[*] "Où était la presse audiovisuelle française lors des funérailles de lassassinée du RER D ?".
07/12/07
Sous le titre "Précisions importantes du père d'Anne-Lorraine", le site Chrétienté.info diffuse et reprend à son compte le communiqué suivant d'un blogue catholique intitulé "Le Salon beige" (les 'grasses' sont le fait du blogue en question).
"Après contact avec lui, monsieur Schmitt nous autorise à communiquer dans un souci de paix, de vérité et de charité :
La famille d'Anne-Lorraine a souhaité vivre les jours qui ont précédé l'enterrement dans le recueillement et la prière et a demandé que son intimité soit strictement préservée.
Cette attitude très digne a été respectée par les responsables politiques de notre pays dont monsieur Schmitt confirme que l'attitude, même discrète, a vraiment été à la hauteur du drame.
Le Chef de l'Etat avait fait part aux parents d'Anne-Lorraine de son intention de se rendre aux obsèques, mais sa présence aurait entrainé la présence de journalistes et de caméras qui aurait entaché le recueillement et la ferveur souhaités par la famille, qui, rappelons-le, avait refusé toute prise de vue à l'intérieur de la cathédrale.
Monsieur Schmitt entrevoit tout le soutien dont sa famille est entourée et en particulier de la part de cette belle jeunesse venue en foule à Senlis et dont les témoignages sont si nombreux. Il sait déjà le dur combat qu'il va devoir mener pour que ce genre de drame ne se renouvelle pas et demande, dans un souci de cohérence de son action, que ne soient pas organisées de manifestation ou de marche au nom d'Anne-Lorraine.
Par ailleurs, contrairement à ce qui circule sur le net, Anne-Lorraine n'était pas fiancée.
Monsieur Schmitt a approuvé ces lignes par nous écrites. N'hésitons pas à les faire circuler autour de nous et à les faire nôtres."
Le Salon Beige
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Note de la Rédaction d'upjf.org
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Mis en ligne le 7 décembre 2007, par M.
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2. Al-Dura : Enderlin pour une enquête internationale et prêt à se soumettre au détecteur de mensonges
Le journal israélien, Yediyot Aharonot (Ynet), publie aujourdhui un article intitulé "Laffaire al-Dura va venir devant la Haute Cour", qui fait état de ce que lassociation davocats et de juristes, Shurat HaDin, a déposé une plainte auprès de la Haute Cour israélienne de Justice, pour contraindre le Bureau de Presse du Gouvernement dIsraël à supprimer laccréditation des journalistes de France 2. Je nai pas traduit ce texte, car jai mis en ligne hier la traduction française dun article qui dit lessentiel à ce sujet.
Seul élément nouveau : selon Ynet, "Charles Enderlin a réagi en disant (*):
« Nous sommes prêts à léventualité dune enquête internationale conforme aux normes internationales. Je suis disposé à me soumettre au détecteur de mensonges, avec un accompagnement judiciaire adéquat, et nous diffuserons toute information pertinente et vérifiée ayant un lien avec laffaire, comme nous lavons déjà fait.
En ce qui concerne Dany Seaman [Directeur du Bureau de Presse du Gouvernement israélien] et Shurat haDin, nous ne pourrons réagir que quand nous connaîtrons la teneur de la plainte. »
Menahem Macina
© Upjf.org
[*] Texte original traduit par mes soins : שארל אנדרלין אמר בתגובה כי "אנחנו מוכנים לחקירה בינלאומית בסטנדרטים בינלאומים. אני מוכן ללכת לפוליגרף בליווי משפטי הולם, ונשדר כל ידיעה רלוונטית ובדוקה הקשורה לנושא, כפי שכבר עשינו. בעניין דני סימן ו'שורת הדין' - רק כשנדע מה יש בה, נוכל להגיב
[L'article de Ynet, en hébreu, m'a été aimablement signalé par Giora Hod, en Israël.]
Mis en ligne le 5 décembre 2007, par M.
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05/12/07
Le récent rapport des agences de renseignements américaines (National Intelligence Estimate NIE) sur le programme nucléaire iranien, publié le 4 décembre, estime que lIran avait gelé son programme darme nucléaire (cest-à-dire le travail sur la conception de larme nucléaire et la production clandestine de matériaux fissibles pour cette arme), à lautomne 2003, et ne l'a pas relancé. L'Iran aurait pris cette décision en raison des pressions internationales exercées sur lui, suite à la découverte de ses activités nucléaires secrètes.
Il sagit dune révision fondamentale par rapport au précédent rapport du NIE, publié en mai 2005, qui affirmait : « lIran est réellement déterminé à développer l'arme nucléaire malgré ses engagements internationaux et les pressions internationales ». On peut en conclure que, tout comme celui de 2005, le dernier rapport du NIE risque de ne pas être le dernier mot de la communauté du renseignement américain sur ce sujet.
Néanmoins, même si cette dernière estimation est correcte, la menace que représente le programme nucléaire iranien demeure bien réelle. Le même document affirme que lIran a travaillé jusquà lautomne 2003 au développement de l'arme nucléaire, et quil conserve au moins loption de la développer. Le rapport ne prétend pas que lIran a pris la décision stratégique de ne pas développer l'arme nucléaire, ou de démanteler son programme nucléaire militaire. Au contraire, il affirme qu'il sera difficile de convaincre les dirigeants iraniens de renoncer à un éventuel développement de l'arme nucléaire, puisque nombreux sont ces dirigeants qui voient un lien entre le développement de l'arme nucléaire et les principaux objectifs de l'Iran quant à sa sécurité nationale et à sa politique étrangère, outre leffort considérable déployé par ce pays dans le développement de l'arme nucléaire entre les années 1980 et 2003.
Cela signifie que lIran pourrait relancer son programme nucléaire à tout moment. Ce dont il a besoin, cest de matériau fissible - à savoir, de luranium hautement enrichi, ou du plutonium. L'Iran na jamais cessé de développer sa capacité de production de ces deux matériaux.
Si lIran navait besoin duranium enrichi que pour produire de lélectricité dans les centrales nucléaires civiles quil est en train dacquérir, il aurait pu accepter dutiliser des combustibles nucléaires fournis par des entités internationales - possibilité qui lui a été offerte, à plusieurs reprises, et quil a toujours refusée. Dès que lIran sera capable denrichir luranium au niveau requis par les centrales nucléaires, rien ne l'empêchera de passer au niveau d'enrichissement supérieur que nécessite la bombe. De même, le seul but de la recherche nucléaire ne nécessite pas la construction d'un réacteur de recherche à eau lourde aussi puissant (40 MW) que celui que l'Iran est en train de construire à Arak. Avec ce réacteur, lIran sera en mesure de produire les grandes quantités de plutonium, nécessaires à la fabrication de l'arme nucléaire.
Tout cela est bien connu de la communauté internationale, y compris de la Russie et de la Chine, et cest pourquoi, à plusieurs reprises, le Conseil de sécurité des Nations Unies a exhorté lIran à mettre un terme à ces activités (voir résolutions 1696, 1737, 1747). Mais lIran a poursuivi le développement de ces deux projets, malgré le prix à payer que constituent lisolement international et les sanctions économiques. Et selon le récent rapport de la National Intelligence Estimate, le projet denrichissement de luranium permettrait peut-être à l'Iran de produire suffisamment duranium hautement enrichi pour produire larme nucléaire dès la fin 2009.
Une fois que lIran aura acquis la capacité de produire suffisamment de matériau fissible pour l'arme nucléaire, rien ne l'empêchera de relancer son programme et dêtre en mesure de produire la bombe, à court terme et au moment où il laura décidé. Daprès le récent rapport de la National Intelligence Estimate, le fait quen 2003, lIran ait réagi aux pressions internationales en gelant son programme nucléaire, montre que ses décisions sont guidées par une approche rationnelle qui prend en compte les risques politiques, économiques et militaires. Si tel est le cas, la meilleure manière de convaincre lIran de mettre un terme à ses activités denrichissement duranium et à la construction du réacteur à eau lourde, comme de le dissuader de lancer son programme nucléaire, est le renforcement de la pression internationale et ladoption de sanctions plus lourdes encore.
© Israël Elad Altman
Mis en ligne le 5 décembre 2007, par M.
26/11/07
Traduction française : A. Soued, corrigée et entièrement revue par M. Macina.
Il y a un brin de poésie perverse dans le fait que la conférence dAnnapolis a [eu] lieu la même semaine que le 60ème anniversaire de la résolution de lAssemblée Générale des Nations unies, qui recommandait que le Mandat britannique sur la Palestine soit scindé en un Etat juif et un Etat arabe.
Cette coïncidence dévénements ne fait quillustrer combien peu de choses ont changé au cours des soixante années écoulées.
Tant la résolution de lONU de 1947, que la conférence dAnnapolis se consacrent à amener le peuple juif à faire des compromis concernant ses droits, dans le but de se concilier ses voisins, qui, 60 ans après, persistent toujours à refuser au peuple juif le droit à la souveraineté sur sa terre. Et ces deux Assemblées sont présentées comme des performances diplomatiques par le gouvernement israélien.
Soutenu par les médias de la gauche israélienne, le gouvernement Olmert a présenté comme une percée majeure la décision des Etats arabes et musulmans, comme lArabie saoudite, la Syrie, le Pakistan et lIndonésie - qui nacceptent pas le droit dIsraël à lexistence de participer à la conférence dAnnapolis. Mais cest une absurdité. Les représentants de ces Etats utilisent cette occasion fournie par lAmérique pour condamner Israël, exactement comme ils utilisent toute autre scène internationale à cet effet.
De même, soutenu par les médias de la gauche israélienne, le gouvernement Olmert célèbre la résolution de 1947 de lONU, comme si elle était le fondement de la légitimité internationale dIsraël. Non seulement cest inexact, mais à la longue, la perception quIsraël doit sa légitimité à cette résolution de lONU a un effet néfaste sur la capacité dIsraël à mener une politique étrangère qui fasse progresser ses intérêts nationaux. Le résultat est clairement visible dans la manière dont Olmert gère la politique étrangère du gouvernement.
Le 29 novembre 1947, lAssemblée Générale de lONU a adopté la résolution 181. En tant que résolution de lAssemblée Générale, la 181 na pas force de loi internationale. Le fondement légal international de lEtat juif reste donc le Mandat sur la Palestine de 1922 de la Société des Nations, qui a chargé le gouvernement britannique dadministrer un territoire désigné comme le futur Etat juif.
De fait, tout ce qua fait la résolution 181 a été de chercher à légitimer des décisions illégales que na cessé de prendre la Grande-Bretagne jusquau terme de son mandat. Comme le Mandat de la Ligue des Nations le stipulait clairement, la Grande Bretagne était censée gérer le territoire de la Palestine mandataire et favoriser létablissement dun Etat juif qui remplacerait, en fin de compte, le Mandat britannique. Pourtant, pratiquement depuis le début, les Britanniques firent exactement le contraire. Ils fondèrent le royaume hachémite de Transjordanie sur la plus grande partie du territoire qui était destiné à lEtat juif. De plus, ils prirent toutes les mesures possibles pour empêcher les Juifs détablir un Etat sur le reste du territoire. Ils bloquèrent limmigration juive, et limitèrent les droits des Juifs à acheter la terre et à sy installer, à une minuscule portion de territoire, quils croyaient trop petite pour leur permettre dy créer un Etat souverain.
Cest parce que les Britanniques ne parvinrent pas à détruire le sionisme et à empêcher la population de fonder leur Etat que le plan onusien de partition vit le jour. C'est-à-dire que, loin de fonder un Etat juif, la résolution 181 ne faisait quaccepter une entité nationale déjà existante. Malgré tous les efforts de la Grande-Bretagne, les Juifs avaient déjà fondé leur Etat en 1947. Il aurait existé même si la résolution navait pas été adoptée.
Malheureusement, plutôt que de reconnaître le fondement légal réel de la création de son Etat et, de ce fait, ses droits sur la Judée, la Samarie et Jérusalem, Israël agit comme si ses frontières légales étaient déterminées par le Conseil de Sécurité de lONU. Sa gratitude mal placée envers lONU a entraîné les gouvernements israéliens successifs à ignorer et à minimiser le mauvais traitement dIsraël par lONU.
Pendant les quarante dernières années, loin de correspondre à la haute idée qu'Israël sen faisait, lONU a été le principal moteur d'une campagne qui déniait à Israël le droit d'exister. LONU a relégué la population dIsraël au statut de citoyens de seconde zone, victimes dune discrimination systématique dans tous les rouages de lONU. Le traitement injuste de lONU lui fait violer sa propre Charte, qui stipule que tout Etat doit être traité à égalité avec les autres. Et de fait, lorganisation s'est corrompue de manière irréparable.
Reportons-nous à 1975. Lambassadeur dIsraël à lONU, Chaim Herzog, avait fait face à lAssemblée Générale et déchiré la résolution antisémite de cette organisation, qui définissait le sionisme comme une forme de racisme. Mais, au cours des quinze dernières années, la capacité dIsraël à s'opposer à la discrimination de lONU sest affaiblie. Sous le gouvernement Olmert, cette érosion de la capacité dIsraël à reconnaître lagressivité de lONU pour ce quelle est, a atteint des sommets. Loin de se tenir à lécart de lONU, le Premier Ministre, Ehud Olmert, et sa ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, se sont jetés dans les bras de cette organisation hostile, et lui ont donné plein pouvoir de déterminer leur politique étrangère, notamment au niveau des trois menaces les plus importantes pour la sécurité nationale dIsraël: le programme darmes nucléaires de lIran, la puissance du Hezbollah au Liban, et le terrorisme palestinien ainsi que la guerre politique quil mène contre lEtat juif.
Depuis que le programme nucléaire de lIran a été mis au jour pour la première fois, en 2002, Israël a soutenu les efforts des Etats-Unis pour gérer cette menace par le biais du Conseil de Sécurité de lONU. Suite au soutien apporté à lIran par les Chinois et les Russes, cette politique na jamais eu de logique. Et pourtant, alors que lIran est parvenu plus près que jamais de laccession à la capacité nucléaire, Israël a subordonné ses efforts, durant cinq ans, à une organisation institutionnellement incapable d'empêcher lIran davoir la bombe.
Durant la guerre contre le Hezbollah, en 2006, le Conseil de Sécurité de l'ONU a mené la charge en condamnant Israël. Pourtant, plutôt que de marginaliser cette organisation hostile, le gouvernement Olmert a choisi de lui donner encore plus de pouvoir. Le Conseil de Sécurité, qui tenait quotidiennement des sessions spéciales pour condamner Israël et laccusait de crimes de guerre, a été autorisé à dicter les clauses du cessez-le-feu. Et Israël a accepté la résolution qui permettait au Hezbollah de se réarmer et daffirmer son contrôle non seulement sur le sud-Liban, mais au nord du fleuve Litani.
Israël a également poussé avec enthousiasme à lextension de la force de la FINUL au sud-Liban, sous le contrôle de laquelle le Hezbollah a été autorisé à se réarmer, tandis quIsraël était empêché de mener des actions militaires pour neutraliser la menace croissante contre son territoire.
Et enfin il y a les Palestiniens. Le jour où Israël fête le 60ème anniversaire de la résolution 181, lONU porte le deuil, au cours dune journée officielle de solidarité avec le peuple palestinien. En effet, lONU marque cet anniversaire en adoptant une dizaine de résolutions condamnant Israël la plupart rédigées par les mêmes pays qui ont envoyé des représentants à Annapolis.
Lattitude envers les Palestiniens a été la même que celle à légard de lIran et du Hezbollah : le gouvernement Olmert a répondu à la radicalisation croissante de la société palestinienne en étendant lautorité de lONU sur le conflit. Et cette attitude nest nulle part plus visible que dans la promotion de lUNWRA (Agence de lONU pour les Réfugiés Palestiniens) par le gouvernement israélien. Après que le Hamas eut remporté les élections palestiniennes, en janvier 2006, Israël appela la communauté internationale à augmenter son soutien financier à lUNWRA. Cet organisme, qui gère les camps de réfugiés palestiniens, a permis que ceux-ci soient utilisés comme bases terroristes. Le seul objectif de lUNWRA est de perpétuer linfortune des soi-disant réfugiés palestiniens et de leurs descendants, en les empêchant de se réinstaller de façon permanente dans les pays où ils ont vécu durant quatre générations. Et pourtant, le gouvernement est devenu lun des avocats les plus fervents de ces agences de lUNWRA.
Le gouvernement Olmert dénigre ses critiques, qui font remarquer que la conférence dAnnapolis est nuisible pour la sécurité nationale dIsraël, et les taxe dopposants à la paix. Dans la même veine, il attaque les partisans dIsraël qui critiquent lONU pour sa ligne de conduite anti-israélienne. Le 18 novembre, des experts en droit international, des juristes américains et des diplomates israéliens à la retraite se sont réunis à New York pour une conférence intitulée: "Détournement des droits de lhomme: la diabolisation dIsraël par les Nations Unies", parrainée par le Touro College, le Hudson Institute (lun des plus anciens et plus prestigieux centres de réflexion stratégique aux Etats-Unis), et lAssociation Américaine des Avocats et Juristes Juifs. Le seul défenseur de lONU à ce conclave a été lambassadeur adjoint d'Israël à lONU, Daniel Carmon.
Carmon a banalisé leffet du traitement discriminatoire dIsraël par lONU, en le déclarant seulement déplaisant, et soutenu lutilité de lONU concernant lIran, les Palestiniens et le Hezbollah, état dans l'état au Liban. Il a réprimandé les Israéliens qui s'attaquaient à lONU et fait tout son possible pour démoraliser lauditoire.
Comme la dit à la revue Jewish Week Esther Kandel, une militante juive qui a participé à un groupe qui fait pression auprès du Congrès Américain pour la suppression du financement de lUNWRA, en raison de son soutien au terrorisme,
« Alors que nous travaillons à informer les membres du Congrès de la fraude et de la duplicité de lUNWRA, il nest pas utile davoir un représentant dIsraël qui dise que lUNWRA est une bonne chose. Je me sens minée et sabotée par le gouvernement dIsraël sur ce point".
Le problème auquel les partisans dIsraël sont confrontés quand ils s'opposent au gouvernement Olmert est le même que celui auquel se heurtent les Israéliens qui comprennent combien la politique étrangère du gouvernement est dangereuse et autodestructrice. Dans les deux cas, ceux qui décident de tout sont les "officiels" aveuglés qui croient avoir accompli quelque chose quand des Etats arabes et islamiques acceptent de siéger à la même table qu'eux (sans leur serrer la main) et condamnent lEtat juif en leur présence, et ce sont les mêmes "officiels" qui considèrent léchec de ladoption dune résolution insignifiante de l'Onu comme un grand succès diplomatique.
Tant quIsraël naura pas des dirigeants qui mènent une politique étrangère basée sur la reconnaissance de la réalité et la célébration des réalisations du Peuple juif, pour bâtir un Etat sûr, les partisans dIsraël continueront dêtre déconcertés par ce gouvernement israélien, et le peuple israélien continuera à être attaqué et humilié.
Caroline B. Glick *
© The Jerusalem Post
* C.B. Glick est collaboratrice du Middle East Fellow au "Center for Security Policy" à Washington, rédactrice en chef adjointe du Jerusalem Post.
[Traduction d'A. Soued aimablement transmise par G. Branstatter.]
Mis en ligne le 5 décembre 2007, par M.
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4 décembre 2007
Texte anglais : "Shurat HaDin Petitions High Court to Revoke France 2 Television's Press Credentials".
Sur le site de IMRA. http://www.imra.org.il/
Traduction française : Menahem Macina.
Le Cabinet davocats, Shurat HaDin, en Israël, a déposé aujourdhui une requête auprès de la Haute Cour de Justice à Jérusalem, pour demander que le Bureau de Presse du Gouvernement soit contraint de révoquer les accréditations de léquipe de télévision de France 2 et de son Chef de Bureau, Mr Charles Enderlin, suite aux actions judiciaires dans laffaire Mohammed al-Dura.
Le 30 septembre 2000, deux jours après le début de la Seconde Intifada, la [chaîne de] Télévision [nationale] française diffusait dans le monde entier une séquence filmée montrant lenfant palestinien, Mohammed al-Dura recroquevillé derrière son père. La séquence présentait al-Dura et son père comme cherchant à se mettre à labri durant un échange de tirs près du carrefour de Netzarim. Dans la séquence, Enderlin attribuait à Tsahal la mort de al-Dura, en dépit du fait quil nétait pas sur les lieux.
Les images que lon pouvait voir dans cette diffusion, ajoutées au commentaire oral dEnderlin, causèrent un grand choc dans le monde entier, une vague de condamnations de lEtat dIsraël et un accroissement de la violence anti-israélienne en Israël. La Commission Or, nommée pour enquêter sur les « événements doctobre 2000 », établit que la mort de al-Dura a causé des violences anti-israéliennes massives dans la communauté israélo-arabe et a eu un impact énorme sur le début des « événements doctobre 2000 » et leurs dimensions.
Cependant, à mesure que le temps passait, il devint évident que la séquence filmée par Talal Abu Rahma, le caméraman palestinien de la chaîne [française], avait été mise en scène à des fins de propagande palestinienne. Il était clair que les tirs en direction de al-Dura et de son père, ne pouvaient pas provenir de la position de Tsahal.
De plus, Enderlin induit les téléspectateurs en erreur, en prétendant que al-Dura a été assassiné par Tsahal, malgré les résultats indiscutables de nombreuses enquêtes indépendantes en cette affaire, y compris celle de la commission denquête officielle de Tsahal. Jusquà ce jour, Enderlin et la chaîne française campent toujours sur leurs positions.
En février 2007, Shurat HaDin adressa une lettre davertissement au directeur du Bureau de Presse dIsraël, Daniel Seaman, lui demandant de révoquer les accréditations de France 2, y compris celle dEnderlin, jusquà ce que la chaîne française et Enderlin rétractent leurs allégations à lencontre dIsraël, précisent que Mohammed al-Dura na pas été tué par Tsahal, et présentent leurs excuses à lEtat dIsraël et à ses citoyens pour les énormes dégâts causés par les actes de la chaîne française et son équipe. Le directeur du Bureau de Presse, Daniel Seaman, répondit par une reconnaissance formelle du fait que Talal Abu Rahma avait bien mis en scène la séquence infâme de al-Dura. Seaman déclara que cette vidéo était une véritable accusation calomnieuse de crime de sang [blood libel] à lencontre de Tsahal, et reconnut que la chaîne nationale était responsable de la vague sans précédent de violences anti-israéliennes et anti-juives.
Il faut noter que la lettre de Seaman constitue la première confirmation, par lEtat dIsraël, quune fraude journalistique a été commise, au détriment de Tsahal, par France 2 Télévision. Toutefois, malgré ses conclusions, Seaman affirme quil nest pas autorisé à révoquer les accréditations de presse de France 2.
Selon la directrice de Shurat HaDin, Nitsana Darshan-Leitner :
« Cette accusation calomnieuse moderne de crime de sang [blood libel] a eu pour résultat direct la mort de centaines de Juifs et dArabes, et a provoqué un incendie de haine envers Israël. Les images-vidéo de al-Dura ont été exhibées dans des manifestations anti-israéliennes jusquà ce jour, en Iran, dans le monde arabe, en Europe de lOuest, et dans les campus duniversités américaines, dans le seul but de faire monter la cote de France 2. Cest probablement la plus grande tromperie journalistique qui ait été perpétrée dans les dernières centaines dannées. Nous demandons que ceux qui sont responsables de ce délit, sen excusent, ou assument les conséquences de leurs actes, pour que soit évitée, à lavenir, la répétition de tels incidents, et surtout pour quil soit mis un terme à cette accusation calomnieuse de crime de sang, une fois pour toutes. Le Bureau de Presse du Gouvernement doit sauvegarder, dans cette affaire, un intérêt israélien manifeste. Il ne peut prétendre quil est habilité à accorder des accréditations de presse, mais pas à les révoquer. Nous espérons sincèrement que les juges de la Cour suprême tiendront uniquement compte des intérêts israéliens et obligeront le Bureau de Presse du Gouvernement à révoquer les accréditations de France 2. »
© IMRA
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Mis en ligne le 4 décembre 2007, par M.
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The American Thinker
Original anglais : "After Annapolis , what?"
Traduction française : Menahem Macina
Dans le jeu à somme nulle du Moyen-Orient, quiconque ne gagne pas perd.
En dépit de la conférence qui a eu lieu à lAcadémie Navale des Etats-Unis, si lon regarde le combat de la Palestine de la manière dont le voient lIran, le Hamas, le Hezbollah et les autres ennemis existentiels dIsraël, ils sont en train de gagner et les sionistes sont en train de perdre.
Comme ils voient la situation, Israël, avec le plus faible et le plus impopulaire Premier ministre de son histoire, est en déclin irréversible sur les plans politique, militaire, et de relations publiques. Sa légendaire Armée de Défense dIsraël ne les intimide ni ne les vainc. Malgré des assassinats [ciblés] répétés, des barrages, des incursions, Tsahal nempêche pas les terroristes de lancer, à leur guise, des roquettes et des missiles à lintérieur de lEtat juif.
La raison en est, selon eux et selon moi, quIsraël craint dinfliger des pertes civiles, ou des dommages collatéraux, comme on les appelle en jargon moderne.
Comme l'a fait remarquer le professeur Fouad Ajami, de lUniversité John Hopkins, le terroriste
« agit toujours avec les clins dil et les signes dassentiment de la société qui labrite ».
Et donc, si lEtat juif ne domine pas ses peurs et ninflige pas davantage plutôt que moins de dommages collatéraux aux endroits doù émane la terreur qui sexerce à son encontre, il périra.
Ceux qui veulent la destruction dIsraël et y travaillent ne sabstiennent pas de tuer des civils innocents. Cest pourquoi ils ne sont pas impressionnés par la politique, qui a échoué, consistant à limiter ces dommages et à sen excuser, puis à demander pardon au monde qui, lui, masque son antisémitisme politiquement incorrect par un antisionisme politiquement correct.
Les ennemis dIsraël seraient plus impressionnés sil suivait le mot de son défunt Chef dEtat-major, le Lieutenant-Général David Eléazar. Après un raid de commando à Beyrouth, au cours duquel une dame italienne de 70 ans avait été tuée, le général exprima ses regrets, mais ajouta :
« Israël ne se prêtera pas au jeu dune guerre partielle ; les guerres ne se gagnent pas grâce à une forte défense ».
Ennemis dIsraël, souvenez-vous, même si les dirigeants dIsraël loublient, que lAllemagne, lItalie et le Japon nont capitulé, en 1945, que parce que la puissance des Alliés les avait écrasés et leur avait fait perdre la volonté de combattre et dêtre dirigés par des perdants politiques et militaires.
Ennemis dIsraël, souvenez-vous, même si les dirigeants politiques et les chefs militaires dIsraël loublient, que les Puissances de lAxe nont été vaincues que parce que les Puissances Alliées ont mis en uvre une force lente, soutenue et supérieure durant un nombre de très sanglantes années.
Et, Ennemis dIsraël, souvenez-vous, même si les dirigeants et les chefs militaires dIsraël loublient, quéviter les pertes civiles ennemies na jamais constitué une question sérieuse pour lAméricain Franklin Roosevelt, le Russe Joseph Staline, et le Britannique Winston Churchill.
Israël doit aussi cesser de devenir fou furieux à chaque fois quun de ses soldats ou citoyens est capturé. Cela arrive dans la guerre. Il doit cesser de libérer des centaines et des milliers de combattants ennemis en échange dun ou deux de ses citoyens. Tous comptes faits, il vaut la peine de sacrifier un soldat pour en sauver dix, dix pour en sauver des centaines, des centaines pour en sauver des milliers, et des milliers pour en sauver des millions. A cause du lien étroit entre victoire et pertes, Israël doit aussi appliquer ce principe aux pertes civiles.
Dans leur Guerre dIndépendance de 1948, pour fonder leur état, au moins un pour cent des 650 000 habitants dIsraël ont donné leur vie. Mais à présent, alors que la population dIsraël est dix fois plus nombreuse, ses dirigeants croient, à tort, que les Israéliens ne supporteront pas un pourcentage bien inférieur de pertes pour préserver leur Etat.
Les Israéliens doivent cesser de sinquiéter de lopinion du monde. La seule opinion qui compte, et seulement dans la mesure où cela ne menace pas lexistence dIsraël, est celle des Juifs américains et de la Diaspora. Durant la guerre du Liban de 2006, les Américains, depuis le Président George W. Bush, jusquà ceux quon a coutume dappeler lhomme et la femme de la rue, tous ont souhaité et espéré que les Israéliens soient beaucoup plus audacieux et victorieux quils le furent.
Pour survivre, Israël devra se battre selon les règles de son environnement.
Première règle :
"Ne jamais laisser la crainte des pertes lemporter sur lévaluation militaire."
Seconde règle :
"Si vous ne triomphez pas de ceux qui vous entourent, vous perdrez et vous laurez mérité."
Edward Bernard Glick *
© The American Thinker
[Texte anglais aimablement signalé par Koira.]
Mis en ligne le 3 décembre 2007, par M.











