Union des Patrons et Professionnels Juifs de France
Vous êtes : Accueil » Religions» Christianisme
Christianisme
La campagne contre le désinvestissement en Israël s’effondre, M. Tooley
Cette fin heureuse d'un épisode, aussi honteux pour certains groupes chrétiens que dangereux et humiliant pour les Juifs et Israël, illustre l'importance et l'efficacité du discours de contre-attaque - que nous préconisons ici, depuis des années - pour la défense et l'illustration de notre cause. Certes, cette affaire laissera des cicatrices profondes dans nos coeurs et nos mémoires, mais, entre autres avantages, elle aura eu celui de nous faire mieux discerner qui sont nos VRAIS amis. Il est souhaitable que nous en tirions des leçons de stratégie. Nos ennemis sont indéniablement plus habiles que nous dans l'art de convaincre, même si c'est sur base d'arguments mensongers et fallacieux. Se pourrait-il que nous ne soyons pas capables de l'emporter sur la base d'un discours de vérité convenablement argumenté et étayé par des faits indéniables ? (Menahem Macina)
Imprimer    Envoyer à un ami 
Rappelons que nous avons largement traité de cette question. Voir  :
Plaider la cause d’Israël, oui, mais avec un dossier solide, Menahem Macina
Justice ou partialité ? Lectures chrétiennes du conflit palestino-israélien (I)  
Justice ou partialité ? Lectures chrétiennes du conflit palestino-israélien (II)
Justice ou partialité ? Lectures chrétiennes du conflit palestino-israélien (III)
Le Conseil Mondial des Eglises critique sévèrement Israël, George Conger
Quand des Presbytériens portent un faux témoignage, Diana Appelbaum
 
23 juin 2006
 
The American Spectator
 
Original anglais : "Anti-Israel Divstment Collapses" 
 
Traduction française : Menahem Macina
 
 
Le mouvement visant à cesser d’investir dans des firmes qui commercent avec Israël est en train de s’effondrer. Même des églises appartenant au courant majoritaire protestant gouverné par la gauche renoncent à cette idée. L’Assemblée Générale de l’Eglise Presbytérienne des Etats-Unis a abandonné son appui au désinvestissement d’Israël cette semaine.
 
Les idées discréditées survivent le plus longtemps dans les milieux universitaires et les bureaucraties des églises libérales, qui sont, les uns et les autres, déconnectés de la réalité. Les activistes anti-Israël ont perdu de leur énergie dans les campus universitaires de gauche, il y a quelques années, quand des accusations d’antisémitisme convainquirent un corps enseignant, au demeurant politiquement correct, de faire marche arrière. Il ne restait plus, comme ultime recours, que les églises en déclin du principal courant protestant.
 
Influencée par les vestiges de la théologie de la libération, la gauche religieuse dépeint Israël comme la puissance coloniale occidentale et les Palestiniens comme les victimes opprimées du Tiers-Monde. Par conséquent, les élites des principales églises se concentrent intensément sur les abus contre les droits de l’homme commis par les Israéliens tout en ignorant la plupart des crimes commis par des groupes palestiniens, sans parler des abus systématiques à l’encontre des droits de l’homme commis par les régimes d’un bout à l’autre du Moyen-Orient.
 
Ce ne fut donc pas une surprise quand l’Eglise Presbytérienne des Etats-Unis, qui compte 3 millions de membres, vota, en 2004, le retrait de ses actifs dans des firmes qui font des affaires avec Israël. Mais cette action déclencha la fureur dans des groupes juifs, dont beaucoup de libéraux, et qui n’avaient traditionnellement jamais considéré comme des adversaires les Protestants orientés à gauche.
 
Non sans raison, la Ligue contre l’Antisémitisme et la Diffamation (ADL) accusa le Centre Sabeel de Théologie de la Libération, à Jérusalem, d’être l’instigateur principal des campagnes de désinvestissement d’Israël.
 
"Le Centre Sabeel a longtemps joué, un rôle en coulisse, en encourageant les églises à utiliser le désinvestissement comme un instrument pour faire pression sur Israël", explique Abraham H. Foxman, président de l’ADL. "Les dirigeants des églises du courant principal protestant ont régulièrement accueilli les dirigeants de Sabeel comme invités à des rencontres et rassemblements nationaux, et l’influence de Sabeel comme avocat du désinvestissement est indiscutable, si déphasé que soit leur discours pour les assistants. Sabeel est le moteur de la campagne de désinvestissement."
 
L’ADL et d’autres groupes juifs, tel le Centre Simon Wiesenthal entrèrent en action pour renverser la décision de désinvestissement presbytérienne et pour dissuader d’autres églises de suivre cette voie. L’année dernière, les Episcopaliens et les Luthériens Evangéliques décidèrent contre le désinvestissement. L’Eglise Unie du Christ, qui compte un million deux cent mille membres, adopta le désinvestissement en tant que concept mais ne retira pas ses actifs. La Conférence de l’Eglise Méthodique Unie de Virginie, le plus grand groupe régional de l’église qui compte 8 millions de membres, adopta le désinvestissement. Mais l’Eglise dans sa totalité s’y refusa.
 
Les Presbytériens se retrouvèrent seuls à désinvestir, parmi les églises américaines. (L’église d’Angleterre, adopta le désinvestissement avec entrain, mais réalisant la controverse que cela déclenchait, elle refusa de retirer ses actions.). Le président Foxman (ADL) tourna en dérision l’équation faite par les presbytériens entre le désinvestissement anti-israélien et celui de la campagne de 1980 qui visait l’apartheid en Afrique du Sud.
 
"Affirmer qu’il y a une équivalence morale entre la politique raciste de l’apartheid et les efforts pour protéger l’ensemble des habitants d’Israël est immoral", déclara Foxman aux Presbytériens. "Suggérer, de plus, que la tactique de désinvestissement, utilisée pour briser les mesures racistes d’apartheid, soit employée contre ceux qui commercent avec Israël c’est soutenir cette équivalence morale erronée et injuste."
 
Des presbytériens conservateurs furent également troublés par les actions de leur église. Une vingtaine au moins de prêtres déposèrent des résolutions appelant à révoquer et à amender la politique de désinvestissement. Des Presbytériens opposés au désinvestissement invitèrent l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, lui-même Presbytérien, à participer à l’Assemblée Générale de Birmingham pour parler de la position partiale de l’église à l’égard d’Israël.
 
Woolsey, qui dirigea la CIA de 1993 à 1995, déclara devant une commission presbytérienne qu’il ne comprenait pas "ce qu’avait bien pu penser l’église, deux ans auparavant, quand elle avait entièrement pris le parti de l’Organisation de Libération de la Palestine". En soutenant le désinvestissement anti-israélien, "l’église choisit le Hamas", une organisation terroriste, déplora-t-il. "Le Hamas est maintenant l’organisme gouvernemental élu. Il est théocratique, totalitaire, antisémite et génocidaire. Il éduque des enfants de 5 ans à devenir terroriste-suicide. Il n’y a rien là qui soit plus éloigné de la modération." Et de mettre en contraste Israël par rapport à ses voisins : "Israël a dans ses frontières près d’un million d’Arabes, qui sont les seuls Arabes du Moyen-Orient à avoir la liberté de culte."
 
Faisant, avec passion, écho aux reproches de Woolsey, Judea Pearl, le père du journaliste assassiné du Wall Street Journal, Daniel Pearl, déclara aux Presbytériens : "Le désinvestissement ne profitera à aucun membre israélien ou palestinien du camp de la paix". "Les seuls à en tirer bénéfice sont les terroristes, qui y verront un signe d’encouragement".
 
Une coalition de 12 organisations juives a envoyé à tous les membres presbytériens de l’Assemblée Générale une lettre contenant cet avertissement : "Le désinvestissement, en tant que politique centrée uniquement sur Israël, vous met à l’unisson de ceux qui, constatant l’état de la violence qui règne dans le monde, dépeignent honteusement le seul Etat d’Israël comme une nation méprisable." Les signataires, dont l’ADL, l’American Jewish Committee, l’American Jewish Congress et le B’nai Brit International, ont déclaré : "Le désinvestissement légitime et soutient l’intransigeance palestinienne en leur donnant l’espoir qu’en fin de compte, le monde permettra qu’Israël soit détruit et que se réalisent les rêves des Palestiniens extrémistes."
 
A la différence de leurs positions politiques d’extrême gauche, la position presbytérienne anti-Israël leur a valu une énorme publicité, majoritairement négative, au cours des deux années écoulées. A la fin, les responsables presbytériens n’avaient plus qu’un souci : classer la controverse et économiser leur énergie pour d’autres causes. Le 21 juin, l’Assemblée Générale vota, par 438 voix contre 28, l’abandon de la politique de désinvestissement exclusivement dirigée contre Israël.
 
Dans leur résolution, les Presbytériens "reconnais[sent leur] responsabilité" pour l’offense et l’incompréhension causées à de nombreux membres de la communauté juive et à notre communion presbytérienne" par la résolution de désinvestissement. Ils ont remplacé le soutien au désinvestissement par une nouvelle formulation qui promet généreusement des investissements, "uniquement pour des buts pacifiques". Ils ont même modifié leur opposition au mur de sécurité, admettant le droit d’Israël de protéger ses frontières, mais déplorant les sections du mur qui "empiètent illégalement sur le territoire palestinien".
 
Rabbi Abraham Cooper de l’Institut Simon Wiesenthal a réagi au vote massif qui suspend le désinvestissement : "Nous espérons que cela constituera un tournant qui met fin à une campagne injuste menée par des églises, des groupes universitaires et des ONG pour diaboliser Israël."
 
L’espoir de Cooper est justifié. Le désinvestissement à l’encontre d’Israël est probablement défunt en tant que campagne concrète. Mais, inéluctablement, la gauche religieuse cherchera ailleurs de nouveaux dragons à tuer.
 
Mark Tooley *
 
* Mark Tooley dirige la Commission de l’Eglise Méthodiste Unie, à l’Institut de Religion et Démocratie, à Washington, D.C.
 
 
© The American Spectator
 
Mis en ligne le 26 juin 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org
World wild web consortium
Moteur de recherche google
Search Engine google
Search Engine Yahoo
Moteur de recherche Yahoo
Moteur de recherche voila
GUYSEN ISRAEL News
AC-Medias.org
Agence Juive pour Israël
Alexandre Del Valle (site)
Aliya (Fondation Leavi)
Ambassade d'Israël en France
Ambassade d'Israël en Belgique
Amitiés Québec-Israël
Antisémitisme.info
Aroutz7
Belsef
Calendrier juif
Chrétiens et juifs
CID-Info
Communauté online
Connec'Sion.com
Conscience Politique
Consistoire de Paris
Coordination Lutte antisémitisme
CRIF
Desinfos.com
Die Jüdische (en allemand)
Europolitica
Facts of Israel (bilingue)
Famous Jews
France-Israël
Franceisrael.info
Guysen
Hébreu (Morim)
Hebreunet.org
Histoire juive
Infoweb-J
Honestreporting
Israel Hasbarah Committee
Israël Magazine (fr)
Isranews.com
IsraTV
Jerusalem Post (français)
JTA
Judeoscope (Québec)
KKL
Laïc-info
Lutte contre le négationnisme
MediaLine
MEMRI (presse arabe traduite)
Middle East sites
Ministère israélien de l'Aliyah
Myths and facts
Négation de la Shoah
Objectif Information
Observatoire Médias Palestiniens
Palestine Facts
Palestinian Medias Watch (PMW)
Presse mondiale sur le Web
Primo-Europe
Proche-orient.info
Révisionisme démasqué
Shalom Israël
Sionisme (un siècle de)
Tsahal en anglais
UEJF
Un écho d'Israël
UNIFAN, portail de l'alyah francophone
Valeurs actuelles