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Des barbecues contre la grève de la faim (Haaretz)
Haaretz, 16/08/2004![]() | www.haaretz.com/hasen/spages/465303.html |
![]() | www.haaretz.co.il/hasite/pages/ShArtPE.jhtml?itemNo=465233 |
La bombe découverte à côté de la prison était factice
Les artificiers de la police ont établi que l’engin cylindrique découvert mardi matin contre l’enceinte de la prison de Tel-Mond était un leurre (Information de Radio Israël)
Les responsables des services pénitentiaires pensent que cet incident est lié à la grève de la faim entamée la veille par des prisonniers palestiniens.
Les services de sécurité ont fermé l’ancienne autoroute Haïfa-Tel Aviv et détourné la circulation après la découverte de l’engin suspect.

Tel-Mond
Le centre de détention de Tel-Mond se situe sept kilomètres au nord de Kfar-Sava.
Les responsables des services pénitentiaires pensent que cet incident est lié à la grève de la faim entamée la veille par des prisonniers palestiniens.
Les services de sécurité ont fermé l’ancienne autoroute Haïfa-Tel Aviv et détourné la circulation après la découverte de l’engin suspect.

Tel-Mond
Le centre de détention de Tel-Mond se situe sept kilomètres au nord de Kfar-Sava.
Les services pénitentiaires installent des barbecues
pour contrer la grève de la faim
pour contrer la grève de la faim
Près de 1 500 détenus de sécurité ont débuté une grève de la faim. 2 400 autres envisageraient de se joindre au mouvement.
Ces prisonniers réclament, entre autres, le retrait de la vitre de séparation d’avec les visiteurs dans les parloirs, et l’installation de cabines téléphoniques dans les prisons. Le ministre de la Sécurité intérieure, Tsahi Hanegbi, a déclaré vendredi qu’il ne céderait pas aux demandes des prisonniers.

Tsahi Hanegbi
ministre de la Sécurité intérieure
La sécurité a été renforcée lundi dans toutes les prisons du pays, principalement par crainte d’attaque contre les gardiens.
Pour contrecarrer la grève, des barbecues ont été installés pour rôtir de la viande à proximité des cellules des détenus de sécurité.
Les gardiens ont confisqué les cigarettes et les friandises des grévistes, ainsi que de grosses quantités de sel, que les prisonniers avaient dissimulé dans leurs matelas, sans doute pour s’approvisionner en sels minéraux durant la grève. Les stylos et les journaux ont également été supprimés.
En plus des barbecues pour aiguiser l’appétit des détenus, les services pénitentiaires ont suspendu toute visite familiale aux grévistes, et retiré de leurs cellules postes de radio et de télévision.
Dimanche, au cours de fouilles, des gardiens ont découvert plusieurs écrits de dirigeants emprisonnés donnant des directives en vue de la grève.
Le premier jour de cette grève s’est déroulé relativement tranquillement, bien que des couteaux et des pelles aient été trouvés lors des fouilles des locaux. L’administration pénitentiaire estime que la plupart des grévistes ne comptent pas recourir à la violence ; les services médicaux et les hôpitaux voisins ont tout de même été mis en état d’alerte.
« Si cette grève devait s’arrêter par l’acceptation des revendications des détenus, je ne considérerais pas cela comme un succès [pour nous], mais comme un encouragement à la prise de contrôle des établissements [par les nationalistes] et à la terreur » a déclaré dimanche le lieutenant général Yaakov Granot, commissaire à l’administration pénitentiaire.
La branche militaire du Fatah a menacé d’opérer des enlèvements en soutien aux grévistes. Des tentes de protestation ont été dressées dans les villes palestiniennes, avec des portraits des dirigeants emprisonnés, y compris le dirigeant des Tanzim, Marwan Barghouti, et Nasser Awis, chef de la branche militaire du Fatah à Naplouse.
Un détenu de sécurité disant s’appeler Watan [patrie] a déclaré que les prisonniers ne renonceraient pas à leur grève parce qu’on leur confisque leurs effets personnels : « Quelqu’un qui cesse de s’alimenter pour obtenir gain de cause ne renonce pas parce qu’on le prive de journaux et de télévision. »
Ces prisonniers réclament, entre autres, le retrait de la vitre de séparation d’avec les visiteurs dans les parloirs, et l’installation de cabines téléphoniques dans les prisons. Le ministre de la Sécurité intérieure, Tsahi Hanegbi, a déclaré vendredi qu’il ne céderait pas aux demandes des prisonniers.

Tsahi Hanegbi
ministre de la Sécurité intérieure
La sécurité a été renforcée lundi dans toutes les prisons du pays, principalement par crainte d’attaque contre les gardiens.
Pour contrecarrer la grève, des barbecues ont été installés pour rôtir de la viande à proximité des cellules des détenus de sécurité.
Les gardiens ont confisqué les cigarettes et les friandises des grévistes, ainsi que de grosses quantités de sel, que les prisonniers avaient dissimulé dans leurs matelas, sans doute pour s’approvisionner en sels minéraux durant la grève. Les stylos et les journaux ont également été supprimés.
En plus des barbecues pour aiguiser l’appétit des détenus, les services pénitentiaires ont suspendu toute visite familiale aux grévistes, et retiré de leurs cellules postes de radio et de télévision.
Dimanche, au cours de fouilles, des gardiens ont découvert plusieurs écrits de dirigeants emprisonnés donnant des directives en vue de la grève.
Le premier jour de cette grève s’est déroulé relativement tranquillement, bien que des couteaux et des pelles aient été trouvés lors des fouilles des locaux. L’administration pénitentiaire estime que la plupart des grévistes ne comptent pas recourir à la violence ; les services médicaux et les hôpitaux voisins ont tout de même été mis en état d’alerte.
« Si cette grève devait s’arrêter par l’acceptation des revendications des détenus, je ne considérerais pas cela comme un succès [pour nous], mais comme un encouragement à la prise de contrôle des établissements [par les nationalistes] et à la terreur » a déclaré dimanche le lieutenant général Yaakov Granot, commissaire à l’administration pénitentiaire.
La branche militaire du Fatah a menacé d’opérer des enlèvements en soutien aux grévistes. Des tentes de protestation ont été dressées dans les villes palestiniennes, avec des portraits des dirigeants emprisonnés, y compris le dirigeant des Tanzim, Marwan Barghouti, et Nasser Awis, chef de la branche militaire du Fatah à Naplouse.
Un détenu de sécurité disant s’appeler Watan [patrie] a déclaré que les prisonniers ne renonceraient pas à leur grève parce qu’on leur confisque leurs effets personnels : « Quelqu’un qui cesse de s’alimenter pour obtenir gain de cause ne renonce pas parce qu’on le prive de journaux et de télévision. »
Tsahar Rotem, Jonathan Lis, Jackie Houri et Arnon Regular, correspondants Haaretz
© Haaretz pour l’original et Upjf.org, pour la version française.
Mis en ligne le 16 août 2004 sur le site www.upjf.org.













