95 000 israéliens ont choisi le continent européen, dont 40 000 ont élu domicile en France, 20 000 en Grande-Bretagne, autant en Allemagne, 10 000 en Hollande et 5000 en Italie. 15 000 sont retournés en Russie, 14 000 ont préféré lAfrique du Sud et 20 000 ont opté pour lAustralie. Bien entendu, le goût de lailleurs na pas ignoré le Chili ou la Côte dIvoire, la Belgique ou lInde, mais en des proportions moindres.
Un potentiel électoral non négligeable qui, selon certains calculs, peut peser une dizaine de mandats. Il nest donc pas étonnant que, depuis une bonne quinzaine dannées, loctroi du droit de vote à ces exilés volontaires fasse lobjet de débats et de propositions de loi. Sans succès. Jusquà aujourdhui.
Cest, en effet, le Premier ministre Binyamin Netanyahou qui a annoncé, mardi, que son gouvernement va initier une loi en ce sens. Il a été suivi par son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui a rappelé que ce point figurait dans laccord de coalition entre son parti et le Likoud. Une jolie manuvre qui, selon le professeur Diskin, pourrait apporter à la droite deux à trois mandats supplémentaires, au détriment des partis arabes israéliens.
Reste que, cependant, rien nest encore vraiment joué. Cest là un sujet extrêmement sensible. La société israélienne sest bâtie sur une communauté de destin. Elle a difficilement digéré ces départs qui sonnaient dans son imaginaire comme autant de désertions. Binyamin Netanyahou et Avigdor Lieberman semblent vouloir parier sur une évolution des mentalités sur ce sujet. Intéressant.
Mati Ben Avraham. © 2005-2010 ISRAEL VALLEY











