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Ce que signifie être juif& Pasteur G. Fruhinsholz
SHALOM ISRAEL
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Tel. & Fax : (33) 130-242-788
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De nouveau, pour la énième fois et malgré tout le travail des services de Sécurité qui permettent d’éviter des dizaines d’attentats, encore une horrible tragédie dans Jérusalem - la ville de la paix. Encore un attentat sanglant – les mots deviennent creux. Des mamans, des grands-mères, des enfants… quelles cibles !… Peut-on être un héros « martyr » pour assassiner ainsi ? Quelle sorte de Dieu justifie de tels actes ?
Y a-t-il eu des réactions indignées ? Le monde offre ses condoléances. Les nations arabes, l’Egypte, la Syrie incitent à la haine, l’Iraq augmente la prime des kamikazes de 10.000 à 25.000 euros, et le monde offre ses condoléances.
Attendons-nous, lorsque Tsahal ripostera en réinvestissant Bethleem ou Hébron, à ce que les médias réagissent. S’il y a des victimes malencontreuses, les nations et les chefs d’Etat ne manqueront pas de se lever pour essayer de modérer Israël, cherchant des paroles de sagesse, pour raisonner Israël, de peur que le Moyen-Orient ne s’embrase : « Israël doit retourner à la table des négociations pour ne pas faire capoter le plan de paix… »
Est-il bon de devenir cynique ? Je ne pense pas.
Puis, je reçois, comme d’autres, sur Internet, un texte émanant d’une Israélienne. Ce texte me redonne espoir. Il s’intitule : "Ce que signifie être juif". Cette femme proclame sa foi et refuse d’avoir peur ; elle mesure tout le chemin parcouru jusqu’ici par son pays auquel personne ne croyait, il y a quelques générations ; elle montre sa fierté d’être membre d’une nation forte, une nation dont le peuple a tant fait pour l’humanité, dans tous les domaines - scientifique, médical, artistique, etc ….
A propos d’Arafat, elle rit : « Pour qui se prend-il donc pour m’effrayer ? »… Elle connaît l’histoire millénaire d’Israël – la victoire sur les Pharaons, sur les pogroms, sur Hitler, sur Sadam – et elle rassure : «Calmez-vous, les gars, nous survivrons à nos ennemis actuels !». Elle garde la tête haute, elle sait d’où elle est issue – la Bible en parle. Tous ceux qui s’en sont pris à Israël ne sont plus.
Elle a aussi cette superbe réflexion : «Les Arabes ne le savent pas encore, mais ils apprendront qu’il y a un Dieu» [1].
Cette Israélienne sait que son peuple est éternel, elle connaît son Identité ; elle n’a pas peur… même si elle pleure.
Je laisse donc mon cynisme et ma tristesse, et m’incline devant une si belle espérance. En tant que chrétien, je ne veux rajouter qu’une chose : «Israël vaincra parce que tel est le sens de son nom, donné par D.ieu [2]… quelles que soient l’action ou l’inertie des nations.»
Cette Israélienne a, bien sûr, un nom. Peut-être se nomme-t-elle Deborah, comme celle qui partait sans crainte battre ses ennemis, peut-être Myriam, qui proclamait la victoire en dansant, ou encore, Esther, prête, comme elle, au sacrifice pour sauver son peuple. En tous cas, elle est digne des filles de Sion, représentative des enfants d’Israël.
Pasteur G. Fruhinsholz,
le 23 novembre 02
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Notes explicatives de Menahem :
[1] On serait tenté ajouter : 'en Israël'. En effet, les musulmans savent qu’il y a un Dieu - pour eux, Allah – et ils l’adorent. Il semble que cette affirmation soit une réminiscence – voulue ou inconsciente - à ce passage du Deutéronome : "Mais lui [D-ieu], n'est-il pas à enfoui avec moi, scellé dans mes trésors ?" (Dt 33, 34)
[2] Allusion à la parole de D-ieu à Jacob, après son combat mystérieux avec un Ange "On ne t'appellera plus Jacob, mais Israël, car tu as prévalu en luttant avec D-ieu et des hommes et tu as vaincu." (Gn 32, 29)











