13/12/07, 12h 45
Dernière minute (13/12/07, 13h 38) : Metula News Agency a mis en ligne en lecture libre un compte-rendu consacré à l'information dont nous traitons ci-dessous. Ils y liront des détails intéressants qui ne figurent pas dans le bref reportage diffusé par la chaîne 10 israélienne.
La chaîne 10 israélienne consacrait hier soir un bref reportage à la question fort disputée de lorigine des cicatrices de Jamal Al-Dura, père de lenfant palestinien, Mohammed al-Dura, réputé avoir été tué par larmée israélienne.
Jamal Al-Dura a toujours affirmé que ses cicatrices provenaient, sans contestation possible, des balles que Tsahal avait délibérément tirées sur lui et sur son fils Mohammed.

En son temps, la chaîne France 2 avait même dépêché le caméraman dEnderlin, Talal Abou Rahma,
au domicile de Jamal, et avait dûment filmé les cicatrices exhibées par lui devant la caméra.
Il y a quelques années, après avoir visionné ce reportage dans les locaux de France 2, même des journalistes aussi avertis que Denis Jeambar et Daniel Leconte avaient été convaincus dabandonner leur enquête sur la possibilité que les images de la vidéo diffusée dans le monde entier, censées montrer la mort en direct de lenfant palestinien, Mohammed Al Dura imputée à Tsahal , soient le résultat dune mise en scène et dun montage.
Le témoignage dun médecin israélien, diffusé au cours de lémission de la X, le 12 décembre, est de nature à remettre en cause cette "preuve par les cicatrices", qui semblait indiscutable.
Interviewé par la chaîne israélienne, le Dr Youda David, spécialisé dans la micro-chirurgie réparatrice, a déclaré que Jamal Al Dura avait été admis, en 1994, à lhôpital Tel Hashomer, suite à une agression violente dont il avait été victime par des malfrats qui lui avaient porté plusieurs coups de hache, avec, entre autres conséquences, une totale absence de motricité et de sensibilité de sa main droite.
Le Dr Youda David affiche sur lécran de son ordinateur les photos des cicatrices de la main droite de Jamal, et affirme, en les comparant à celles qui apparaissent dans le reportage de Talal Abou Rahma, quelles ne sont pas consécutives à des impacts de balles, mais aux traces des interventions de micro-chirurgie réparatrice, qui ont été nécessaires pour rendre à la main droite du patient la motricité quelle avait perdue. Il affirme, avec la certitude que lui confère son expertise de praticien, que des cicatrices fines et longues, comme celles que lon peut voir à l'écran, sont le résultat des interventions chirurgicales qua subies Jamal al-Dura, suite à son agression, et ne peuvent, en aucun cas, être le résultat dimpacts de balles, dont les traces sont très différentes et impossibles à confondre avec celles dune opération.
Le bref reportage se termine néanmoins sur une prise de distance prudente avec la thèse de la mise en scène, brièvement exposée par Stéphane Juffa, lui aussi interrogé par le journaliste au cours de ce reportage de la chaîne 10.
Menahem Macina
© Upjf
Mis en ligne le 13 décembre 2007, par M.
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2003
Primo Europe : Gérard Huber, bonjour. Des milliers d'enfants meurent, jour après jour, dans des conflits. Vous avez choisi de vous intéresser à la mort du petit Palestinien Mohammed Al Dura en y consacrant votre dernier ouvrage. Pourquoi ?
Gérard Huber : Je ne me suis pas levé un matin en me disant : De nombreux enfants sont tués dans des conflits aux quatre coins de la planète. Et si je faisais un livre sur la mort de lenfant palestinien appelé Mohammed ! Non ! Jai décidé un jour décrire un livre sur le reportage de France 2 dont les images étaient interprétées par le journaliste Charles Enderlin comme le meurtre de Mohammed par les soldats israéliens, parce que javais vu le reportage dEsther Schapira, une journaliste allemande de la chaîne ARD qui mettait en doute les conclusions du journaliste de France 2. Et parce que ce film mavait profondément touché. Javais besoin de comprendre ce qui mapparaissait comme une énigme. Doù mon enquête.
Primo Europe : Vous parlez d'énigme. Où voyez-vous une énigme dans ces images diffusées par France 2 ?
Gérard Huber : Une énigme est quelque chose dont le sens est obscur ou ambigu. Dénouer une énigme, cest trouver le sens intentionné. Ici, le cur de lénigme est le commentaire de Charles Enderlin.
Le premier élément de lénigme est le suivant : pourquoi Enderlin dit-il, le 30 septembre 2000 : « Ici Jamal et son fils Mohammed sont la cible des tirs venus des positions israéliennes... Mais une nouvelle rafale. Mohammed est mort et son père gravement blessé ». Et pourquoi ne dit-il rien sur lorigine de ces balles, deux ans plus tard, le 4 novembre 2002, lorsquil projette ces images dans son émission «Le Rêve Brisé » ?
La réponse est : parce quentre les deux diffusions, le seul « témoin de la scène », le caméraman palestinien, Talal Abou Rahma, qui a filmé les rushes, s'est rétracté.
Dans un premier temps, le 3 octobre 2000, le caméraman palestinien disait que les Israéliens avaient tué lenfant intentionnellement et de sang froid (témoignage donné sous serment à une organisation palestinienne des droits de lhomme à Gaza). Puis dans un deuxième temps et de façon tout aussi officielle, il écrit, le 28 septembre 2002, dans un fax officiel adressé à France 2 qu'il n'a « jamais dit à Palestinian Human Rights Organization, de Gaza, que les soldats israéliens avaient tué intentionnellement ou de sang froid Mohammed Al Dura, et blessé son père ». « Tout ce que jai dit, poursuit-il, dans toutes les interviews que jai données, est que doù jétais, je voyais le tir qui venait de la position israélienne ». Le désaveu du caméraman sajoute ainsi aux nombreuses contradictions, incohérences et autres dénégations qui jalonnent les témoignages de tous les protagonistes de cette histoire.
Le second élément est le suivant : pourquoi Enderlin maintient-il que lenfant a été tué, alors que, dans le reportage dEsther Schapira, on lentend dire clairement quil na jamais dit aux radios arabes qui lavaient interrogé que les Israéliens avaient tué lenfant ? Pourquoi maintient-il cette version, alors quil a également reconnu que « quant au moment où le gamin reçoit les balles, il na même pas été filmé » ? Enfin, pourquoi maintient-il cette version, alors quon ne voit ni impact de balles, ni sang sur les corps de lenfant (réputé pourtant avoir été atteint de deux ou trois balles) et de ladulte (qui en aurait reçu neuf) ?
Primo Europe : Nous reviendrons à l'analyse de ces images et au rôle fondamental du caméraman palestinien. Restons un moment sur votre motivation. Vous parlez du sens intentionné à propos de l'énigme. Ne peut-on tout simplement envisager que Charles Enderlin, pressé par sa rédaction à Paris, et heureux de pouvoir s'attribuer un scoop, a diffusé et commenté ces images sans en vérifier totalement la véracité ? Et, s'étant ensuite trouvé piégé par le retentissement mondial de son reportage, quil a été dans l'impossibilité de rectifier, voire de se contredire sans compromettre sa réputation ?
Gérard Huber : Tout d'abord, je vous rappelle que
Or que dit ce journaliste ? Dans une interview référencée par le Centre de Formation des Journalistes (in CFJ), au demeurant devenue inaccessible [2] depuis la parution de mon livre (je nétablis pas de relation de cause à effet mais je constate), Enderlin écrit : « le débat avec la rédaction à Paris a été très court. J'ai décidé avec Philippe Harrouard (le rédacteur en chef du week-end) de diffuser les images à l'intérieur d'un reportage factuel. Car, dès lors que les images vidéo ne sont pas intégrées dans un reportage, il y a un risque énorme qu'elles soient détachées de la réalité et deviennent de la propagande. Ensuite, j'ai retiré quelques images au montage, la séquence étant trop longue. Puis j'ai demandé que lon prévienne les téléspectateurs de la dureté des images ».
Selon ses propos,
1. Enderlin na donc pas été pressé par sa rédaction, mais cest lui qui la pressée.
2. Il na pas eu conscience quil sattribuait un scoop (au sens journalistique du terme), mais que ces images étaient porteuses dun événement exceptionnel.
3. Il sest porté garant de la véracité des images.
4. Il na pas pensé à un quelconque retentissement mondial de son reportage, mais il la assumé, une fois quil a eu lieu, parce quil croyait fermement en cette véracité.
5. Il ne rectifiera jamais linformation de son propre chef (sauf par omission, comme je lai dit plus haut, au sujet de lorigine des tirs), parce quil est dans une logique où il est persuadé que ce qui la fait croire en la véracité des images est toujours opérationnel aujourdhui, malgré tout ce qui est désormais démontré et qui contredit cette version des faits, et surtout malgré les conclusions incontournables de mon enquête.
Le sens intentionné de lénigme est donc lui-même de lordre de lénigme.
Enderlin dit quil est éthique que France 2 ait diffusé ces images gratuitement auprès de toutes les chaînes du monde entier. Or, je sais, de source sûre, quil y a eu un débat contradictoire très intense sur ce point au sein de la rédaction de France 2 de lépoque, car ce point de vue nétait justement pas évident. Même quand il [Enderlin] dit cela, on ne peut affirmer quon détient le sens intentionné de lénigme quil pose.
Pour un psychanalyste, il peut sagir dune énigme oedipienne, mais aussi dune énigme pharaonique...
Primo Europe : Est ce qu'une partie de la solution de cette énigme n'est pas dans nos rapports différents à la réalité, à la vérité, à la fable ? France 2 a proposé aux téléspectateurs occidentaux un reportage sur la mort d'un enfant. Vous parlez de mise en scène. N'est-ce pas une manière d'appréhender deux approches d'une même réalité ? L'imaginaire oriental se nourrit de faits d'armes, d'héroïsme, d'émotion. Le pragmatisme occidental, sans nier l'importance de plus en plus grande du compassionnisme, prétend à la neutralité objective. Les deux ne se sont-ils pas heurtés encore une fois ?
Gérard Huber : Ce que vous voulez dire, cest que limaginaire oriental et le pragmatisme occidental sont les deux faces dune même médaille, et que, malgré cela, ou à cause de cela, ils se heurtent périodiquement.
Cest une théorie quil faudrait passer beaucoup de temps à poser et, en retour, à confirmer ou à infirmer.
Sagissant du reportage de France 2, il se peut que cette chaîne ait cru en la réalité de la mort de lenfant. Mais je vous signale que la chaîne et tel ou tel journaliste, ce sont déjà des réalités humaines différentes. Est-ce que cela aurait été pour autant suffisant pour diffuser le reportage urbi et orbi ? La Charte dEthique de France 2 répond que non. Cela nest pas suffisant. Elle aurait dû vérifier le rapport des images à la réalité. Or elle ne la pas fait.
Rappelez-vous limage du mort de Jénine (printemps 2002), qui tombe de son brancard, se redresse, réinstalle son linceul, pour finalement prendre à nouveau position dessus. Là, les réalisateurs palestiniens nont pas réussi leur coup, parce que la mise en scène propagandiste de cette saynète a été dévoilée (France 2 la dailleurs diffusée).
En revanche, ils ont réussi à propos du simulacre de meurtre du petit Mohammed, en septembre 2000, et au-delà de leurs espérances.
France 2 a donné aux téléspectateurs les éléments qui leur permettaient de comprendre que le transport du mort de Jénine était une mise en scène propagandiste : les acteurs eux-mêmes leur avaient fourni cette preuve.
Pourquoi la chaîne na-t-elle pas fait de même avec la « mort » du petit Mohammed, quand de nombreux éléments suspects figurent sur les images ? C'est à la chaîne de répondre.
Quelque chose a rendu possible que la mise en scène du simulacre de meurtre du petit Mohammed ait été vécue par France 2 comme un fait de guerre. Malheureusement, cest la culture de limage, celle-là même qui fit dire à John Ford, le réalisateur de "Qui a tué Liberty Valance" ? : « Quand la légende est plus belle que la réalité, jimprime la légende ».
Il n'y a pas eu heurt mais collusion. Et si collusion il y a eu, ce fut entre la société du spectacle et la propagande politique. Il ny a vraiment là aucune neutralité objective, mais, au contraire, un subjectivisme non contrôlé, qui a déjà fait des ravages dans lhistoire.
Quant à limaginaire oriental dont vous parlez, il porte, lui, non seulement sur la fabrication de cette fiction et sa mise en scène, mais sur sa transformation en légende et en épopée. Quun grand poète palestinien comme Mahmoud Darwich ait pu affirmer, dans un très beau poème, que le petit Mohammed était un « petit Jésus endormi » qui avait été abattu de sang froid par un soldat israélien, le montre bien. Darwich na rien vérifié, lui non plus. Mais il a cru et a exhorté ses lecteurs à croire.
Primo Europe : votre enquête vous a-t-elle permis de vous forger une conviction sur le rôle du caméraman palestinien Abou Rahma ? Rappelons que Charles Enderlin n'assistait pas à la scène au moment où celle-ci a été tournée, et qu'il était sur un autre reportage, à plusieurs dizaines de kilomètres de l'endroit du "drame".
Gérard Huber : Là encore, reportons-nous aux propos tenus par ce caméraman. Les commentateurs, tous ceux qui ont tenté de dénigrer les résultats de mon enquête avant d'en avoir pris connaissance, ou qui se taisent depuis qu'ils les ont découverts, sont d'ailleurs sidérés (j'ai parlé avec certains) par le dossier journalistique qu'ils n'avaient même pas pris la peine d'étudier.
D'où leur silence et leur incapacité à revenir, de manière officielle, sur des propos qu'ils ont tenus sans connaître le début du commencement du dossier. Le fait qu'ils refusent le débat aujourd'hui indique d'ailleurs qu'ils préfèrent le miroir opaque de la télévision à l'épreuve de la vérité.
Ainsi, sans encore parler du débat sur la mise en scène du simulacre de meurtre, concentrons-nous seulement sur le débat qui concerne l'origine des soi-disant balles qui auraient tué l'enfant.
Ce caméraman, Talal Abou Rahma, a désavoué son témoignage sous serment, et il l'a fait en démentant tout ce qu'il avait dit auparavant dans la presse, notamment arabo-musulmane, mais également - et surtout - à Charles Enderlin. Or, c'est sur ces déclarations premières que ce journaliste avait bâti son commentaire erroné.
Cela aurait dû ouvrir les yeux sur le rôle que joue le caméraman dans ce scénario. Je signale d'ailleurs que, dans le reportage d'Esther Schapira, il affirme aussi qu'il n'a jamais dit que les soldats israéliens avaient tué l'enfant... De la même manière qu'il reconnaît que tout n'a pas été dit... [3].
En fait, Talal Abou Rahma est à la disposition de qui lui demandera de dire tout ce qu'il sait sur cette énigme. Mais il semble que personne n'ait rien à lui demander de plus que ce à quoi il a déjà répondu dans son fax adressé à la rédaction de France 2.
Bref, Talal Abou Rahma est un des facteurs essentiels du montage névrotique inconscient qu'est devenue cette énigme. Mais d'autres jouent, à leur manière, le même rôle, encore aujourd'hui. C'est leur problème.
Des journalistes voudraient sortir de cette position névrotique. Ainsi France 3 (Fogiel) ou France 2 (Durand) ont-ils récemment vaguement laissé filtrer, sur leur plateau, le fait qu'il existe un livre (le mien) qui démontre que la mort en direct de Mohammed al Dura, le 30 septembre 2000, à Netzarim, devant la caméra de France 2, est une fiction...
Mais aucun des journalistes présents sur le plateau (et Fogiel et Durand non plus) n'a osé se coltiner la réalité en face, c'est-à-dire m'inviter à expliquer cette thèse et organiser un débat sur cette enquête.
Primo Europe : En tant qu'observateur des médias, correspondant à Paris d'une agence de presse israélienne, avez-vous pu mesurer l'impact des images de la mort présumée de Mohammed Al Dura, leur influence sur le regain d'antisémitisme en Europe, leur utilisation dans la médiatisation du conflit ?
Gérard Huber : Limpact des images du simulacre de meurtre de Mohammed Al Dura sur le regain de lantisémitisme est évident, tant dans le monde arabo-musulman quen Occident.
Jamal Al Dura, le père du petit Mohammed, a entrepris une tournée dans les pays voisins d'Israël, moins d'une semaine après l'événement. Il appelait à la vengeance contre lEtat juif. Or, si les images du reportage de France 2 montrent bien quil na pas reçu une seule balle, le commentaire dit qu'il a été gravement blessé, et il est censé avoir été touché par neuf balles.
Dans les écoles palestiniennes, des enfants apprennent, depuis, sur instruction de leurs maîtres, à jouer à donner leur vie pour rejoindre Mohammed dans la mort. Des spots publicitaires sont diffusés sur la télévision palestinienne. Les effets inconscients ont été terribles. Le suicide comme arme de destruction massive a été instrumentalisé au nom de cette icône.
De la même manière, on peut dire que le lâchage dIsraël par la conscience occidentale (surtout celle de la gauche) date de cette icône, c'est-à-dire dune image qui a pris la place de limage éthique du Juif.
Depuis, cette icône revient comme une tache indélébile dans le miroir dIsraël, non seulement en Orient et en Occident, mais en Israël même.
Il faut dire que les excuses, puis les démentis de larmée israélienne nont pu que renforcer dans leur conviction ceux qui voulaient que cen soit fini de la culpabilité que lon pouvait avoir à discréditer les Juifs.
Primo Europe : Comment jugez-vous l'accueil de votre livre par la presse, premièrement, et par la communauté juive en France, ensuite ?
Gérard Huber : Laccueil de mon livre confirme que la police intellectuelle est la chose au monde la mieux partagée. De la part des caciques de la presse écrite et des médias audiovisuels, et de la société du spectacle, je mattendais à quelque chose de ce genre. Jen avais déjà fait lanalyse dans un de mes récents ouvrages et je connais leur terreur devant la pensée. Bourdieu a dit de fort belles choses là-dessus et je croyais quun journaliste qui lui avait répondu par un livre fort intéressant tiendrait à faire arrêt sur limage dont je faisais la généalogie. Mais lui aussi est aux abonnés absents.
En revanche, je ne pensais pas que les institutions de la communauté juive et les intellectuels qui prétendent léclairer, réagiraient avec aussi peu de courage moral. Le réalisateur dun film qui prétend démonter les mensonges propagandistes anti-israéliens n'a même pas pris le temps de lire mon livre ni de voir le film de
Primo Europe : Certains médias (Canal+, Libé, etc.) n'ont pas hésité à vous taxer de révisionniste, voire de suppôt de l'extrême droite israélienne. Vous, homme de gauche, comment réagissez vous ?
Gérard Huber : Ces médias ont perdu leurs repères. Ils servent une soupe indigeste à leurs lecteurs et téléspectateurs, qui sont, dailleurs, et pour cause, de moins en moins nombreux. Ils ne croient plus en eux-mêmes.
Sagissant plus particulièrement des noms doiseaux - « barjot » et « très extrémiste » (Paul Moreira, dans « Lundi Investigation » de Canal +), « mini révisionniste » (Claude Askolovitch, dans Le Nouvel Observateur), « extrémiste de droite » (Frédérique Deschamps, dans Libération) -, il faut bien voir comment cela fonctionne.
Le reportage de Canal +, dans le magazine « Lundi Investigation » avait pour sujet l'idée que l'extrême droite « souffle sur les braises » de l'antisémitisme et d'une phobie anti-arabe.
Il s'agissait de donner à croire quen France, la communauté juive était travaillée par des attiseurs de haine qui ne le cédaient en rien à ceux de la communauté musulmane. Parmi les attiseurs de haine juifs, il y avait les membres de la Ligue de Défense Juive, le responsable du CRIF, le réalisateur du film « Décryptage » [4], un géopoliticien [5], et votre serviteur.
Sagissant de mon travail, lopération consistait à faire croire que toute mon argumentation nétait quune « pseudo-démonstration » qui reposait sur deux éléments visuels présents dans le reportage de France 2 (un trépied et le 'V' de la deuxième prise).
Chez Canal +, Moreira et Raffoul avaient vu les images du film de la MENA, et Moreira mavait dailleurs dit : « je vous concède que les corps ne sont pas très entamés ». Pour sa part, Thierry Vincent a filmé, deux heures durant, ma conférence à Sarcelles et ma interviewé à deux reprises. Pourtant, ils ne font pas état de la démonstration patiente et cohérente du film, ni dailleurs de mon livre.
Rien sur la critique des témoignages, des contradictions, incohérences, invraisemblances, démentis et désaveux des principaux protagonistes, le caméraman palestinien de France 2 en tête. Rien sur la preuve qui, comme la lettre volée, trône au vu de tout le monde : labsence totale dimpacts de balles et de traces de sang sur les corps de lenfant et de ladulte.
Ils jettent en pâture des conclusions préétablies, que dautres vont sempresser de croire vraies et de répercuter à leur tour dans leurs articles. Les autres, Frédérique Deschamps et Claude Askolovitch, ne se sont pas privés de sengouffrer dans le dénigrement. Je dois cependant à la vérité de dire que Frédérique Deschamps a fait passer mon droit de réponse deux jours plus tard.
Les uns et les autres sarrogent ainsi le droit de parler dun intellectuel sans prendre la peine de se renseigner sur ses travaux, son honnêteté, son éthique ni son engagement en faveur de la paix.
Pourtant, en 1989, Libération avait publié mon analyse du crime de Carpentras. Pourtant, javais recommandé, dans un courrier des lecteurs du Nouvel Observateur, datant dune vingtaine dannées, à Claude Lanzmann dappeler « Shoah » ce quil appelait alors « Holocauste ». Cela n'a pas empêché ces journalistes, lune de me qualifier d« extrémiste de droite », lautre, de « mini révisionniste ».
Cela ne les gêne pas, puisquils nont pas de mémoire. Ils prennent parti comme si rien nexistait avant eux. Aucun travail archéologique ni généalogique de la pensée. Rien, si ce nest la mince surface de glace quils tentent, pour quelque temps encore, de faire passer pour une banquise.
Cette tentative de « noyade dune information subversive », pour reprendre et adapter au contexte une phrase de Daniel Schneidermann, dans « Du journalisme après Bourdieu », et dont il dit que cest la spécialité de Canal +, avait eu lieu dans un océan deau brûlante. Elle faisait suite à dautres tentatives, tantôt en eau chaude, tantôt en eau tiède, qui lavaient précédée et qui nétaient pas parvenues à leurs fins.
Le 17 mars 2003, javais déjà adressé une Lettre Ouverte au Monde, (que ce quotidien n'a pas publiée), dans laquelle je rappelais quau moins deux de ses journalistes, Gilles Paris, Sylvain Cypel, ainsi que Dominique Vidal, du Monde Diplomatique (filiale du Monde), avaient écrit sur les images filmées par Talal Abou Rahma, caméraman palestinien de France 2, sans procéder à la critique du commentaire de Charles Enderlin. Jajoutais que s'ils l'avaient fait, « ils seraient parvenus aux mêmes conclusions que lagence
Il aurait aussi fallu qu'ils maîtrisent le mécanisme de déni du visuel, ce mécanisme qui sest emparé de journalistes comme Daniel Schneidermann, Olivier Mazerolles ou dautres, qui ont refusé de voir les images, ou de certains journalistes de TF1, France 2, France 3, M6, ou Canal +, qui les ont vues.
Primo Europe : Finalement, Gérard Huber, et cest la conclusion de votre livre, cet épisode ressuscite lantique dispute théologique sur le meurtre du fils. Est-ce à dire que ce conflit ne peut trouver de solution sans le sacrifice dun enfant ?
Gérard Huber : Vous avez raison de dire que le conflit israélo-palestinien ressuscite lantique dispute théologique sur le meurtre du fils. Mais aucun sacrifice denfant nest une condition pour quelque résolution de conflit que ce soit.
Il est toujours possible de léviter (je précise dailleurs que si notre thèse est juste, il ny a pas eu mort denfant le 30 septembre 2000, en direct devant la caméra de France 2). Quant à tous les autres enfants (palestiniens et israéliens) qui sont morts, dans des conditions atroces, je mets au défi qui que ce soit de prouver que leur martyre ait été utile pour avancer vers la solution de cet absurde conflit. Ils sont morts à cause de la cruauté de leurs bourreaux. Un point, cest tout.
Revenant sur votre question, il faut aussi faire ici plusieurs remarques.
La dispute théologique, que la Torah appelle la « ligature [6] dIsaac » est souvent appelée « le sacrifice dAbraham », à tort puisquil sagit en fait du non-sacrifice dIsaac.
Dautre part, le geste dAbraham ne sexplique que dans le cadre dune culture qui a renoncé au sacrifice de lenfant et qui la remplacé par le sacrifice de lanimal.
Isaac en est conscient puisque lui-même demande : « où est lagneau ? ».
Il y a donc une régression profonde dAbraham à un stade davant le sacrifice animal, régression quil parvient à vaincre, en substituant finalement lanimal au petit de lhomme.
Autre point : cette dispute théologique est très différente de celle que la mythologie grecque situe autour du meurtre du père et que, depuis Freud, on appelle lOedipe.
On voit donc que, dans lhistoire de lOccident athénien (par différence avec lOccident jérusalémite, si lon reprend la distinction dEmmanuel Lévinas au sujet des sources de lOccident), cest le même Père, qui avait appris à renoncer au meurtre du fils, en tout cas, à sa castration, qui est devenu lobjet de la pulsion homicide du fils.
Eh bien, dans lhistoire de lOrient arabo-musulman, les choses se passent différemment. Dabord, Ismaël le dispute souvent à Isaac dans le rôle de lenfant exposé. Ensuite, la culture arabo-musulmane naccède pas à la pensée dun père qui régresse ou dun père qui devient objet dune pulsion homicide. Elle est étrangère à ce type de conflit.
Du même coup, le meurtre de lenfant, redoublé par limpuissance du père, dans les images du simulacre de meurtre du petit Mohammed, sont les contenus dun discours qui vise à déconstruire, voire à détruire les positions respectives du fils et de son père dans le discours occidental. En revanche, rien de ces positions nest altéré dans le discours arabo-musulman. Cest pourquoi, Jamal Al Dura, interviewé par Nahum Shahaf (le responsable de la commission d'enquête israélienne), peut dire que son fils est vivant, après tout ce quil a dit sur le fait quil ait été tué. Pour lui, les deux propositions ne sont pas contradictoires.
Primo Europe : Vous êtes père vous-même. Après avoir passé tout ce temps en proximité avec le petit Mohammed, qu'auriez-vous envie de dire, aujourd'hui, aux mères israéliennes et palestiniennes d'un enfant tué lors d'un attentat, ou lors d'un affrontement entre armée israélienne et combattants palestiniens ?
Gérard Huber : Lorsque meurt un enfant gravement malade, les parents sont inconsolables. Il leur faut beaucoup de temps pour en faire le deuil, et si, finalement, ils acceptent de le faire, c'est par respect pour lui et pour son combat. Mais lorsqu'un enfant est arraché à ses parents dans des conditions aussi atroces que celles d'un attentat ou d'un affrontement, quel sens peuvent-ils trouver à cette mort et à leur propre survie ? Parce que là, l'enfant a, lui-même, été privé jusqu'au sens de son ultime moment de vie, du fait qu'une épreuve mortelle lui a été imposée, dans laquelle il a été désigné comme victime expiatoire, délibérément ou au hasard.
J'imagine leur détresse, leur révolte et leur désespoir. Rien, absolument rien, aucune cause théologique ou politique, ne justifie que l'on prenne le risque de tuer un enfant par les armes, le froid ou la faim. Les hommes, disait Freud, sont les descendants d'une lignée de meurtriers. Ils sont peut-être pires que leurs ancêtres, puisqu'ils agissent dans un monde de culture et d'éthique.
Il faut que l'Histoire cesse d'être l'alliée du meurtre. S'il y a une leçon à retenir de cette énigme, c'est bien celle-là.
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Notes de la Rédaction dupjf.org
[1] Un making of est un film documentaire relatant le tournage d'un film. Le terme "revue de tournage" est proposé par l'Office québécois de la langue française pour remplacer cet anglicisme. (Wikipedia).
[2] Depuis, le lien exact a été retrouvé.
[3] Souvenons-nous de sa réponse, accompagnée dun sourire, rusé autant que gêné, à une question embarrassante dEsther Shapira, la réalisatrice allemande du film-documentaire intitulé "Trois balles et un enfant" : « Nous avons nos secrets. Nous ne pouvons pas tout donner
»
[4] Jacques Tarnéro.
[5] Alexandre del Valle.
[6] Le terme hébreu est Aqedah, qui connote le ligotage du supplicié avant son immolation. Le terme ne figure pas tel quel dans la Tora, mais dans la littérature rabbinique. Il est formé à partir de la forme wayaaqod (racine verbale : QD), en Gn 22, 9, qui signifie "et [Abraham] lia" [Isaac sur le bûcher].
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Mis en ligne le 6 décembre 2007, par M.
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3. Al-Dura : Shurat HaDin à la Cour suprême: révoquez les accréditations des journalistes de France 2
4 décembre 2007
Texte anglais : "Shurat HaDin Petitions High Court to Revoke France 2 Television's Press Credentials".
Sur le site de IMRA. http://www.imra.org.il/
Traduction française : Menahem Macina.
Le Cabinet davocats, Shurat HaDin, en Israël, a déposé aujourdhui une requête auprès de la Haute Cour de Justice à Jérusalem, pour demander que le Bureau de Presse du Gouvernement soit contraint de révoquer les accréditations de léquipe de télévision de France 2 et de son Chef de Bureau, Mr Charles Enderlin, suite aux actions judiciaires dans laffaire Mohammed al-Dura.
Le 30 septembre 2000, deux jours après le début de la Seconde Intifada, la [chaîne de] Télévision [nationale] française diffusait dans le monde entier une séquence filmée montrant lenfant palestinien, Mohammed al-Dura recroquevillé derrière son père. La séquence présentait al-Dura et son père comme cherchant à se mettre à labri durant un échange de tirs près du carrefour de Netzarim. Dans la séquence, Enderlin attribuait à Tsahal la mort de al-Dura, en dépit du fait quil nétait pas sur les lieux.
Les images que lon pouvait voir dans cette diffusion, ajoutées au commentaire oral dEnderlin, causèrent un grand choc dans le monde entier, une vague de condamnations de lEtat dIsraël et un accroissement de la violence anti-israélienne en Israël. La Commission Or, nommée pour enquêter sur les « événements doctobre 2000 », établit que la mort de al-Dura a causé des violences anti-israéliennes massives dans la communauté israélo-arabe et a eu un impact énorme sur le début des « événements doctobre 2000 » et leurs dimensions.
Cependant, à mesure que le temps passait, il devint évident que la séquence filmée par Talal Abu Rahma, le caméraman palestinien de la chaîne [française], avait été mise en scène à des fins de propagande palestinienne. Il était clair que les tirs en direction de al-Dura et de son père, ne pouvaient pas provenir de la position de Tsahal.
De plus, Enderlin induit les téléspectateurs en erreur, en prétendant que al-Dura a été assassiné par Tsahal, malgré les résultats indiscutables de nombreuses enquêtes indépendantes en cette affaire, y compris celle de la commission denquête officielle de Tsahal. Jusquà ce jour, Enderlin et la chaîne française campent toujours sur leurs positions.
En février 2007, Shurat HaDin adressa une lettre davertissement au directeur du Bureau de Presse dIsraël, Daniel Seaman, lui demandant de révoquer les accréditations de France 2, y compris celle dEnderlin, jusquà ce que la chaîne française et Enderlin rétractent leurs allégations à lencontre dIsraël, précisent que Mohammed al-Dura na pas été tué par Tsahal, et présentent leurs excuses à lEtat dIsraël et à ses citoyens pour les énormes dégâts causés par les actes de la chaîne française et son équipe. Le directeur du Bureau de Presse, Daniel Seaman, répondit par une reconnaissance formelle du fait que Talal Abu Rahma avait bien mis en scène la séquence infâme de al-Dura. Seaman déclara que cette vidéo était une véritable accusation calomnieuse de crime de sang [blood libel] à lencontre de Tsahal, et reconnut que la chaîne nationale était responsable de la vague sans précédent de violences anti-israéliennes et anti-juives.
Il faut noter que la lettre de Seaman constitue la première confirmation, par lEtat dIsraël, quune fraude journalistique a été commise, au détriment de Tsahal, par France 2 Télévision. Toutefois, malgré ses conclusions, Seaman affirme quil nest pas autorisé à révoquer les accréditations de presse de France 2.
Selon la directrice de Shurat HaDin, Nitsana Darshan-Leitner :
« Cette accusation calomnieuse moderne de crime de sang [blood libel] a eu pour résultat direct la mort de centaines de Juifs et dArabes, et a provoqué un incendie de haine envers Israël. Les images-vidéo de al-Dura ont été exhibées dans des manifestations anti-israéliennes jusquà ce jour, en Iran, dans le monde arabe, en Europe de lOuest, et dans les campus duniversités américaines, dans le seul but de faire monter la cote de France 2. Cest probablement la plus grande tromperie journalistique qui ait été perpétrée dans les dernières centaines dannées. Nous demandons que ceux qui sont responsables de ce délit, sen excusent, ou assument les conséquences de leurs actes, pour que soit évitée, à lavenir, la répétition de tels incidents, et surtout pour quil soit mis un terme à cette accusation calomnieuse de crime de sang, une fois pour toutes. Le Bureau de Presse du Gouvernement doit sauvegarder, dans cette affaire, un intérêt israélien manifeste. Il ne peut prétendre quil est habilité à accorder des accréditations de presse, mais pas à les révoquer. Nous espérons sincèrement que les juges de la Cour suprême tiendront uniquement compte des intérêts israéliens et obligeront le Bureau de Presse du Gouvernement à révoquer les accréditations de France 2. »
© IMRA
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IMRA - Independent Media Review and Analysis
Website: www.imra.org.il
Mis en ligne le 4 décembre 2007, par M.
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Le journal israélien, Yediyot Aharonot (Ynet), publie aujourdhui un article intitulé "Laffaire al-Dura va venir devant la Haute Cour", qui fait état de ce que lassociation davocats et de juristes, Shurat HaDin, a déposé une plainte auprès de la Haute Cour israélienne de Justice, pour contraindre le Bureau de Presse du Gouvernement dIsraël à supprimer laccréditation des journalistes de France 2. Je nai pas traduit ce texte, car jai mis en ligne hier la traduction française dun article qui dit lessentiel à ce sujet.
Seul élément nouveau : selon Ynet, "Charles Enderlin a réagi en disant (*):
« Nous sommes prêts à léventualité dune enquête internationale conforme aux normes internationales. Je suis disposé à me soumettre au détecteur de mensonges, avec un accompagnement judiciaire adéquat, et nous diffuserons toute information pertinente et vérifiée ayant un lien avec laffaire, comme nous lavons déjà fait.
En ce qui concerne Dany Seaman [Directeur du Bureau de Presse du Gouvernement israélien] et Shurat haDin, nous ne pourrons réagir que quand nous connaîtrons la teneur de la plainte. »
Menahem Macina
© Upjf.org
[*] Texte original traduit par mes soins : שארל אנדרלין אמר בתגובה כי "אנחנו מוכנים לחקירה בינלאומית בסטנדרטים בינלאומים. אני מוכן ללכת לפוליגרף בליווי משפטי הולם, ונשדר כל ידיעה רלוונטית ובדוקה הקשורה לנושא, כפי שכבר עשינו. בעניין דני סימן ו'שורת הדין' - רק כשנדע מה יש בה, נוכל להגיב
[L'article de Ynet, en hébreu, m'a été aimablement signalé par Giora Hod, en Israël.]
Mis en ligne le 5 décembre 2007, par M.
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5. Al-Dura: Le silence assourdissant des médias français depuis la projection des rushes, le 14.11.07
Sur les 80 articles listés ci-après (mis en ligne depuis le 15.11.07), 48 sont de source étrangère, une quinzaine sont des traductions françaises d'articles écrits en anglais et en hébreu, la petite vingtaine restante est constituée presque uniquement d'articles mis en ligne sur des sites juifs, l'exception étant un communiqué de l'AFP [*], qui, sauf erreur, n'a été repris ou commenté par aucun média français. Sans commentaire... (Menahem Macina).
[*] Voir "Al-Dura. Reportage de lAFP sur le visionnage, en cour dappel, des rushes du film de France 2". Je profite du fait, assez rare pour être signalé, que lAFP parle, relativement longuement, de laffaire al-Dura, pour reproduire ici le texte suivant, adressé au "Figaro" et au "Monde" par notre confrère, Gabriel Lévy, qui nous en a communiqué la teneur : « Nous nous étonnons, sauf erreur de notre part, que le journal "Le Monde" nait pas accordé la moindre ligne au déroulement des audiences (19 septembre et 14 novembre) du procès relatif à la diffusion des images de France 2 et au commentaire de M. Enderlin, au sujet de la mort de lenfant Al-Dura, supposé atteint par des balles de soldats israéliens, le 30 septembre 2007. Il est entendu quinformation ne vaut pas jugement, le silence encore moins. Docteur Gabriel Lévy, Fellow Atlantis Institute. » (Menahem Macina).
http://www.debriefing.org/index0.php?sectionid=143
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