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Palestinophrénie, André Dufour
Voici un article remarquable, mais si dense et si complexe, quil faut le lire attentivement et même le relire, pour en percevoir limmense richesse, ainsi que les enseignements historiques et éthiques quil contient. Il fournit des dizaines darguments imparables pour illustrer linjustice flagrante de la manière dont les Juifs, en général, et lEtat dIsraël, en particulier, sont traités, jugés, discriminés, pesés à laune dune balance dont les poids et les mesures sont pipés par lignoble attitude de ceux qui tentent dapaiser les meurtriers dans le vain espoir déchapper eux-mêmes à lassassinat, et dont Churchill observait sarcastiquement quils « nourrissent un crocodile en espérant être les derniers à être mangés ». (Menahem Macina).
Texte paru sur libertyvox.com.
17 Septembre 2005
Tout y a contribué : un demi-siècle de falsifications historiques délibérées, de désinformation, doptions politiques des gouvernements, didéologie dune gauche révolutionnaire en mal de prolétariat et de masses à agiter, de matraquage médiatique. Les jeux sont faits. Comme dans le très antisémite Mystère catholique dOberammergau, les rôles sont parfaitement distribués. Dun côté, le bon, la victime permanente par excellence, à la différence près que le Christ est remplacé par «le Palestinien» martyrisé, de lautre côté, léternel méchant: le Juif, ici travesti en Israélien ou en Sioniste portant uniforme et pointant son arme sur un innocent enfant Jésus palestinien terrorisé.
Dépassé le crime rituel consistant à égorger un petit Chrétien dont le sang est mélangé à la pâte du pain azyme. Cétait juste bon pour le Moyen-Âge obscurantiste. Progressiste, lEvangile selon Saint Charles Enderlin lui a substitué une version plus moderne, en direct, «sans coupure, sans montage, sans retouches, sans truquages» (saint Enderlin en jurerait sur le Manifeste Communiste et sur le Petit Livre Rouge) le meurtre dun enfant palestinien par des tireurs invisibles, «donc israéliens». Apôtre de ce nouvel Evangile en cassettes, il la diffusé gratis à toutes les télés du monde. À se demander de quoi vit ce saint ascète; il est vrai que le saint se sustente de pain sec et dune cruche deau.
La gauche révolutionnaire qui, de Lénine et Trotski à Staline, de Staline à Mao, de Mao à Pol Pot, na jamais été avare de massacres, de meurtres et datteintes aux droits de lhomme, se substitue, du coup, au christianisme sur le terrain compassionnel, nullement gênée de fournir son contingent de porteurs de valises et didiots utiles à cet islamisme qui, en ce début du XXIe siècle, remplit la fonction criminogène qui fut celle des nazis du siècle précédent.
Il est vrai quen fin de compte, les antifascistes de lépoque avaient bonne mine devant le pacte qui, voici précisément soixante-six ans, scellait une alliance entre la «patrie du prolétariat», antifasciste par essence, et lAllemagne nazie. Alliance contre-nature ? À voir les causes troubles quune gauche pervertie soutient, ces dernières années, je dirais plutôt que cétait une «alliance prémonitoire» entre deux totalitarismes bafouant les droits de lhomme. Il ny a aucune différence de nature entre lalliance du communisme et du fascisme nazi du siècle dernier, et lalliance de fait du gauchisme et de lislamisme, scellée sur lautel de la palestinophrénie.
Si tout ce monde nen meurt pas, tout le monde en est atteint. On la même vu chez notre Président Chirac - que le ridicule na pas tué, on en est bien contents pour lui -, lors des honneurs grotesques et indécents de surcroît forts onéreux pour le contribuable - quil a rendus à Yasser Arafat agonisant.
Lannée dernière, le prince Nayef Ben Abdelaziz, ministre de lintérieur dArabie Saoudite, interrogé par un grand quotidien français, analyse les causes de leffet-boomerang du terrorisme qui frappe désormais son pays, pointe du doigt Israël qui, selon lui, «occupe la troisième mosquée» de lislam et déclare quil nest «pas juste que les résolutions de lONU ne soient pas appliquées».
Du reste, concède-t-il, à cause de ces Israéliens, certains sujets saoudiens «sont favorables aux idées des terroristes et, peut-être, ces gens-là les aident». Autrement dit, le royaume saoudien, bailleur de fonds du terrorisme islamiste, na besoin daucune réforme puisque son système est parfait, ignorant sans doute que ce pays colossalement riche connaît désormais un fort taux de chômage parmi ses jeunes sujets bourrés de coran et dinterdits, mais en manque de véritable formation scientifique ou technologique. Le terrorisme djihadiste ne serait-il pas, pour ces richissimes «oléocrates», un moyen de détourner la révolte des jeunes devant leur horizon bouché en les poussant à châtier les infidèles, coupables de tous leurs maux ? Alors, comment faire pour contrer leffet-boomerang de cette imbécillité myope, dont lArabie bailleresse de fonds du terrorisme fait désormais les frais ? En gros: Quand la Palestine sera enfin édifiée sur lemplacement dIsraël, comme «la troisième mosquée» est déjà édifiée sur lemplacement du Temple de Jérusalem, tout rentrera dans lordre; le monde en général et le royaume pétro-saoudien en particulier nentendront plus parler de terrorisme. Juré sur le coran!
Sous leffet de cette palestinophrénie, tout sexplique par Israël : non seulement «largent juif qui domine le monde, contrôle les grands médias et asservit lAmérique à Israël», mais aussi, à en croire le «Réseau Voltaire», la destruction des Twin Towers new-yorkaises, les carnages en Irak, attribués à tort à la «résistance» irakienne, lassassinat, lan dernier, du cinéaste néerlandais Théo van Gogh, attribué à tort à un islamiste marocain de nationalité néerlandaise, et le «contrat» (fatwa) lancé contre la députée néerlandaise, Ayaan Hirsi, coupable de féminité et dapostasie. Pourquoi pas, pendant que nous y sommes, ne pas voir la main du Mossad derrière la grippe aviaire, les ruches ravagées par une bestiole parasite, les ravages du Sida en Afrique, les femmes du Darfour, ou dAlgérie, violées par les pieux islamistes avant dêtre égorgées, comme le Fiqh les y autorise, ou la sécheresse dont souffre le Sahara. Ou, bien entendu, le raton laveur et la mort de cet infortuné Brésilien innocent, tué à Londres par des policiers, certes britanniques, mais formés par des spécialistes israéliens. Tout se tient. Cest fou ce quun minuscule Etat de 6 millions dhabitants peut nuire aux 6 milliards de Terriens!
On dit que la classe dirigeante dArabie est constituée de musulmans relativement modérés. Nous voilà rassurés. Mais comment traduit-on donc Tartuffe en arabe wahhabite ? Est-ce seulement traduisible dans la langue du coran?
Ce ne sont pas les propos de cet individu tout juste débarqué du septième siècle de notre ère qui nous préoccupent. À sa décharge, il a derrière lui quatorze siècles dabrutissement guère propices à lépanouissement intellectuel et au discernement. Ce qui est grave, cest que, par servilité, par affairisme, par idéologie, ou, le plus souvent, par un psittacisme imbécile, nos politiciens, nos médiocres médias, nos universitaires, nos penseurs brevetés mettent leurs pieds, qui leur servent de tête, dans les pas de ces richissimes arriérés, dont lislam est davantage une maladie mentale quune religion.
Cest cette servilité occidentale qui, en mars 2005, permet à la Libye de prendre la présidence de la Commission des droits de lhomme de lONU et dy faire condamner Israël pour «violations systématiques de la convention de Genève», et pour les «violences» commises par des Israéliens, mais pas un mot de la même Commission dite des Droits de lHomme sur les Israéliens tués ou mutilés par les violences palestiniennes. Pas un mot non plus sur les victimes new-yorkaises, madrilènes, londoniennes du terrorisme coranique. Se sont vainement opposés à cette condamnation, le Royaume-Uni, le Canada, lAllemagne, lItalie, les USA, mais pas la France, non décontaminée du virus de Munich et de Montoire. Mais peut-être, plus prosaïquement, parce quà lheure du vote, notre délégué prenait lapéritif au bar de lONU. Cest une bonne excuse.
Mais il nest que de comparer le nombre de condamnations et résolutions anti-israéliennes votées par la France (son représentant navait alors certainement pas soif) avec celui de ses condamnations des atteintes aux droits de lhomme et des crimes commis par les Soudanais, les Indonésiens, les Saoudiens, les russes, les Chinois et autres, sans parler des crimes palestiniens, y compris contre leurs propres ressortissants, pour mesurer lasservissement de la diplomatie française à la ligne «eurabienne».
La gauche révolutionnaire qui, de Lénine et Trotski à Staline, de Staline à Mao, de Mao à Pol Pot, na jamais été avare de massacres, de meurtres et datteintes aux droits de lhomme, se substitue, du coup, au christianisme sur le terrain compassionnel, nullement gênée de fournir son contingent de porteurs de valises et didiots utiles à cet islamisme qui, en ce début du XXIe siècle, remplit la fonction criminogène qui fut celle des nazis du siècle précédent.
Il est vrai quen fin de compte, les antifascistes de lépoque avaient bonne mine devant le pacte qui, voici précisément soixante-six ans, scellait une alliance entre la «patrie du prolétariat», antifasciste par essence, et lAllemagne nazie. Alliance contre-nature ? À voir les causes troubles quune gauche pervertie soutient, ces dernières années, je dirais plutôt que cétait une «alliance prémonitoire» entre deux totalitarismes bafouant les droits de lhomme. Il ny a aucune différence de nature entre lalliance du communisme et du fascisme nazi du siècle dernier, et lalliance de fait du gauchisme et de lislamisme, scellée sur lautel de la palestinophrénie.
Si tout ce monde nen meurt pas, tout le monde en est atteint. On la même vu chez notre Président Chirac - que le ridicule na pas tué, on en est bien contents pour lui -, lors des honneurs grotesques et indécents de surcroît forts onéreux pour le contribuable - quil a rendus à Yasser Arafat agonisant.
Lannée dernière, le prince Nayef Ben Abdelaziz, ministre de lintérieur dArabie Saoudite, interrogé par un grand quotidien français, analyse les causes de leffet-boomerang du terrorisme qui frappe désormais son pays, pointe du doigt Israël qui, selon lui, «occupe la troisième mosquée» de lislam et déclare quil nest «pas juste que les résolutions de lONU ne soient pas appliquées».
Du reste, concède-t-il, à cause de ces Israéliens, certains sujets saoudiens «sont favorables aux idées des terroristes et, peut-être, ces gens-là les aident». Autrement dit, le royaume saoudien, bailleur de fonds du terrorisme islamiste, na besoin daucune réforme puisque son système est parfait, ignorant sans doute que ce pays colossalement riche connaît désormais un fort taux de chômage parmi ses jeunes sujets bourrés de coran et dinterdits, mais en manque de véritable formation scientifique ou technologique. Le terrorisme djihadiste ne serait-il pas, pour ces richissimes «oléocrates», un moyen de détourner la révolte des jeunes devant leur horizon bouché en les poussant à châtier les infidèles, coupables de tous leurs maux ? Alors, comment faire pour contrer leffet-boomerang de cette imbécillité myope, dont lArabie bailleresse de fonds du terrorisme fait désormais les frais ? En gros: Quand la Palestine sera enfin édifiée sur lemplacement dIsraël, comme «la troisième mosquée» est déjà édifiée sur lemplacement du Temple de Jérusalem, tout rentrera dans lordre; le monde en général et le royaume pétro-saoudien en particulier nentendront plus parler de terrorisme. Juré sur le coran!
Sous leffet de cette palestinophrénie, tout sexplique par Israël : non seulement «largent juif qui domine le monde, contrôle les grands médias et asservit lAmérique à Israël», mais aussi, à en croire le «Réseau Voltaire», la destruction des Twin Towers new-yorkaises, les carnages en Irak, attribués à tort à la «résistance» irakienne, lassassinat, lan dernier, du cinéaste néerlandais Théo van Gogh, attribué à tort à un islamiste marocain de nationalité néerlandaise, et le «contrat» (fatwa) lancé contre la députée néerlandaise, Ayaan Hirsi, coupable de féminité et dapostasie. Pourquoi pas, pendant que nous y sommes, ne pas voir la main du Mossad derrière la grippe aviaire, les ruches ravagées par une bestiole parasite, les ravages du Sida en Afrique, les femmes du Darfour, ou dAlgérie, violées par les pieux islamistes avant dêtre égorgées, comme le Fiqh les y autorise, ou la sécheresse dont souffre le Sahara. Ou, bien entendu, le raton laveur et la mort de cet infortuné Brésilien innocent, tué à Londres par des policiers, certes britanniques, mais formés par des spécialistes israéliens. Tout se tient. Cest fou ce quun minuscule Etat de 6 millions dhabitants peut nuire aux 6 milliards de Terriens!
On dit que la classe dirigeante dArabie est constituée de musulmans relativement modérés. Nous voilà rassurés. Mais comment traduit-on donc Tartuffe en arabe wahhabite ? Est-ce seulement traduisible dans la langue du coran?
Ce ne sont pas les propos de cet individu tout juste débarqué du septième siècle de notre ère qui nous préoccupent. À sa décharge, il a derrière lui quatorze siècles dabrutissement guère propices à lépanouissement intellectuel et au discernement. Ce qui est grave, cest que, par servilité, par affairisme, par idéologie, ou, le plus souvent, par un psittacisme imbécile, nos politiciens, nos médiocres médias, nos universitaires, nos penseurs brevetés mettent leurs pieds, qui leur servent de tête, dans les pas de ces richissimes arriérés, dont lislam est davantage une maladie mentale quune religion.
Cest cette servilité occidentale qui, en mars 2005, permet à la Libye de prendre la présidence de la Commission des droits de lhomme de lONU et dy faire condamner Israël pour «violations systématiques de la convention de Genève», et pour les «violences» commises par des Israéliens, mais pas un mot de la même Commission dite des Droits de lHomme sur les Israéliens tués ou mutilés par les violences palestiniennes. Pas un mot non plus sur les victimes new-yorkaises, madrilènes, londoniennes du terrorisme coranique. Se sont vainement opposés à cette condamnation, le Royaume-Uni, le Canada, lAllemagne, lItalie, les USA, mais pas la France, non décontaminée du virus de Munich et de Montoire. Mais peut-être, plus prosaïquement, parce quà lheure du vote, notre délégué prenait lapéritif au bar de lONU. Cest une bonne excuse.
Mais il nest que de comparer le nombre de condamnations et résolutions anti-israéliennes votées par la France (son représentant navait alors certainement pas soif) avec celui de ses condamnations des atteintes aux droits de lhomme et des crimes commis par les Soudanais, les Indonésiens, les Saoudiens, les russes, les Chinois et autres, sans parler des crimes palestiniens, y compris contre leurs propres ressortissants, pour mesurer lasservissement de la diplomatie française à la ligne «eurabienne».
Morts supportables
Monsieur Olivier Roy, qui passe, à juste titre je crois, pour un éminent islamologue spécialiste, de surcroît, du Moyen-Orient, se demande, dans Le Figaro du 9 août, si «le Hamas peut changer». Si je comprends bien, il demande si ces totalitaires islamistes, qui ne connaissent que le terrorisme comme moyen dexpression, seraient capables de troquer la ceinture explosive, le lance-roquettes et la voiture piégée en échange de quelques sièges de députés et quelques portefeuilles ministériels dans le futur Etat palestinien. Davance, il répond positivement, mais à condition quIsraël lui en laisse le temps.
Et de donner en exemple lIrlande, où Jerry Adams, chef terroriste irlandais, vient de faire la paix avec lennemi britannique, chose qui aurait été rendue impossible si le SAS britannique lavait éliminé, à linstar des éliminations ciblées pratiquées par Israël contre les chefs du Hamas après chaque attentat terroriste de ce dernier. Et dajouter, à lappui de sa démonstration, que le Hezbollah libanais, dont lobjectif de chasser Israël du Liban étant atteint, le nombre de meurtres de Juifs commis par ces «résistants» atteint un niveau désormais «supportable» et le Hezbollah se transformant désormais en composante du jeu politique et démocratique libanais.
Nous découvrons ainsi ce que tout le monde ignorait, à commencer par Olivier Roy, à savoir, quà ses impressionnants titres universitaires, cet éminent spécialiste peut ajouter celui de nécromancien. Autrement, comment saurait-il que les victimes du Hezbollah situent leur propre mort à un niveau désormais supportable, donc acceptable ? Nétant pas aussi savant quOlivier Roy et ne sachant communiquer avec lau-delà, je lui demanderais seulement pourquoi, lobjectif du Hezbollah étant atteint, celui-ci ne peut se dispenser de tuer des Israéliens, même si, à 3000 Km du lieu des meurtres, notre spécialiste confortablement installé dans son fauteuil, les juge dun niveau parfaitement supportable.
Je demanderais aussi ce qui justifie ses certitudes sur le proche avenir, alors que, «ses objectifs étant atteints», le Hezbollah, devenant parti politique, ne semble nullement décidé à remettre son armement lourd et léger aux autorités légales libanaises. Imagine-t-on en France les partis politiques légaux, tels que lUDF, le PC, le FN, le PS ou la LCI masser leurs milices armées le long de la frontière belge, allemande, suisse, italienne, ou espagnole, et y expédier, de temps en temps, quelques roquettes qui feraient, dans ces pays, un nombre supportable de victimes?
Olivier Roy pourrait aussi bien accepter que le Vlaamsblok, se fixant pour objectif de rattacher Dunkerque et Lille aux provinces flamandes de Belgique, envoie quelques missiles sur le département du Nord et y fasse des victimes, à condition que leur nombre ne dépasse pas le niveau supportable. Et les milices armées de la Ligue du Nord de bombarder, par ci par là, Menton ou Nice, jusquà ce que la France restitue Tende et Brigue à lItalie. Les indépendantistes savoyards pourraient agir de même, dans lautre sens, pour arracher à lItalie Courmayeur et Aoste, plus ou moins francophones.
Olivier Roy ne pense quand même pas que Cheikh Yacine, chef «spirituel» et figure emblématique du Hamas, que les Israéliens ont finalement éliminé, se serait un jour décidé à transformer son organisation du crime hallal en parti politique respectable ; mais, ajoute-t-il, «lhistoire est pleine de volte-face, à commencer par celle de Sharon sur les territoires», et de craindre davance que les Israéliens ne restent pas passifs devant les attentats sanglants du Hamas, auxquels il sattend, perpétrés par les «désespérés» de cette mouvance. Par contre, les actes terroristes du Hamas ne semblent lui inspirer aucun souci. Pas plus que pour la Charte du Hamas qui se fixe pourtant pour objectif lélimination totale de lentité sioniste dIsraël et lexpulsion de tous les Juifs qui auront survécu à lanéantissement de cet Etat. Espère-t-il quà linstar dArafat ; auquel notre André Dumas, «le bien chaussé», avait soufflé la réponse politiquement correcte, le chef du Hamas déclarera cette charte caduque ? Ou ne vaut-il pas mieux croire que, par instinct de survie et face aux fachos totalitaires, il nest jamais trop tôt pour prendre un «Mein Kampf» au sérieux, et surtout pour réagir à temps et de façon appropriée, c'est-à-dire en éradiquant les radicaux ?
Mais que vaut mon point de vue de profane face à celui dun spécialiste ? Aussi, ne demanderais-je quà croire Olivier Roy, mais pour cela jaurais besoin dexemples plus édifiants que celui du terrorisme irlandais. À aucun moment de son histoire, que je sache, lI.R.A. ne visait à effacer le Royaume-Uni de la carte du monde, ni den chasser la population britannique. Et quel ultra Catholique irlandais a-t-il un jour envisagé de placer lensemble des Iles britanniques sous lautorité politique et religieuse du Saint-Père?
De même faudrait-il nous convaincre que le meilleur moyen dencourager la Hamas à changer serait dencourager dabord Israël à rester passif devant chacun des futurs carnages «inévitables» que le Hamas entend commettre, même si Olivier Roy pense que devant cette passivité, ces terroristes trouveront le jeu moins amusant et finiront par sen lasser. En somme, à qui la faute si, face aux Juifs dIsraël, le Hamas est moins heureux que Hitler face aux Juifs européens?
Le jour où le Hezbollah remettra son armement aux autorités légales libanaises et dissoudra son armée et ne se comportera plus comme un Etat dans lEtat, le jour où le Hamas remettra spontanément son armement à lAutorité palestinienne ou, à défaut, le jour où les pouvoirs libanais et palestinien se comporteront, contre les milices armées, comme naguère Ben Gourion face aux organisations armées du groupe Stern et de lIrgoun pour asseoir lautorité de lEtat nouveau-né, alors oui, Olivier Roy aura eu raison dévoquer «ces volte-face dont lHistoire est remplie». Après tout, en vertu de ces surprenantes «volte-face», il arrive même parfois que les stratèges en chambre et les joueurs de Kriegspiel [jeux de guerre] ne se trompent pas. Bons perdants, nous serions les premiers à nous en réjouir.
Monsieur Olivier Roy, qui passe, à juste titre je crois, pour un éminent islamologue spécialiste, de surcroît, du Moyen-Orient, se demande, dans Le Figaro du 9 août, si «le Hamas peut changer». Si je comprends bien, il demande si ces totalitaires islamistes, qui ne connaissent que le terrorisme comme moyen dexpression, seraient capables de troquer la ceinture explosive, le lance-roquettes et la voiture piégée en échange de quelques sièges de députés et quelques portefeuilles ministériels dans le futur Etat palestinien. Davance, il répond positivement, mais à condition quIsraël lui en laisse le temps.
Et de donner en exemple lIrlande, où Jerry Adams, chef terroriste irlandais, vient de faire la paix avec lennemi britannique, chose qui aurait été rendue impossible si le SAS britannique lavait éliminé, à linstar des éliminations ciblées pratiquées par Israël contre les chefs du Hamas après chaque attentat terroriste de ce dernier. Et dajouter, à lappui de sa démonstration, que le Hezbollah libanais, dont lobjectif de chasser Israël du Liban étant atteint, le nombre de meurtres de Juifs commis par ces «résistants» atteint un niveau désormais «supportable» et le Hezbollah se transformant désormais en composante du jeu politique et démocratique libanais.
Nous découvrons ainsi ce que tout le monde ignorait, à commencer par Olivier Roy, à savoir, quà ses impressionnants titres universitaires, cet éminent spécialiste peut ajouter celui de nécromancien. Autrement, comment saurait-il que les victimes du Hezbollah situent leur propre mort à un niveau désormais supportable, donc acceptable ? Nétant pas aussi savant quOlivier Roy et ne sachant communiquer avec lau-delà, je lui demanderais seulement pourquoi, lobjectif du Hezbollah étant atteint, celui-ci ne peut se dispenser de tuer des Israéliens, même si, à 3000 Km du lieu des meurtres, notre spécialiste confortablement installé dans son fauteuil, les juge dun niveau parfaitement supportable.
Je demanderais aussi ce qui justifie ses certitudes sur le proche avenir, alors que, «ses objectifs étant atteints», le Hezbollah, devenant parti politique, ne semble nullement décidé à remettre son armement lourd et léger aux autorités légales libanaises. Imagine-t-on en France les partis politiques légaux, tels que lUDF, le PC, le FN, le PS ou la LCI masser leurs milices armées le long de la frontière belge, allemande, suisse, italienne, ou espagnole, et y expédier, de temps en temps, quelques roquettes qui feraient, dans ces pays, un nombre supportable de victimes?
Olivier Roy pourrait aussi bien accepter que le Vlaamsblok, se fixant pour objectif de rattacher Dunkerque et Lille aux provinces flamandes de Belgique, envoie quelques missiles sur le département du Nord et y fasse des victimes, à condition que leur nombre ne dépasse pas le niveau supportable. Et les milices armées de la Ligue du Nord de bombarder, par ci par là, Menton ou Nice, jusquà ce que la France restitue Tende et Brigue à lItalie. Les indépendantistes savoyards pourraient agir de même, dans lautre sens, pour arracher à lItalie Courmayeur et Aoste, plus ou moins francophones.
Olivier Roy ne pense quand même pas que Cheikh Yacine, chef «spirituel» et figure emblématique du Hamas, que les Israéliens ont finalement éliminé, se serait un jour décidé à transformer son organisation du crime hallal en parti politique respectable ; mais, ajoute-t-il, «lhistoire est pleine de volte-face, à commencer par celle de Sharon sur les territoires», et de craindre davance que les Israéliens ne restent pas passifs devant les attentats sanglants du Hamas, auxquels il sattend, perpétrés par les «désespérés» de cette mouvance. Par contre, les actes terroristes du Hamas ne semblent lui inspirer aucun souci. Pas plus que pour la Charte du Hamas qui se fixe pourtant pour objectif lélimination totale de lentité sioniste dIsraël et lexpulsion de tous les Juifs qui auront survécu à lanéantissement de cet Etat. Espère-t-il quà linstar dArafat ; auquel notre André Dumas, «le bien chaussé», avait soufflé la réponse politiquement correcte, le chef du Hamas déclarera cette charte caduque ? Ou ne vaut-il pas mieux croire que, par instinct de survie et face aux fachos totalitaires, il nest jamais trop tôt pour prendre un «Mein Kampf» au sérieux, et surtout pour réagir à temps et de façon appropriée, c'est-à-dire en éradiquant les radicaux ?
Mais que vaut mon point de vue de profane face à celui dun spécialiste ? Aussi, ne demanderais-je quà croire Olivier Roy, mais pour cela jaurais besoin dexemples plus édifiants que celui du terrorisme irlandais. À aucun moment de son histoire, que je sache, lI.R.A. ne visait à effacer le Royaume-Uni de la carte du monde, ni den chasser la population britannique. Et quel ultra Catholique irlandais a-t-il un jour envisagé de placer lensemble des Iles britanniques sous lautorité politique et religieuse du Saint-Père?
De même faudrait-il nous convaincre que le meilleur moyen dencourager la Hamas à changer serait dencourager dabord Israël à rester passif devant chacun des futurs carnages «inévitables» que le Hamas entend commettre, même si Olivier Roy pense que devant cette passivité, ces terroristes trouveront le jeu moins amusant et finiront par sen lasser. En somme, à qui la faute si, face aux Juifs dIsraël, le Hamas est moins heureux que Hitler face aux Juifs européens?
Le jour où le Hezbollah remettra son armement aux autorités légales libanaises et dissoudra son armée et ne se comportera plus comme un Etat dans lEtat, le jour où le Hamas remettra spontanément son armement à lAutorité palestinienne ou, à défaut, le jour où les pouvoirs libanais et palestinien se comporteront, contre les milices armées, comme naguère Ben Gourion face aux organisations armées du groupe Stern et de lIrgoun pour asseoir lautorité de lEtat nouveau-né, alors oui, Olivier Roy aura eu raison dévoquer «ces volte-face dont lHistoire est remplie». Après tout, en vertu de ces surprenantes «volte-face», il arrive même parfois que les stratèges en chambre et les joueurs de Kriegspiel [jeux de guerre] ne se trompent pas. Bons perdants, nous serions les premiers à nous en réjouir.
Les «colons» sont partis
Ils ont quitté, contraints et forcés, le cur gros, leurs maisons, que leurs parents ou grands parents avaient bâties, les champs quils cultivaient, les ateliers où ils exerçaient leur métier. Les colons russes ont quitté Kaliningrad, Viborg, Petsamo, les îles Kouriles; les colons polonais ont quitté la Prusse Orientale, la Poméranie, la Silésie... Les colons tchèques sont également partis des districts Sudètes, les militaires russes basés dans les Kouriles cèderont la place aux pêcheurs japonais. Les réfugiés vont pouvoir revenir. Kaliningrad redeviendra Königsberg, Wroclaw et Gdansk redeviendront Breslau et Dantzig. Et Lhassa, évacué par les colons chinois, pourra de nouveau accueillir le Dalaï Lama et les réfugiés qui avaient quitté le paradis marxiste maoïste
Mais voilà que je me trompe de lieu et dépoque ! Tout ce qui sest passé avant 1946 nest-il pas bel et bien entériné, légitimé par la dure loi que les pays sortis de la guerre dans le camp des vainqueurs imposent habituellement aux vaincus ? Cette loi de la guerre nest elle pas fondatrice du prétendu «droit international» que lon invoque constamment, mais de façon sélective ?
Mon erreur est certainement due au fait que ma montre retarde. Les «colons» qui, en ce mois daoût finissant de lan 2005, sont partis parfois en larmes, mais sans effusion de sang, sétaient, eux aussi, installés sur des terres évacuées par les armées ennemies qui, à linstar de lAllemagne nazie, avaient opté pour la guerre pour rejeter les Juifs à la mer et, comme lAllemagne nazie, lont perdue. Mais la différence «légale», «morale» et «compassionnelle» se situe dans les trois années qui séparent 1948 de 1945; elle se situe aussi dans le fait que les Juifs ont beau être vainqueurs des Arabes, ils ne sont pas moins les vaincus de la guerre de 1939-1945. Ils en sont même les vaincus absolus. Et les vaincus nont aucun des droits que les vainqueurs sarrogent. Les vainqueurs de 1945, qui se sont arrogé un droit de veto au Conseil de Sécurité, imposent leur loi à leur profit exclusif, parfois au profit de leurs protégés, sans se soucier des peuples qui en font les frais. Cest cette loi du plus fort, ou du plus riche, que lon désigne par «droit international».
Vaincue, lAllemagne fut amputée de toute sa partie orientale au bénéfice des colons russes et surtout polonais; la Finlande invaincue de lagression de Staline en 1939 (que nos historiens pollués par le stalinisme gomment allègrement), mais lâchée par lAmérique et lAngleterre, est restée amputée de la Carélie occidentale et Petsamo, annexées par leur ancien agresseur soviétique. lItalie vaincue fut amputée de lIstrie, au bénéfice de la Yougoslavie. Et jusquà la vertueuse France, victorieuse par repêchage anglo-américain, qui a arraché à lItalie quelques miettes de territoire autour de Tende et de Brigue, désormais rattachés au département des Alpes-Maritimes, à la grande fureur du célèbre chef dorchestre, Arturo Toscanini. En représailles, ce dernier annula sa tournée en France. Cétait moins meurtrier quun bombardement mais ce ne fut pas moins une frustration pour nos mélomanes. Malgré son retournement tardif, lItalie était classée dans le camp des vaincus et ne pouvait, dès lors, quexpier et payer. Et lorsque notre Président, Jacques Chirac, prononce les noms de Wroclaw ou de Kaliningrad, il les qualifie sans sourciller de villes polonaise ou russe, gommant ainsi de nos mémoires les villes allemandes de Breslau et de Königsberg.
Or, les Juifs navaient pas dalliés lorsque lantisémitisme développait ses métastases en Europe, lorsque les Allemands les persécutaient, puis les anéantissaient. Aucun pays gagné par la «philosophie» dun Emile Chartier, dit «Alain», ou par le pacifisme du socialiste Marcel Déat, nétait disposé à prendre leur défense, puisque, à leurs yeux, il sagissait dune affaire intérieure allemande et que toute ingérence dans ce pays étant incompatible avec le «droit international» («droit» qui, de nos jours, a toujours bon dos), on nallait pas se laisser entraîner dans la guerre par les Juifs et pour leur seul profit On parlait alors dun "problème juif", jamais dun problème antisémite. De nos jours, le "problème juif" a cédé la place au "problème du Proche-Orient", et lantisémitisme traditionnel européen, auquel la Shoah a donné un sérieux coup de vieux, est récupéré et réactivé par le vigoureux antisémitisme rajeuni dun islam virulent.
Qui se souvient encore de ce printemps de 1939, à Berchtesgaden, où se tenait une conférence internationale pour chercher une solution au "problème juif" ? Le gouvernement polonais qui, à quelques mois de linvasion allemande, en faisait une affaire prioritaire, y était représenté à son plus haut niveau, la Roumanie et la Hongrie, de même. Il y fut question de déporter tous les Juifs dEurope à Madagascar. On peut se demander si une telle solution était réalisable sans laval de la France, puissance de tutelle, qui nétait pas représentée à cette "conférence". Or, selon Pierre-Jean Deschodt et François Huguenin, auteurs de La République xénophobe (Lattès 2001), les archives françaises quils ont consultées semblent confirmer que le gouvernement français en avait connaissance et nécartait pas une telle solution. À son crépuscule, la Troisième République inscrivait déjà dans ses gènes les prolégomènes du Statut des Juifs, leur marquage, leur déportation et la politique de Collaboration, que Vichy nallait pas tarder à mettre en uvre.
Ils ont quitté, contraints et forcés, le cur gros, leurs maisons, que leurs parents ou grands parents avaient bâties, les champs quils cultivaient, les ateliers où ils exerçaient leur métier. Les colons russes ont quitté Kaliningrad, Viborg, Petsamo, les îles Kouriles; les colons polonais ont quitté la Prusse Orientale, la Poméranie, la Silésie... Les colons tchèques sont également partis des districts Sudètes, les militaires russes basés dans les Kouriles cèderont la place aux pêcheurs japonais. Les réfugiés vont pouvoir revenir. Kaliningrad redeviendra Königsberg, Wroclaw et Gdansk redeviendront Breslau et Dantzig. Et Lhassa, évacué par les colons chinois, pourra de nouveau accueillir le Dalaï Lama et les réfugiés qui avaient quitté le paradis marxiste maoïste
Mais voilà que je me trompe de lieu et dépoque ! Tout ce qui sest passé avant 1946 nest-il pas bel et bien entériné, légitimé par la dure loi que les pays sortis de la guerre dans le camp des vainqueurs imposent habituellement aux vaincus ? Cette loi de la guerre nest elle pas fondatrice du prétendu «droit international» que lon invoque constamment, mais de façon sélective ?
Mon erreur est certainement due au fait que ma montre retarde. Les «colons» qui, en ce mois daoût finissant de lan 2005, sont partis parfois en larmes, mais sans effusion de sang, sétaient, eux aussi, installés sur des terres évacuées par les armées ennemies qui, à linstar de lAllemagne nazie, avaient opté pour la guerre pour rejeter les Juifs à la mer et, comme lAllemagne nazie, lont perdue. Mais la différence «légale», «morale» et «compassionnelle» se situe dans les trois années qui séparent 1948 de 1945; elle se situe aussi dans le fait que les Juifs ont beau être vainqueurs des Arabes, ils ne sont pas moins les vaincus de la guerre de 1939-1945. Ils en sont même les vaincus absolus. Et les vaincus nont aucun des droits que les vainqueurs sarrogent. Les vainqueurs de 1945, qui se sont arrogé un droit de veto au Conseil de Sécurité, imposent leur loi à leur profit exclusif, parfois au profit de leurs protégés, sans se soucier des peuples qui en font les frais. Cest cette loi du plus fort, ou du plus riche, que lon désigne par «droit international».
Vaincue, lAllemagne fut amputée de toute sa partie orientale au bénéfice des colons russes et surtout polonais; la Finlande invaincue de lagression de Staline en 1939 (que nos historiens pollués par le stalinisme gomment allègrement), mais lâchée par lAmérique et lAngleterre, est restée amputée de la Carélie occidentale et Petsamo, annexées par leur ancien agresseur soviétique. lItalie vaincue fut amputée de lIstrie, au bénéfice de la Yougoslavie. Et jusquà la vertueuse France, victorieuse par repêchage anglo-américain, qui a arraché à lItalie quelques miettes de territoire autour de Tende et de Brigue, désormais rattachés au département des Alpes-Maritimes, à la grande fureur du célèbre chef dorchestre, Arturo Toscanini. En représailles, ce dernier annula sa tournée en France. Cétait moins meurtrier quun bombardement mais ce ne fut pas moins une frustration pour nos mélomanes. Malgré son retournement tardif, lItalie était classée dans le camp des vaincus et ne pouvait, dès lors, quexpier et payer. Et lorsque notre Président, Jacques Chirac, prononce les noms de Wroclaw ou de Kaliningrad, il les qualifie sans sourciller de villes polonaise ou russe, gommant ainsi de nos mémoires les villes allemandes de Breslau et de Königsberg.
Or, les Juifs navaient pas dalliés lorsque lantisémitisme développait ses métastases en Europe, lorsque les Allemands les persécutaient, puis les anéantissaient. Aucun pays gagné par la «philosophie» dun Emile Chartier, dit «Alain», ou par le pacifisme du socialiste Marcel Déat, nétait disposé à prendre leur défense, puisque, à leurs yeux, il sagissait dune affaire intérieure allemande et que toute ingérence dans ce pays étant incompatible avec le «droit international» («droit» qui, de nos jours, a toujours bon dos), on nallait pas se laisser entraîner dans la guerre par les Juifs et pour leur seul profit On parlait alors dun "problème juif", jamais dun problème antisémite. De nos jours, le "problème juif" a cédé la place au "problème du Proche-Orient", et lantisémitisme traditionnel européen, auquel la Shoah a donné un sérieux coup de vieux, est récupéré et réactivé par le vigoureux antisémitisme rajeuni dun islam virulent.
Qui se souvient encore de ce printemps de 1939, à Berchtesgaden, où se tenait une conférence internationale pour chercher une solution au "problème juif" ? Le gouvernement polonais qui, à quelques mois de linvasion allemande, en faisait une affaire prioritaire, y était représenté à son plus haut niveau, la Roumanie et la Hongrie, de même. Il y fut question de déporter tous les Juifs dEurope à Madagascar. On peut se demander si une telle solution était réalisable sans laval de la France, puissance de tutelle, qui nétait pas représentée à cette "conférence". Or, selon Pierre-Jean Deschodt et François Huguenin, auteurs de La République xénophobe (Lattès 2001), les archives françaises quils ont consultées semblent confirmer que le gouvernement français en avait connaissance et nécartait pas une telle solution. À son crépuscule, la Troisième République inscrivait déjà dans ses gènes les prolégomènes du Statut des Juifs, leur marquage, leur déportation et la politique de Collaboration, que Vichy nallait pas tarder à mettre en uvre.
Pendant ce temps, les bateaux chargés de Juifs fugitifs dAllemagne, ainsi que de lAutriche et de la Tchéquie annexées au Grand Reich, ne trouvaient, dans aucun pays démocratique, un port pour y débarquer et devaient revenir en Allemagne, où les camps de concentration, avec la mort pour issue, les attendaient.
La Grande-Bretagne qui, par mandat de la Société des Nations, garantissait la création dun «Foyer National Juif» en Palestine, en interdisait lentrée au moment même où les Juifs étaient le plus menacés. Les Juifs navaient pas dalliés quand, par trains entiers, ils étaient transportés vers les camps dextermination. Ni la Grande-Bretagne, ni lAmérique - qui bombardaient pourtant, à tour de bras, les villes et les objectifs stratégiques allemands - ne jugeaient nécessaire de détourner quelques bombardiers pour paralyser les infrastructures de la déportation. Les Résistants français, dont le courage nest pas en cause, ont bien saboté et détruit quelques trains, mais il sagissait dobjectifs strictement militaires. Nos cheminots résistants navaient aucun ordre pour saboter les trains de la déportation.
À aucun moment, même en août 1944, alors que la Préfecture de Police de Paris, si active dans les rafles de Juifs, faisait enfin «volte-face» et passait à la Résistance, et que les Alliés senfonçaient dans le territoire français, alors que le moindre camion à gazogène qui empruntait nos routes devenait la cible de laviation alliée, les convois de déportés juifs pouvaient encore partir des camps de concentration, gardés par les gendarmes et policiers français, sans être gênés durant leur trajet vers les lieux dextermination.
Pour ne parler que de la France, si tant de Juifs ont échappé à la déportation et à la mort, ils nen sont, à coup sûr, redevables à aucune autorité française officielle ou clandestine, et bien peu à des réseaux de résistance, mais majoritairement à des initiatives individuelles et spontanées de «simples» gens inorganisés de cette France «den bas», sans titre homologué de résistant, à quelques ecclésiastiques nobéissant à aucune autre directive que celle de leur conscience. La France, celle de son peuple, valait déjà beaucoup mieux que ses «grands commis de lEtat» et que le corps de hauts fonctionnaires de la République, qui, sans état dâme, sétaient mis au service du Maréchal et de lOccupant nazi. La France libérée a connu ses procès contre ceux qui ont collaboré avec lOccupant, et ses tribunaux de lEpuration avaient parfois la main lourde; mais le "simple" fait, pour des fonctionnaires de toutes catégories et de tous grades, davoir débusqué, fiché, recensé, enregistré, traqué, arrêté, interné, malmené, spolié et livré les Juifs à lennemi allemand nétait pas considéré comme acte dintelligence avec lennemi, ou de Collaboration. Cest ainsi quun radical-socialiste tel que Bousquet, maître duvre des grandes rafles, ne fut jamais inquiété et était même reçu à la table du très socialiste président, François Mitterrand, qui avait, lui aussi, trempé dans le gouvernement de Vichy, alors nullement gêné par le Statut des Juifs. Un Maurice Papon, parmi tant dautres, protégé par tous les gouvernements de la Quatrième et de la Cinquième Républiques, que lon découvre soudain Résistant homologué, lors de son procès bien tardif, estimait avoir fait son devoir de fonctionnaire et de "résistant" en livrant aux nazis les Juifs de son département. Les seuls procès intentés à cette catégorie de fonctionnaires le furent non pas par le Parquet qui, au contraire, freinait des quatre fers, mais à titre privé, par les survivants juifs. On a alors entendu un Léon Boutbien, humaniste, franc-maçon, éminent résistant, ancien déporté, déclarer au tribunal de Bordeaux où il était venu pour témoigner, que le procès Papon nétait quun complot juif contre la République. Rien de moins!
Notons que, pas plus que Léon Boutbien, la France nest antisémite pour autant, a fortiori si on la compare à certains pays, telles la Roumanie, ou la Pologne, où lon a vu la populace, enhardie par la passivité de la police, lyncher et massacrer des Juifs survivants de la Shoah, qui voulaient simplement rentrer chez eux, et où survit, encore aujourdhui, un antisémitisme viscéral, alors que les Polonais nont pratiquement plus de Juifs à se mettre sous la dent. La Pologne a été «nettoyée» de ses 3 millions et demi de Juifs, dont la présence dans ce pays - qui dérangeait tant les nationalistes catholiques polonais- remontait au Moyen-Âge. Ces Juifs, majoritairement disparus, ainsi que les rares rescapés, sont définitivement les vaincus dHitler.
Or, cest parmi ces Juifs-là, qui sentaient quils nétaient nulle part bienvenus et que la citoyenneté qui leur était octroyée dans quelques pays avancés, comme en Allemagne ou en France, nétait pas irréversible, cest parmi ces 35% de survivants des dix millions de Juifs dEurope en tenant compte des Juifs dURSS et de la Grande Bretagne - qui vivaient avant la Shoah, cest parmi ces vaincus quIsraël, qui allait bientôt naître en tant quEtat indépendant, devait trouver son plus gros contingent, auquel sadjoignirent bientôt les Juifs chassés des pays arabes, et ceux qui, en Union Soviétique, détenaient un passeport mentionnant une «nationalité juive» mais sans lien avec un territoire national et subissaient lantisémitisme croissant et meurtrier de la tyrannie communiste.
Ces vaincus de la guerre ou de la citoyenneté aléatoire entendaient, cette fois-ci, conquérir une citoyenneté incontestée, au lieu dune citoyenneté octroyée, et prendre leur défense en mains. Mais, face à une population mondiale qui a triplé tandis que celle des pays arabes a quadruplé, les Juifs sont les seuls au monde à navoir pas retrouvé leurs effectifs de 1939. Leur nombre était alors évalué à seize millions, répartis dans le monde. Compte tenu dun accroissement naturel, les neuf à dix millions de Juifs restants, répartis dans le monde, son passés à quelque douze millions de nos jours.
Hitler clamait que sa guerre était dirigée uniquement contre les Juifs. Il disait vrai. Et par crainte de leur opinion publique peu encline à faire la guerre pour les Juifs, les Alliés ont laissé la Shoah suivre son cours sans entraves. En se fondant sur la démographie, on peut considérer quen 1945 et depuis lors, les Juifs sont les seuls vaincus de la guerre. On comprendra, dès lors, que, contrairement aux droits que se sont arrogés les vainqueurs dHitler, les Juifs, seuls vaincus des nazis, ne peuvent se prévaloir dun statut de vainqueurs et des prérogatives qui en découleraient. Les habitants du Goush Katif et autres villages de la Bande de Gaza, pas si fachos quune habile et perverse propagande médiatique nous les a présentés, en font lamère expérience. Cette évacuation est-elle au moins un pas vers la paix ? Autant croire que les concessions territoriales successives faites à Hitler, durant les six années qui séparent 1933 à 1939, ont abouti à la paix. Car, contrairement aux guerres "conventionnelles" que le monde a connues, le conflit, dit du Proche-Orient, comme ce fut, du reste, le cas de la guerre nazie, ne porte pas sur un tracé des frontières mais sur un droit même à lexistence et à la vie. De sorte que, dans la logique du totalitarisme islamique arabe, comme ce fut le cas du totalitarisme nazi, chaque concession doit être le prélude dautres concessions jusquà ce quil ne reste plus rien à concéder. Cest là que, comme leurs devanciers de lentre-deux-guerres, les pacifistes, tant européens quisraéliens, se laissent aveugler en prêtant aux barbares sanguinaires leur propre logique et leurs propres sentiments.
Un signe devrait nous alarmer: on a beaucoup entendu parler et vu, à la télé, des pacifistes israéliens de Shalom Akhshav faisant descendre 100 000 protestataires dans les rues de leur minuscule pays. Mais où voit-on des foules pacifistes descendre dans les rues arabes ? Or, même si les régimes policiers des Etats musulmans leur feraient courir des gros risques, on ne voit pas beaucoup de pacifistes arabes en exil sexprimer dans les pays du monde libre, alors que nos télés donnent la vedette aux opposants «pacifistes» israéliens.
Déjà, le Hamas, sans en être contredit par le pouvoir formel de la Palestine, et sans que nos "pacifistes" européens protestent ou sen alarment, annonce que son combat va reprendre de plus belle après lévacuation de Gaza et durera jusquà létablissement dun état musulman sur «toute» la Palestine débarrassée de lentité sioniste et vidée de sa population juive. Aux yeux de ces Mahométans, fils du djihad, dans lesquels Olivier Roy voit des futurs hommes politiques respectables, lévacuation du Goush Katif nest pas un premier pas vers la paix, mais vers lévacuation de la totalité du territoire israélien. Et lAutorité Palestinienne, si choyée par les bailleurs de fonds, les chancelleries et les grands médias internationaux, na ni la volonté ni lautorité pour contrarier cette politique de guerre permanente.
Un vieil ami juif me disait jadis quil est difficile et pénible dêtre Juif. Je le crois volontiers en ajoutant quil me semble encore plus difficile dêtre à la fois Juif et Israélien. Difficile comme le courage, car lIsraélien nest jamais quun Juif ordinaire, mais qui a décidé de ne compter sur personne dautre que sur lui-même pour survivre, combattre les pogromistes exterminateurs et défendre la vie de ses proches, les armes à la main.
La Grande-Bretagne qui, par mandat de la Société des Nations, garantissait la création dun «Foyer National Juif» en Palestine, en interdisait lentrée au moment même où les Juifs étaient le plus menacés. Les Juifs navaient pas dalliés quand, par trains entiers, ils étaient transportés vers les camps dextermination. Ni la Grande-Bretagne, ni lAmérique - qui bombardaient pourtant, à tour de bras, les villes et les objectifs stratégiques allemands - ne jugeaient nécessaire de détourner quelques bombardiers pour paralyser les infrastructures de la déportation. Les Résistants français, dont le courage nest pas en cause, ont bien saboté et détruit quelques trains, mais il sagissait dobjectifs strictement militaires. Nos cheminots résistants navaient aucun ordre pour saboter les trains de la déportation.
À aucun moment, même en août 1944, alors que la Préfecture de Police de Paris, si active dans les rafles de Juifs, faisait enfin «volte-face» et passait à la Résistance, et que les Alliés senfonçaient dans le territoire français, alors que le moindre camion à gazogène qui empruntait nos routes devenait la cible de laviation alliée, les convois de déportés juifs pouvaient encore partir des camps de concentration, gardés par les gendarmes et policiers français, sans être gênés durant leur trajet vers les lieux dextermination.
Pour ne parler que de la France, si tant de Juifs ont échappé à la déportation et à la mort, ils nen sont, à coup sûr, redevables à aucune autorité française officielle ou clandestine, et bien peu à des réseaux de résistance, mais majoritairement à des initiatives individuelles et spontanées de «simples» gens inorganisés de cette France «den bas», sans titre homologué de résistant, à quelques ecclésiastiques nobéissant à aucune autre directive que celle de leur conscience. La France, celle de son peuple, valait déjà beaucoup mieux que ses «grands commis de lEtat» et que le corps de hauts fonctionnaires de la République, qui, sans état dâme, sétaient mis au service du Maréchal et de lOccupant nazi. La France libérée a connu ses procès contre ceux qui ont collaboré avec lOccupant, et ses tribunaux de lEpuration avaient parfois la main lourde; mais le "simple" fait, pour des fonctionnaires de toutes catégories et de tous grades, davoir débusqué, fiché, recensé, enregistré, traqué, arrêté, interné, malmené, spolié et livré les Juifs à lennemi allemand nétait pas considéré comme acte dintelligence avec lennemi, ou de Collaboration. Cest ainsi quun radical-socialiste tel que Bousquet, maître duvre des grandes rafles, ne fut jamais inquiété et était même reçu à la table du très socialiste président, François Mitterrand, qui avait, lui aussi, trempé dans le gouvernement de Vichy, alors nullement gêné par le Statut des Juifs. Un Maurice Papon, parmi tant dautres, protégé par tous les gouvernements de la Quatrième et de la Cinquième Républiques, que lon découvre soudain Résistant homologué, lors de son procès bien tardif, estimait avoir fait son devoir de fonctionnaire et de "résistant" en livrant aux nazis les Juifs de son département. Les seuls procès intentés à cette catégorie de fonctionnaires le furent non pas par le Parquet qui, au contraire, freinait des quatre fers, mais à titre privé, par les survivants juifs. On a alors entendu un Léon Boutbien, humaniste, franc-maçon, éminent résistant, ancien déporté, déclarer au tribunal de Bordeaux où il était venu pour témoigner, que le procès Papon nétait quun complot juif contre la République. Rien de moins!
Notons que, pas plus que Léon Boutbien, la France nest antisémite pour autant, a fortiori si on la compare à certains pays, telles la Roumanie, ou la Pologne, où lon a vu la populace, enhardie par la passivité de la police, lyncher et massacrer des Juifs survivants de la Shoah, qui voulaient simplement rentrer chez eux, et où survit, encore aujourdhui, un antisémitisme viscéral, alors que les Polonais nont pratiquement plus de Juifs à se mettre sous la dent. La Pologne a été «nettoyée» de ses 3 millions et demi de Juifs, dont la présence dans ce pays - qui dérangeait tant les nationalistes catholiques polonais- remontait au Moyen-Âge. Ces Juifs, majoritairement disparus, ainsi que les rares rescapés, sont définitivement les vaincus dHitler.
Or, cest parmi ces Juifs-là, qui sentaient quils nétaient nulle part bienvenus et que la citoyenneté qui leur était octroyée dans quelques pays avancés, comme en Allemagne ou en France, nétait pas irréversible, cest parmi ces 35% de survivants des dix millions de Juifs dEurope en tenant compte des Juifs dURSS et de la Grande Bretagne - qui vivaient avant la Shoah, cest parmi ces vaincus quIsraël, qui allait bientôt naître en tant quEtat indépendant, devait trouver son plus gros contingent, auquel sadjoignirent bientôt les Juifs chassés des pays arabes, et ceux qui, en Union Soviétique, détenaient un passeport mentionnant une «nationalité juive» mais sans lien avec un territoire national et subissaient lantisémitisme croissant et meurtrier de la tyrannie communiste.
Ces vaincus de la guerre ou de la citoyenneté aléatoire entendaient, cette fois-ci, conquérir une citoyenneté incontestée, au lieu dune citoyenneté octroyée, et prendre leur défense en mains. Mais, face à une population mondiale qui a triplé tandis que celle des pays arabes a quadruplé, les Juifs sont les seuls au monde à navoir pas retrouvé leurs effectifs de 1939. Leur nombre était alors évalué à seize millions, répartis dans le monde. Compte tenu dun accroissement naturel, les neuf à dix millions de Juifs restants, répartis dans le monde, son passés à quelque douze millions de nos jours.
Hitler clamait que sa guerre était dirigée uniquement contre les Juifs. Il disait vrai. Et par crainte de leur opinion publique peu encline à faire la guerre pour les Juifs, les Alliés ont laissé la Shoah suivre son cours sans entraves. En se fondant sur la démographie, on peut considérer quen 1945 et depuis lors, les Juifs sont les seuls vaincus de la guerre. On comprendra, dès lors, que, contrairement aux droits que se sont arrogés les vainqueurs dHitler, les Juifs, seuls vaincus des nazis, ne peuvent se prévaloir dun statut de vainqueurs et des prérogatives qui en découleraient. Les habitants du Goush Katif et autres villages de la Bande de Gaza, pas si fachos quune habile et perverse propagande médiatique nous les a présentés, en font lamère expérience. Cette évacuation est-elle au moins un pas vers la paix ? Autant croire que les concessions territoriales successives faites à Hitler, durant les six années qui séparent 1933 à 1939, ont abouti à la paix. Car, contrairement aux guerres "conventionnelles" que le monde a connues, le conflit, dit du Proche-Orient, comme ce fut, du reste, le cas de la guerre nazie, ne porte pas sur un tracé des frontières mais sur un droit même à lexistence et à la vie. De sorte que, dans la logique du totalitarisme islamique arabe, comme ce fut le cas du totalitarisme nazi, chaque concession doit être le prélude dautres concessions jusquà ce quil ne reste plus rien à concéder. Cest là que, comme leurs devanciers de lentre-deux-guerres, les pacifistes, tant européens quisraéliens, se laissent aveugler en prêtant aux barbares sanguinaires leur propre logique et leurs propres sentiments.
Un signe devrait nous alarmer: on a beaucoup entendu parler et vu, à la télé, des pacifistes israéliens de Shalom Akhshav faisant descendre 100 000 protestataires dans les rues de leur minuscule pays. Mais où voit-on des foules pacifistes descendre dans les rues arabes ? Or, même si les régimes policiers des Etats musulmans leur feraient courir des gros risques, on ne voit pas beaucoup de pacifistes arabes en exil sexprimer dans les pays du monde libre, alors que nos télés donnent la vedette aux opposants «pacifistes» israéliens.
Déjà, le Hamas, sans en être contredit par le pouvoir formel de la Palestine, et sans que nos "pacifistes" européens protestent ou sen alarment, annonce que son combat va reprendre de plus belle après lévacuation de Gaza et durera jusquà létablissement dun état musulman sur «toute» la Palestine débarrassée de lentité sioniste et vidée de sa population juive. Aux yeux de ces Mahométans, fils du djihad, dans lesquels Olivier Roy voit des futurs hommes politiques respectables, lévacuation du Goush Katif nest pas un premier pas vers la paix, mais vers lévacuation de la totalité du territoire israélien. Et lAutorité Palestinienne, si choyée par les bailleurs de fonds, les chancelleries et les grands médias internationaux, na ni la volonté ni lautorité pour contrarier cette politique de guerre permanente.
Un vieil ami juif me disait jadis quil est difficile et pénible dêtre Juif. Je le crois volontiers en ajoutant quil me semble encore plus difficile dêtre à la fois Juif et Israélien. Difficile comme le courage, car lIsraélien nest jamais quun Juif ordinaire, mais qui a décidé de ne compter sur personne dautre que sur lui-même pour survivre, combattre les pogromistes exterminateurs et défendre la vie de ses proches, les armes à la main.
On a appelé cela le Sionisme et les sombres crétins lont assimilé au nazisme. Venant dimposteurs qui ont trempé dans le pacte entre Hitler et Staline et qui ont été complices de lextermination, par ce dernier, de tous les militants anti-fascistes persévérants, ce nest à considérer que comme un aboiement de chiens hargneux. Mais, tous comptes faits, nous, citoyens de pays libres, auxquels il ne manque que le courage et des perspectives qui ne se limitent pas à léconomie et la facilité, puissions-nous ne jamais devoir un jour regretter de navoir pas été aux côtés dIsraël pendant quil en était temps encore.
André Dufour
© Liberty Vox
Mis en ligne le 22 septembre 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org











