Comme il arrive à tant dautres, moi aussi, il y a quelque chose qui m'échappe. Au risque de me répéter (mais tous le font !), jy reviens.
Souvenons-nous du commentaire dEnderlin sur les images dAbou Rahma :
« Ici, Jamal et son fils Mohammed sont la cible de tirs venus des positions israéliennes. Mohammed a douze ans, son père tente de le protéger. Il fait des signes [ ] mais une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé. » (Page 5 de l'Arrêt).
Je suis peut-être obtus, mais il n'a pas dit tué par des "tirs venus des positions israéliennes", ainsi que Le Monde l'a écrit et que d'autres le répètent sans broncher (E. Barnavi, L. Messika, etc.).
Le Monde, en citant, a très bien su où mettre les guillemets.
Ai-je tort de dire que lorsque on dit prendre pour cible, cela veut dire que l'on vise intentionnellement pour tuer. Cela pourrait éventuellement s'appeler un assassinat. Barnavi le récuse catégoriquement ; il ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre ce qu'a dit Enderlin, quand il sexclame :
« Moi aussi j'avais été bouleversé par l'indicible horreur de la mort d'un enfant, mais que ce nétait certes pas un "assassinat"», larmée d'Israël, que j'avais quelque raison de connaître de l'intérieur, n'ayant pas l'habitude de massacrer des enfants, et que le seul moyen d'éviter d'autres affaires al-Doura était de mettre fin à la violence et de retourner à la table des négociations. »
Ce qu'a dit Enderlin, à supposer même que tout le reste soit vrai, est tout simplement ignoble, impardonnable, inqualifiable, et surtout
condamnable ! Il a, en fait, endossé complètement la position de Talal Abou Rahma, qui a répété que les Israéliens avaient commis ce crime intentionnellement ! Errare humanum est, perseverare diabolicum. (Près de 8 ans déjà !)
Entre nous, si les Israéliens ne l'ont pas fait, alors, qui a "assassiné" lenfant ? Ce n'est pas en tirant sur la position israélienne, qui se trouvait dans la direction opposée, que les "tirs se sont croisés". Mohammed aurait-il vraiment été pris pour cible ? Et si oui, par qui ? Par les Palestiniens ? A-t-il été un "shahid" [martyr] comme sa mère l'a laissé entendre, trois jours auparavant ? Pourquoi a-t-il regardé en direction de la caméra de Talal ? Si des balles ont été tirées sur les Al-Dura, est-ce de cette direction quelles venaient ?! Tout cela parait invraisemblable, incroyable, de prime abord ; du Meyssan ! Du Faurisson !...
Cependant, j'irai encore plus loin dans le raisonnement, et là, personne ne pourra me contredire : des "gens" qui envoient leur enfants se faire exploser au milieu des Israéliens et qui, non seulement l'avouent mais sen glorifient, ne peuvent-ils pas avoir organisé cela ?!
C'est impensable pour nous, mais pas pour eux. Nous, nous n'avons pas l'habitude de massacrer des enfants (dixit Barnavi), ni de les envoyer à la mort, mais eux prétendent qu'ils en ont encore beaucoup en réserve pour accomplir ce genre de "mitzva" ! (D'où la nécessité du "mur").
Est-ce cela qu'insinue L. Messika, en ces termes ?
« Mais comment le père et lenfant ont-ils pu être touchés par des balles palestiniennes ? Ils se trouvaient à un endroit où aucun tir croisé nétait possible : derrière un baril qui les dissimulait aux Israéliens et adossés à un mur aveugle, exactement en face de la position palestinienne dite Pita. Alors quoi ? Une balle tirée accidentellement ? Non, DES balles tirées accidentellement. Plusieurs dans chaque victime. »
Quelquun a-t-il une meilleure explication?
Il y a quelque 70 ans, beaucoup de juifs "intelligents" sont morts parce qu'ils ne pouvaient, ni ne voulaient croire que des gens bien éduqués et civilisés comme les Allemands pouvaient faire "ça". On les avait pourtant prévenus !
Alors, que penser du Hamas, dont la Charte nous dévoile clairement les intentions exterminatrices ?
Le petit Mohammed était bien la cible !
De tout cela, je ne retiendrai que ce qu'a commenté le correspondant de France 2, Israélien, de surcroît :
« Ici, Jamal et son fils Mohammed sont la cible de tirs venus des positions israéliennes. Mohammed a douze ans, son père tente de le protéger. Il fait des signes [
] mais une nouvelle rafale : Mohammed est mort et son père gravement blessé. »
Comme dit Richard Landes,
« Je n'aimerais pas être à la place dEnderlin ! »
Triste !
© Giora Hod
Mis en ligne le 10 juin 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org











