Vous êtes :
Accueil » Tribune/Opinions» Actualités
Actualités
Michel Barnier ne sera pas reçu par Sharon, A7
Arouts7, 16 juin 2004Le ministre français des Affaires étrangères doit se rendre prochainement au Proche-Orient, mais il a été averti par le gouvernement israélien que s’il se rendait à Ramallah pour y rencontrer Yasser Arafat, il ne pourrait être reçu par le Premier ministre Ariel Sharon. Il est fort possible que la France décide de ne pas tenir compte de cet avertissement.
À trois reprises, le Quai d’Orsay avait présenté au gouvernement israélien des projets de tournée au Proche-Orient du ministre français des Affaires étrangères. Le troisième projet proposait que Michel Barnier se rende en Egypte, en Israël, puis en Jordanie, et une semaine plus tard à Ramallah. Toutefois ce projet a aussi été rejeté par Israël. En fait, le gouvernement israélien s’est fixé un objectif : obliger la France, qui est un des derniers pays à permettre de maintenir des relations entre Yasser Arafat et l’Union Européenne, à renoncer à ses prérogatives.
Cependant, un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a déclaré que d’ici la fin de la semaine, le déplacement de Michel Barnier sera programmé et le gouvernement français ne tiendra pas compte des avertissements maintes fois répétés d’Israël. A ce propos, Nissim Zvili, l’ambassadeur d’Israël en France, a lui-même envoyé une note au Quai d’Orsay réitérant le refus du Premier ministre de recevoir Michel Barnier s’il s’avisait de rencontrer le chef de l’OLP.
Apparemment, selon des sources arabes, Barnier sera bien au Caire et à Amman les 20, 21 et 22 juin et le 29 il se rendra à Ramallah pour y rencontrer Arafat. L’entêtement de la France est bien à la mesure de sa politique arabe. Toujours à l’avant-garde du combat pour une normalisation des relations avec les États terroristes (Syrie, Liban, Libye, Iran), la France a toujours tenté d’imposer sa vision dans le règlement du conflit israélo-arabe.
L’État d’Israël, convaincu de la partialité de la politique française, ne lui a jamais offert l’occasion d’influencer un quelconque processus de paix. Encore une fois, la France voudrait remettre en selle un Arafat rejeté par les États-Unis, par une partie de la Communauté internationale et par certains de ses collaborateurs au sein même de l’Autorité palestinienne qui n’acceptent plus son hégémonie et le caractère corrompu de son pouvoir.
I.S
© arouts7 en français.
Mis en ligne le 17 juin 2004 sur le site www.upjf.org.











