17 avril 2007
Sur le site dArouts7

Photographie du professeur défunt, affichée à lUniversité Polytechnique de Bucarest. © Reuters
Parmi les 31 victimes de la tuerie perpétrée lundi dans le campus de luniversité de Blacksburg, en Virginie (Etats-Unis), figure un professeur dingénierie, de 77 ans, de nationalité israélienne. Il sagit du professeur Liviu Librescu, z"l, 77 ans, rescapé de la Shoah, qui enseignait lingénierie et la mécanique dans létablissement, qui compte au total près de 26 000 étudiants.
La veuve du professeur, qui réside aux Etats-Unis, et ses deux fils qui vivent en Israël, ont été avertis. Cette attaque, perpétrée par un jeune dorigine asiatique dune vingtaine dannées, qui sest ensuite suicidé, a fait, au total, 31 victimes. La plupart dentre elles seraient des étudiants. 26 autres ont été blessés.
Un jeune Israélien, Assael Arad, qui étudie dans cette université, a témoigné, mardi matin, sur les ondes de Galei Tsahal. Il a indiqué que le professeur Librescu avait, en fait, sauvé la vie de ses étudiants. Il a raconté : "La veuve du professeur, à laquelle jai fait une visite de condoléances, ma raconté que le meurtrier avait tenté dentrer dans la classe de son mari. Ce dernier a alors bloqué la porte, ce qui lui a valu dêtre assassiné : par contre, tous ses étudiants ont été épargnés et lui doivent la vie".
La radio de larmée a également recueilli le témoignage dune jeune juive américaine travaillant au Bet Hillel du campus qui a assisté de loin au drame. Talia Mazor a indiqué quelle avait dû rester enfermée dans une classe pendant plus de trois heures avec pour instruction de séloigner des fenêtres. Après ce délai, les étudiants ont été avertis par haut-parleur quils pouvaient sortir, et la plupart dentre eux ont alors préféré rentrer chez eux. Talia Mazor a déclaré quelle connaissait plusieurs personnes qui avaient trouvé la mort dans la fusillade.
La jeune femme a aussi indiqué que les cours navaient pas lieu, ce mardi, mais que de nombreuses personnes avaient tenu à se rendre sur le campus par solidarité, et que le président Bush était également attendu dans la journée. Elle a encore raconté que des jeunes Juifs sétaient rassemblés, dans la nuit, à la synagogue, pour réciter des prières à lintention des victimes, dont ils ne connaissaient pas encore lidentité, et se réconforter mutuellement.
Claire Dana Picard
© Arouts7 en français











