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Azzam Azzam libéré par l'Égypte (A7)
05/12/04Arouts7 en français
Sur les prétextes fantaisistes à l'arrestation de cet Israélien druze et le déni de justice dont il fut la victime voir aussi (en anglais) : The Arrest and Trial of Azzam Azzam.
L’affaire a débuté un soir du mois de novembre 1996, lorsque le Druze israélien Azzam Azzam a été arrêté par huit agents des services de sécurité égyptiens, au moment où il regagnait son hôtel du Caire. Azzam, qui travaillait comme technicien dans une société de textiles israélo-égyptienne, a alors été accusé d’avoir tenté d’inciter un citoyen égyptien à espionner au profit d’Israël. Jugé par un tribunal égyptien, il a été condamné à une peine de quinze ans de réclusion, avec travaux forcés.
Depuis son arrestation, des démarches ont été entamées par les Israéliens pour obtenir sa libération mais elles se sont toutes soldées par des échecs. Des échanges secrets entre Jérusalem et le Caire, qui se sont poursuivis tout au long des années, n’ont pas non plus abouti.
Les personnalités qui ont visité Azzam, ces dernières années, dans sa cellule d’une prison du Caire ont été horrifiées par les conditions désastreuses de détention du prisonnier. Celui-ci avait, d’ailleurs, adressé, en décembre 2001, une lettre au Premier ministre, par l’intermédiaire du député Salah Tarif, pour lui demander de tout faire pour obtenir sa libération.
C’est apparemment au cours de la dernière visite, la semaine dernière, du chef de la diplomatie égyptienne et du chef des services de renseignements, que toute l’affaire s’est dénouée. En échange de la libération d’Azzam Azzam, Le Caire a obtenu que les six "étudiants" égyptiens, arrêtés en Israël pour activités terroristes, puissent rentrer chez eux.
Mais ce n'est certainement pas la seule motivation de cet échange. En effet, au cabinet du Premier ministre, on ne cache pas que Hosni Moubarak a fait, dans cette affaire, une faveur personnelle à Ariel Sharon.
Quant aux autorités égyptiennes, elles ont tenu à souligner qu’il n'était pas question d’une simple transaction, mais qu'il s'agissait d’un accord bien plus vaste s'inscrivant dans le cadre d’un arrangement global prévoyant de nouvelles dispositions à la frontière, au niveau de Rafiah. Elles auraient été décidées après la mort des trois policiers égyptiens tués par erreur par Tsahal. Les deux pays compteraient également prendre de nouvelles mesures sur le terrain, en prévision d’un éventuel retrait d’Israël de la région, conformément au plan élaboré par Ariel Sharon.
Toute la procédure a démarré vendredi matin, lorsqu’une requête du Parquet est parvenue au tribunal de district de Beershéva. Elle concernait les six ‘’étudiants’’ égyptiens qui devaient être relâchés, "sans conditions", à partir de midi, le dimanche 5 décembre.
La demande précisait que leur libération était nécessaire pour permettre leur expulsion, ordonnée par le ministre de la Défense. Le même tribunal a imposé la discrétion la plus totale sur la future libération d’Azzam Azzam.
Dimanche matin, le journal Al-Ahram a annoncé, dans une édition spéciale, que "six Égyptiens, qui avaient été détenus en Israël, devaient être libérés dans les prochaines heures".
Ce dimanche matin, après sa libération, Azzam Azzam s'est écrié avec joie qu'il s'agissait pour lui d'une renaissance. Il a adressé ses remerciements à tous ceux qui avaient permis sa sortie de prison. Il est arrivé à la frontière à bord d'une voiture, escorté par des agents des services de sécurité égyptiens, mais il a dû attendre, pour pénétrer en Israël, que les six "étudiants'' égyptiens soient rentrés dans leur pays.
L’affaire a débuté un soir du mois de novembre 1996, lorsque le Druze israélien Azzam Azzam a été arrêté par huit agents des services de sécurité égyptiens, au moment où il regagnait son hôtel du Caire. Azzam, qui travaillait comme technicien dans une société de textiles israélo-égyptienne, a alors été accusé d’avoir tenté d’inciter un citoyen égyptien à espionner au profit d’Israël. Jugé par un tribunal égyptien, il a été condamné à une peine de quinze ans de réclusion, avec travaux forcés. Depuis son arrestation, des démarches ont été entamées par les Israéliens pour obtenir sa libération mais elles se sont toutes soldées par des échecs. Des échanges secrets entre Jérusalem et le Caire, qui se sont poursuivis tout au long des années, n’ont pas non plus abouti.
Les personnalités qui ont visité Azzam, ces dernières années, dans sa cellule d’une prison du Caire ont été horrifiées par les conditions désastreuses de détention du prisonnier. Celui-ci avait, d’ailleurs, adressé, en décembre 2001, une lettre au Premier ministre, par l’intermédiaire du député Salah Tarif, pour lui demander de tout faire pour obtenir sa libération.
C’est apparemment au cours de la dernière visite, la semaine dernière, du chef de la diplomatie égyptienne et du chef des services de renseignements, que toute l’affaire s’est dénouée. En échange de la libération d’Azzam Azzam, Le Caire a obtenu que les six "étudiants" égyptiens, arrêtés en Israël pour activités terroristes, puissent rentrer chez eux.
Mais ce n'est certainement pas la seule motivation de cet échange. En effet, au cabinet du Premier ministre, on ne cache pas que Hosni Moubarak a fait, dans cette affaire, une faveur personnelle à Ariel Sharon.
Quant aux autorités égyptiennes, elles ont tenu à souligner qu’il n'était pas question d’une simple transaction, mais qu'il s'agissait d’un accord bien plus vaste s'inscrivant dans le cadre d’un arrangement global prévoyant de nouvelles dispositions à la frontière, au niveau de Rafiah. Elles auraient été décidées après la mort des trois policiers égyptiens tués par erreur par Tsahal. Les deux pays compteraient également prendre de nouvelles mesures sur le terrain, en prévision d’un éventuel retrait d’Israël de la région, conformément au plan élaboré par Ariel Sharon.
Toute la procédure a démarré vendredi matin, lorsqu’une requête du Parquet est parvenue au tribunal de district de Beershéva. Elle concernait les six ‘’étudiants’’ égyptiens qui devaient être relâchés, "sans conditions", à partir de midi, le dimanche 5 décembre.
La demande précisait que leur libération était nécessaire pour permettre leur expulsion, ordonnée par le ministre de la Défense. Le même tribunal a imposé la discrétion la plus totale sur la future libération d’Azzam Azzam.
Dimanche matin, le journal Al-Ahram a annoncé, dans une édition spéciale, que "six Égyptiens, qui avaient été détenus en Israël, devaient être libérés dans les prochaines heures".
Ce dimanche matin, après sa libération, Azzam Azzam s'est écrié avec joie qu'il s'agissait pour lui d'une renaissance. Il a adressé ses remerciements à tous ceux qui avaient permis sa sortie de prison. Il est arrivé à la frontière à bord d'une voiture, escorté par des agents des services de sécurité égyptiens, mais il a dû attendre, pour pénétrer en Israël, que les six "étudiants'' égyptiens soient rentrés dans leur pays.Claire Dana-Picard
© Arouts7 en français.
Mis en ligne le 5 decembre2004 sur le site www.upjf.org.











