(*) "Ce 'palestinisme' qui fait peur aux Juifs" (2 janvier 2003).
(**) "[Al-Dura, Jénine, Kfar Kana]: Le 'narratif' de la presse perdure".
11/07/08
(02/01/03)
...Ce nest un secret pour personne quen raison dintérêts stratégiques, politiques et économiques de grande magnitude, la politique française a toujours été pro-arabe. [Même si depuis quelque temps, le Président Sarkozy tente de l'infléchir dans un sens plus positif, non sans exiger de l'Etat Juif des concessions inacceptables... Note de la Rédaction d'upjf.org] Mais le plus grave est quelle est devenue franchement hostile envers lEtat dIsraël depuis plus de quarante ans. Cela a commencé avec le Général de Gaulle, qui - on sen souvient, sans doute - qualifia les Israéliens de «peuple dominateur et sûr de lui». Cela a continué avec le Président Chirac, qui jetait à Benjamin Netaniahou, alors Premier Ministre israélien : «Vous pouvez parler autant que vous voulez, je ne vous croirai pas !», puis à son successeur E. Barak, en 2000 : «Ce nest pas de la politique que de tuer les enfants !». Et cette attitude a atteint son point culminant, en 2003, dans lexclamation grossière et méprisante de lambassadeur de France à Londres, qui put, sans être désavoué ni sanctionné par son ministre de tutelle, traiter Israël de «petit Etat de merde»!
Que faut-il de plus à Israël et aux Juifs pour admettre que le moins quon puisse en dire est que leur "étoile" a tellement pâli quelle est devenue transparente. A la lettre, dans la politique extérieure de la France, Israël est invisible, il nexiste pas. Et si on lévoque parfois, cest avec agacement, voire avec exaspération, comme une "parenthèse de lhistoire", ou comme le grain de sable qui risque, à tout moment, de compromettre le délicat équilibre de la balance économique française, étroitement dépendante des pétro-dollars arabes et de la manne miraculeuse de largent frais qui tombe du ciel des Emirats du Golfe Persique...
Tel est le cynisme des Etats. Après tout, même sans avoir lu Machiavel, on sait que les Grands de ce monde ne font pas dans la morale, ni dans la recherche de la vérité, mais uniquement dans le réalisme politique et financier. Et depuis le coup de labandon de la brebis tchécoslovaque à logre Hitler, et celui de la honteuse reculade des nations alliées lors des accords de Munich, jose dire, en pastichant Valéry : «nous [...], civilisation [juive], savons que nous sommes mortelle.» Mieux vaut donc ne pas nous faire dillusions : si un nouvel ogre venait à surgir et exigeait de ce monde - qui ne demande quà survivre, fût-ce au prix de son honneur et de la fidélité à la parole donnée - quil lui livre la brebis israélienne, je ne donne pas cher de notre peau à tous, frères et soeurs Juifs.
Mais les journalistes ne sont pas des hommes dEtat. Ce sont des hommes et des femmes comme les autres, comme nous au fond. Ils nont pas la charge dun peuple. Le cynisme et la real-politik ne sont pas une obligation pour eux. Jai lu quelque part quils constituaient un contre-pouvoir. Que le rôle de la presse était de dire au peuple la vérité que les Etats lui cachent, le plus souvent. Il paraît même que certains en sont morts...
Cest donc quà la différence des Etats, les journalistes peuvent encore se permettre dêtre humains. Et le plus souvent, ils le sont. En tout cas, à légard des Palestiniens, aucun doute : ils sont super-humains. Au point que lon se prend à regretter que leur capital dhumanité sinvestisse tellement au bénéfice de ce peuple, quil nen reste pas une once pour les Israéliens...
Il est vrai que, dans le monde idéologiquement surréaliste qui est le nôtre, ladage selon lequel il vaut mieux faire envie que pitié, na plus cours. En tout état de cause, à en juger par le cas palestinien, il est évident quil vaut mieux faire pitié quenvie.
Et Israël ninspire pas particulièrement la pitié, avec ses troupes lourdement armées, et ses chars redoutables. (Voir, dans les revues, sur les sites Web, et, de temps en temps, à la télévision, linévitable cliché de l'enfant palestinien minuscule jetant des pierres dérisoires contre un char monstrueux - rappel subliminal du massacre de la place Tien An Men, à Pékin... Tiens, au fait, on ne voit guère de journalistes au Tibet... Il est vrai que cest infiniment plus risqué quen Israël)...
Pourtant Israël a aussi ses victimes, ses infirmes, ses mutilés rescapés d'attentats (commis par ceux qui font pitié). Mais, comme par un fait exprès, les centaines de caméras qui tournent presque sans discontinuer sur ce morceau de terre, apparemment oubliée des dieux, ne se trouvent presque jamais là pour les victimes israéliennes
Seule la victime palestinienne se filme bien, simprime bien, se vend bien...
Na-t-on pas assisté sur nos écrans de télévision à linterview scandaleuse de la famille dun terroriste palestinien responsable de lassassinat de civils israéliens, qui se lamentait sur les ruines de sa maison, dynamitée (conformément à une mesure couramment appliquée par les Anglais, durant leur Mandat sur la Palestine, sans que se soit élevée, alors, la moindre protestation humanitaire) ? Quant aux vraies victimes: les assassinés israéliens et leurs familles ravagées par la douleur, il nen était pas question dans le reportage droit-de-lhommiste baveux de la belle âme européenne au service du parti palestiniste...
Bon, je lavoue, je deviens cynique. Mais cest que jenrage, Messieurs les journalistes, de la portion congrue que vous réservez à l'Etat juif dans vos reportages. Jenrage encore davantage de ce que vous ne filmez ses soldats que lorsquils arrêtent des terroristes présumés, lorsquils tirent pour se défendre, ou lorsquils dispersent une manifestation, comme le font toutes les polices du monde, cest-à-dire avec brutalité. (Car il va de soi que les manifestants, eux, sont pacifiques à vous tirer des larmes, et que cest des fleurs quils jettent aux soldats, pas des pierres - corrigez-moi si je me trompe!)
Bref, si je hausse le ton, au risque de passer pour un hystérique, cest que, comme des millions de Juives et de Juifs, je narrive pas à comprendre comment vous en êtes venus à tant nous déprécier, à si mal nous juger, à ne croire que les calomnies que lon déverse sur nous, et surtout à les reprendre à votre compte. Et cela sans nous écouter, ou bien, dans les rares cas où vous nous accordez quelque attention, sans jamais nous croire, repoussant arbitrairement nos arguments sans y répondre, et acceptant sans critique ceux des Palestiniens et de leurs partisans, même quand lénormité des mensonges quils véhiculent ferait rougir un Goebbels... Comme si notre souffrance et notre désespoir à nous - dautant plus agaçants, je suppose, quils restent dignes - vous faisaient horreur
Tout se passe, Mesdames et Messieurs les journalistes, comme si vous étiez parvenus à étouffer complètement la voix de votre conscience
Vous savez, cette drôle de chose quon ne voit pas, quon ne sent pas, habituellement. Dont on ne dit que par métaphore quon lentend, mais dont on sait quelle existe, parce que, lorsquelle nest pas dévoyée par le mensonge et le refus de la vérité, ni muselée par le parti-pris, elle réagit aux agressions du mal, comme un nerf dans une dent gâtée. Cest cette sensibilité douloureuse qui atteste que nous sommes encore humains, que notre intériorité existe encore.
Autrement, on est mort, moralement, spirituellement
Alors, tant pis pour le ridicule : je madresse à celles et à ceux dentre vous qui sentent encore palpiter en eux la conscience. Examinez-vous. Cessez un instant de ressasser les mêmes vérités préfabriquées par nos ennemis politiques et idéologiques. Lisez ce quécrivent les défenseurs de notre peuple - qui ne sont pas tous Juifs. Etudiez avec sérieux les cent années passées de lhistoire du Moyen-Orient, du pan-arabisme et du nationalisme arabes; celle du mouvement sioniste aussi, car, sans ces bases historiques, tout ce que vous appelez "histoire" nest que slogans et discours politicards au service dune cause cyniquement intéressée et considérée comme gagnée davance.
Jai fait un rêve. Un cauchemar plutôt.
Je parlais devant un auditoire de journalistes. Tous mécoutaient avec une attention polie. Chose incroyable (qui narrive que dans les songes), ils avaient promis de ne pas minterrompre, de ne poser que des questions sincères, avec la plus honnête bonne foi, et même de répondre aux miennes.
Au début, tout se passa bien. Jusquà ce quune question incongrue éveillât mon attention. Visiblement, celui qui me lavait posée ignorait tout de la problématique dont il dissertait, pourtant, de manière prolixe, à longueur darticles tous violemment anti-israéliens -, dans le journal auquel il appartenait. Il ne me fallut pas une minute pour le désarçonner par mes réponses et, finalement, rendre involontairement patente, pour le public, son ignorance crasse. Il se leva avec rage et quitta la salle en me traitant de fanatique. Lexpérience se renouvela cinq, dix, quinze fois, avec le même résultat. Je navais pas conscience de ce que tout cela nétait quun rêve
Ny a-t-il donc que des journalistes ignares, me demandais-je avec désespoir, quand soudain tout changea. La salle sétait à nouveau remplie et mes interlocuteurs savéraient parfaitement au fait des événements du Proche-Orient, au moins pour ce qui est de la période récente. Cétait un véritable plaisir que de discuter enfin avec des gens qui savaient de quoi ils parlaient.
Mais quand on en vint à linterprétation politique du conflit et à ses racines historiques, ce fut, pour moi, la consternation. Mes arguments les plus objectifs, basés sur des documents irrécusables et des faits indiscutables, étaient tous balayés dun revers de main, et de manière arbitraire et tranchante, sans que rien de sérieux ne leur fût opposé, sinon la certitude butée de défendre la bonne cause. Bientôt, malgré leur engagement solennel, mes interlocuteurs séchauffèrent. Le ton monta. Ils me prirent à partie avec violence. Rien de ce que je leur disais navait de prise sur eux. Javais limpression de verser de leau sur des blocs de marbre, sans quune seule goutte ne soit absorbée, comme cest normal avec du marbre...
Alors, je cessai de parler...
Et, comme c'est souvent le cas dans les rêves, les choses prirent soudain une tournure fantasmagorique. Tandis quils vociféraient avec volubilité, je me voyais en chacun deux, sans quitter mon siège pour autant. Impression étrange, presque effrayante... Je parlais par eux, je disais exactement ce quils disaient, mais je savais que cétait faux, et je sentais quils le savaient aussi. Non quils mentissent, loin de là : ils martelaient ce quils voulaient croire, ce quils estimaient devoir dire au profit de la cause palestinienne - forcément juste -, et à lencontre des thèses israéliennes, congénitalement fausses
Car, dans ce délire onirique, jétais remonté jusquaux sources de leur histoire personnelle. Cétait comme un de ces retours dans le passé, tels quon en voit dans les films. Le palestinisme de chacun deux avait commencé de manière différente, certes, mais, dans la majorité des cas, le scénario était identique ou analogue. Leur vocation était née dune rencontre, dune expérience conviviale, ou dune lecture marquante, et souvent de la conjonction de plusieurs de ces facteurs.
Ces gens avaient rencontré des Palestiniens ou des partisans acharnés de leur cause, comme Paul avait rencontré Jésus sur le "chemin de Damas", et, comme lui, ils en avaient temporairement perdu la vue. Ou encore, ils sétaient convertis, à la lecture de livres ou darticles consacrés au conflit palestino-israélien, et dont la doctrine était si lumineuse, si claire, si simple, à leurs yeux, que la justice de la cause palestinienne sétait imposée à eux comme une révélation, tandis que, par contraste, le cynisme des "sionistes", si bien décrit dans ces textes convaincants, leur était apparu dans toute sa laideur...
Et ces découvertes, ou plutôt ces illuminations existentielles ou intellectuelles, étaient survenues à des périodes de leur existence où ils étaient "en recherche", en révolte, ou en mal de transformer un monde, jugé par eux injuste et brutal
Là-dessus, je m'éveillai. Et - croyez-le, ou non -, javais tout compris.
Ces gens ont pris parti. Quimporte que ce soit, à mes yeux, le mauvais parti : eux y croient, et cela leur tient lieu de certitude existentielle, de doctrine, presque de religion
Ils aiment leur cause comme on aime un partenaire que lon népousera peut-être pas, mais dont on a besoin pour vaincre ses inhibitions, exister aux yeux de quelquun et faire un bout de chemin ensemble
En fait, ces gens ne différent pas tellement des marxistes que javais observés, avec stupeur, dans mes années dadolescence, et dont la ferveur de séminaristes me revient en mémoire.
Nos palestinistes car il faut bien les nommer ainsi -
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naspirent pas à la dictature du prolétariat, mais à un monde meilleur, décolonisé et sans apartheid.
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Comme leurs aînés idéologues, ils ont leurs ennemis tout désignés : au lieu des bourgeois parasites et exploiteurs des travailleurs, ce sont les colons israéliens, spoliateurs des terres palestiniennes.
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Lopium du peuple quils combattent, cest le judéo-sionisme expansionniste du "Grand Israël".
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Leurs ordres, ils ne les prennent ni à Moscou ni en Chine, mais à Ramallah et à Gaza.
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Arafat (paix à ses mânes !) est leur Mao.
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Le Monde diplo est leur "Huma".
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Comme les communistes étaient tout dévoués au Parti et obéissaient, au doigt et à lil, à sa ligne politique, les palestinistes ont pris fait et cause pour les Palestiniens et nécoutent et ne croient que ce qui conforte la ligne de leur parti (-pris).
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Pour eux comme pour les marxistes de jadis, ce qui importe, en fin de compte, ce ne sont pas les faits, mais linterprétation quen donne "Le Parti" hier communiste, aujourdhui palestiniste.
Et maintenant, il est temps de faire le bilan.
Peut-on encore faire appel à la conscience de gens de parti ? - Je ne le crois pas.
Sy essayer encore est aussi vain que dattendre un discernement de ladepte dune secte, ou de quiconque vient dentrer en religion, dans la ferveur et lexaltation de son âme.
Comme les négationnistes, les palestinistes sont une secte, avec des dogmes, des rites, des slogans et un discours justificateur des croyances et des phobies des adeptes, et pourfendeur de celles des ennemis - entendez : ceux qui ne partagent ni leur foi, ni leur conception du monde.
Ni le raisonnement, ni le poids des faits historiques ne constitueront jamais pour eux des références contraignantes. Leurs certitudes tiennent lieu danalyse et de guide suprême de leur action sociale et politique, de leur philosophie de lexistence.
Leur soutien de la cause palestinienne serait honorable, si cette dernière était fondée sur la vérité historique et non sur le mythe, sur la coexistence et non sur la haine, sur la tolérance religieuse et non sur lantisémitisme le plus violent et le plus répugnant qui ait jamais existé, sur la vie et non sur la mort et le suicide terroriste meurtrier.
Malheureusement les dirigeants palestiniens daujourdhui, à la suite de leur chef historique défunt, Yasser Arafat, entraînent leur peuple sur des chemins sans retour.
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Ils se sont forgé, de toutes pièces, une généalogie délirante (leurs ancêtres seraient les anciens Philistins).
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Ils ont procédé à une relecture négationniste de lhistoire du Moyen-Orient.
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Ils ont fait fond sur le mensonge.
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Ils opposent un refus fanatique au droit à lexistence dIsraël en tant quentité juive.
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Ils nient lenracinement historique et religieux du peuple juif dans cette terre.
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Ils poussent même laberration jusquà nier lexistence dun Temple juif à Jérusalem...
Et cest à la remorque de ces falsificateurs de lhistoire que se mettent les palestinistes occidentaux !
Cest la haine et le mensonge de ces dangereux psychopathes quils propagent, après avoir muré leur conscience en refusant systématiquement de louvrir à la vérité !
Comme ce qui se passe dans une dent définitivement pourrie, quand le nerf, anesthésié par les stupéfiants, ne sonne plus lalarme malgré la septicémie imminente, leur conscience, chloroformée par tant de mensonges acceptés, ne les avertit plus, dorénavant, du danger moral mortel quils courent et font courir aux autres.
Menahem Macina
© 2003 M. Macina et reinfo-israel.com
Remis en ligne le 11 juillet 2006, sur le site de l'Upjf, par M. Macina











