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Prodi remporte la victoire à la chambre basse, Berlusconi veut qu’on recompte les voix
Dernière minute (12h 00) : Selon chaîne d’informations en continu, SKY TG24, la coalition de gauche a obtenu quatre des six sièges de sénateurs réservés aux Italiens de l'étranger, arrivant ainsi à une majorité de 158 des 315 sièges du Sénat. Rappelons que l'alliance de M. Prodi a déjà battu la coalition de droite de Silvio Berlusconi à la Chambre des députés où elle a obtenu la majorité absolue des sièges avec 340 députés sur 630.
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ROME, 11 avril 2006
 
En raison de l’incertitude de dernière minute qui pèse encore sur les élections italiennes, nous reproduisons deux dépêches d’agence, la chinoise XINHUA et l’anglo-saxonne Reuters.
 
 
(XINHUA) -- La coalition italienne de centre-gauche dirigée par Romano Prodi a pris le contrôle à la chambre basse du Parlement italien aux élections générales, selon des  chiffres officiels provisoires rendus publics mardi. 
    
Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, la coalition de centre-gauche de M. Prodi a remporté 49,8% des voix lors du vote  pour la chambre basse, alors que le bloc de centre-droit du  Premier ministre, Silvio Berlusconi, en a obtenu 49,7%. 
 
En vertu de la nouvelle loi électorale italienne, la coalition  de M. Prodi prendra 340 sièges au sein de la chambre basse du  Parlement qui compte 630 membres. 
    
Tôt mardi, M. Prodi a proclamé sa victoire dans le vote pour la chambre basse du Parlement.  
    
"Aujourd'hui, nous avons tourné une page. Nous serons toujours  unis. Nous gouvernerons pour les cinq ans à venir", a confié M.  Prodi à ses partisans sur une estrade en dehors du QG de sa  coalition de l'Union, situé au centre de Rome. 
    
Le résultat de l'élection du Sénat reste toujours inconnu. Le  résultat quasiment achevé publié par le ministère de l'Intérieur a montré que 155 sièges du Sénat allaient à la coalition de M.  Berlusconi, tandis que 154 autres ont été recueillis par les  forces de M. Prodi. Or le résultat de six sièges élus par les  Italiens à l'étranger reste encore à compter. 
    
Pourtant, la coalition du Premier ministre, Silvio Berlusconi,  a contesté la déclaration de Romano Prodi sur sa réussite dans  l'élection générale. 
    
Le porte-parole de M. Berlusconi, Paolo Bonaiuti, a indiqué que le bloc de centre-droit allait demander à faire une vérification " scrupuleuse" des bulletins de votes.
 
© XINHUA
 
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Prodi revendique la victoire, le camp Berlusconi veut recompter
 
11 avril 2006 8:32
 
par Philip Pullella et Rachel Sanderson
 
ROME (Reuters) - Romano Prodi, chef de file de l'alliance de centre-gauche revendiqu une victoire sur le fil du rasoir aux élections législatives italiennes, mais les alliés du président du Conseil Silvio Berlusconi ont contesté cette victoire et réclamé une vérification "scrupuleuse" des bulletins.
 
Douze heures après la fermeture des bureaux de vote, Prodi a déclaré que sa coalition avait obtenu la majorité dans les deux assemblées du parlement et il a promis d'unifier l'Italie après une campagne électorale acrimonieuse.
 
"Nous avons gagné (...). A compter d'aujourd'hui, une page se tourne", a-t-il déclaré à des partisans qui ont suivi, toute la nuit, le déroulement du dépouillement, voyant progressivement l'écart se réduire entre la coalition et gauche et le centre-droit.
 
"Le pays est divisé (...). Ce fut une bataille difficile, jusqu'à la dernière minute nous étions sur le fil du rasoir, mais finalement, la victoire nous est échue."
 
Le centre-gauche s'est dit en passe d'obtenir une majorité d'un siège au Sénat. A la Chambre des députés, les chiffres officiels créditent Prodi de 49,81% des suffrages contre 49,74% à l'Alliance de la Maison des Libertés de Berlusconi.
 
La marge de Prodi est de 25.224 voix, une fraction infime des 47 millions d'électeurs inscrits.
 
 
FRACTION INFIME
 
"Un pays divisé", "Coude à coude", et "Coupée en deux": voilà comment la presse italienne caractérise les résultats du scrutin, les plus serrés de l'histoire récente dans la péninsule.
 
Néanmoins, aux termes du nouveau système électoral italien, le bloc qui l'a emporté obtient automatiquement 340 des 630 sièges de la Chambre, quelle que soit sa marge de victoire.
 
Du côté du centre-droit, on prône la prudence au vu du faible avantage de Prodi, si l'on tient compte notamment de 500.000 bulletins annulés. Le dépouillement des bulletins pour les sénatoriales n'est en outre pas fini, souligne-t-on dans le camp de Berlusconi.
 
"Aucun des deux camps n'a réuni 50% (à la chambre basse) et l'écart est inférieur à 25.000 voix. Etant donné ce faible écart, il faudra revérifier très attentivement le dépouillement, et les résultats", a déclaré à l'aube aux journalistes Paolo Bonauiti, bras droit de Berlusconi.
 
"C'est intolérable. De quoi s'agit-il? D'un coup d'Etat? Cela me fait penser à l'Amérique du Sud. L'autoproclamation (de la victoire) est constitutionnellement illégitime", fulminait, quant à lui, le ministre de l'Industrie, Claudio Scajola, membre de Forza Italia, parti de Berlusconi.
 
 
"CE N'EST PAS UNE VICTOIRE"
 
Ces résultats serrés révèlent de profondes divisions en Italie et font craindre pour les prochains mois une instabilité politique chronique. Le soutien des deux assemblées est en effet nécessaire au gouvernement pour être investi et pour faire adopter des lois.
Un seul siège de majorité au Sénat laisserait Prodi à la merci des exigences de ses partenaires et transformerait tout vote en vote de confiance.
 
Certains partisans de Prodi se sont montrés déçus des résultats, nettement plus serrés que ne le prédisaient les sondages d'opinion et de sortie des urnes.
 
"Je ne comprends pas pourquoi ils dansent et sautent en tous sens. Ce n'est pas une victoire", déplorait Luigi Esposito, un électeur de centre-gauche âgé d'une trentaine d'années.
 
Le prochain gouvernement ne devrait pas être investi avant au moins un mois et Berlusconi devrait expédier les affaires courantes jusqu'à ce que le parlement désigne un successeur au président Carlo Azeglio Ciampi, dont le mandat vient à expiration en mai.
 
Le président doit nommer le nouveau président du Conseil et Ciampi a dit qu'il voulait laisser cette tâche à son successeur.
 
© Reuters
 
Mis en ligne le 11 avril 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org
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