17 avril 2008
Tel le titre de lexcellent article de M. Antoine Basbous, directeur de lObservatoire des pays arabes, paru dans Le Figaro (1). Pour avoir fréquemment écrit sur ce sujet (2), nous pensons quil ne sagit pas dune alternative entre un rêve et une utopie, mais des deux à la fois, avec la certitude de léchec.
Monsieur Basbous a retenu, pour fonder son diagnostic et son pronostic, les raisons qui font que
« la gouvernance des pays du Sud dresse de multiples obstacles au succès du projet ».
Il reconnaît que
« du Maroc à la Turquie, ce ne sont pas moins de cinq conflits armés ou querelles frontalières qui empêchent toute coopération ».
Et il se livre à une analyse objective des régimes républicains qui sont des monarchies de facto, pour lesquels lUnion Méditerranéenne ne servira « quà sanctuariser leurs régimes ».
Lucide, il considère que ces régimes
« voudraient cueillir la contribution financière européenne sans avoir à réformer le quotidien ».
Nous navons cessé de répéter (3) que les contribuables français arroseront le sable, que la manne financière se perdra dans les dunes sans profiter aucunement à ceux que nous voulons secourir.
Partageant notre pessimisme, M. Antoine Basbous redoute
« plus encore, si les islamistes arrivaient au pouvoir, rien ne garantit quils adhéreraient à un tel partenariat de développement, tant ils sont animés par des pensées peu compatibles avec ce projet ».
Devant la perspective de ce gâchis, nous devons nous étonner quune telle chimère puisse occuper lesprit de dirigeants, dont il faut présumer quils sont sensés. Mais, comme lécrivait M. Balladur :
« les esprits les plus encombrés ne sont pas les plus lucides ».
Le traité européen a été imposé à nos concitoyens, espérons quil nen sera pas de même de cette chimère.
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Notes
(1) Le Figaro du 17 avril 2007.
(2)
(3) Chronique de lassociation des contribuables dAubagne : "Lunion méditerranéenne, un gadget dispendieux", 11 avril 2008, sur le site www.aubagnesurlecours.com.
Mis en ligne le 17 avril 2008, par M.











