13 mars 2008
Sur base d'une dépêche AFP
Titre original : New anti-Semitism disguised by hatred of Israel, report says
Traduction reprise du site Objectif-Info.
Voir Le rapport complet du Département détat américain, au format pdf.
WASHINGTON (AFP) Au-delà de ses aspects plus traditionnels, les juifs du monde entier font face aujourdhui à une nouvelle version de lantisémitisme, désormais travesti en haine contre Israël. Telle est la conclusion dun nouveau rapport américain publié ce jeudi.
"Ce nouvel antisémitisme est commun à l'ensemble du Moyen-Orient et aux communautés musulmanes dEurope, mais il ne se limite pas à ces populations,"
écrit le Département d'Etat des États-unis dans un rapport sur lannée 2007.
Il souligne, par exemple, que des organismes dépendant des Nations Unies, fréquemment dénommés
"commission denquête, rédigent des rapports qui dramatisent les atrocités et les violations des droits de lhomme supposées commises par Israël".
Selon ce rapport, quil sagisse de désamorcer une crise ou doffrir une tribune pour canaliser la colère, l'effet de cette "critique inlassable d'Israël" conforte l'idée que l'Etat juif est la principale source du "viol des règles de droit".
En même temps, les organismes liés à lONU
"sont souvent inertes face à des régimes qui sont, à lévidence, coupables de graves violations".
"Comparer la politique israélienne contemporaine à celle des nazis est devenu de plus en plus banal,"
déclare le rapport du Département d'état, établi conformément à la législation adoptée en 2004, qui vise à documenter et à combatte les actes antisémites dans le monde.
"Lantisémitisme dissimulé derrière la critique du sionisme ou d'Israël échappe souvent à la condamnation puisqu'il savère beaucoup plus subtil que les formes traditionnelles de ce phénomène, et que lendoctrinement favorable aux préjugés antisémites semble ne pas faire partie des intentions conscientes de celui qui sy livre",
poursuit le rapport.
"Les orientations et les pratiques politiques d'Israël doivent être soumises à une critique responsable et à une observation rigoureuse, au même degré que celles de n'importe quel pays."
Les critiques d'Israël doivent
"prendre en considération, avec responsabilité, les effets que leurs actions peuvent avoir en matière dincitation à la haine des juifs",
prévient le rapport, ajoutant que l'hostilité envers Israël se matérialise parfois en violence contre les juifs.
Il note que, de ce point de vue, il y a eu une augmentation soudaine des incidents antisémites dans le monde entier pendant la guerre entre le groupe militant libanais et Israël en 2006.
Le rapport désigne un certain nombre de dirigeants, de gouvernements et dinstitutions liées à des Etats qui ont attisé les flammes de l'antisémitisme, avec, en tête de liste, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.
Le rapport prend également à partie le gouvernement syrien, le président vénézuélien Hugo Chavez, ainsi que les médias gouvernementaux vénézuéliens, arabes et égyptiens.
"Chavez a diabolisé publiquement Israël et utilisé des stéréotypes sur l'influence des Juifs et leur prise de contrôle de la finance".
"Lantisémitisme plus traditionnel reste un problème en Russie".
"En France, en Allemagne, au Royaume-Uni, et dans dautres pays, la violence antisémite demeure un problème significatif",
signale le rapport.
"Une augmentation récente des incidents antisémites a été documentée en Argentine, en Australie, au Canada, en Afrique du Sud et au-delà."
© Yahoo avec AFP
Mis en ligne le 20 mars 2008, par M.











