
Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 641 76 39
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
CHABAT BEHAR
17 MAI 2008 12 IYAR 5768.
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Jérusalem |
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Toronto |
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Entrée |
18.50 |
21.09 |
20.19 |
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Sortie |
20.11 |
22.27 |
21.29 |
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser Un Dvar Thora sur le thème :
Une confiance absolue Par le Rav Eliahou Elkaïm
en lhonneur de la Bar Mitsva de
David Moshé ZASK EPELBAUM
diffusé à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Notre Institution est installée dans un immeuble situé face au Mont HERZL où nous serons toujours heureux de vous accueillir ; ce bâtiment porte dorénavant le nom de BEIT YEHOUDA VEHANA au nom de la famille qui a contribué au financement de cette acquisition ; notre reconnaissance est infinie tant pour cette famille que pour tous nos généreux donateurs et amis.

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 641 76 39
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
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Ces Dvar Thora sont consacrés pour la guérison (refoua chelema) du fils de Rav Eliahou Elkaïm, Haïm Yéhouda ben Mazaltov
& de HAYA LEA BAT HANA
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabat Chalom,

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
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Une confiance absolue
Par le Rav Eliahou Elkaïm
En nous offrant le Chabat et lannée sabbatique, D.ieu nous donne loccasion daccéder à une compréhension métaphysique du monde, et de ressentir une sensation unique : une confiance absolue, qui se passe de toute question
Notre paracha commence par lordre divin qui concerne lannée sabbatique (chemita), année pendant laquelle la terre dIsraël doit rester en friche.
«La terre sera soumise à un Chabat pour lEternel » (Lévitique)
Dans son commentaire, Nahmanide cite les mots du Sifra à ce sujet :
« Chabat pour lEternel : Au sujet du jour du Chabat, il est mentionné: Chabat pour lEternel (Exode 20 ; 10). De même, cette expression revient au sujet de lannée sabbatique. »
Nahmanide interprète cette analogie en établissant le rapport entre le jour du chabbath (où le Créateur sest reposé après les six jours de la création du monde) et lannée sabbatique (qui correspond au septième millénaire, époque à laquelle, daprès la tradition, le monde reviendra à son état initial après six millénaires dexistence)
« Rav Katina dit : Le monde va exister pendant six millénaires pour ensuite être détruit, comme lexprime le prophète. « D.ieu seul sera grand en ce jour » (Isaïe 2 ; 11). Ce jour faisant allusion au septième millénaire.
Une Braïta (enseignement des Tannaïms), confirme ces paroles :
La septième année est une année sabbatique. Ainsi, sur ce modèle, la création suit le même cycle, et après six millénaires, le septième sera en chômage. Cest ainsi quil faut comprendre les versets des Psaumes :
« Psaume. Cantique pour le jour du Chabat » (Psaume 92 ; 1).
Ce psaume faisant référence au septième millénaire, car comme le précise un autre verset :
Mille ans sont à tes yeux comme une journée (Psaume 90 ; 4). » (Talmud Sanhédrin 97a).
Nahmanide conclut :
« Prête attentivement loreille à ce que jai été autorisé à dévoiler, et si tu le mérites, tu en saisira le sens profond. Jai déjà expliqué dans le commentaire sur la Genèse (2 ; 3), que les six jours de la création contiennent en puissance la période dexistence du monde. Chacun de ces jours a un rapport direct avec le millénaire correspondant.
Le septième jour est le Chabat pour lEternel, car il sera entièrement consacré au dévoilement de lunité total de D.ieu.
Il faut le savoir : le concept des jours renvoie à ce qui a été créé pendant la genèse.
Celui des années à ce qui va se produire durant la période de lexistence du monde. »
Un jour pour mille ans
Cest ainsi que Nahmanide comprend les mots de la Genèse :
« D.ieu bénit le septième jour et le proclama saint, parce quen ce jour, il se reposa de luvre quil avait produite et organisée (acher bara Elokim laassoth) » (Genèse 2 ; 3).
« Produite et organisée » semble être une répétition.
Mais dans la mesure où la Thora ne peut se répéter, Nahmanide comprend que la Thora nous présente ici un deuxième aspect de la création.
De cette répétition, il comprend que les six jours de la création contiennent les six millénaires dexistence du monde, chaque jour correspondant à un millénaire.
Ainsi, le septième jour, celui de chabbath, correspond au septième millénaire.
Mais on le sait, la Thora nest pas un livre dhistoire, ni un manuel scientifique ; ce quelle nous transmet à pour but de nous faire intérioriser les notions qui vont nous rapprocher de D.ieu.
Les lois de chabbath et de lannée sabbatique viennent fixer en nous la foi absolue en deux concepts : celui de la création du monde par D.ieu, et celui de lexistence du monde futur.
Exilé de sa terre
Nahmanide conclut : Cest la raison pour laquelle la Thora est très sévère envers ceux qui transgressent les lois de lannée sabbatique (chemita). Si le peuple juif ne respecte pas ces lois, il sera exilé de sa terre (Lévitique 26 ; 34), car celui qui naccepte pas cette mitsva renie la création de notre monde par D.ieu, et renie lexistence du monde futur. »
Nous allons tenter de comprendre en quoi respecter chabbath et la chemita renforce notre foi dans la création de lunivers par D.ieu et dans le monde futur.
Les mots du Décalogue vont nous y aider.
« Durant six jours, tu travailleras et achèvera toute ta tâche, mais le septième jour est la trêve de lEternel ton D.ieu » (Exode 20 ; 9-10).
Pourquoi le repos du chabbat serait-il lié à lachèvement de toute notre tâche ? En outre, cet achèvement est inconcevable
Rachi (ibid.) cite la Méhilta qui interprète ce verset de la façon suivante :
« Lorsque le chabbath arrive, considère que toute ta tâche a été achevée, et ne garde pas à lesprit ce quil te reste à faire.
Le Rav E.Dessler zatsal, nous offre une piste pour comprendre la profondeur de cette idée.
Ce qui est demandé à lhomme, cest de prendre conscience que ce ne sont pas son travail et ses efforts qui sont lorigine véritable de ses réussites.
Nos efforts, appelés hichtadlouth dans le langage de nos maîtres sont exigés après la faute dAdam et dEve, à la suite de laquelle il a été décrété : « Cest à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain » (Genèse 3 ; 19).
Mais ils ne sont quun moyen pour obtenir ce que D.ieu a décidé de toute façon de nous accorder.
Sans avoir compris ce fonctionnement, lhomme ne pourra en aucun cas accomplir lordre qui lui a été donné de considérer que toute la tâche a été achevée, car effectivement, à priori, le travail de lhomme nest jamais terminé, mais seulement interrompu.
En revanche, leffort sil a été fait dans cet esprit, connaît une limite, une fin.
D.ieu juge et décide
Ce que la Thora nous demande, cest dintérioriser cette conviction profonde : nos efforts ne sont quun moyen, et ce ne sont pas eux qui entraînent la réussite dune entreprise. Cest seulement la volonté divine.
Dans cette optique, on peut sarrêter au milieu dune action, et considérer quelle est terminée, puisque cette action consiste à fournir un effort, et non à parvenir au résultat concret. Cest D.ieu seul qui ensuite juge et décide.
Le Sforno exprime également cette idée dans son commentaire sur le verset :
« Pense au jour du Chabat pour le sanctifier » (Exode 20 ; 8).
Le célèbre commentateur sadresse à nous et traduit la pensée de la Thora :
« Garde toujours à lesprit la notion du chabbath pendant les jours de la semaine, cest ainsi que tu agiras concrètement pour le sanctifier.
Organise tes affaires pour que tu puisses les oublier pendant Chabat.
Pendant la semaine, tu toccuperas de ce qui est passager et tu réaliseras que ce travail est un travail desclave, puisquil est lié à un monde qui ne tappartient pas vraiment.
Achève donc ton labeur : cela est possible si tu fournis seulement les efforts minimaux, ceux qui sont indispensables à celui qui se suffit de ce que D.ieu lui accorde » (Sforno ibid.).
Nous retrouvons une approche similaire en ce qui concerne les lois de la chemita :
« Exécutez mes édits, observez et pratiquez mes lois (il sagit des lois de la chemita et du jubilé - Rachi ibid.) et vous demeurerez dans le pays en sécurité. La terre donnera ses fruits dont vous mangerez à satiété, et vous y résiderez en toute quiétude.
Mais si vous dites : Quaurons-nous à manger la septième année, puisque nous ne pouvons ni semer, ni rentrer nos récoltes ?, Je vous octroierai ma bénédiction dans la sixième année, à tel point quelle produira la récolte de trois années » (Lévitique 25 ; 18 ; 21).
Rachi (ibid.) interprète lexpression vous mangerez à satiété ainsi : même une très petite quantité de nourriture aura la capacité de rassasier.
Le Sforno précise encore :
« Les fruits de la terre auront une valeur nutritive similaire à la manne, dont une petite quantité, identique pour tous (le omer), suffisait à nourrir et rassasier chacun, du bébé à lhomme adulte !
« On mangera peu, mais cette nourriture sera bénie. Cest ainsi que les fruits de la terre de la sixième année seront suffisants pour la septième aussi. »
Mais alors, une question se pose.
Si la quantité na rien à voir avec la qualité nutritive, et que même peu de nourriture rassasiera celui qui garde la chemita, pourquoi D.ieu précise-t-Il que la récolte se multipliera par trois («
à tel point quelle produira la récolte de trois années »), introduisant lidée que cest la profusion qui permet de se nourrir ?
Une vérité universelle
Dans son style concis, le Sforno répond à cette question (cf. Malbim).
Ici, D.ieu agit avec nous en fonction de notre propre attitude.
Car la chemita est aussi loccasion de renforcer en nous lidée et la conviction que notre action nest pas lélément réel qui permet le résultat.
Lannée de chemita vient nous montrer que les mêmes résultats matériels peuvent être obtenus sans aucun travail de notre part, à partir du moment où D.ieu en a décidé ainsi.
Et si notre conviction est sans faille, notre foi en la toute-puissance de D.ieu inébranlable, nous ne ressentirons aucune angoisse, et nous ne poserons aucune question à D.ieu sur le dénouement de cette situation.
Alors le phénomène se manifestera de façon éclatante : la valeur nutritive des aliments augmentera suffisamment pour que la récolte dune seule année suffise pour deux.
Si toutefois nous navons pas atteint ce niveau élevé de foi en D.ieu, et que malgré notre envie daccomplir cette mitsva, nous ressentons une angoisse, nous risquons dêtre amenés à exprimer cette angoisse par une question à D.ieu :
« Mais si vous dites : Quaurons-nous à manger la septième année, puisque nous ne pouvons ni semer, ni rentrer nos récoltes ? »
Alors D.ieu nous rassure : « Je vous octroierai Ma bénédiction ».
Le Créateur agit avec nous en fonction de notre niveau.
Face à une foi moins forte, à un doute quand à la capacité de D.ieu pour qui tout est possible, Il va utiliser un moyen plus naturel pour réaliser Sa promesse de nous sustenter malgré la chemita.
La récolte de la sixième année sera trois fois plus importante quà lhabituée, ce qui est une forme moins miraculeuse que celle citée plus haut.
En outre, trois fois plus de récolte signifient trois fois plus de travail de moisson, de stockage, de conservation
Celui qui na aucun doute et qui accomplit lordre de D.ieu dans la certitude de Sa toute-puissance mérite une bénédiction divine qui ne lui cause aucun travail, ni aucune dépense supplémentaire !
On le voit, les deux chabbath, celui qui vient clôturer les sept jours de la semaine et celui qui clôt les six années de travail de la terre, nont quun seul but commun : nous imprégner dune vérité universelle.
Cest le Maître du monde qui décide du résultat de nos efforts et de nos actions. Le but atteint ne tient quà Sa seule volonté. Ce nest quen étant pénétré de cette vérité que nous pourrons jouir pleinement de la sainteté de Chabat et de lannée sabbatique, et de la bénédiction qui laccompagne, à linstar de celui qui na aucun doute envers la toute-puissance de D.ieu
© Daat Haim
Mis en ligne le 16 mai 2008, par M.











