29/03/07
Texte et cliché repris du site RSR.ch
"L'attitude de Londres est une fuite en avant. Au lieu d'envoyer une équipe technique pour examiner le problème, ils ont fait du tapage médiatique, annoncé le gel des relations et parlé du Conseil de sécurité", a déclaré Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien. "Cela ne règle pas le problème. Ils font une erreur de calcul", a-t-il ajouté.
"On a évoqué les préparatifs de la libération de la jeune britannique mais à cause de cette attitude incorrecte, cette libération a été suspendue et n'aura pas lieu", a encore déclaré A. Larijani à la télévision d'Etat.
En parallèle, Ban Ki-moon tente une médiation dans cette crise. Le Secrétaire général de l'ONU a rencontré, jeudi, le ministre iranien des Affaires étrangères et évoqué avec lui le cas des marins capturés. La rencontre a eu lieu à Riyad, en marge du sommet de la Ligue arabe. Aucune précision sur la teneur des discussions n'a été donnée.
Gel des relations
Mercredi, Londres avait annoncé le gel des relations avec Téhéran jusqu'à ce que la crise soit résolue. Selon le Foreign Office britannique, ce gel va entraîner notamment un arrêt des visites officielles et de l'attribution de visas aux responsables iraniens.
Tony Blair avait aussi souligné au parlement qu'il était temps "d'augmenter la pression internationale et diplomatique" sur l'Iran pour démontrer "l'isolement total" de Téhéran dans cette affaire.
La capture des quinze soldats, qui opéraient dans le cadre d'un mandat de l'ONU, "est absolument sans aucun fondement", a répété Tony Blair. Londres va travailler avec ses partenaires de l'OTAN et de l'ONU pour parvenir à une solution "raisonnable", a-t-il ajouté.
Capturés vendredi dernier
Les huit marins et sept Royal marines ont été capturés vendredi dernier, alors qu'ils patrouillaient à bord de deux bateaux à l'embouchure du fleuve Chatt al-Arab, frontalier à l'Iran et l'Irak. Mercredi, le ministère de la défense britannique s'est efforcé de démontrer, cartes et données satellites à l'appui, que ses marins avaient été capturés par Téhéran à 1,7 mille nautique (environ 3,15 km) à l'intérieur des eaux territoriales irakiennes.
L'Iran a immédiatement répliqué via son ambassade à Londres, déclarant qu'ils "étaient entrés illégalement dans les eaux territoriales iraniennes", établissant leur position à 0,5 km à l'intérieur de la zone.
Avec agences/boi/jab
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Mis en ligne le 29 mars 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org











