03/04/08
(Daprès la chronique de l'auteur sur Radio J)
Aujourdhui, jai envie daborder deux grands sujets qui fâchent tout rouge, dès linstant où lon ose dire des évidences à voix haute et ferme.
Première évidence : Ramallah nest pas Lhassa
Les derniers événements survenus au Tibet mont fait rêver à ce qui aurait pu advenir en Palestine, au cas, bien improbable, où les habitants arabes de cette contrée disputée avaient été guidés par un Dalaï-lama moyen-oriental.
Je nai, pour ma part, aucune espèce de doute, que dans cette heureuse occurrence, les Arabes palestiniens disposeraient depuis longtemps dun état indépendant et souverain.
Je suis certain que les Israéliens, assurés de pouvoir vivre eux-mêmes pacifiquement à côté dun peuple qui aurait renoncé à ses sombres chimères, nauraient pas demandé mieux que de composer avec lui, ainsi, au demeurant, quils lont toujours accepté par la voix de ses mandants.
En réalité, cest mon rêve qui est chimérique.
Il faut bien, hélas, se persuader que le nationalisme palestinien nest pas construit sur le modèle tibétain du désir de conserver son mode culturel spécifique ou dacquérir lindépendance, mais sur le modèle islamiste et panarabe de ne pas tolérer le moindre élément non musulman et non arabe sur la moindre parcelle de la terre dislam.
Jusquà ce jour, et que cela plaise ou non, ni le mufti de Jérusalem, allié des nazis, ni son successeur, Arafat, concepteur du terrorisme moderne et médiatique, ni les leaders du Hamas, ni même le placide et terne Abou Abbas, au passé révisionniste bien établi, nont admis, quand bien même ils divergeraient sur la tactique et les méthodes, la coexistence définitive à côté dun Etat juif souverain.
Ils nont donc pas dintérêt pour la création dun État arabe de Palestine indépendant sur une partie de la terre sacrée, en tant que fin en soi.
Raison pourquoi, tant que ce peuple naura pas acquis la maturité politique suffisante pour accoucher dun chef déterminé et responsable, toutes les tentatives daccord ne pourront quéchouer, faute dintérêt.
Autant, au moins, en être conscient.
Deuxième évidence : La terreur paie
Je racontais, dans ma précédente chronique, par quelles pressions psychologiques et physiques, le camp arabe avait pu réussir à imposer lusage de leuphémique « activiste » plutôt que le plus cru, « terroriste ».
Le sort qui est fait au film « Fitna » suit cette même et implacable logique de lintimidation.
Entendons-nous bien. Je nai pas vu Fitna. Jignore ce que le film contient et je veux bien accepter lhypothèse quil constitue une charge excessive contre lislam.
On écrit partout que son auteur, Geert Wilders, serait un député dextrême droite.
Je reste, par expérience, très méfiant. On a dit les mêmes choses peu de temps après les assassinats de Théo Van Gogh et de Pim Fortuyn, avant que de considérablement nuancer leurs portraits, les pauvres une fois enterrés.
Tout ce que je sais, tout ce que je vois, cest que les vociférations et les menaces de ceux qui ont certainement en commun avec moi de ne pas avoir vu ce film, ont déjà fait que celui-ci a fait lobjet dune condamnation universelle, ainsi que dune quasi-interdiction générale, que lesprit chagrin qui sexprime aurait la nette tendance de trouver, en toute hypothèse, un brin disproportionnée.
On voudra bien comparer le silence des agneaux occidentaux aux cris dorfraies que les mêmes poussaient, hurlant à la censure, quand certains avaient osé soumettre pacifiquement certains articles de presse anti-juifs, à lexamen de lautorité judiciaire
La terreur paie vous dis-je.
© G.W. Goldnadel
Mis en ligne le 4 avril 2008, par M.











