01/03/07
Lire aussi, sur le même sujet : Francine Girond, "Apologie de Weisz".
Communiqué de presse
PRIMO EUROPE MIS EN EXAMEN
POUR SA LIBERTÉ DE TON
Cliché ajouté par la Rédaction d'upjf.org
Le 27 février 2007, Pierre Lefebvre, Président de Primo, a été mis en examen es qualité sur plainte de Johan Weisz pour injures et diffamation.
Qui est Johan Weisz ?
Nul ne peut tenir rigueur à ceux qui lignorent : ne pas le connaître nest pas une manifestation dinculture, cest plutôt un signe de bonne santé mentale.
Il sagit dun jeune homme dont lambition est inversement proportionnelle au talent. Une ambition démesurée. Il a co-signé avec Cécilia Gabizon, journaliste au Figaro, un ouvrage au titre racoleur dont lobjectif était clairement de devenir un best-seller. Mission accomplie ? Grâce au scandale, il est possible que ce livre se vende un peu mieux. Cétait peut-être le but recherché.
Pour prouver que les Juifs sont passés en bloc de la gauche à la droite, les auteurs nont reculé devant aucun argument, aucune allusion, aucun mensonge, aucune médisance, aucune diffamation.
Un dicton juif prétend que «là où il y a deux Juifs, il y a trois partis politiques». Les auteurs, eux, voient leur objet détude comme un bloc monolithique sensible aux manipulations les plus grossières.
Cest probablement la raison pour laquelle ils ont manipulé les informations recueillies auprès dun certain nombre dintellectuels, notamment des non Juifs : déclarations tronquées, interviews obtenues sous de faux prétextes
Interviewé par Primo-Europe à sa demande expresse, le jeune Weisz a persisté et signé dans ses insultes et diffamations. Fidèle à son objectif de rééquilibrage de linformation, Primo a publié, dans la foulée, les droits de réponse des intellectuels dont il salissait le nom et la réputation.
Cest ainsi quont paru sur Primo des textes dAlexandre del Valle et de Guy Millière que le jeune auteur avait demandé à rencontrer en leur cachant quil en tirerait des éléments pour écrire un livre.
Millière ne mâche pas ses mots : il accuse Weisz «dinventer des statistiques, dinterviewer des gens pour mieux falsifier ensuite leurs propos ».
Dans son droit de réponse au ton pamphlétaire, il porte des accusations sérieuses qu'il affirme pouvoir assumer.
Plutôt que de démontrer le contraire en se plaçant sur le plan des idées, Weisz a opté pour la justice : «Msieu, Msieu ! Y ma traité !», a-t-on limpression dentendre de sa bouche.
En choisissant le terrain procédurier plutôt que celui de la controverse, il franchit un grave palier que nous avons refusé descalader. Contrairement à lui, nous souhaitons privilégier le débat intellectuel et éviter de transformer lagora démocratique en désert judiciaire.
Chacun ses choix, chacun ses limites. Nous avons choisi la raison, lui est esclave de son ego.
Cet ego qui conduit Guy Millière, pour avoir écrit ce quil pensait des «méthodes journalistiques» dun jeune ambitieux sans scrupule, et Primo-Europe pour avoir publié son texte, à se retrouver devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.
Nous montrerons, nous prouverons, en totale solidarité avec Guy Millière, quil est encore permis, en France en 2007, daffirmer quun livre est mauvais sans que les auteurs portent laffaire devant la justice. Cette instrumentalisation de lappareil judiciaire ne rend pas service à la démocratie, encore moins au débat intellectuel.
Après laffaire des caricatures, un nouveau cap vient dêtre franchi : il est désormais interdit daffirmer quun livre est mauvais. Les critiques littéraires ont du souci à se faire.
Nous refusons cette dérive car nous la pensons dangereuse pour nos libertés fondamentales. Cest donc le cur serein que nous allons au procès, persuadés que la justice française, celle qui est issue des Lumières et de la dispute féconde des idées, ne saurait mélanger la quête de notoriété et la simple, banale liberté dexpression. Maître Gyslain Di Caro, notre avocat, agira en ce sens.
Primo-Europe est une association de bénévoles qui ne comptent ni leur temps ni leur énergie passés au service de la vérité. Vous êtes 300 000 visiteurs par mois à leur prouver quils ne dépensent en vain ni lun ni lautre.
Weisz pensait nous intimider. Il en va tout autrement. Certes, un procès est toujours fort coûteux en temps, en énergie et en finances. Pour ce qui est du temps et de lénergie, Primo et Guy Millière puiseront dans leur stock.
Une procédure judiciaire, quant à elle, est coûteuse. Elle dépasse même les possibilités financières de notre association, qui ne reçoit ni aide ni subvention de lEtat et de collectivités locales. Primo lutte contre le racisme mais na rien à voir avec certaine autre structure qui fait de la lutte contre le racisme son fond de commerce.
La force de Primo Europe, cest le réseau damis, de connaissances partout en France et en Europe. Cest ce réseau, c'est-à-dire vous, que nous sollicitons maintenant, afin que justice soit rendue.
Participez activement à notre combat commun contre la mauvaise foi et la médisance.
Envoyez vos contributions, en mentionnant «procès» au dos du chèque, à
Primo-Europe - BP 19 94001 CRÉTEIL











