* Pour aller plus loin, voir : "Al-Dura, Spin ou symbole ? Reportage de la Télévision israélienne, diffusé le 7 mars 2008" ; "Transcription intégrale des textes du film dE. Shapira : «3 balles et un enfant mort»" ; "Leffroyable imposture" (vidéo-reportage du Prof. R. Landes).
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Texte repris de "Causeur", le blog dElisabeth Lévy, Gil Mihaely et François Miclo.
« A quoi bon ressortir cette vieille histoire ? De toute façon, le mal est fait »
Telle a été la première réaction de ceux à qui nous avons confié notre intention de revenir sur laffaire Al Dura. Mohammed Al Dura, pour ceux qui lauraient oublié, est ce petit garçon palestinien dont France 2 a présenté, le 30 septembre 2000, la mort dans les bras de son père, dans des affrontements entre Palestiniens et soldats israéliens au carrefour de Netzarim à Gaza. Monté et commenté par Charles Enderlin, le correspondant de France 2 à Jérusalem à partir dimages tournées par son cameraman palestinien Talal Abu Rahma, ce reportage a fait le tour du monde [1]. Lenfant est devenu une icône dans le monde arabe et au-delà 1. On a donné son nom à des rues, à des écoles, des timbres [2] à son effigie ont été édités, des chansons et poèmes ont célébré sa mémoire. Bref, le petit Mohammed est, pour des millions de personnes à travers le monde, un symbole, un symbole de la barbarie israélienne, voire, pour certains, de la bestialité juive.
Cest vrai, le mal est fait. Limpact de cette image ne sera pas effacé. La Place de lEnfant martyr palestinien à Bamako [3] ne sera pas débaptisée. Du point de vue du conflit israélo-palestinien, lépisode est clos. Dautres visages, dautres morts, dautres souffrances sont venus, depuis huit ans, peupler les vies et les imaginaires.
Restent les questions posées au journalisme télévisé et au journalisme tout court. Questions dautant plus pressantes que voilà presque huit ans quelles demeurent sans réponse. Aux doutes et interrogations suscités par son reportage, France 2 a répondu par le silence ou le mépris en fonction de la surface sociale de ceux qui linterrogeaient 2. Et quand ces doutes se sont transformés en polémiques, la profession a fait corps autour de lun des siens, odieusement attaqué, contribuant au passage à transformer laffaire Al-Dura en affaire Enderlin.
Morale de lhistoire : un journaliste ne peut pas se tromper. Le critiquer revient nécessairement à attenter à son honneur, et donc, à celui de toute la profession. Circulez, rien à voir. Comme la terre autrefois, la télé ne ment pas. Sinterroger sur la réalité de ce qui nous est montré, cest céder aux sirènes du complotisme. A lère de lincrédulité érigée en principe, le Parti des Médias exige une foi aveugle. Telle est en effet la conclusion qui simpose : il existe un Parti des Médias qui évoque furieusement les Partis communistes dantan. Les intérêts supérieurs du Parti passent avant tout. Ceux qui se posent des questions sont des irresponsables, des salauds ou des traîtres.
Afin de résumer un dossier qui, en huit ans, sest considérablement alourdi, il nest pas inutile de revenir sur les différentes interprétations de ce qui sest passé, ce jour-là, au carrefour de Netzarim à Gaza.
1. Mohammed est mort, tué volontairement par des soldats israéliens. Cest ce qui ressort du commentaire de Charles Enderlin au soir du 30 septembre.
"Les Palestiniens ont tiré à balles réelles, les Israéliens ripostent. Les cameramen, les passants, les ambulanciers sont pris entre deux feux. Jamal et son fils Mohammed sont la cible de tirs venus de la position israélienne. (
) Mohammed est mort. Son père gravement blessé."
La déclaration sous serment faite le 3 octobre 2000 par Talal Abu Rahma au Centre palestinien des Droits de lhomme [4] est encore plus nette :
"Je peux confirmer que larmée israélienne a tué lenfant et blessé le père intentionnellement et de sang-froid."
Consciemment ou pas, la plupart des observateurs (y compris en Israël) ont, à lépoque, intégré lidée que lenfant avait été assassiné. Le surlendemain de la diffusion du reportage, le chargé daffaires israélien à Paris, invité de France Inter, est cueilli à froid par une question sans équivoque :
"Sincèrement, la mort de ce gosse est injustifiable, quelles que soient les raisons pour lesquelles il a été tué. On ne peut pas tuer les enfants comme ça."
Le 7 octobre, au cours de lémission du médiateur de France 2, Jean-Claude Allanic, celui-ci affirme :
"Lhorreur absolue, cest lassassinat dun enfant."
2. Mohammed est mort, victime de balles israéliennes dans des circonstances non élucidées. Cest la version de Charles Enderlin, quelques jours après les faits. Interrogé par le médiateur de France 2, il répète que, selon son caméraman en qui il a pleinement confiance, les balles étaient israéliennes. En revanche, il admet navoir pas de certitude sur les circonstances du drame, cest-à-dire sur ce que les soldats pouvaient voir de leur fortin. Cette version est proche de celle qui, dans un premier temps, a été validée par larmée israélienne.
3. Mohammed est mort, tué par des balles dont il est impossible de connaître lorigine. Cest finalement ce que soutient Arlette Chabot dans un entretien accordé à Radio J, en novembre 2004.
"Est-ce que Mohammed, le petit Mohammed (et) son père ont été blessés et tués par des Israéliens ou les Palestiniens. Je ne suis pas sûre que lon ait un jour la réponse exacte à cette interrogation (
). Mais ce jour-là lidée la plus évidente, cétait que les tirs venant de la position israélienne, cétaient des Israéliens ; bon voilà. Y a polémique, y a discussion, dailleurs je constate quaujourdhui personne na de vérité absolue sur ce sujet et quy a toujours un doute."
Cette version prudente est confirmée par Talal Abu Rahma, dans une déclaration faxée à France 2 le 30 septembre 2002 (deux ans après les événements).
"Je nai jamais dit à lOrganisation Palestinienne des Droits de lHomme à Gaza que les soldats israéliens avaient tué intentionnellement et en connaissance de cause Mohammed Al Dura et blessé son père, écrit-il. Tout ce que jai toujours dit dans les interviews que jai données est que doù jétais, jai vu que les tirs venaient de la position israélienne" 3.
En quatre ans, France 2 est donc passé de la certitude au doute. Sans en tirer dautres conclusions.
4. Mohammed nest pas mort, et le reportage est une mise en scène [5]. Cette thèse apparemment radicale est dabord soutenue par la Mena (
Amende honorable
Depuis 2002, Philippe Karsenty a tenté, documents à lappui, dexposer sa version de laffaire à plusieurs journalistes et à diverses personnalités (parmi lesquelles figure lactuel président du Conseil représentatif des Institutions juives de France, Richard Prasquier). La plupart ont refusé non seulement de lécouter mais aussi dexaminer ses documents, comme sils redoutaient que ce visionnage les mette en danger en entamant leurs certitudes. Pourquoi ? Parce que les médias façonnent non seulement notre vision du monde mais notre regard tout court. Même ceux des plus avertis.
La thèse de Karsenty paraissait tellement folle quon a préféré (sans en avoir vraiment conscience) récuser celui qui la défendait. "Cest un dingue", voilà ce que nous nous répétions les uns aux autres sans jamais nous demander quelle était lorigine de cette affirmation. (Nétait-il pas, horresco referens, "de droite" 5 ?)
Surtout, il y avait londe de choc suscitée par les images. Validée par lémotion planétaire, la mort du petit garçon nous paraissait incontestable. La nier, cétait manquer de cur, ajouter le mensonge au deuil, conjuguer complotisme et cynisme. La peur de prêter le flanc à des thèses conspirationnistes fait que lon sarrête au seuil du vraisemblable ou, en tout cas, de ce que la majorité considère comme vraisemblable. Un mensonge répété devient vérité, dit ladage. Un mensonge partagé aussi. A partir du moment où le monde entier avait vu un petit garçon mourir dans les bras de son père, cela ne pouvait être que vrai. Envisager le contraire revenait à quitter le monde commun. Et nous appartenons au monde commun. Aujourdhui comme hier.
Autant dire que, dès le début, le débat a dérivé sur un terrain peu favorable à la pensée critique. De plus, lhostilité de certains milieux juifs en France envers Charles Enderlin, le caractère outrancier des accusations parfois proférées contre lui lont en quelque sorte dédouané, le dispensant de répondre de sa légèreté. Ses propres explications avaient pourtant de quoi semer le trouble.
"Pour moi, écrit-il début 2005 dans Le Figaro, limage correspondait à la réalité de la situation non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie. Larmée israélienne ripostait au soulèvement palestinien par lutilisation massive de tirs à balles réelles (
) Du 29 septembre à la fin octobre 2000, 118 Palestiniens sont morts, parmi eux 33 avaient moins de 18 ans. Onze Israéliens ont été tués, tous adultes."
Limage correspondait à la réalité. Lennui, cest quEnderlin nest pas cinéaste mais journaliste. Il est supposé rapporter des faits, pas orner ses opinions dimages.
Jai revu par hasard Philippe Karsenty à Nice, où je me suis rendue en mars dernier, à linvitation de Jacqueline Quehen, déléguée à léducation aux médias du Rectorat, qui organise chaque année une "Journée du journaliste junior".
Jai bien dû reconnaître quil ne semblait pas particulièrement "cinglé" habité, certainement, mais quand un chercheur est habité par son sujet, nul ny trouve rien à redire. Il mest apparu que refuser de voir ses documents était intenable. De plus, la répugnance de France 2 à montrer ses rushes et la susceptibilité voire lénervement de nombreux journalistes, dès que le nom de Mohammed Al-Dura était prononcé, finissaient par être suspects (et par éveiller mon esprit de contradiction).
Jai donc assisté à son exposé (qui était peu ou prou le même que celui quil avait présenté au tribunal le 27 février 2008), fruit dune enquête de plusieurs années. Outre les rushes de France 2 dans leur intégralité, Karsenty a récupéré plusieurs films tournés le même jour et au même endroit par dautres journalistes, ainsi que de nombreux entretiens portant sur laffaire. Tout comme Ivan Levaï, patron de Tribune Juive et chroniqueur à France Inter, qui était également invité à manifestation, jen suis sortie très secouée.
"Jai vu les documents et je suis convaincu davoir assisté à une manipulation grossière",
affirme-t-il, plusieurs semaines après, visiblement hanté par ce quil a vu. Et comment ne le serait-on pas ? Jai donc demandé à Gil Mihaely, qui a été officier dans larmée israélienne, de visionner les documents. Après avoir vu les images ensemble plusieurs fois, notre conclusion est que France 2 ne disposait pas, au soir du 30 septembre - et ne dispose toujours pas - de preuves visuelles lui permettant détayer son récit, à savoir la mort du petit garçon dans les bras de son père. Tout repose sur les déclarations de deux témoins oculaires, Talal Abu Rahma et Jamal Al-Dura. Or, les versions contradictoires successivement fournies par le caméraman permettent de douter de sa fiabilité [celle de ce récit. NDLR dupjf.org]. Bref, nous navons pas assisté à la mort dun enfant mais au récit de cette mort.
Sans être exhaustifs, recensons les éléments les plus probants :
1. Dans les images diffusées par France 2, le 30 septembre, on ne voit pas la moindre goutte de sang. En examinant les images une par une, on peut clairement constater que ni le père ni lenfant - qui est supposé avoir reçu plusieurs balles (dont une au genou et une à labdomen) - ne présentent de trace de blessures ; or, une "entrée de balle" ne peut pas être invisible. Une soi-disant tache de sang sur le ventre de lenfant se révèle être un simple chiffon rouge, clairement identifiable sur une photo publiée par la revue Médias (qui prend par ailleurs la défense de Charles Enderlin). Enfin, dans limage qui suit lévacuation, alors que la "scène du crime" est vide, on ne voit pas de trace de sang, même la plus infime, ni sur le sol, ni sur le mur qui se trouvait derrière les Al-Dura.
2. Les versions successives de Talal Abu Rahma, notamment sur la durée des incidents, le temps durant lequel il a filmé et le nombre de cameramen présents sont totalement contradictoires. Il parle dabord de quarante-cinq minutes de tir et de centaines de balles, puis en 2001 ne se souvient plus que de six minutes, sembrouille sur les balles quil prétend avoir récupérées sur le terrain, avant de se rétracter [6]. Il évoque la présence sur le terrain ce jour-là de dizaines de confrères qui ne sont plus aujourdhui que deux. Par ailleurs, ce caméraman expérimenté, qui jouit de la confiance totale de Charles Enderlin, a malencontreusement raté tous les moments où les quinze balles qui auraient touché le père et lenfant atteignaient leurs "cibles", et manqué de batterie pour filmer lévacuation des Al Dura. Autant dire quil est particulièrement malchanceux [7].
3. Il est assez peu vraisemblable que des soldats entraînés aient eu besoin de quarante-cinq minutes et de centaines de balles pour abattre deux hommes terrifiés. Il est carrément incroyable que cet acharnement ait laissé pour toute trace sur le mur qui se trouvait derrière eux sept impacts de balles. De plus, ces impacts sont parfaitement circulaires, ce qui indique des tirs venus den face. Des tirs venus de la position israélienne, qui se trouve à 35 degrés auraient laissé des impacts ovoïdes.
4. Lagonie manquante. Dans le reportage, on ne voit pas le moment fatal. Moins de deux semaines après les faits, Charles Enderlin est interrogé pour une enquête de Télérama intitulée "Les images de la haine" :
"Jai coupé les images de lagonie de lenfant, déclare-t-il. Cétait trop insupportable. Lhistoire était racontée, linformation donnée, ça naurait rien ajouté. Quant au moment où le gamin reçoit des balles, il na même pas été filmé."
Soucieuse, sans doute, de ménager la sensibilité de ses interlocuteurs, la chaîne na jamais montré ces images à qui que ce soit. Et elle sest gardée de les produire au tribunal, ce qui na pas laissé détonner la présidente de la Cour. En revanche, la séquence manquante de dix secondes, que France 2 a donnée (par erreur ?) à la BBC et que Karsenty projette au Tribunal (à la stupéfaction dArlette Chabot), intervient juste après la prétendue rafale fatale. On voit clairement lenfant, qui est censé être mort à ce moment-là, bouger et couvrir ses yeux de la main, alors quil est supposé avoir été blessé au ventre et au genou. (Un réflexe naturel aurait dû lui faire serrer les parties blessées.)
5. Plusieurs équipes de télévision (notamment celles de Reuters et AP) présentes au même endroit au même moment nont pas filmé la mort du gamin. En effet, le seul film disponible est celui de France 2.
6. Sur les rushes de Talal Abu Rahma, dans les moments qui précèdent la scène Al-Dura, on voit des éléments de mise en scène évidents, notamment des gens marcher nonchalamment en tournant le dos aux positions israéliennes, doù sont supposés venir des tirs nourris.
Soyons clairs. Nous ne pensons nullement que Charles Enderlin sest prêté à une mise en scène, puisquil se trouvait à Ramallah quand son caméraman filmait à Gaza. Dailleurs, nous ne pensons rien. Nous navons aucune thèse. Nous constatons simplement que nous ne voyons pas sur ces images ce quon nous dit quelles montrent.
Par ailleurs, jamais France 2 et Enderlin nont accepté de répondre sur les points précis qui sont mentionnés ici et qua soulevés Philippe Karsenty, se contentant de récuser ceux qui posaient des questions. Ils ont certainement des explications. Ils doivent les donner. Lheure nest plus aux grandes proclamations sur le thème : comment osez-vous ? Les arguments dautorité ne répondent pas à des questions factuelles simples.
Il me faut, pour finir, faire amende honorable. Quand on prétend accepter le débat, le refus dentendre les arguments de ceux qui ne pensent pas comme nous est un aveu de faiblesse. Nous nous sommes trompés. Quelle que soit lestime que mérite Charles Enderlin, il a pu se tromper aussi. Et peut-être est-il la première victime dun dogme de linfaillibilité médiatique qui dépasse sa personne. A refuser avec constance denvisager cette possibilité, il ne fait que renforcer les soupçons.
Jusque-là, nous avons vu ce que nous croyions. Maintenant, nous ne croyons rien. Nous ne savons pas. Et nous voulons savoir.
© Causeur
Notes
1 Rappelons que Catherine Nay a cru bon daffirmer que limage de Mohammed effaçait celle de lenfant juif du ghetto tenu en joue par des SS. [8]
2 Denis Jeambar qui était alors patron de LExpress et Daniel Lecomte, producteur de télévision, ont eu droit à un traitement de faveur lorsquils ont enquêté sur laffaire en octobre 2004. En effet ils ont été invités par la direction de France 2 à visionner les vingt-sept minutes de rushes réalisées par Talal Abu Rahma, ce qui a été refusé à beaucoup dautres, notamment Elisabeth Lévy pour lédition du Premier Pouvoir sur France Culture consacrée à laffaire le 26 février 2005.
3 Au moment où nous écrivons, cette déclaration se trouve toujours sur le site du Centre.
4 En revanche, France 2 na pas poursuivi Gérard Huber, ancien collaborateur de la Mena et auteur dun livre sur laffaire. Condamné en première instance en octobre 2006, Karsenty fait appel. En octobre 2007, la présidente de la XIe Chambre de la Cour dAppel de Paris somme France 2 de produire les rushes. Ceux-ci, ainsi que la présentation de Karsenty sont visionnés en février 2008 par la Cour. Le jugement (qui portera sur le caractère diffamatoire ou non dun article et non pas sur la véracité des faits) est mis en délibéré au 21 mai 2008.
5 La preuve est désormais faite : Philippe Karsenty vient dêtre élu à Neuilly sur la liste de Jean-Christophe Fromentin (celle qui a évacué David Martinon).
Notes de la Rédaction d'upjf.org
[1] On peut consulter quelque 500 textes sur laffaire, rassemblés sur le site debriefing.org, dans les rubriques A-Dura - France2 (affaire), et Al-Dura (Affaire) Textes récents
[2] Voir ce timbre tunisien:

[3] Place Mohammed Al Doura, à Bamako, capitale du Mali (équivalent de celle de la Concorde à Paris). Cliché Media Ratings.

[4] Pour une traduction française de cette déclaration, voir : "Al-Dura: La déposition sous serment de Talal Abu Rahma et les 9 minutes manquantes des rushes". Il y déclare expressément : "Je puis affirmer que les tirs qui ont touché le petit Mohammed et son père Jamal provenaient de lavant-poste israélien susmentionné, car cétait le seul endroit à partir duquel il était possible de les atteindre. Cest pourquoi, de par ma longue expérience acquise en couvrant des incidents vigoureux et des affrontements violents, et ma capacité à distinguer les bruits produits par les fusillades, je puis confirmer que lenfant a été tué intentionnellement et de sang froid, de même que son père a été blessé par larmée israélienne."
[5] Voir le livre du psychanalyste Gérard Huber, Contre-expertise d'une mise en scène (2003), en ligne sur le site de lauteur, au format pdf.
[6] On dispose dun enregistrement de la rétractation explicite formulée par Abu Rahma, au cours dun échange téléphonique entre lui et lenquêteur israélien Nahum Shahaf ; on peut la lire dans la transcription, citée plus haut, de lémission réalisée par la Télévision israélienne, "Al-Dura, Spin ou symbole ? Reportage de la Télévision israélienne diffusée le 7 mars 2008" : Shahaf à Talal: « Vous dites que vous êtes sûr que les soldats israéliens ont tué lenfant ». - Talal : « Je ne dis pas que les soldats israéliens ont tué lenfant ! »
[7] Les mensonges éhontés du caméraman palestinien apparaissent de façon flagrante dans le documentaire d'Esther Shapira, "3 balles et un enfant mort", voir notre "transcription intégrale des textes du film".
[8] Catherine Nay, respectable présentatrice des informations sur Europe 1, a accueilli limage, en ces termes : « La mort de Mohammed annule, efface celle de lenfant juif, les mains en lair devant les SS, dans le Ghetto de Varsovie. ». Ils sont illustrés par le montage suivant qui figure sur le site Web International Action, de Ramsey Clark.

Mis en ligne le 19 avril 2008, par M.











