Dernière minute (13h 38) : Metula News Agency a mis en ligne en lecture libre un compte-rendu consacré à l'information dont nous traitons ci-dessous. Ils y liront des détails intéressants qui ne figurent pas dans le bref reportage diffusé par la chaîne 10 israélienne.
13/12/07, 12h 45
La chaîne 10 israélienne consacrait hier soir un bref reportage à la question fort disputée de lorigine des cicatrices de Jamal Al-Dura, père de lenfant palestinien, Mohammed al-Dura, réputé avoir été tué par larmée israélienne.
Jamal Al-Dura a toujours affirmé que ses cicatrices provenaient, sans contestation possible, des balles que Tsahal avait délibérément tirées sur lui et sur son fils Mohammed.

En son temps, la chaîne France 2 avait même dépêché le caméraman dEnderlin, Talal Abou Rahma,
au domicile de Jamal, et avait dûment filmé les cicatrices exhibées par lui devant la caméra.
Il y a quelques années, après avoir visionné ce reportage dans les locaux de France 2, même des journalistes aussi avertis que Denis Jeambar et Daniel Leconte avaient été convaincus dabandonner leur enquête sur la possibilité que les images de la vidéo diffusée dans le monde entier, censées montrer la mort en direct de lenfant palestinien, Mohammed Al Dura imputée à Tsahal , soient le résultat dune mise en scène et dun montage.
Le témoignage dun médecin israélien, diffusé au cours de lémission de la X, le 12 décembre, est de nature à remettre en cause cette "preuve par les cicatrices", qui semblait indiscutable.
Interviewé par la chaîne israélienne, le Dr Youda David, spécialisé dans la micro-chirurgie réparatrice, a déclaré que Jamal Al Dura avait été admis, en 1994, à lhôpital Tel Hashomer, suite à une agression violente dont il avait été victime par des malfrats qui lui avaient porté plusieurs coups de hache, avec, entre autres conséquences, une totale absence de motricité et de sensibilité de sa main droite.
Le Dr Youda David affiche sur lécran de son ordinateur les photos des cicatrices de la main droite de Jamal, et affirme, en les comparant à celles qui apparaissent dans le reportage de Talal Abou Rahma, quelles ne sont pas consécutives à des impacts de balles, mais aux traces des interventions de micro-chirurgie réparatrice, qui ont été nécessaires pour rendre à la main droite du patient la motricité quelle avait perdue. Il affirme, avec la certitude que lui confère son expertise de praticien, que des cicatrices fines et longues, comme celles que lon peut voir à l'écran, sont le résultat des interventions chirurgicales qua subies Jamal al-Dura, suite à son agression, et ne peuvent, en aucun cas, être le résultat dimpacts de balles, dont les traces sont très différentes et impossibles à confondre avec celles dune opération.
Le bref reportage se termine néanmoins sur une prise de distance prudente avec la thèse de la mise en scène, brièvement exposée par Stéphane Juffa, lui aussi interrogé par le journaliste au cours de ce reportage de la chaîne 10.
Menahem Macina
© Upjf
Mis en ligne le 13 décembre 2007, par M.











