24/02/08
Sur le site LibertyVox.
Imaginons
Et si chaque jour partaient de Vintimille des missiles sabattant sur Nice, combien de temps faudrait-il pour que cette ville frontalière subisse les foudres de notre armée ?
Imaginons une belle petite ville au hasard (ou presque); le hasard comme nous le savons tous, faisant parfois merveilleusement les choses
En poussant les recherches un peu plus intensément et profondément, on pourrait dire qu'une ville comme Nice saurait correspondre (approximativement) à la définition de ce simple exercice d'imagination.
Imaginons que pour on ne sait quelle raison occulte et pas réellement évidente à la compréhension, les extrémistes parmi la population d'une ville relativement proche (nous dirons à quelques kilomètres: telle la ville de Vintimille) ont semé et développé une véritable haine envers cette même ville de Nice. Certes, en recherchant dans l'histoire régionale, on retrouvera des disputes sur l'appartenance de terrains, sur la légitimité des habitants à "occuper" la terre, des querelles qui auraient dû s'amenuiser avec le temps, qui ne devraient peut-être plus avoir lieu aujourd'hui. On retrouverait des frictions ancestrales où le voisin aurait pu être qualifié d'estranger
à comprendre : danger, ne pas approcher
Et puis le temps n'a certes pas soigné les blessures d'antan, tout au contraire : celles-ci se sont élargies, ont suppuré, se sont infectées jusqu'à ce premier jour où l'idée a germé de voir le résultat sur la ville voisine d'une petite bombinette, d'un missile, histoire de vérifier la réaction de cette ville, du pays, du monde.
Imaginons Nice "arrosée" depuis quelques années déjà: plus uniquement de pluie, de pollution
mais de tubes chargés de billes, de clous
.
Imaginons qu'en moins d'un an (disons depuis le milieu de l'année passée), approximativement quelque 800 missiles Qassam ont eu la bonne idée de décoller de Vintimille vers Nice.
Imaginons la quiétude évidente (n'est-ce pas ?) des Niçois s'abritant tant bien que mal des pluies des cieux, certainement ravis de cette aubaine de feux d'artifices hors saison
Imaginons un instant (mais ça n'est qu'hypothétique
) que le monde, l'état d'Israël menant la marche, décide d'aller vérifier le pourquoi de ces attaques envers cette bonne ville de Nice, ou peut-être de tenter de comprendre ce qu'a bien pu faire cette ville pour entraîner de telles réactions de ses voisins directs.
Imaginons qu'ainsi la ville de Nice commence à se dépeupler, que les gens blessés, traumatisés préfèrent vivre leurs peurs ailleurs, qu'ils s'exilent vers la capitale, Paris, où ils se doivent également de soigner leurs enfants sursautant au moindre "bang" d'un ballon éclaté
Imaginons l'espace d'une seconde (mais simplement pour l'exercice, n'est-ce pas...) que Nice se nommerait Sderot, que les mêmes incidents sy répéteraient chaque jour; laisserions-nous la situation s'installer jours après jours ? Réagirions-nous jusqu'à condamner l'état français, lui demandant de faire preuve d'humanisme face aux extrémistes voisins qui, somme toute, ne font que «réagir» à un état de pauvreté, d'économie inexistante ?
Mais pourquoi avais-je donc cette idée de vouloir à tout prix transposer une situation moyen-orientale connue vers lEurope ?
À mon avis, mon imagination me jouait encore des tours, comme elle aime à le faire
Alors que bien évidemment, toute ressemblance avec des éléments, personnages ou situations existants ne pourrait qu'être fortuite
© Marc Lev pour LibertyVox
http://blog.france2.fr/DEMAIN1

Carte des impacts récents de missiles à Sderot - Source du cliché Sderot.org.
© LibertyVox
Mis en ligne le 24 février 2008, par M.











