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Newsletter d'upjf.org du 7 décembre 2007
Certains de nos internautes utilisant des logiciels de courrier qui ne gèrent pas les accents, j'ai décidé de mettre désormais en ligne les newsletters pour qu'elles puissent être lues de tous et de toutes. (Menahem Macina).
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 07/12/07
 
6 textes sur les thèmes suivants : conférence d'Annapolis, affaire al-Dura,
silence médiatique sur l'assassinat d'Anne-Lorraine Schmitt
 
 
1. Anne-Lorraine Schmitt: Mise au point du père de l'assassinée
 
Je ne commenterai pas ce texte, par respect pour le drame que vivent les parents de l'assassinée. Il n'empêche que je trouve suspecte la divulgation tardive, par des sites catholiques, de l'intention qu'aurait exprimée le Chef de l'Etat d'assister aux obsèques. On ne dit pas que la famille a décliné cette éventualité, mais que "la présence [du président] aurait entraîné la présence de journalistes et de caméras, qui aurait entaché le recueillement et la ferveur souhaités par la famille". L'argument me paraît peu crédible. A ce compte, une visite de M. Sarkozy à Auschwitz serait inopportune en ce qu'elle risquerait d'"entacher le recueillement et la ferveur souhaités" par les survivants de l'Holocauste. Une telle argumentation a toutes les allures d'une justification bien-pensante de la différence de traitement que mon article [*] avait soulignée. Il n'y était d'ailleurs pas question de l'absence du président de la République, mais du deux poids deux mesures de la couverture médiatique française massive du deuil consécutif à la mort de deux victimes d'un accident de la circulation - perversement érigé en conséquence d'un acharnement policier anti-"jeunes des banlieues" -, comparé à l'extrême "discrétion" dont cette même presse avait fait preuve à propos de l'assassinée du RER D. Enfin, le fait que M. Schmitt ait "refusé toute prise de vue à l'intérieur de la cathédrale", n'empêchait nullement les journalistes de couvrir l'événement de l'extérieur, où se trouvaient plus d'un millier de personnes qui n'avaient pu trouver place dans l'édifice. Je ne puis me départir d'un réel malaise face à ce qui m'apparaît comme un discours démobilisateur, dont l'effet pervers principal est de justifier l'injustifiable : la complaisance écoeurante de trop nombreux journalistes pour les violents et les injustes, et leur oblitération de la souffrance des innocents. Je me permets de rappeler à ces chrétiens l'invective du prophète Ezéchiel (13, 10) : "ils égarent mon peuple en disant: Paix ! alors qu'il n'y a pas de paix." (Menahem Macina). 

[*] "Où était la presse audiovisuelle française lors des funérailles de l’assassinée du RER D ?".

07/12/07

Sous le titre "Précisions importantes du père d'Anne-Lorraine", le site Chrétienté.info diffuse et reprend à son compte le communiqué suivant d'un blogue catholique intitulé "Le Salon beige" (les 'grasses' sont le fait du blogue en question).

"Après contact avec lui, monsieur Schmitt nous autorise à communiquer dans un souci de paix, de vérité et de charité :

 

La famille d'Anne-Lorraine a souhaité vivre les jours qui ont précédé l'enterrement dans le recueillement et la prière et a demandé que son intimité soit strictement préservée.

 

Cette attitude très digne a été respectée par les responsables politiques de notre pays dont monsieur Schmitt confirme que l'attitude, même discrète, a vraiment été à la hauteur du drame.

 

Le Chef de l'Etat avait fait part aux parents d'Anne-Lorraine de son intention de se rendre aux obsèques, mais sa présence aurait entrainé la présence de journalistes et de caméras qui aurait entaché le recueillement et la ferveur souhaités par la famille, qui, rappelons-le, avait refusé toute prise de vue à l'intérieur de la cathédrale.

 

Monsieur Schmitt entrevoit tout le soutien dont sa famille est entourée et en particulier de la part de cette belle jeunesse venue en foule à Senlis et dont les témoignages sont si nombreux. Il sait déjà le dur combat qu'il va devoir mener pour que ce genre de drame ne se renouvelle pas et demande, dans un souci de cohérence de son action, que ne soient pas organisées de manifestation ou de marche au nom d'Anne-Lorraine.

 

Par ailleurs, contrairement à ce qui circule sur le net, Anne-Lorraine n'était pas fiancée.

 

Monsieur Schmitt a approuvé ces lignes par nous écrites. N'hésitons pas à les faire circuler autour de nous et à les faire nôtres."

 

Le Salon Beige

 

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Note de la Rédaction d'upjf.org

 

Le père d'Anne-Lorraine Schmitt a donné une interview qui figure sur le Net, sous le titre : Je pourrai peut-être pardonner à l'assassin de ma fille

 

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Mis en ligne le 7 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

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2. Al-Dura : Enderlin pour une enquête internationale et prêt à se soumettre au détecteur de mensonges

 
En mettant en ligne, hier, ce qui m'apparaît comme un tournant décisif de cette affaire complexe, je m'étais abstenu de mentionner que j'y avais déjà fait allusion en relayant, dans un article récent, la proposition identique - et largement antérieure - qu'en avait déjà faite le psychanalyste Gérard Huber, et qu'il m'avait confiée. L'article où je relayais la suggestion de Gérard Huber m'avait été demandé par une revue juive et n'était pas encore paru, c'est pourquoi je m'étais abstenu de la court-circuiter en rendant public avant elle le contenu de l'article que j'avais rédigé pour elle et à sa demande. Comme il est clair, aujourd'hui, que ce mien article ne sera pas publié par la dite revue, je viens de le mettre en ligne sur le présent site [*].
 

[*] Voir : Menahem Macina, "Affaire al-Dura : Pour une sortie de crise digne et consensuelle".

 

[Rappel : on peut trouver des centaines de textes afférents à cette controverse sur mon site personnel : debriefing.org.]

 

05/12/07

 

Le journal israélien, Yediyot Aharonot (Ynet), publie aujourd’hui un article intitulé "L’affaire al-Dura va venir devant la Haute Cour", qui fait état de ce que l’association d’avocats et de juristes, Shurat HaDin, a déposé une plainte auprès de la Haute Cour israélienne de Justice, pour contraindre le Bureau de Presse du Gouvernement d’Israël à supprimer l’accréditation des journalistes de France 2. Je n’ai pas traduit ce texte, car j’ai mis en ligne hier la traduction française d’un article qui dit l’essentiel à ce sujet.

 

Seul élément nouveau : selon Ynet, "Charles Enderlin a réagi en disant (*):
 

« Nous sommes prêts à l’éventualité d’une enquête internationale conforme aux normes internationales. Je suis disposé à me soumettre au détecteur de mensonges, avec un accompagnement judiciaire adéquat, et nous diffuserons toute information pertinente et vérifiée ayant un lien avec l’affaire, comme nous l’avons déjà fait.

En ce qui concerne Dany Seaman [Directeur du Bureau de Presse du Gouvernement israélien] et Shurat haDin, nous ne pourrons réagir que quand nous connaîtrons la teneur de la plainte. »

 

 

Menahem Macina

 

© Upjf.org

 

[*] Texte original traduit par mes soins : שארל אנדרלין אמר בתגובה כי "אנחנו מוכנים לחקירה בינלאומית בסטנדרטים בינלאומים. אני מוכן ללכת לפוליגרף בליווי משפטי הולם, ונשדר כל ידיעה רלוונטית ובדוקה הקשורה לנושא, כפי שכבר עשינו. בעניין דני סימן ו'שורת הדין' - רק כשנדע מה יש בה, נוכל להגיב

 

[L'article de Ynet, en hébreu, m'a été aimablement signalé par Giora Hod, en Israël.] 

 

 

Mis en ligne le 5 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

 

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3. Le récent rapport américain n'écarte pas la gravité de la menace nucléaire iranienne, I.E. Altman
 
Une brève mais remarquable analyse. On fera bien d’en tenir compte plutôt que de prendre pour argent comptant les versions soft – et le plus souvent orientées - répandues par la grande presse, selon lesquelles, finalement, l’Iran aurait renoncé à se doter de l’arme atomique. C’est prendre ses désirs pour des réalités que de croire à ces pseudo-analyses, rédigées à la hâte par des journalistes dénués de la moindre expertise en cette matière complexe, d’interprétation difficile, et… dangereuse. Les titres accrocheurs – dans le genre : « Pas de quatrième guerre mondiale » - relèvent davantage de la méthode Coué que de l’étude sérieuse de cette situation, que je qualifierais, sans hésiter à recourir au jeu de mots facile, d’« explosive ». (Menahem Macina).
 

05/12/07

 


Le récent rapport des agences de renseignements américaines (National Intelligence Estimate – NIE) sur le programme nucléaire iranien, publié le 4 décembre, estime que l’Iran avait gelé son programme d’arme nucléaire (c’est-à-dire le travail sur la conception de l’arme nucléaire et la production clandestine de matériaux fissibles pour cette arme), à l’automne 2003, et ne l'a pas relancé. L'Iran aurait pris cette décision en raison des pressions internationales exercées sur lui, suite à la découverte de ses activités nucléaires secrètes.

 

Il s’agit d’une révision fondamentale par rapport au précédent rapport du NIE, publié en mai 2005, qui affirmait : « l’Iran est réellement déterminé à développer l'arme nucléaire malgré ses engagements internationaux et les pressions internationales ». On peut en conclure que, tout comme celui de 2005, le dernier rapport du NIE risque de ne pas être le dernier mot de la communauté du renseignement américain sur ce sujet.

 

Néanmoins, même si cette dernière estimation est correcte, la menace que représente le programme nucléaire iranien demeure bien réelle. Le même document affirme que l’Iran a travaillé jusqu’à l’automne 2003 au développement de l'arme nucléaire, et qu’il conserve au moins l’option de la développer. Le rapport ne prétend pas que l’Iran a  pris la décision stratégique de ne pas développer l'arme nucléaire, ou de démanteler son programme nucléaire militaire. Au contraire, il affirme qu'il sera difficile de convaincre les dirigeants iraniens de renoncer à un éventuel développement de l'arme nucléaire, puisque nombreux sont ces dirigeants qui voient un lien entre le développement de l'arme nucléaire et les principaux objectifs de l'Iran quant à sa sécurité nationale et à sa politique étrangère, outre l’effort considérable déployé par ce pays dans le développement de l'arme nucléaire entre les années 1980 et 2003.

 

Cela signifie que l’Iran pourrait relancer son programme nucléaire à tout moment. Ce dont il a besoin, c’est de matériau fissible - à savoir, de l’uranium hautement enrichi, ou du plutonium. L'Iran n’a jamais cessé de développer sa capacité de production de ces deux matériaux.

 

Si l’Iran n’avait besoin d’uranium enrichi que pour produire de l’électricité dans les centrales nucléaires civiles qu’il est en train d’acquérir, il aurait pu accepter d’utiliser des combustibles nucléaires fournis par des entités internationales - possibilité qui lui a été offerte, à plusieurs reprises, et qu’il a toujours refusée. Dès que l’Iran sera capable d’enrichir l’uranium au niveau requis par les centrales nucléaires, rien ne l'empêchera de passer au niveau d'enrichissement supérieur que nécessite la bombe. De même, le seul but de la recherche nucléaire ne nécessite pas la construction d'un réacteur de recherche à eau lourde aussi puissant (40 MW) que celui que l'Iran est en train de construire à Arak. Avec ce réacteur, l’Iran sera en mesure de produire les grandes quantités de plutonium, nécessaires à la fabrication de l'arme nucléaire.    

 

Tout cela est bien connu de la communauté internationale, y compris de la Russie et de la Chine, et c’est pourquoi, à plusieurs reprises, le Conseil de sécurité des Nations Unies a exhorté l’Iran à mettre un terme à ces activités (voir résolutions 1696, 1737, 1747). Mais l’Iran a poursuivi le développement de ces deux projets, malgré le prix à payer que constituent l’isolement international et les sanctions économiques. Et selon le récent rapport de la National Intelligence Estimate, le projet d’enrichissement de l’uranium permettrait peut-être à l'Iran de produire suffisamment d’uranium hautement enrichi pour produire l’arme nucléaire dès la fin 2009.

 

Une fois que l’Iran aura acquis la capacité de produire suffisamment de matériau fissible pour l'arme nucléaire, rien ne l'empêchera de relancer son programme et d’être en mesure de produire la bombe, à court terme et au moment où il l’aura décidé. D’après le récent rapport de la National Intelligence Estimate, le fait qu’en 2003, l’Iran ait réagi aux pressions internationales en gelant son programme nucléaire, montre que ses décisions sont guidées par une approche rationnelle qui prend en compte les risques politiques, économiques et militaires. Si tel est le cas, la meilleure manière de convaincre l’Iran de mettre un terme à ses activités d’enrichissement d’uranium et à la construction du réacteur à eau lourde, comme de le dissuader de lancer son programme nucléaire, est le renforcement de la pression internationale et l’adoption de sanctions plus lourdes encore.   

 

© Israël Elad Altman

 

Mis en ligne le 5 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

 
 
 
4. Le 29 novembre doit-il être un jour de fête ? Caroline B. Glick
 

http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-13485-145-7-29-novembre-doit-etre-jour-fete-caroline-b-glick.html

26/11/07

The Jerusalem Post.   


Traduction française : A. Soued, corrigée et entièrement revue par M. Macina.

 

Il y a un brin de poésie perverse dans le fait que la conférence d’Annapolis a [eu] lieu la même semaine que le 60ème anniversaire de la résolution de l’Assemblée Générale des Nations unies, qui recommandait que le Mandat britannique sur la Palestine soit scindé en un Etat juif et un Etat arabe.

Cette coïncidence d’événements ne fait qu’illustrer combien peu de choses ont changé au cours des soixante années écoulées.

Tant la résolution de l’ONU de 1947, que la conférence d’Annapolis se consacrent à amener le peuple juif à faire des compromis concernant ses droits, dans le but de se concilier ses voisins, qui, 60 ans après, persistent toujours à refuser au peuple juif le droit à la souveraineté sur sa terre. Et ces deux Assemblées sont présentées comme des performances diplomatiques par le gouvernement israélien. 

Soutenu par les médias de la gauche israélienne, le gouvernement Olmert a présenté comme une percée majeure la décision des Etats arabes et musulmans, comme l’Arabie saoudite, la Syrie, le Pakistan et l’Indonésie - qui n’acceptent pas le droit d’Israël à l’existence – de participer à la conférence d’Annapolis. Mais c’est une absurdité. Les représentants de ces Etats utilisent cette occasion fournie par l’Amérique pour condamner Israël, exactement comme ils utilisent toute autre scène internationale à cet effet.

De même, soutenu par les médias de la gauche israélienne, le gouvernement Olmert célèbre la résolution de 1947 de l’ONU, comme si elle était le fondement de la légitimité internationale d’Israël. Non seulement c’est inexact, mais à la longue, la perception qu’Israël doit sa légitimité à cette résolution de l’ONU a un effet néfaste  sur la capacité d’Israël à mener une politique étrangère qui fasse progresser ses intérêts nationaux. Le résultat est clairement visible dans la manière dont Olmert gère la politique étrangère du gouvernement.

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté la résolution 181. En tant que résolution de l’Assemblée Générale, la 181 n’a pas force de loi internationale. Le fondement légal international de l’Etat juif reste donc le Mandat sur la Palestine de 1922 de la Société des Nations, qui a chargé le gouvernement britannique d’administrer un territoire désigné comme le futur Etat juif.

De fait, tout ce qu’a fait la résolution 181 a été de chercher à légitimer des décisions illégales que n’a cessé de prendre la Grande-Bretagne jusqu’au terme de son mandat. Comme le Mandat de la Ligue des Nations le stipulait clairement, la Grande Bretagne était censée gérer le territoire de la Palestine mandataire et favoriser l’établissement d’un Etat juif qui remplacerait, en fin de compte, le Mandat britannique. Pourtant, pratiquement depuis le début, les Britanniques firent exactement le contraire. Ils fondèrent le royaume hachémite de Transjordanie sur la plus grande partie du territoire qui était destiné à l’Etat juif. De plus, ils prirent toutes les mesures possibles pour empêcher les Juifs d’établir un Etat sur le reste du territoire. Ils bloquèrent l’immigration juive, et limitèrent les droits des Juifs à acheter la terre et à s’y installer, à une minuscule portion de territoire, qu’ils croyaient trop petite pour leur permettre d’y créer un Etat souverain.

C’est parce que les Britanniques ne parvinrent pas à détruire le sionisme et à empêcher la population de fonder leur Etat que le plan onusien de partition vit le jour. C'est-à-dire que, loin de fonder un Etat juif, la résolution 181 ne faisait qu’accepter une entité nationale déjà existante. Malgré tous les efforts de la Grande-Bretagne, les Juifs avaient déjà fondé leur Etat en 1947. Il aurait existé même si la résolution n’avait pas été adoptée.

 

Malheureusement, plutôt que de reconnaître le fondement légal réel de la création de son Etat et, de ce fait, ses droits sur la Judée, la Samarie et Jérusalem, Israël agit comme si ses frontières légales étaient déterminées par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Sa gratitude mal placée envers l’ONU a entraîné les gouvernements israéliens successifs à ignorer et à minimiser le mauvais traitement d’Israël par l’ONU.

Pendant les quarante dernières années, loin de correspondre à la haute idée qu'Israël s’en faisait, l’ONU a été le principal moteur d'une campagne qui déniait à Israël le droit d'exister. L’ONU a relégué la population d’Israël au statut de citoyens de seconde zone, victimes d’une discrimination systématique dans tous les rouages de l’ONU. Le traitement injuste de l’ONU lui fait violer sa propre Charte, qui stipule que tout Etat doit être traité à égalité avec les autres. Et de fait, l’organisation s'est corrompue de manière irréparable.

Reportons-nous à 1975. L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Chaim Herzog, avait fait face à l’Assemblée Générale et déchiré la résolution antisémite de cette organisation, qui définissait le sionisme comme une forme de racisme. Mais, au cours des quinze dernières années, la capacité d’Israël à s'opposer à la discrimination de l’ONU s’est affaiblie. Sous le gouvernement Olmert, cette érosion de la capacité d’Israël à reconnaître l’agressivité de l’ONU pour ce qu’elle est, a atteint des sommets. Loin de se tenir à l’écart de l’ONU, le Premier Ministre, Ehud Olmert, et sa ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, se sont jetés dans les bras de cette organisation hostile, et lui ont donné plein pouvoir de déterminer leur politique étrangère, notamment au niveau des trois menaces les plus importantes pour la sécurité nationale d’Israël: le programme d’armes nucléaires de l’Iran, la puissance du Hezbollah au Liban, et le terrorisme palestinien ainsi que la guerre politique qu’il mène contre l’Etat juif.


Depuis que le programme nucléaire de l’Iran a été mis au jour pour la première fois, en 2002, Israël a soutenu les efforts des Etats-Unis pour gérer cette menace par le biais du Conseil de Sécurité de l’ONU. Suite au soutien apporté à l’Iran par les Chinois et les Russes, cette politique n’a jamais eu de logique. Et pourtant, alors que l’Iran est parvenu plus près que jamais de l’accession à la capacité nucléaire, Israël a subordonné ses efforts, durant cinq ans, à une organisation institutionnellement incapable d'empêcher l’Iran d’avoir la bombe.

Durant la guerre contre le Hezbollah, en 2006, le Conseil de Sécurité de l'ONU a mené la charge en condamnant Israël. Pourtant, plutôt que de marginaliser cette organisation hostile, le gouvernement Olmert a choisi de lui donner encore plus de pouvoir. Le Conseil de Sécurité, qui tenait quotidiennement des sessions spéciales pour condamner Israël et l’accusait de crimes de guerre, a été autorisé à dicter les clauses du cessez-le-feu. Et Israël a accepté la résolution qui permettait au Hezbollah de se réarmer et d’affirmer son contrôle non seulement sur le sud-Liban, mais au nord du fleuve Litani.

Israël a également poussé avec enthousiasme à l’extension de la force de la FINUL au sud-Liban, sous le contrôle de laquelle le Hezbollah a été autorisé à se réarmer, tandis qu’Israël était empêché de mener des actions militaires pour neutraliser la menace croissante contre son territoire.

 

Et enfin il y a les Palestiniens. Le jour où Israël fête le 60ème anniversaire de la résolution 181, l’ONU porte le deuil, au cours d’une journée officielle de solidarité avec le peuple palestinien. En effet, l’ONU marque cet anniversaire en adoptant une dizaine de résolutions condamnant Israël – la plupart rédigées par les mêmes pays qui ont envoyé des représentants à Annapolis.


L’attitude envers les Palestiniens a été la même que celle à l’égard de l’Iran et du Hezbollah : le gouvernement Olmert a répondu à la radicalisation croissante de la société palestinienne en étendant l’autorité de l’ONU sur le conflit. Et cette attitude n’est nulle part plus visible que dans la promotion de l’UNWRA (Agence de l’ONU pour les Réfugiés Palestiniens) par le gouvernement israélien.
Après que le Hamas eut remporté les élections palestiniennes, en janvier 2006, Israël appela la communauté internationale à augmenter son soutien financier à l’UNWRA. Cet organisme, qui gère les camps de réfugiés palestiniens, a permis que ceux-ci soient utilisés comme bases terroristes. Le seul objectif de l’UNWRA est de perpétuer l’infortune des soi-disant réfugiés palestiniens et de leurs descendants, en les empêchant de se réinstaller de façon permanente dans les pays où ils ont vécu durant quatre générations. Et pourtant, le gouvernement est devenu l’un des avocats les plus fervents de ces agences de l’UNWRA.


Le gouvernement Olmert dénigre ses critiques, qui font remarquer que la conférence d’Annapolis est nuisible pour la sécurité nationale d’Israël, et les taxe d’opposants à la paix. Dans la même veine, il attaque les partisans d’Israël qui critiquent l’ONU pour sa ligne de conduite anti-israélienne. Le 18 novembre, des experts en droit international, des juristes américains et des diplomates israéliens à la retraite se sont réunis à New York pour une conférence intitulée: "Détournement des droits de l’homme: la diabolisation d’Israël par les Nations Unies", parrainée par le Touro College, le Hudson Institute (l’un des plus anciens et plus prestigieux centres de réflexion stratégique aux Etats-Unis), et l’Association Américaine des Avocats et Juristes Juifs. Le seul défenseur de l’ONU à ce conclave a été l’ambassadeur adjoint d'Israël à l’ONU, Daniel Carmon.

Carmon a banalisé l’effet du traitement discriminatoire d’Israël par l’ONU, en le déclarant seulement déplaisant, et soutenu l’utilité de l’ONU concernant l’Iran, les Palestiniens et le Hezbollah, état dans l'état au Liban. Il a réprimandé les Israéliens qui s'attaquaient  à l’ONU et fait tout son possible pour démoraliser l’auditoire.

Comme l’a dit à la revue Jewish Week Esther Kandel, une militante juive qui a participé à un groupe qui fait pression auprès du Congrès Américain pour la suppression du financement de l’UNWRA, en raison de son soutien au terrorisme,

« Alors que nous travaillons à informer les membres du Congrès de la fraude et de la duplicité de l’UNWRA, il n’est pas utile d’avoir un représentant d’Israël qui dise que l’UNWRA est une bonne chose. Je me sens minée et sabotée par le gouvernement d’Israël sur ce point".


Le problème auquel les partisans d’Israël sont confrontés quand ils s'opposent au gouvernement Olmert est le même que celui auquel se heurtent les Israéliens qui comprennent combien la politique étrangère du gouvernement est dangereuse et autodestructrice. Dans les deux cas, ceux qui décident de tout sont les "officiels" aveuglés qui croient avoir accompli quelque chose quand des Etats arabes et islamiques acceptent de siéger à la même table qu'eux (sans leur serrer la main) et condamnent l’Etat juif en leur présence, et ce sont les mêmes "officiels" qui considèrent l’échec de l’adoption d’une résolution insignifiante de l'Onu comme un grand succès diplomatique.


Tant qu’Israël n’aura pas des dirigeants qui mènent une politique étrangère basée sur la reconnaissance de la réalité et la célébration des réalisations du Peuple juif, pour bâtir un Etat sûr, les partisans d’Israël continueront d’être déconcertés par ce gouvernement israélien, et le peuple israélien continuera à être attaqué et humilié.

 

Caroline B. Glick *

 

© The Jerusalem Post

 

 

* C.B. Glick est collaboratrice du Middle East Fellow au "Center for Security Policy" à Washington, rédactrice en chef adjointe du Jerusalem Post.

 

 

[Traduction d'A. Soued aimablement transmise par G. Branstatter.]

 

 

Mis en ligne le 5 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

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5. Al-Dura : Shurat HaDin à la Cour suprême: révoquez les accréditations des journalistes de France 2
 
[Rappel : on peut trouver des centaines de textes afférents à cette controverse sur mon site personnel : debriefing.org.]
 
Une démarche sans précédent en Israël - et peut-être dans le monde. Cette société d'avocats américains et israéliens s'est déjà distinguée en assignant des organisations terroristes palestiniennes à payer d'énormes sommes, à titre de dommages et intérêts, aux survivants des victimes d'attentats perpétrés par des terroristes-suicide. Mais ici, la tâche sera plus lourde. Il s'agit, en effet, de contraindre le gouvernement israélien à poser un acte qui non seulement sera mondialement impopulaire - en ce qu'il sera présenté comme attentatoire à la sacro-sainte liberté de la presse - mais surtout qui sera préjudiciable au processus de paix cahotique que les Etats-Unis et les Arabes tentent d'imposer à Israël. On voit mal Olmert s'asseoir à la table des négociations, face aux négociateurs palestiniens avec, en toile de fond, une accusation aussi grave que celle d'escroquerie journalistique perpétrée par un caméraman palestinien ! Sans parler de l'insupportable "psychodrame" arabo-palestinien que constituera l'éclatement de la baudruche de la mort fantasmée de al-Dura, qui est l'un des plus prestigieux fleurons de la propagande palestinienne, et fait désormais partie intégrante de la saga de la naissance nationale de ce peuple. (Menahem Macina).
 

4 décembre 2007

 

Texte anglais : "Shurat HaDin Petitions High Court to Revoke France 2 Television's Press Credentials".

 

[Voir aussi, sur le site de Shurat HaDin : "Al Dura: Shurat HaDin Petitions High Court to Revoke France 2 Television's Press Credentials".]

 

 

Sur le site de IMRA. http://www.imra.org.il/

 

Traduction française : Menahem Macina.


Le Cabinet d’avocats, Shurat HaDin, en Israël, a déposé aujourd’hui une requête auprès de la Haute Cour de Justice à Jérusalem, pour demander que le Bureau de Presse du Gouvernement soit contraint de révoquer les accréditations de l’équipe de télévision de France 2 et de son Chef de Bureau, Mr Charles Enderlin, suite aux actions judiciaires dans l’affaire Mohammed al-Dura.

Le 30 septembre 2000, deux jours après le début de la Seconde Intifada, la [chaîne de] Télévision [nationale] française diffusait dans le monde entier une séquence filmée montrant l’enfant palestinien, Mohammed al-Dura recroquevillé derrière son père. La séquence présentait al-Dura et son père comme cherchant à se mettre à l’abri durant un échange de tirs près du carrefour de Netzarim. Dans la séquence, Enderlin attribuait à Tsahal la mort de al-Dura, en dépit du fait qu’il n’était pas sur les lieux.

 

Les images que l’on pouvait voir dans cette diffusion, ajoutées au commentaire oral d’Enderlin, causèrent un grand choc dans le monde entier, une vague de condamnations de l’Etat d’Israël et un accroissement de la violence anti-israélienne en Israël. La Commission Or, nommée pour enquêter sur les « événements d’octobre 2000 », établit que la mort de al-Dura a causé des violences anti-israéliennes massives dans la communauté israélo-arabe et a eu un impact énorme sur le début des « événements d’octobre 2000 » et leurs dimensions.

 

Cependant, à mesure que le temps passait, il devint évident que la séquence filmée par Talal Abu Rahma, le caméraman palestinien de la chaîne [française], avait été mise en scène à des fins de propagande palestinienne. Il était clair que les tirs en direction de al-Dura et de son père, ne pouvaient pas provenir de la position de Tsahal.

 

De plus, Enderlin induit les téléspectateurs en erreur, en prétendant que al-Dura a été assassiné par Tsahal, malgré les résultats indiscutables de nombreuses enquêtes indépendantes en cette affaire, y compris celle de la commission d’enquête officielle de Tsahal. Jusqu’à ce jour, Enderlin et la chaîne française campent toujours sur leurs positions.

 

En février 2007, Shurat HaDin adressa une lettre d’avertissement au directeur du Bureau de Presse d’Israël, Daniel Seaman, lui demandant de révoquer les accréditations de France 2, y compris celle d’Enderlin, jusqu’à ce que la chaîne française et Enderlin rétractent leurs allégations à l’encontre d’Israël, précisent que Mohammed al-Dura n’a pas été tué par Tsahal, et présentent leurs excuses à l’Etat d’Israël et à ses citoyens pour les énormes dégâts causés par les actes de la chaîne française et son équipe. Le directeur du Bureau de Presse, Daniel Seaman, répondit par une reconnaissance formelle du fait que Talal Abu Rahma avait bien mis en scène la séquence infâme de al-Dura. Seaman déclara que cette vidéo était une véritable accusation calomnieuse de crime de sang [blood libel] à l’encontre de Tsahal, et reconnut que la chaîne nationale était responsable de la vague sans précédent de violences anti-israéliennes et anti-juives.

 

Il faut noter que la lettre de Seaman constitue la première confirmation, par l’Etat d’Israël, qu’une fraude journalistique a été commise, au détriment de Tsahal, par France 2 Télévision. Toutefois, malgré ses conclusions, Seaman affirme qu’il n’est pas autorisé à révoquer les accréditations de presse de France 2.

 

Selon la directrice de Shurat HaDin, Nitsana Darshan-Leitner :

 

« Cette accusation calomnieuse moderne de crime de sang [blood libel] a eu pour résultat direct la mort de centaines de Juifs et d’Arabes, et a provoqué un incendie de haine envers Israël. Les images-vidéo de al-Dura ont été exhibées dans des manifestations anti-israéliennes jusqu’à ce jour, en Iran, dans le monde arabe, en Europe de l’Ouest, et dans les campus d’universités américaines, dans le seul but de faire monter la cote de France 2. C’est probablement la plus grande tromperie journalistique qui ait été perpétrée dans les dernières centaines d’années. Nous demandons que ceux qui sont responsables de ce délit, s’en excusent, ou assument les conséquences de leurs actes, pour que soit évitée, à l’avenir, la répétition de tels incidents, et surtout pour qu’il soit mis un terme à cette accusation calomnieuse de crime de sang, une fois pour toutes. Le Bureau de Presse du Gouvernement doit sauvegarder, dans cette affaire, un intérêt israélien manifeste. Il ne peut prétendre qu’il est habilité à accorder des accréditations de presse, mais pas à les révoquer. Nous espérons sincèrement que les juges de la Cour suprême tiendront uniquement compte des intérêts israéliens et obligeront le Bureau de Presse du Gouvernement à révoquer les accréditations de France 2. »

 


© IMRA

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Mis en ligne le 4 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

 

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6. Et après Annapolis, qu'y a-t-il ? Edward Bernard Glick
 

02/12/2007


The American Thinker


Original anglais : "After
Annapolis, what?"

 

Traduction française : Menahem Macina


Dans le jeu à somme nulle du Moyen-Orient, quiconque ne gagne pas perd.

 

En dépit de la conférence qui a eu lieu à l’Académie Navale des Etats-Unis, si l’on regarde le combat de la Palestine de la manière dont le voient l’Iran, le Hamas, le Hezbollah et les autres ennemis existentiels d’Israël, ils sont en train de gagner et les sionistes sont en train de perdre.

Comme ils voient la situation, Israël, avec le plus faible et le plus impopulaire Premier ministre de son histoire, est en déclin irréversible sur les plans politique, militaire, et de relations publiques. Sa légendaire Armée de Défense d’Israël ne les intimide ni ne les vainc. Malgré des assassinats [ciblés] répétés, des barrages, des incursions, Tsahal n’empêche pas les terroristes de lancer, à leur guise, des roquettes et des missiles à l’intérieur de l’Etat juif.

La raison en est, selon eux et selon moi, qu’Israël craint d’infliger des pertes civiles, ou des dommages collatéraux, comme on les appelle en jargon moderne.

Comme l'a fait remarquer le professeur Fouad Ajami, de l’Université John Hopkins, le terroriste

« agit toujours avec les clins d’œil et les signes d’assentiment de la société qui l’abrite ».

Et donc, si l’Etat juif ne domine pas ses peurs et n’inflige pas davantage – plutôt que moins – de dommages collatéraux aux endroits d’où émane la terreur qui s’exerce à son encontre, il périra.

Ceux qui veulent la destruction d’Israël et y travaillent ne s’abstiennent pas de tuer des civils innocents. C’est pourquoi ils ne sont pas impressionnés par la politique, qui a échoué, consistant à limiter ces dommages et à s’en excuser, puis à demander pardon au monde qui, lui, masque son antisémitisme politiquement incorrect par un antisionisme politiquement correct.

Les ennemis d’Israël seraient plus impressionnés s’il suivait le mot de son défunt Chef d’Etat-major, le Lieutenant-Général David Eléazar. Après un raid de commando à Beyrouth, au cours duquel une dame italienne de 70 ans avait été tuée, le général exprima ses regrets, mais ajouta :

« Israël ne se prêtera pas au jeu d’une guerre partielle ; les guerres ne se gagnent pas grâce à une forte défense ».

Ennemis d’Israël, souvenez-vous, même si les dirigeants d’Israël l’oublient, que l’Allemagne, l’Italie et le Japon n’ont capitulé, en 1945, que parce que la puissance des Alliés les avait écrasés et leur avait fait perdre la volonté de combattre et d’être dirigés par des perdants politiques et militaires.

Ennemis d’Israël, souvenez-vous, même si les dirigeants politiques et les chefs militaires d’Israël l’oublient, que les Puissances de l’Axe n’ont été vaincues que parce que les Puissances Alliées ont mis en œuvre une force lente, soutenue et supérieure durant un nombre de très sanglantes années.

Et, Ennemis d’Israël, souvenez-vous, même si les dirigeants et les chefs militaires d’Israël l’oublient, qu’éviter les pertes civiles ennemies n’a jamais constitué une question sérieuse pour l’Américain Franklin Roosevelt, le Russe Joseph Staline, et le Britannique Winston Churchill.

Israël doit aussi cesser de devenir fou furieux à chaque fois qu’un de ses soldats ou citoyens est capturé. Cela arrive dans la guerre. Il doit cesser de libérer des centaines et des milliers de combattants ennemis en échange d’un ou deux de ses citoyens. Tous comptes faits, il vaut la peine de sacrifier un soldat pour en sauver dix, dix pour en sauver des centaines, des centaines pour en sauver des milliers, et des milliers pour en sauver des millions. A cause du lien étroit entre victoire et pertes, Israël doit aussi appliquer ce principe aux pertes civiles.

Dans leur Guerre d’Indépendance de 1948, pour fonder leur état, au moins un pour cent des 650 000 habitants d’Israël ont donné leur vie. Mais à présent, alors que la population d’Israël est dix fois plus nombreuse, ses dirigeants croient, à tort, que les Israéliens ne supporteront pas un pourcentage bien inférieur de pertes pour préserver leur Etat.

Les Israéliens doivent cesser de s’inquiéter de l’opinion du monde. La seule opinion qui compte, et seulement dans la mesure où cela ne menace pas l’existence d’Israël, est celle des Juifs américains et de la Diaspora. Durant la guerre du Liban de 2006, les Américains, depuis le Président George W. Bush, jusqu’à ceux qu’on a coutume d’appeler l’homme et la femme de la rue, tous ont souhaité et espéré que les Israéliens soient beaucoup plus audacieux et victorieux qu’ils le furent.

Pour survivre, Israël devra se battre selon les règles de son environnement.

Première règle :

"Ne jamais laisser la crainte des pertes l’emporter sur l’évaluation militaire."

Seconde règle :

"Si vous ne triomphez pas de ceux qui vous entourent, vous perdrez et vous l’aurez mérité."

 

Edward Bernard Glick *

 

© The American Thinker

 

* E.B. Glick habite Portland, dans l’Orégon. Il est l’auteur de Between Israel and Death [entre Israël et la mort] et professeur émérite de sciences politiques de l’Université Temple, de Philadelphie. Il a également été chauffeur de camion et aide-machiniste.

 

[Texte anglais aimablement signalé par Koira.]

 

Mis en ligne le 3 décembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

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