09.01.2007
La démission forcée de larchevêque de Pologne, Stanislaw Wielgus, qui entre dans le cadre des comptes à régler avec les communistes, 50 ans après, dune part, et dans celui du vu de Benoît XVI, émis lors de son accession à la papauté en 2005, duvrer pour la vérité (1), dautre part, ne sest pas déroulée sans heurts. Parmi les messages de Benoît XVI, adressés au Corps diplomatique, en ce lundi 8 janvier, charité et pardon étaient au rendez-vous mais pas à nimporte quel prix.
La démission forcée de larchevêque Stanislaw Wielgus ny sera pas mentionnée. Elle sera clairement notifiée par ailleurs.
Un scandale a éclaté lorsque des défenseurs de Mgr Wielgus se sont servis du vieil argument passe-partout : les responsables de la démission forcée seraient
les Juifs. Les Juifs auraient ainsi fait preuve du désir de déstabiliser lEglise.
Hélas, le remplaçant de Mgr Wielgus, Jozef Glemp, nous rappelle dautres souvenirs. Cest en tant que primat de Pologne, que le cardinal Glemp, voulait installer le couvent des Carmélites à lemplacement du camp de la mort dAuschwitz, en insistant sur les croix, lesquelles, on sen souvient, ont tant heurté la mémoire de la communauté juive tout entière.
En effet, cest en 1988 quune immense croix était érigée dans lenceinte de lancien camp dextermination, croix qui provenait dailleurs
de lautel pontifical dressé pour le Pape Jean-Paul II, venu à Auschwitz neuf ans auparavant.
© Irena Elster
(1) « L'Église catholique condamne les graves erreurs accomplies dans le passé, tant de la part dune partie de ses membres, que de celle de ses institutions, et elle na pas hésité à demander pardon. Lengagement pour la vérité lexige. » (Agence de Presse catholique Zenit).
Mis en ligne le 09 janvier 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org











