04/09/08
Texte repris du site "Un écho dIsraël".
A plus de quinze jours des élections primaires à Kadima, latmosphère au sein du parti au pouvoir est fébrile. Quatre candidats se présentent pour briguer le poste de leader du mouvement mais surtout pour convoiter le fauteuil de Premier ministre à la place de Ehud Olmert : le ministre de la Sécurité intérieure Avi Dichter, le ministre de lIntérieur Meïr Shitrit, le ministre des Transports, Shaoul Mofaz et enfin la ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni.
Selon les sondages, cest un duel serré entre Mofaz et Livni qui aura lieu le 17 septembre. Les deux candidats multiplient les promesses et les coups bas sont de rigueur. Si Tsipi Livni jouit du soutien du plus grand nombre de députés et de ministres Kadima, Shaoul Mofaz jouit dune grande popularité auprès de la base du parti. Mofaz se présente comme proche du peuple et de ses préoccupations alors que Livni fait figure daristocrate au-dessus de la mêlée.
Le camp Mofaz laccuse dêtre incapable de prendre une décision et souligne son manque de compétence en matière de sécurité. Ses accusations, vraies en partie, révèlent surtout la véritable crainte de Shaoul Mofaz : la popularité de la ministre des Affaires étrangères auprès du grand public. Selon les sondages, elle serait la seule à pouvoir emporter les élections face à Binyamin Netanyahu. Pour les électeurs de Kadima cette donnée est décisive.
Tsipi Livni ne porte pas seulement ombrage aux autres candidats de Kadima mais aussi et surtout au leader du parti travailliste Ehud Barak dont la chute de la cote de popularité est vertigineuse. Barak espérait que le poste de ministre de la Défense lui conférerait une certaine aura et renforcerait son image dhomme capable de gérer des crises. Il nen est rien. Barak ne remonte pas la pente. Aux prochaines élections, il risque dentraîner son parti vers la débâcle. Ironie du sort sil en est : Barak est celui qui a provoqué lactuelle crise politique en forçant Ehud Olmert à partir et il se retrouve hors-jeu. Les Israéliens naiment pas la manipulation.
Ehud Olmert devrait donc présenter sa démission au président de lEtat après les élections primaires de Kadima. Le nouveau candidat essaiera de former un nouveau gouvernement mais dores et déjà, il est clair que la tâche sera complexe. Il est vraisemblable quau terme, la Knesset décide sa propre dissolution et que les Israéliens soient à nouveau appelés aux urnes. Durant cette période qui peut durer des mois, Ehud Olmert restera à la tête du pays.
Jean-Marie Allafort
© Un écho dIsraël
Mis en ligne le 05 septembre 2008, par











