04/10/08
Texte repris du blog Le Post.fr, avec lautorisation expresse de lauteure.
Le droit musulman ne doit pas être confondu avec léquivalent dun simple droit canon, réglant la vie dune église et le mariage des fidèles. Cest un système juridique et politique complet, formant la base du droit de 57 Etats.
Ce droit ou « fiqh » suivant la « voie de Dieu » ou « charia », régit également le « combat dans la voie de Dieu » ou « jihad », c'est-à-dire de la lutte pour imposer la loi islamique au monde, musulmans et « mécréants » compris.
Le port du voile est selon les juristes musulman est un des éléments du « jihad ». Les revendications et procès intentés en vue dimposer partout la présence du voile, sont un des éléments de ce jihad, de cette lutte pour lhégémonie de la loi d « Allah. » La Cour européenne des droits de lhomme a affirmé la contradiction entre la charia et les droits de lhomme et la démocratie (arrêt du 31 juillet 2001). Le port du voile ne peut être réduit à son aspect de signe dappartenance religieuse, il est aussi non seulement un acte de manifestation pro-charia, mais un acte dintimidation et de discrimination indirecte, en effet,
- compte tenu des caractéristiques discriminatoires de la charia envers les femmes et les nonmusulmans ;
- compte tenu des multiples actes de violences commis par les partisans de la charia, dans le passé comme actuellement, à lencontre de ceux que la charia infériorise en application directe des textes sacrés musulmans constituant la source du fiqh (du massacre de tribus juives par Mahomet au génocide arménien ou des indiens, aux assassinats de critiques de lislam depuis Mahomet en personne, jusquaux diverses « fatwas » actuelles),
le port du voile nest pas seulement une manifestation dadhésion à une idée politique, cest aussi un acte dintimidation, un acte créant, pour le moins « un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant » (loi du 5 mars 2008 en application de la directive européenne contre les discriminations).
LE DROIT MUSULMAN EST UN REGIME JURIDIQUE ET POLITIQUE
« Le droit musulman est lépitomé du véritable esprit musulman, lexpression la plus décisive de la pensée islamique, le noyau essentiel de lislam. »
G. Bergstrasser, Grundzüge des islamischen Rechts édition J. Schacht 1935, cité par René David dans son manuel classique « Les grands systèmes de droit contemporains », Dalloz.
Léon Duguit, dans son traité de droit constitutionnel de 1935, affirme que « toutes les religions » se caractérisent par : « une croyance et des rites ». Il parle également de morale. Mais nulle trace du moindre élément de droit dans sa définition : rien.
René David explique par contre en commençant son chapitre sur le droit islamique :
« Lien intime du droit et de la religion. Le droit musulman nest pas comme les droits précédemment étudiés, une branche autonome de la science. Il nest quune des faces de la religion de lIslam. Celle-ci comporte dune part une théologie, qui fixe les dogmes (...), dautre part une partie, le char, qui prescrit aux croyants ce quils doivent faire ou ne pas faire. Le char, ou charia, cest-à-dire « la voie à suivre », constitue ce quon appelle le droit musulman. ».
Dans son manuel « Grands systèmes de droit contemporains », L.G.D.J, 2007, Gilles Cuniberti commence par situer :
« Limportance du droit islamique ne peut être sous-estimée. Il est au coeur du droit de plus de cinquante Etats représentant plus dun milliard de personnes. »
Ces propos de juristes « occidentaux », sont exactement ceux des juristes musulmans les plus éminents eux-mêmes, ainsi que des Etats musulmans eux mêmes.
Le grand imam Mahmoud Chaltut (1893-1963) de luniversité de lAzhar en Egypte, la plus réputée des universités de science islamique dans le monde sunnite, explique dans son ouvrage « Lislam, dogme et législation » (Edition Al-Bouraq 1999):
« A partir du coran on a su que lislam présentait deux ramifications principales sans lesquelles ni sa vérité ni son sens ne seraient complets pour son assimilation par lhomme, par son coeur et sa vie. Ces deux ramifications de lislam sont le dogme et la législation. »
De même Abd Al-Wahhab Khallaf (1888-1956) magistrat et professeur à la faculté de droit de luniversité du Caire écrit dans son manuel « Les fondements du droit musulman Ilm Ousoul al-Fiqh » (Edition Al-Qalam 1997, 2008) :
« Tous les spécialistes des sciences religieuses musulmanes (« oulama »), par delà les divergences décole, saccordent sur le fait que lensemble des dires et actes humains, quils soient relatifs aux pratiques rituelles ou aux relations sociales, quils relèvent du domaine pénal ou du statut personnel, quils se rapportent à quelque type de contrat ou à quelque comportement que ce soit, sont soumis à des prescriptions définies par la charia, la Loi islamique.
Certaines de ces prescriptions sont mentionnées dans les Textes le Coran et la sunna (paroles, actes ou approbations du Prophète ...). Les autres ne sont pas mentionnées explicitement par les textes mais peuvent être déduites par un moujtahid (celui qui pratique lijtihâd, cest-à-dire leffort dinterprétation des Textes afin de résoudre des questions de droit) ; dans un travail dinterprétation sappuyant sur des indications et des preuves qui lui permettent de dégager des lois. »
LOCI, Organisation de la Conférence islamique, réunissant 53 Etats islamiques, (dont la Turquie, la Tunisie et la Bosnie), précise au sujet de la laïcité (fatwa de lAcadémie islamique du fiqh qui dépend de lOCI, Manama 14-19 novembre 1998) :
«La laïcité (qui signifie la séparation entre la religion et la vie) est née en réaction aux abus commis par l'Église. La laïcité a été diffusée dans les pays musulmans par les forces coloniales et leurs collaborateurs et sous l'influence de l'orientalisme. (...) La laïcité est un système de droit positif basé sur l'athéisme opposé à l'islam dans sa totalité et dans ses détails. Elle se rencontre avec le sionisme mondial et les doctrines libertines et destructrices. Elle est, par conséquent, une doctrine athée rejetée par Dieu, son Messager et les croyants. L'islam est une religion, un État et une voie de vie complète. C'est le meilleur pour tout temps et tout lieu. Il ne peut accepter la séparation entre la religion et la vie, mais exige que toutes les normes soient dérivées de la religion et que la vie pratique soit colorée par l'islam dans les domaines de la politique, de l'économie, de la société, de l'éducation, de l'information, etc. L'Académie demande aux autorités politiques musulmanes "de protéger les musulmans et leurs pays contre la laïcité et de prendre les mesures nécessaires pour les en prévenir".»
Cest bien pourquoi la « Déclaration du Caire sur les droits de l'homme en islam », adoptée par les Etats membres de l'organisation de la conférence islamique en 1990 énonce :
« Les États membres de l'organisation de la Conférence Islamique, réaffirmant le rôle civilisateur et historique de la Umma islamique (...) le rôle que cette Umma devrait jouer pour guider l'humanité (...) déclarent ce qui suit: (...) - Tous les droits et libertés de cette Déclaration sont sujets à la Shari àh islamique. » (article 24) - La Shari'ah est la seule source de référence pour l'explication et la clarification de tout article de cette Déclaration. » (article 25). »
Par ailleurs, Ali Mérad, professeur émérite à luniversité Paris III-Sorbonne nouvelle, dans son dernier livre, Le Califat, une autorité pour lislam ? (Desclée de Brouwer 2008), reprend la définition de lislamisme comme « religion de Mahomet » et voit dans lOCI une préfiguration possible dun nouveau califat.
Ainsi, LISLAM EST LA CHARIA
Ce qui est une évidence pour tout musulman instruit, apparaît comme une énormité, une diffamation à beaucoup de personnes : comment, pensent-elles, ose-t-on faire lamalgame entre lislam et ces peines barbares des islamistes ?!
La lecture des manuels de droit musulman des juristes musulmans confirme bien que :
· La charia ce nest pas seulement la lapidation ou les « fatwas ».
· Une « fatwa » ce nest pas seulement une condamnation à mort.
En réalité :
· La charia est la loi islamique dans son ensemble, qui inclut les peines de mort comme les règles du mariage ou de la prière ... : cest-à-dire toutes les normes de comportement dun musulman.
· Une fatwa est lavis d'un musulman compétent (mufti) sur une question précise, qui peut être le jugement à porter sur lauteur dun dessin aussi bien que la question de savoir sil vaut mieux faire don à une mosquée ou à un pauvre etc.
Islam signifie, en arabe, « soumission », et charia, « voie de dieu ». Il est évident quun musulman, un croyant musulman, ne peut quêtre « soumis » à la « loi de Dieu ».
Séparer lislam de la charia na aucun sens. Un musulman croyant doit suivre « la voie de Dieu », avoir un comportement conforme à la charia : sil refuse de le faire, il nest pas musulman, tout simplement. Dire que lislam est séparable de la charia est aussi absurde que de dire que le christianisme est séparable de la croyance que Jésus est le fils de Dieu mort et ressuscité : si lon refuse de penser que Jésus est mort et ressuscité, on nest pas chrétien, tout simplement.
LIMPORTANCE DU VOILE POUR LE DROIT MUSULMAN
« Sache donc, ma soeur ... que ton Hidjab légal est un étendard de prédication et de djihad, si tu pouvais savoir, il exprime beaucoup didées ... »
Dr Farid Al-Ansari, professeur à lUniversité de Meknès « Les secrets du hidjab » édition Almadina Bruxelles 2004.
Le Dr Farid Al-Ansari insiste :
« Limage : un trait coranique. (...) Ce nest pas une pure gratuité de trouver que le coran lui-même, la plus importante source religieuse de lIslam, expose textuellement les règles du vêtement »
« Limage : un trait politique. (...) La contagion passe au domaine de la concurrence politique pure, surtout dans la nation arabe et islamique daujourdhui, où limage du nu est mise en oeuvre à travers la littérature, la culture, le cinéma... la mode en mouvement dans la rue, jusquau mode de travail administratif, tout cela afin de détruire linfrastructure de la pratique de ladoration dans les sociétés musulmanes, infrastructure considérée comme la matière de fermentation de ce qui est appelé « lIslam politique » selon le vocabulaire de ses ennemis ou l « éveil islamique » ou « le mouvement de la réforme religieuse » selon le vocabulaire de ses enfants.»
« Ton Hidjab légal (...) exprime beaucoup didées, il déclare au monde entier que la femme musulmane (...) est une âme humaine (...) prenant la responsabilité de transmettre le message coranique et ... suivant les traces des prophètes, des véridiques et des martyrs, sur le chemin qui va du coran à la construction (...) de la vraie civilisation. »
Est-il besoin dexpliquer davantage que le port du voile est un acte de militantisme politique, « ostentatoire », exprimant la volonté dinstaurer la charia (« construire la vraie civilisation ») ?...
Al-Ansari justifie limportance du vêtement en indiquant quil est mentionné par le coran lui-même, cest-à-dire la première des sources du droit musulman (voir, plus haut, la citation de Khallaf). Pour les docteurs de la loi musulmane, en effet, le coran est la parole de Dieu lui-même, et dieu est « le Législateur ».
Al-Ansari cite le coran, sourate (chapitre) 23, verset 59 :
« Ô Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leurs grands voiles ... ».
Le Cheikh Mouhammad ben Ahmad ben Ismail écrit pour sa part, dans « Le voile de la femme musulmane ! Pourquoi ? » (éditeur Daroussalam Riyadh, Royaume dArabie Saoudite, 1998), parmi les conditions pour que le voile soit juridiquement valable :
« Le voile ne doit comporter aucune ressemblance avec les habits des mécréantes, car le messager dAllah, prière et salut dAllah sur lui, a dit « Quiconque imite un peuple en fait partie ». Et Abdoullah bn Amr, quAllah les agrée, rapporte : « le messager dAllah ma vu porter deux habits teints en rouge, il ma dit « Ceci fait partie des habits des mécréants, ne les porte plus ».
Ben Ahmad se réfère donc lui à la Sunna (voir plus haut la citation de Khallaf sur ce terme), cest-à-dire la seconde source de droit musulman, pour indiquer limportance du voile en tant que marque de différenciation entre les musulmanes et les « mécréants ».
Ces propos de musulmans confirment lanalyse de Chadortt Djavann (écrivaine iranienne réfugiée en France), dans Que pense Allah de lEurope, (Gallimard 2004) :
« Pourquoi les mouvements islamistes ont-ils menacé la France à propos de la loi contre le voile à lécole ? (...) Pourquoi le gouvernement iranien, alors que le pays subissait une guerre de huit ans, lembargo international et une crise grave, a-t-il réservé une part importante de son budget à lentretien de milices paramilitaires armées de kalachnikov et chargées de la surveillance du voile ? »
« Voiler les femmes, cest diffuser la vision du monde islamiste, une vision du monde, de la société, de lhomme et de la femme que le voile résume et que les femmes portent sur la tête. (...) La prolifération du voile dans les villes européennes manifeste très concrètement la diffusion du système islamiste. Il est fait pour intimider ceux et celles des musulmans qui voudraient se libérer du système islamiste, sen affranchir et ne pas y retomber. Cest une machine de guerre. (...) Le voile symbolise lambition dun système idéologique qui voudrait simposer en Europe. »
Rappelons quen 1935, le Shah dIran, interdit le port du voile dans tous les lieux publics. Tous sans exception.
Rappelons aussi quen janvier 2004, se sont déroulées, dans une dizaine de pays musulmans, des manifestations de protestation contre la loi française, et que deux journalistes français ont été enlevés sous ce prétexte.
Pourquoi le voile est-il important pour le droit musulman ? Parce quen réalité, le port du voile correspond au devoir de tout musulman de lutter en vue de linstauration de la loi dAllah sur le monde entier.
Lutter pour linstauration de la loi dAllah sur le monde entier, cest le jihad, et cest un « acte de foi », au sens musulman du terme, comme nous lexpliquerons dans le paragraphe suivant, un sens qui na rien à voir avec la compréhension du mot de « religion », que les révolutionnaires de 1789 avaient à lesprit en rédigeant leur Déclaration des droits de lhomme et du citoyen.
Les femmes voilées et leurs partisans ne cessent de répéter que le port du voile est un acte de foi intime, et individuel, etc.
En réalité, le voile na rien dun acte « de foi purement intérieur et individuel ». Cest un acte de jihad, cest-à-dire, un acte « extérieur » et extériorisé, et un acte sinscrivant dans une démarche collective, régie sans besoin de structure ou de formalisme particulier, par le droit islamique, la démarche qui doit être celle de la « communauté des croyants », l « oumma ».
La Oumma qui est :
« ... la meilleure des communautés qu'on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Dieu » (Coran sourate 3 verset 110),
et qui doit : « guider l'humanité » selon la Déclaration du Caire de lOCI ( voir plus haut).
Le voile a dabord été justifié par le « droit à la différence », à l« identité ». Mais, comme le précise un récit (« hadith ») de la sunna, Mahomet a dit « La guerre est ruse, tromperie ». Le « communautarisme » est vivement critiqué dans des Etats unitaires comme la France, laspect différentialiste du voile pouvant paraître trop ouvertement agressif.
Il y a donc eu un changement de tactique parmi les musulmans pratiquant « militants », rappelé par Chardortt Djavann :
« Des jeunes filles vinrent à la télévision expliquer que le voile était leur culture, puis, sous la conduite de la baguette dun chef dorchestre invisible, elles changèrent toutes de thème ( ce changement, fait remarquable est attesté au même moment dans toute lEurope) et se mirent à lunisson à proclamer que leur choix du voile était le fruit dune démarche personnelle, intérieure et intime. Impressionnés, intimidés ou discrets de lintériorité comme des goûts, on ne discute pas -, ceux qui les interviewaient ne leur demandèrent pas plus. »
« LE JIHAD EST UN ACTE DE FOI »
Notre droit protège fortement la liberté de croire et de manifester sa foi. Les voilées invoquent ce droit. La question qui se pose donc est de savoir ce quest un « acte de foi ».
Pour un européen de culture juive ou chrétienne ou humaniste, un acte de foi est une prière, ou une messe. Selon les textes musulmans, la notion dacte de foi est différente. La « pratique religieuse » à laquelle pensaient les auteurs des déclarations de 1789, ou de 1948, ou des premières lois anti-discrimination, navait rien à voir avec ce que lislam entend par « acte de foi ».
Selon Mahmoud Chaltut :
« Le coran contient ...les règles pratiques ... appelées en islam "Fiqh El-Qoran" (jurisprudence du coran). Dans cette matière, on trouve les actes culturels "El-Ibadâte" sous leurs différentes formes, à savoir : les prières, le jeûne, laumône prescrite, le pèlerinage, le Jihad, le serment, les sacrifices. »
Selon le recueil de hadiths (récits formant la sunna, deuxième source du droit musulman) le plus reconnu par les oulémas, celui de Boukhari :
« Titre 2. De la Foi.
Chapitre 27 le Jihad est un acte de foi. (...) Mahomet a dit : « Dieu saura gré à quiconque partira sur son chemin et qui naura pas dautre but en partant que de lui prouver sa foi et davérer ses envoyés. Il le fera revenir ensuite avec la récompense quil aura gagnée ou avec le butin conquis, ou bien il le fera entrer dans le Paradis. Si ce nétait ma compassion pour ma communauté, je ne me tiendrais pas ainsi en arrière des troupes et je voudrais au contraire être tué sur le chemin de Dieu, ressusciter ensuite pour être tué de nouveau et rappelé à la vie une autre fois pour être tué encore après cela. » (...)
Chapitre 31 la prière est un acte de foi. »
Selon « Les Hadiths concordants entre les deux Sahih Boukhari et Moslem » [cest-à-dire les deux recueils les plus reconnus] de Muhammad Fouad Abd al-Bâqi (Edition Dar el Fiker) :
« I La foi (...) R.8 De lordre de combattre les gens jusquà ce quils disent « Nul dieu que dieu, Muhammad est lenvoyé de Dieu ».
Autrement dit jusquà ce quils se convertissent à lislam.
LE JIHAD JUDICAIRE CONTRE CEUX QUI SOPPOSENT AU PORT DU VOILE
Selon Abd Al-Wahhab Khallaf :
« Pour préserver la religion et la protéger de toute atteinte, Dieu a prescrit le jihad contre ceux qui sopposent à la diffusion de lislam. »
Il est manifeste que sopposer au port du voile, cest sopposer à la diffusion de lislam. Selon les règles de lislam, un tel comportement impose den combattre lauteur.
Les militants musulmans pourraient demander une loi interdisant dinterdire le voile, en tout lieu, mais cela donnerait lieu à un débat public - notamment concernant la remise en cause de la loi de 2004 - quils ne veulent surtout pas voir sinstaurer.
Ils ont une tactique plus intelligente : ils poursuivent individuellement les personnes qui lutilisent en tant que chef détablissement ou dentreprise, tout comme ils avaient poursuivi individuellement les directeurs ou directrices décole avant 2004.
Cest un véritable jihad judiciaire. Il ne tient quà nos juges de le rendre inopérant, en tenant compte
- du texte de la loi, qui na nullement pour objet dautoriser nimporte quel comportement lié à une « religion »
- et des faits constitués par le contenu du droit islamique, notamment en ce qui concerne le sort des non-musulmans et des femmes sous la loi musulmane, ainsi que la notion de jihad et le rôle du port du voile, dans cette lutte pour lhégémonie de la loi islamique.
Elisseievna
© Le Post.fr
Mis en ligne le 22 octobre 2008, par











