14 mai 2007
Hier, il fallait nous détourner des chemins socialistes ou pseudo-centristes, car Madame Royal et Monsieur Bayrou étaient, lune et lautre, le mal absolu.
Aujourdhui, M. Védrine, qui a fait campagne (en province, certes) en faveur de la première, est sollicité (nous sommes suspendus à sa réponse) de faire partie dun gouvernement qui ne comprendra que 15 membres. Lélite, à lévidence ! Mais que sont mes compagnons devenus ?
Demain, lUMP nous recommandera de défaire les candidats socialistes, ou bayroutistes, aux élections législatives.
Quel parcours, en 5 jours !
Pour MM. Kouchner et Allègre, qui ont souvent prouvé leur indépendance et manifesté des opinions le plus souvent bien fondées, la sollicitation était, à la rigueur, tolérable. Elle est inadmissible, lorsquelle sadresse à M. Védrine, pur produit socialiste.
En outre, cette ouverture en faveur dune telle personnalité sera sans effet sur les électeurs socialistes, sur les syndicats, « sur la rue ». Un "coup" pour rien. En revanche, morale politique et confiance en feront les frais.
En définitive, louverture est acceptable, sinon souhaitée, sil sagit de gérer nos communes. Dans cette circonstance, les enjeux se bornent - en théorie - à lintérêt local, au confort, au bien-être quotidien de nos concitoyens dans la cité. Mais comment justifier loctroi, labandon, le cadeau dun ministère régalien à un opposant historique (1981- 1995) ?
M. Devedjian nie les inconvénients et considère quil suffit que le titulaire du ministère des affaires étrangères accepte la politique du président. Autrement dit, un fonctionnaire dexécution, rien de plus. Croit-il sincèrement que ce personnage sera un serviteur docile, que le constant commis voyageur de la pensée socialiste, voire altermondialiste, - compte tenu de ses positions à légard du monde occidental - appliquera sans rechigner, voire sans les saboter, les consignes qui lui seront données ? Ainsi, Monsieur de Talleyrand pour modèle de notre république ! Ny avait-il pas dautres fonctionnaires pour ce faire ?
On nous conseille deffacer le souvenir de mai 1968.
Espérons au moins ne pas être contraints de garder dans notre mémoire laphorisme : « Elections, piège à c
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© Gabriel Lévy
Mis en ligne le 14 mai 2007, par M.











