* Voir : Johan Secnazi, " Un Français oublié ! " ; " Pétition pour demander l'affichage du portrait de Guilad Shalit à l'Hôtel de Ville " ; " Quand verrons-nous le portrait de Guilad Shalit au frontispice de l'Hôtel de Ville de Paris ? " ; Menahem Macina, " Echangerions une Franco-Colombienne contre un Franco-Israélien ". Voir aussi : Voir aussi : " Le Hezbollah affiche ses otages ".
22/10/07
Sur le site de France-Israël.
Cliché 2006, à l'occasion de la sortie d'un des livres du journaliste
Au mois de juillet, le conseiller de Paris (UMP) Jacques-Yves Bohbot avait émis le vu que le portrait du soldat israélien Guilad Shalit soit affiché sur la façade de lHôtel-de-Ville, à linstar de celui dIngrid Bétancourt. Tout comme la jeune femme, Guilad Shalit a la nationalité française, il est otage, comme elle, dune milice, colombienne dans un cas, libanaise dans lautre.
Le responsable des affaires internationales à la Mairie de Paris, Pierre Shapira, avait alors rétorqué quil nétait pas opposé au principe daffirmer la solidarité de Paris avec Gilad Shalit, mais quil lui semblait opportun de trouver un lieu plus « sécurisé » que lhôtel de Ville. Largument a de quoi laisser songeur. Quel endroit, en effet, est plus sécurisé que lHôtel de Ville, situé à deux pas de la Préfecture de police ?
Pour faire bonne mesure, Pierre Shapira avait proposé que les portraits des deux autres soldats kidnappés, Eldad Regev et Ehud Goldwasser soient également affichés, en un lieu quil restait à trouver.
Après quelques mois de réflexion, la Mairie de Paris a arrêté son choix. Vendredi dernier, une discrète cérémonie sest tenue dans le Parc Yitzhak Rabin, situé derrière Bercy, à la sortie de Paris. Lendroit est désert. Cest peut-être ce que cherchait la Mairie lorsquelle évoquait un lieu sécurisé.
Je ne veux pas paraître mesquin. Mais jai bien eu limpression, vendredi dernier, avec les autres personnes qui ont assisté à la cérémonie, que la municipalité avait tout fait pour quelle se déroule en catimini.
Passons sur le fait que les élus de lopposition à lorigine de cette idée navaient même pas été invités.
- Aucun journaliste non plus navait été convié.
- Pas une ligne sur lAFP.
- Pas le moindre communiqué sur le site Internet de la Mairie de Paris.
Quant à laffiche qui a été dévoilée, elle se borne à exposer les photos et les noms des trois jeunes israéliens. Seule une mention lapidaire signale à lattention dun éventuel promeneur, que ces trois jeunes gens sont « retenus » depuis lété 2006.
Retenus où ça, dans quelles conditions, et surtout par qui ?
Pierre Shapira, dans son discours, a donné quelques pistes. Il a parlé « dorganisations dangereuses méprisant les principes essentiels de lhumanisme ».
On nen saura pas plus. Face à la petite assistance, composée de membres de la communauté juive et de quelques badauds, Pierre Shapira ne sest sans doute pas senti assez sécurisé pour oser prononcer les noms du Hamas et du Hezbollah.
Clément Weill-Raynal
© France-Israël
Mis en ligne le 31 octobre 2007, par M.











