Union des Patrons et Professionnels Juifs de France
Vous êtes : Accueil » Tribune/Opinions» Contributeurs Spécialisés
Contributeurs Spécialisés
Témoignage capital d’un ancien dirigeant communautaire, à propos de la mauvaise foi de Ch. Enderlin
Article d’une incroyable lucidité. L’auteur pose des questions auxquelles nous autres, qui enquêtons depuis des années sur cette affaire, n’avons pas pensé. Et, entre autres, celle-ci. Alors que les ONG israéliennes de gauche et d’extrême gauche exigent systématiquement une enquête interne de l’armée, au moindre soupçon de bavure de la part de Tsahal, dans le cas de Al-Dura, alors que des soldats juifs sont censés avoir tiré sur un enfant et son père pendant 45 minutes, puis l'avoir exécuté, pas une ONG de gauche n’exige une enquête pour savoir qui est responsable de cette atrocité ! Rien que pour cette question - inédite et tellement pertinente -, l’article de l’auteur mérite attention. Lisez-le en entier : vous irez de surprise en surprise. Un témoignage incontournable à verser au dossier, déjà pléthorique, de ce faux en information, qui, à mon avis, deviendra un cas d’école pour les métiers du journalisme, en général, et pour l’étude des phénomènes d’altération de la conscience humaine sous l’empire d’une passion idéologique, en particulier. (Menahem Macina).
Imprimer    Envoyer à un ami 

11/06/08

 

J’ai fait la connaissance de l’envoyé spécial de A2 [aujourd’hui France 2] à Jérusalem, au printemps 1994. Ayant remarqué le matériel de tournage de la chaîne nationale française, j’avais abordé son journaliste pour lui faire part de mon exaspération concernant les reportages, à mon avis pro-palestiniens, qu’elle diffusait régulièrement.

Olivier Lerner m’a alors proposé très gentiment de me rendre avec lui aux locaux d’Antenne 2 à Jérusalem pour y rencontrer Charles Enderlin, pour qui il éprouvait le plus grand respect, et qui  serait certainement en mesure d’infirmer mes allégations.

Olivier Lerner m’a donc présenté à Charles Enderlin, à qui j’ai immédiatement demandé pourquoi A2 ne présentait que les souffrances des Palestiniens, en occultant, ou en minimisant à l’extrême celles des Israéliens.

C'était la question à ne pas poser !

Remarquant ma kippa tricotée au crochet, Ch. Enderlin me demanda immédiatement si j’étais un colon.

Je lui ai alors répondu par la négative, nonobstant le fait que j’étais effectivement un juif fidèle à son D. et à sa Thora, et que, sans pour autant me considérer comme un extrémiste de droite, j’éprouvais simplement un profond sentiment d’injustice devant ses reportages.

Ch. Enderlin nous a alors dit qu’il ne mettait plus les pieds en Judée-Samarie depuis que des gens d'extrême droite lui avaient, selon ses propres termes, "cassé la figure".

D'ailleurs, disait-il, il avait effectué son service militaire dans l'armée israélienne.

Puis, il s’est vanté d’avoir de si bonnes relations avec le Hamas, qu’il pouvait obtenir une interview de leurs dirigeants, pratiquement à sa convenance.

Je lui ai alors fait remarquer que je ne trouvais pas tellement glorieux le fait d’être dans les petits papiers d’un groupe terroriste – à cette époque, le Hamas était déjà le grand méchant, et Arafat, le gentil. Ch. Enderlin s’est alors énervé et m’a demandé qui m’avait permis d’entrer dans ses locaux.

Ne voulant causer aucun préjudice à Olivier Lerner qui, lui, me paraissait être de bonne foi, j’ai préféré arrêter la discussion et quitter les lieux. Olivier Lerner m’a alors raccompagné en s’excusant de la tournure qu’avaient prise les événements, ce à quoi je répondis qu’il n’y était pour rien et que je le remerciais, de toute façon.

Dans les jours qui suivirent, j’ai envoyé un petit mot à Ch. Enderlin pour lui demander de m’excuser s’il estimait que je l’avais dérangé dans son bureau, mais que cela ne changeait rien à mes convictions. 

Parallèlement, j’ai commencé à examiner attentivement les reportages réalisés par Olivier Lerner et Ch. Enderlin ; et là - pardonnez-moi l’expression -, il n’y avait pas photo !

Là où l’un (Olivier Lerner) essayait de rendre compte de la réalité, l’autre (Ch. Enderlin) la transformait.

Là où Olivier Lerner faisait son travail de journaliste, Ch. Enderlin faisait de la propagande pro-palestinienne.

Si des cassettes-vidéo de cette époque existent encore, n’importe qui pourra se rendre compte de la différence.

De plus, lorsque Olivier Lerner réalisait un reportage, il se trouvait, lui, sur le terrain, ce qui était loin  d’être toujours le cas de Ch. Enderlin.

Depuis longtemps, une question me taraude : est-ce France 2 qui exigeait d’Enderlin des reportages conformes à sa ligne politique, ou est-ce Enderlin qui, pendant des années et des années, a réussi à imposer les idées de l’extrême gaude israélienne sur le conflit israélo-palestinien ?

Il est troublant de constater que tous les intervenants israéliens invités par France 2, épousaient le courant de pensée de la gauche ou de l’extrême gauche israélienne.

Et qui, selon vous, recommandait ces intervenants à France 2 ?...


Ce que je veux dire, c’est que l’affaire Al-Dura n’est que le symptôme d’une maladie qui a pour nom anti-SION-isme.

Heureusement, comme le dit si bien la formule d’un célèbre Rabbi de l’antiquité [qui ne cessait de la répéter à chaque événement fâcheux et fut pour cela surnommé Rabbi Gamzo], gam zo le tovah - même cela concourt au bien.

En effet, au-delà de la recherche de la vérité, avec ses conséquences, c'est-à-dire la réhabilitation de Tsahal, d’Israël et du peuple juif, l’affaire Al-Dura permet aujourd'hui d’aborder enfin les vrais problèmes, illustrés par les réactions à la pétition lancée par le Nouvel Observateur.

Entrons un instant dans la logique de nos adversaires. S’il est un point sur lequel s’accordent adversaires et partisans de Ch. Enderlin, c’est apparemment son grand professionnalisme. Alors, de deux choses l’une :

1) Ou bien l’enfant Al-Dura a effectivement été assassiné de sang-froid par ces "nazis" de soldats israéliens -  tellement tarés, qu’ils ont préféré s’acharner sur un père et son fils qui tentaient de se protéger, plutôt que sur tous ceux qui les narguaient en leur jetant tout ce qui leur tombait sous la main. (Voir vidéo).

2) Ou alors, Ch. Enderlin était ou/et est encore complice de la plus grande accusation de crime rituel des temps modernes à l’encontre des juifs.

Et c’est justement son grand professionnalisme qui, apparemment, ne laisse d’autre choix qu’entre l’une ou l’autre de ces deux options.

Et puisque Ch. Enderlin ne manque jamais de rappeler qu’il a servi dans l’armée israélienne il y a plusieurs années, il ne pourra contredire les observations suivantes.

Il se trouve qu’un de mes fils vient de terminer ses trois ans de service, de 19 à 22 ans, alors qu’il aurait certainement préféré utiliser les trois plus belles années de sa jeunesse, à autre chose, à l’instar de tous les jeunes du monde. Mais une chose reste commune aux deux époques – celle d’aujourd’hui et celle d’Enderlin jeune recrue: un soldat israélien risque le tribunal militaire s’il utilise son arme sans ordres.

Dès lors, comment croire que des soldats de Tsahal, qui est l’armée la plus morale au monde, aient pu tirer intentionnellement pendant - combien ?... - 45 minutes (!) sur un père et son enfant, sans que personne n’intervienne ?

Lors des massacres perpétrés à Sabra et Chatila [Liban] par les phalanges chrétiennes, la Cour Suprême israélienne n’a pas hésité à ouvrir une enquête qui a conclu à la responsabilité indirecte de l’armée israélienne et de son général en chef, Ariel Sharon, au motif que ce dernier n’a pas su évaluer correctement la soif de vengeance des phalangistes chrétiens.

Il n’y a pas si longtemps, le Hamas a accusé Tsahal d’avoir massacré une famille à Gaza, alors que l’enquête interne de l’armée israélienne avait démontré que le drame avait pour origine des explosifs du Hamas qui avaient explosé de manière incontrôlée.

Jusqu’à ces derniers jours, une ONG d’extrême gauche israélienne demandait, malgré tout, l’ouverture d’une enquête externe.

Et ces demandes d’enquêtes de la part d’ONG israéliennes de gauche et d’extrême gauche sont systématiques, au moindre soupçon de bavure de l’armée israélienne !

Par contre - ô miracle ! - Pour l’enfant Al-Dura, Rien.

Comment ? Des soldats juifs tirent sur un enfant et son père pendant 45 minutes, puis exécutent l'enfant, et pas une ONG de gauche ne demande une enquête pour savoir qui est responsable de cette atrocité ?

D’après Ch. Enderlin, les tirs provenaient de la position israélienne, et une position, c’est fixe ! Il aurait donc été facile de retrouver les coupables.

Je peux comprendre que Ch. Enderlin soit extrêmement embarrassé de reconnaître que lui, le "Pro" par excellence, se soit fait "avoir" comme un bleu par son caméraman, si c’est bien le cas.

Mais il y a une chose que nous avons tous tendance à occulter : Ch. Enderlin a profité sciemment de sa grande réputation pour faire un faux témoignage !

Car c’est son affirmation d’avoir coupé les images de l’agonie de l’enfant qui a permis à ce trucage (reportage ?) de s’imposer comme correspondant à la réalité.

Faisons ensemble un effort de visualisation virtuelle.

Ch. Enderlin découvre la bande : il a donc tous les rushes. Après des minutes de scènes bidonnées, la dernière image lui montre l’enfant qui jette un regard furtif vers la caméra, et lui, que prétend-il : qu’il ne voulait pas montrer son agonie.


Mais Ch. Enderlin a fait beaucoup plus grave depuis !

Après tout, comme il le dit lui-même dans son reportage du 30 septembre 2000, les Palestiniens ont commencé à tirer à balles réelles, les Israéliens ont riposté, et l’enfant Al-Dura en est mort.

Ce qui a rendu ce reportage nauséabond, c’était l’accusation de meurtre de sang-froid.

En disant, plus tard, que, de toute façon, ce reportage n’était que l’illustration de la situation qui prévalait sur le terrain, Ch. Enderlin passe (dans l’hypothèse la plus favorable pour lui) de ce qui aurait pu être un accident isolé (tension exacerbée, blessés éventuels parmi les soldats israéliens), à une stratégie délibérée de meurtres commis par Tsahal sur des enfants palestiniens.

Car s’il y a malheureusement mort d’enfants palestiniens, les vrais meurtriers sont leurs frères terroristes qui s’en servent comme boucliers humains.

Telle est la vérité, et tous ceux qui présentent les choses autrement, sont leurs complices.

 

© Dov Gamrasni
Ex-animateur du Centre Communautaire de PARIS (1968-1973)

 

Mis en ligne le 11 juin 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

World wild web consortium
Moteur de recherche google
Search Engine google
Search Engine Yahoo
Moteur de recherche Yahoo
Moteur de recherche voila
GUYSEN ISRAEL News
AC-Medias.org
Agence Juive pour Israël
Alexandre Del Valle (site)
Aliya (Fondation Leavi)
Ambassade d'Israël en France
Ambassade d'Israël en Belgique
Amitiés Québec-Israël
Antisémitisme.info
Aroutz7
Belsef
Calendrier juif
Chrétiens et juifs
CID-Info
Communauté online
Connec'Sion.com
Conscience Politique
Consistoire de Paris
Coordination Lutte antisémitisme
CRIF
Desinfos.com
Die Jüdische (en allemand)
Europolitica
Facts of Israel (bilingue)
Famous Jews
France-Israël
Franceisrael.info
Guysen
Hébreu (Morim)
Hebreunet.org
Histoire juive
Infoweb-J
Honestreporting
Israel Hasbarah Committee
Israël Magazine (fr)
Isranews.com
IsraTV
Jerusalem Post (français)
JTA
Judeoscope (Québec)
KKL
Laïc-info
Lutte contre le négationnisme
MediaLine
MEMRI (presse arabe traduite)
Middle East sites
Ministère israélien de l'Aliyah
Myths and facts
Négation de la Shoah
Objectif Information
Observatoire Médias Palestiniens
Palestine Facts
Palestinian Medias Watch (PMW)
Presse mondiale sur le Web
Primo-Europe
Proche-orient.info
Révisionisme démasqué
Shalom Israël
Sionisme (un siècle de)
Tsahal en anglais
UEJF
Un écho d'Israël
UNIFAN, portail de l'alyah francophone
Valeurs actuelles