise lanalogie du processus de réaction mentale: lincrédulité face à ce quon ne peut ou ne veut pas admettre, et sa conséquence : le refus du réel, le déni des faits.
Et ce déni est encore plus aigu lorsque celui qui sen défend est en position daccusé. Certes, ceux à qui ce discours sadresse, ne sont pas eux-mêmes témoins de la persécution et de la déportation des Juifs comme le furent leurs aînés des années 40. Ils ne sont pas davantage accusés de perpétrer ni de planifier ce crime. Mais il est temps quils prennent conscience de ce que leur attitude systématiquement anti-israélienne, hypocritement masquée sous le prétexte de défendre la juste cause palestinienne, constitue une complicité de fait avec le projet de liquidation de lEtat dIsraël, poursuivi avec obstination, depuis 1948, par des Etats arabes qui, désormais, ne prennent même plus la peine de le cacher.
La grande différence avec ce qui sest passé durant la Seconde Guerre mondiale - outre les circonstances et les situations politiques et géostratégiques actuelles qui nont aucune commune mesure avec celles du passé évoqué , cest que nous, Juifs, avons développé un sixième sens fort aigu en matière de danger, et une sensibilité prémonitoire face aux événements qui apparaissent au reste de lhumanité comme non signifiants, voire insignifiants. Le souvenir collectif de notre survie - toujours menacée, celui des persécutions, des autodafés, des expulsions et des massacres dont nos ancêtres ont été systématiquement lobjet au fil des siècles, celui de la mauvaise réputation et de la diabolisation, qui furent et sont plus que jamais notre lot habituel en tant que peuple comme en tant quindividus, nous a dotés dune aptitude presque para-naturelle à sentir venir la tempête, et, dès lors, à préparer nos bagages pour une nouvelle fuite en avant, loin des persécutions, des spoliations, voire des pogromes.
Cest ainsi que, durant près de deux millénaires, nous avons fui dun pays à lautre, parfois tolérés, toujours suspects, nous contentant de survivre, quelles que fussent les conditions de cette survie.
Reconnaissons-le honnêtement, notre condition na pas toujours été aussi dramatique. Nous avons même connu de longues périodes de tranquillité et de cohabitation plus ou moins harmonieuse avec les nations dont nous étions les hôtes. Mais toujours était suspendue, au-dessus de nos têtes, lépée de Damoclès du malheur prêt à détruire notre fragile et temporaire bien-être
Puis, un jour, ô miracle, survint lépoque des "Lumières". Lémancipation civique nous fut servie sur le plateau - laïc, sil en fût, et fâcheusement taché de sang - de la Révolution française. "Il faut tout refuser aux Juifs comme nation, mais tout leur accorder comme individus!", avait proclamé le duc de Clermont-Tonnerre, lorsque lAssemblée Constituante de 1791 décida daccorder la citoyenneté aux Juifs. Et longtemps, en milieu israélite, la devise fut : «Sois Juif à la maison, et homme à lextérieur.» Et cela fonctionna durant plusieurs décennies.
Hélas ! Moins dun siècle plus tard, éclatait laffaire Dreyfus. Théodore Hertzl, journaliste juif en poste à Paris, eut la stupéfaction dentendre des foules hurler : «Mort aux Juifs !». Alors, sancra dans son esprit la certitude, déjà exprimée par dautres, que seul un Etat fondé par des Juifs sur une terre juive, pourrait rédimer ce peuple. Le sionisme était né. Qui eût pu prévoir que la piètre terre lointaine, qui nétait alors lobjet daucune revendication nationale, et dont nul neût imaginé quelle serait un jour disputée au peuple qui en était issu, deviendrait un piège pour ces parias des nations, qui avaient cru tragique naïveté ! recouvrer leur dignité et gagner le respect de lhumanité en devenant enfin une nation comme les autres?
Et depuis
On sait le reste :
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La Shoah.
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Le vote de lONU partageant la Palestine entre deux Etats : lun juif et lautre arabe - le premier acquiesçant avec gratitude, lautre refusant avec hargne
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La proclamation de la renaissance de lEtat dIsraël par Ben Gourion.
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Lentrée en guerre de plusieurs nations arabes, décidées à écraser dans luf lEtat juif à peine né.
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La victoire inattendue des Juifs.
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La rancoeur des Arabes défaits.
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Leurs tentatives successives et vaines de vaincre Israël sur le champ de bataille (1967, 1973)...
Et soudain, un beau jour, sous la puissante pression des Etats-Unis, lincroyable se produisit : la Jordanie et lEgypte signèrent des traités de paix séparés avec Israël. Sadate vint même à Jérusalem et put haranguer les Israéliens du haut de la Tribune de la Knesset, le Parlement israélien
les Juifs du monde entier étaient comme dans un rêve
Et même le signal fort de lassassinat du chef de lEtat égyptien, qualifié de "traître" - qui témoignait de lhostilité arabe irréductible - ne dissuada pas les optimistes, tel Shimon Peres, de parler dune prochaine confédération palestino-jordano-israélienne - dont ils ne doutaient pas quelle vît le jour - comme dune Suisse du Proche-Orient
Jusquau changement de tactique du front du refus arabe, vers le milieu des années 70. Après avoir longtemps méprisé Arafat et lOLP, ces pays irréductiblement hostiles à lEtat juif, et parmi eux la richissime Arabie Saoudite, décidèrent de soutenir financièrement et politiquement, quoiquen sous-main, ce leader politique obstiné, dont ils avaient jaugé la capacité à entretenir un foyer permanent dopposition à Israël. Avec le recul du temps, certains observateurs avertis soupçonnent même que la mise en route du processus de paix, avec lappui tacite des puissances pétrolières arabes, ne fut en réalité quune manuvre concertée en vue damener Israël à faire revenir les dirigeants de lOLP de leur exil tunisien, après leur expulsion du Liban - que leurs troupes avaient contribué à mettre à feu et à sang, sur fond de guerre civile entre Libanais.
Cétait introduire le loup dans la bergerie. mais combien surent le discerner? Et qui les écouta?...
Ensuite, comme chacun peut le constater aujourdhui, Arafat sest avéré être un serpent quIsraël a réchauffé dans son sein, «un céraste sur le chemin», pour employer une terminologie biblique.
Patiemment, obstinément, et avec une détermination sans faille, il a poursuivi le projet que les nations arabes riches et coalisées navaient pu mener à bien : libérer la totalité de la Palestine de la domination juive. Ne pouvant détruire lEtat hébreu, il a entrepris de le harceler, de le pousser à la faute par des opérations mortifères, dont il escomptait quelles provoqueraient des représailles militaires sanglantes qui ruineraient la réputation de lEtat juif aux yeux de lopinion internationale. Il a jeté les enfants de son peuple contre les troupes israéliennes, sachant pertinemment que chaque blessure, chaque mutilation, chaque mort surtout, crédibilisait la posture de victime quil entendait donner à son peuple aux yeux de lopinion mondiale. Et il y a réussi dans une large mesure.
Et si quelquun objecte que cest prêter à Arafat des pouvoirs quasi surnaturels, quil fournisse la preuve du contraire, quil avance une autre explication qui soit plausible.
Qui a réussi à déstabiliser Israël, à terroriser ses habitants et à faire vaciller son économie ? Qui, si ce nest Arafat et ses hommes de main ?
Et pour ce qui est des origines obscures, lhistoire nous fournit, entre cent parallèles, le cas étonnamment analogue dun peintre raté, dessinateur de cartes postales à quatre sous, chômeur endémique, orateur politique darrière-salles de bistrot, qui termina la Première Guerre avec le grade de caporal, mais nen devint pas moins Chancelier du Reich. Qui, dans les années 20, pouvait prévoir quAdolf Hitler, obscur et famélique Autrichien sans profession, sans culture, ni fortune, ni relations, deviendrait le maître de lAllemagne et ferait trembler le monde?
Comparaison nest pas raison, bien sûr. Arafat na rien de commun avec le dictateur sanguinaire, et ni lui ni son peuple ne représentent un danger pour le monde, au sens où le furent Hitler et le nazisme. Pourtant, une fois de plus, se vérifie la règle danalogie évoquée plus haut : les hommes, les circonstances et les événements sont différents, mais les symptômes de la crise et les processus de son éclosion sont analogiquement les mêmes.
Comme Hitler et son peuple, pour qui le Traité de Versailles mettant fin à la Grande guerre fut un diktat insupportable, Arafat et les Palestiniens nont jamais accepté le principe dun Etat juif, ni ses victoires militaires, ni la position dinfériorité du peuple palestinien par rapport aux Israéliens.
Comme Hitler - quoique dans une mesure infiniment plus modeste -, Arafat, insensible à la misère de son peuple, na eu de cesse quil parvienne à constituer une force armée suffisamment significative pour être en mesure de harceler, dépuiser, voire de démoraliser son ennemi par des attaques terroristes dune violence inouïe, des assassinats délibérés de civils innocents, et des mensonges publics éhontés à ladresse des opinions internationales.
Comme le dictateur allemand, le Raïs palestinien est parvenu à tisser des alliances inattendues, à impressionner les grands de ce monde, à leur faire comprendre quil tenait en main la mèche susceptible de faire exploser le baril de poudre du conflit le plus redoutable qui soit, susceptible dembraser le Proche-Orient et peut-être le monde, par le biais du milliard et demi de Musulmans qui le peuplent et qui feront toujours cause commune avec leurs frères arabes quand il sagira de combattre Israël.
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Il a amalgamé politique et religion,
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et déjudaïsé jusquaux vestiges du Temple,
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allant même jusquà laisser le Waqf en détruire la moindre trace ;
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Il a délégitimé la judéité de la terre,
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et réécrit lhistoire événementielle et religieuse des peuples du Proche-Orient.
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Il a fanatisé son peuple et exhorté ses enfants à lauto-immolation à lexplosif dans le but de tuer un maximum de Juifs, et plus de civils que de militaires.
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Et surtout, il a réussi à persuader le monde que tous ces crimes étaient la conséquence du désespoir dun peuple colonisé par les sionistes.
Y eut-il jamais pire mensonge ? Où est la conscience de lhumanité ?
Serions-nous parvenus sans le savoir au temps prédit par le prophète Daniel, où "la vérité" (ou la justice) "sera jetée à terre" (Dn 8, 12) ?
Mais ce qui plonge beaucoup de Juifs dans la perplexité et, pour certains, dans le désespoir, cest le relais et lécho complaisants que trouve, dans les médias occidentaux, et même dans certains livres populaires, lopprobre jeté sur Israël par les Arabes, en général, et les Palestiniens, en particulier.
Les accusations de "crimes de guerre", "génocide", "brutalité", "inhumanité", "tortures", "assassinats" et même de "viols", "vols", "pillages", etc., pour qualifier les actions défensives menées par larmée et la police dIsraël, sont monnaie courante dans la presse, tant écrite et audiovisuelle, quélectronique.
Un livre, prétendument écrit par une adolescente de quinze ans, peut, sans coup férir, appeler au meurtre des juifs («Il faut les tuer tous»), en mettant cette horreur et dautres du même acabit dans la bouche des héros de son livre: des Palestiniens désespérés, comme il va de soi...
Et sil ny avait que les mots. Les actes suivent, de plus en plus fréquents, de plus en plus inquiétants.
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Ici, cest une synagogue qui est incendiée.
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Là, une école juive subit des déprédations.
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On sen prend même aux personnes. Des Juifs sont agressés en pleine rue et en plein jour.
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Et si lon est trop typé Juif (kippa, redingote noire, chapeau et barbe de rabbin, ou de Hassid), on risque, au mieux: des insultes et des bousculades, au pire: des coups et des blessures.
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Une simple étoile de David au bout dune chaînette autour du cou peut valoir le même sort à limprudent(e) qui na pas pris la précaution de cacher ces signes de judéité et didentification à lEtat juif.
Et le pire, cest que les Juifs se résignent.
A lexception des rabbins, on narbore plus aucun signe didentification communautaire dans la rue.
Les enfants sont chapitrés par leurs parents : «Pas de kippa, ni détoile de David, et surtout, ne répondez pas aux provocations. Il ne fait pas bon jouer les héros, en ce moment ! »
Et la République semble impuissante.
Et les citoyens se taisent
Et les chrétiens - censés sêtre repentis du tort causé aux Juifs par leur antijudaïsme séculaire - où sont-ils, les chrétiens? Pourquoi se taisent-ils, eux aussi, en ces temps de malheur et de honte ?
Il faut remonter à lépoque nazie pour trouver une situation analogue, où les Juifs étaient vilipendés, accusés des pires horreurs, déshumanisés, avant de subir finalement le sort horrible que lon sait, dans le silence des témoins et la non-assistance quasi universelle
Tant il est vrai que la diffamation et la diabolisation systématiques dindividus, lorsquelles ont atteint leur but, inhibent les réflexes de solidarité et jusquà lhumanité des témoins, encouragés à se taire et à laisser traiter, de la pire manière, des gens dont on les a convaincus quils sont les rebuts de lhumanité
Mondo cane
Je regarde avec inquiétude les feuillets que je viens de noircir de ces noirceurs, et je minquiète. Qui va lire cela ? Jentends déjà le: «Vous, les juifs, vous êtes complètement paranos!» Il vaudrait mieux que jarrête là avec une jolie formule, en forme de pirouette, lair de dire : "Jai un peu exagéré sans doute, mais ne me prenez pas trop au sérieux... Cétait juste un exercice de style, une sorte de baroud dhonneur littéraire
A présent, je rentre dans le rang..."
Mais non. Pas question. Il me reste un compte à régler, et je ne cesserai décrire que lorsque je laurai formulé, si maladroitement que ce soit, pour moi-même avant tout, et au besoin pour ceux et celles qui voudront bien le lire
Ce compte, cest avec les médias que je veux le régler. Et dabord avec la faune redoutable des animateurs et présentateurs à succès; les je te-refais-le-monde-en-une-émission; les acteurs, les chanteurs, bref le petit monde éphémère mais bruyant qui règne sans partage sur les ondes et le petit écran. Ces débiteurs doracles socio-géopolitiques. Ces fulminateurs dexcommunications majeures contre les blaireaux qui ont le malheur de savoir de quoi ils parlent et le cran de le dire... Et je métonnerai toujours de ce que nul nose rappeler à lordre ces saltimbanques, apologistes dune haine politiquement correcte parce quantisioniste. Sans doute parce que leur grossièreté, leur insolence et leur violence de ton, ont, sur un certain public, tétanisé par les coups-de-gueule démagogiques - qui tiennent lieu de compétence à ces histrions -, le même effet vampirique que le cynisme des machos sur les donzelles inconsistantes et sans cervelle...
Mais laissons là ce joli monde. Car mes comptes les plus sérieux, cest avec les journalistes de haut vol que je veux les régler. Les grands reporters; les rédacteurs en chef de journaux, de radio et de télévision; les animateurs démissions politiques; les réalisateurs de reportages et de films télévisuels - à thématiques aussi mobilisatrices quà la mode (droits de lhomme, anti-mondialisme, anti-capitalisme, anti-américanisme, pacifisme, etc.) -; les commentateurs de tous poils, les présentateurs de livres récents et les auteurs quils promeuvent, depuis les Cassandre amères jusquaux Paul Louis Sulitzer repus et satisfaits...
Certains dentre eux - le gratin de la profession - jouissent dun crédit et dune influence tout à fait excessifs et le plus souvent sans rapport avec leurs compétences, réelles ou supposées. Gros calibres de la profession, ils ont - cest bien connu - leurs entrées chez les hommes politiques, voire à lElysée. Il nest pas rare que le pouvoir les courtise, car ils font lopinion - et on ne gouverne pas contre lopinion publique. En retour, ce pouvoir leur distille - le plus souvent par le biais dattachés de cabinets formés à ces jeux dindiscrétions calculées -, des miettes dinformations, indispensables à la rédaction de leurs articles ou à la réalisation de leurs reportages.
Incapables de se passer lun de lautre, même sil arrive quils se détestent ou se fassent des infidélités graves, le pouvoir et la presse sont généralement en phase, en particulier en matière de politique étrangère.
Et cest là-dessus que ma demande de comptes est la plus exigeante, et, plus précisément, sur leur couverture des événements du Proche-Orient. Parce que, au train où vont les choses, et à en juger par lorientation - le plus souvent hostile à lEtat dIsraël - de leurs analyses du conflit palestino-israélien, il paraît clair quils sont en phase avec la politique étrangère de la France.
Ce nest un secret pour personne quen raison dintérêts stratégiques, politiques et économiques de grande magnitude, la politique française a toujours été pro-arabe. Mais le plus grave est quelle est devenue franchement hostile envers lEtat dIsraël depuis plus de trente ans. Cela a commencé avec le Général de Gaulle, qui - on sen souvient, sans doute - qualifia les Israéliens de «peuple dominateur et sûr de lui». Cela continue, de nos jours, avec le Président Chirac, qui jetait à Benjamin Netaniahou, alors Premier Ministre israélien : «Vous pouvez parler autant que vous voulez, je ne vous croirai pas !». Et cette attitude a atteint récemment son point culminant dans lexclamation grossière et méprisante de lambassadeur de France à Londres, qui put, sans être désavoué ni sanctionné par son ministre de tutelle, traiter Israël de «petit Etat de merde»!
Que faut-il de plus à Israël et aux Juifs pour admettre que le moins quon puisse en dire est que leur "étoile" a tellement pâli quelle est devenue transparente. A la lettre, dans la politique extérieure de la France, Israël est invisible, il nexiste pas. Et si on lévoque parfois, cest avec agacement, voire avec exaspération, comme une "parenthèse de lhistoire", ou comme le grain de sable qui risque, à tout moment, de compromettre le délicat équilibre de la balance économique française, étroitement dépendante des pétro-dollars arabes et de la manne miraculeuse de largent frais qui tombe du ciel des Emirats du Golfe Persique...
Tel est le cynisme des Etats. Après tout, même sans avoir lu Machiavel, on sait que les Grands de ce monde ne font pas dans la morale, ni dans la recherche de la vérité, mais uniquement dans le réalisme politique et financier. Et depuis le coup de labandon de la brebis tchécoslovaque à logre Hitler, et celui de la honteuse reculade des nations alliées, lors des accords de Munich, jose dire, en pastichant Valéry : «nous [...], civilisation [juive], nous savons que nous sommes mortelle.»
Mieux vaut donc ne pas nous faire dillusions : si un nouvel ogre venait à surgir et exigeait de ce monde - qui ne demande quà survivre, fût-ce au prix de son honneur et de la fidélité à la parole donnée - quil lui livre la brebis israélienne, je ne donne pas cher de notre peau à tous, frères et soeurs Juifs.
Mais les journalistes ne sont pas des hommes dEtat. Ce sont des hommes et des femmes comme les autres, comme nous au fond. Ils nont pas la charge dun peuple. Le cynisme et la real-politik ne sont pas une obligation pour eux. Jai lu quelque part quils constituaient un contre-pouvoir. Que le rôle de la presse était de dire au peuple la vérité que les Etats lui cachent, le plus souvent. Il paraît même que certains en sont morts...
Cest donc quà la différence des Etats, les journalistes peuvent encore se permettre dêtre humains. Et le plus souvent, ils le sont. En tout cas, à légard des Palestiniens, aucun doute : ils sont super-humains. Au point que lon se prend à regretter que leur capital dhumanité sinvestisse tellement au bénéfice de ce peuple, quil nen reste pas une once pour les Israéliens...
Il est vrai que, dans le monde idéologiquement étrange qui est le nôtre, ladage selon lequel il vaut mieux faire envie que pitié, na plus cours. En tout état de cause, à en juger par le cas palestinien, il est évident quil vaut mieux faire pitié quenvie.
Et Israël ninspire pas particulièrement la pitié, avec ses troupes lourdement armées, et ses chars redoutables. (Voir, dans les revues, sur les sites Web, et, de temps en temps, à la télévision, linévitable cliché dun enfant minuscule jetant des pierres contre un char monstrueux - rappel subliminal du massacre de la place Tien An Men, à Pékin... Tiens, au fait, on ne voit guère de journalistes en Chine, et encore moins au Tibet... Il est vrai que cest infiniment plus risqué quen Israël)...
Vous me direz quIsraël a aussi ses victimes, ses infirmes, ses mutilés rescapés des attentats (commis par ceux qui font pitié). Mais, comme par un fait exprès, les centaines de caméras qui tournent presque sans discontinuer sur ce morceau de terre, apparemment oubliée des dieux, ne se trouvent presque jamais là pour les victimes israéliennes
Seule la victime palestinienne se filme bien, simprime bien, se vend bien...
Na-t-on pas assisté, récemment, sur nos écrans de télévision à linterview scandaleuse de la famille dun terroriste palestinien responsable de lassassinat de civils israéliens, qui se lamentait sur les ruines de sa maison, dynamitée (conformément à une mesure couramment appliquée par les Anglais, durant leur Mandat sur la Palestine, sans que se soit élevée, alors, la moindre protestation humanitaire) ? Quant aux vraies victimes: les assassinés israéliens et leurs familles ravagées par la douleur, il nen était pas question dans le reportage droit-de-lhommiste baveux de la belle âme européenne au service du parti palestiniste...
Bon, je lavoue, je deviens cynique. Mais cest que jenrage de la portion congrue que vous réservez aux Israéliens dans vos reportages. Jenrage encore davantage de ce que vous ne les filmez que lorsquils arrêtent des terroristes présumés, lorsquils tirent pour se défendre, ou lorsquils dispersent une manifestation, comme le font toutes les polices du monde, cest-à-dire avec brutalité. (Car il va de soi que les manifestants, eux, sont pacifiques à vous tirer des larmes, et que cest des fleurs quils jettent aux soldats, pas des pierres - corrigez-moi si je me trompe!)
Bref, si je hausse le ton, au risque de passer pour un hystérique, cest que, comme des millions de Juives et de Juifs, je narrive pas à comprendre comment vous en êtes venus à tant nous déprécier, à si mal nous juger, à ne croire que les calomnies que lon déverse sur nous, et surtout à les reprendre à votre compte. Et cela sans nous écouter, ou, dans les rares cas où vous nous accordez quelque attention, sans jamais nous croire, repoussant arbitrairement nos arguments sans y répondre, et acceptant sans critique ceux des Palestiniens et de leurs partisans, même quand lénormité des mensonges quils véhiculent ferait rougir un Goebbels... Comme si notre souffrance et notre désespoir à nous - dautant plus agaçants, je suppose, quils restent dignes - vous faisaient horreur
Tout se passe, Mesdames et Messieurs les journalistes, comme si vous étiez parvenus à étouffer complètement la voix de votre conscience
Vous savez, cette drôle de chose quon ne voit pas, quon ne sent pas habituellement. Dont on ne dit quon lentend que par métaphore, mais dont on sait quelle existe, parce que, lorsquelle nest pas dévoyée par le mensonge et le refus de la vérité, ni muselée par le parti pris, elle réagit aux agressions du mal, comme un nerf dans une dent gâtée. Cest cette sensibilité douloureuse qui atteste que nous sommes encore humains, que notre intériorité existe encore.
Autrement, on est mort, moralement, spirituellement
Alors, tant pis pour le ridicule : je madresse à celles et à ceux dentre vous qui sentent encore palpiter en eux la conscience. Examinez-vous. Cessez un instant de ressasser les mêmes vérités préfabriquées par nos ennemis politiques et idéologiques. Lisez ce quécrivent les défenseurs de notre peuple - qui ne sont pas tous Juifs. Etudiez avec sérieux les cent années passées de lhistoire du Moyen-Orient, du pan-arabisme et du nationalisme arabes. Celle du mouvement sioniste aussi, car, sans ces bases historiques, tout ce que vous appelez Histoire nest que slogans et discours politicards au service dune cause cyniquement intéressée et considérée comme gagnée davance.
Jai fait un rêve. Un cauchemar plutôt.
Je parlais devant un auditoire de journalistes. Tous mécoutaient avec une attention polie. Chose incroyable (qui narrive que dans les songes), ils avaient promis de ne pas minterrompre, de ne poser que des questions sincères, avec la plus honnête bonne foi, et même de répondre aux miennes.
Au début, tout se passa bien. Jusquà ce quune question incongrue éveillât mon attention. Visiblement, celui qui me lavait posée ignorait tout de la problématique dont il dissertait, pourtant, de manière prolixe, à longueur darticles tous violemment anti-israéliens -, dans le journal auquel il appartenait. Il ne me fallut pas une minute pour le désarçonner par mes réponses et, finalement, rendre involontairement patente, pour le public, son ignorance crasse. Il se leva avec rage et quitta la salle en me traitant de fanatique. Lexpérience se renouvela cinq, dix, quinze fois avec le même résultat. Je navais pas conscience de ce que tout cela nétait quun cauchemar
Ny a-t-il donc que des journalistes ignares, me demandais-je avec désespoir, quand soudain tout changea. La salle sétait à nouveau remplie et mes interlocuteurs savéraient parfaitement au fait des événements du Proche-Orient, au moins pour la période récente. Cétait un véritable plaisir que de discuter enfin avec des gens qui savaient de quoi ils parlaient.
Mais quand on en vint à linterprétation politique du conflit et à ses racines historiques, ce fut, pour moi, la consternation. Mes arguments les plus objectifs, basés sur des documents irrécusables et des faits indiscutables, étaient tous balayés dun revers de main, et de manière arbitraire et tranchante, sans que rien de sérieux ne leur fût opposé, sinon la certitude butée de défendre la bonne cause. Bientôt, malgré leur engagement solennel, mes interlocuteurs séchauffèrent. Le ton monta. Ils me prirent à partie avec violence. Rien de ce que je leur disais navait de prise sur eux. Javais limpression de verser de leau sur des blocs de marbre, sans quune seule goutte ne soit absorbée, comme cest normal avec du marbre...
Alors je cessai de parler.
Et, comme souvent dans les rêves, les choses prirent soudain une tournure fantasmagorique. Tandis quils vociféraient avec volubilité, je me voyais en chacun deux, sans quitter mon siège pour autant. Impression étrange, presqueffrayante... Je parlais par eux, je disais exactement ce quils disaient, mais je savais que cétait faux, et je sentais quil le savaient aussi. Non quils mentissent, loin de là : ils martelaient ce quils voulaient croire, ce quils estimaient devoir dire au profit de la cause palestinienne - forcément juste -, et à lencontre des thèses israéliennes, congénitalement fausses
Car, dans ce délire onirique, jétais remonté jusquaux sources de leur histoire personnelle. Cétait comme un de ces retours dans le passé, tels quon en voit dans les films. Le palestinisme de chacun deux avait commencé de manière différente, certes, mais, dans la majorité des cas, le scénario était identique ou analogue. Leur vocation était née dune rencontre, dune expérience conviviale, ou dune lecture marquante, et souvent de la conjonction de plusieurs de ces facteurs.
Ces gens avaient rencontré des Palestiniens ou des partisans acharnés de leur cause, comme Paul avait rencontré Jésus sur le "chemin de Damas", et, comme lui, ils en avaient temporairement perdu la vue. Ou encore, ils sétaient convertis à la lecture de livres ou darticles consacrés au conflit palestino-israélien, et dont la doctrine était si lumineuse, si claire, si simple, que la justice de la cause palestinienne sétait imposée à eux comme une révélation, tandis que, par contraste, le cynisme des Sionistes, si bien décrit dans ces textes remarquables, leur était apparu dans toute sa laideur...
Et ces découvertes, ou plutôt ces illuminations existentielles ou intellectuelles étaient survenues à des périodes de leur existence où ils étaient en recherche, en révolte, ou en mal de transformer un monde, jugé par eux injuste et brutal
Là-dessus, je me réveillai. Et - croyez-le, ou non -, javais tout compris.
Ces gens ont pris parti. Quimporte que ce soit, à mes yeux, le mauvais parti : eux y croient et cela leur tient lieu de certitude existentielle, de doctrine, presque de religion
Ils aiment leur cause comme on aime un partenaire que lon népousera peut-être pas, mais dont on a besoin pour vaincre ses inhibitions, exister aux yeux de quelquun et faire un bout de route ensemble
En fait, ces gens ne différent pas tellement des marxistes que javais observés, avec stupeur, dans mes années dadolescence, et dont la ferveur de séminaristes me revient en mémoire.
Nos palestinistes car il faut bien les nommer ainsi -
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naspirent pas à la dictature du prolétariat, mais à un monde meilleur, décolonisé et dépourvu dapartheid.
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Comme leurs aînés idéologues, ils ont leurs ennemis tout désignés : au lieu des bourgeois parasites et exploiteurs des travailleurs, ce sont les colons israéliens, spoliateurs des terres palestiniennes.
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Lopium du peuple quils combattent, cest le judaïsme expansionniste du "Grand Israël".
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Leurs ordres, ils ne les prennent ni à Moscou ni en Chine, mais à Ramallah et à Gaza.
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Arafat est leur Mao.
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Le Monde est leur "Huma".
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Comme les communistes étaient tout dévoués au Parti et obéissaient, au doigt et à lil, à sa ligne politique, les palestinistes ont pris fait et cause pour les Palestiniens et nécoutent et ne croient que ce qui conforte la ligne de leur parti (pris).
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Pour eux comme pour les marxistes, ce qui importe, en fin de compte, ce ne sont pas les faits, mais linterprétation quen donne "Le Parti" hier communiste, aujourdhui palestiniste.
Et maintenant, il est temps de faire le bilan.
Peut-on encore faire appel à la conscience de gens de parti ? - Je ne le crois pas.
Sy essayer encore est aussi vain que dattendre un discernement de ladepte dune secte, ou de quiconque vient dentrer en religion, dans la ferveur et lexaltation de son âme.
Comme les négationnistes, les palestinistes sont une secte, avec des dogmes, des rites, des slogans et un discours justificateur des croyances et des phobies des adeptes, et pourfendeur de celles des ennemis - entendez : ceux qui ne partagent ni leur foi, ni leur conception du monde.
Ni le raisonnement ni le poids des faits historiques ne constitueront jamais, pour eux, des références contraignantes. Leurs certitudes tiennent lieu danalyse et de guide suprême de leur action sociale et politique, de leur philosophie de lexistence.
Leur soutien de la cause palestiniennes serait honorable si cette dernière sappuyait sur la vérité historique et non sur le mythe, sur la coexistence et non sur la haine, sur la tolérance religieuse et non sur lantisémitisme le plus violent et le plus répugnant qui ait jamais existé, sur la vie et non sur la mort et le suicide meurtrier.
Malheureusement les dirigeants palestiniens daujourdhui, et tout spécialement leur chef, Yasser Arafat, entraînent leur peuple sur des chemins sans retour.
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Ils se sont forgé de toutes pièces une généalogie délirante (leurs ancêtres seraient les anciens Philistins).
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Ils ont procédé à une relecture négationniste de lhistoire du Moyen-Orient.
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Ils ont fait fond sur le mensonge.
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Ils opposent un refus fanatique au droit à lexistence dIsraël en tant quentité juive.
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Ils nient lenracinement historique et religieux du peuple juif dans cette terre.
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Ils poussent même laberration jusquà nier lexistence dun Temple juif à Jérusalem...
Et cest à la remorque de ces falsificateurs de lhistoire que se mettent les palestinistes occidentaux!
Cest la haine et le mensonge de ces dangereux psychopathes quils propagent, après avoir muré leur conscience en refusant systématiquement de louvrir à la vérité!
Comme, dans une dent définitivement pourrie, le nerf anesthésié par les stupéfiants ne sonne plus lalarme malgré la septicémie imminente, leur conscience, chloroformée par tant de mensonges acceptés, ne les avertit plus, dorénavant, du danger moral mortel quils courent et font courir aux autres.
Menahem Macina
© 2003 M. Macina et reinfo-israel.com
----- Original Message -----
From: THEMIS
To: M. Macina
Sent: Saturday, November 29, 2003 7:29 PM
Subject: à propos du "palestinisme"
A lattention de M. MACINA
Jai lu votre article intitulé "Ce palestinisme qui fait peur aux juifs", que vous avez publié le 03 janvier 2003 et cela ma bouleversé.
- Parce quil a anticipé la parution darticles tel que celui de M. Jean-Luc ALLOUCHE, daté du 28 novembre, "Faites la paix et quon en finisse !"
- Parce que depuis cette date, des autorités morales et politiques entendent, par les méthodes et moyens utilisés pour présenter leurs propositions unilatérales de paix, délégitimer les représentants de lETAT dISRAËL - représentants élus légalement, conformément aux règles institutionnelles qui régissent cet ETAT.
Ces autorités convaincues de faire un grand pas pour la paix, viennent de commettre une erreur historique : elles nont pas seulement délégitimé les représentants de lETAT DISRAËL, elles ont délégitimé ses institutions et, partant, sa souveraineté - voie royale pour remettre rapidement en cause lexistence de ce pays.
THEMIS











