11/01/08

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
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Jérusalem |
Paris - Bruxelles |
New York |
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Entrée |
16.14 |
16.58 - 16.41 |
16.30 |
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Sortie |
17.34 |
18.07 - 17.56 |
17.34 |
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser un Dvar Thora sur les Pirké Avoth dédié à la BAR MITSVA de ISAAC MOUYAL
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Notre Institution a emménagé dans un nouveau bâtiment situé face au Mont HERZL où nous serons toujours heureux de vous accueillir ; ce bâtiment porte dorénavant le nom de BEIT YEHOUDA VEHANA au nom de la famille qui a contribué au financement de cette acquisition ; notre reconnaissance est infinie tant pour cette famille que pour tous nos généreux donateurs et amis.
Nous avons démarré depuis Roch Hodech Hechvan la nouvelle session d'études et y avons accueilli 44 nouveaux élèves sélectionnés parmi des centaines de candidats. Nous avons donc plus de 180 élèves internes à la Yéchiva et 210 personnes au Beth Hamidrach avec les enseignants et étudiants externes. Nous grandissons grâce à votre aide : il y a neuf ans, nous étions 9 !

Ce Dvar Thora est diffusé pour la guérison (refoua chelema) du fils de
Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Chabat Chalom.

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
La vie est courte
Vivons-la pleinement !
Par le Rav Eliahou Elkaïm
La vie passe en un éclair, ne la gâchons pas en des futilités vaines et inutiles.
La Thora est aussi vaste que précieuse, et cest bientôt le soir
« Rabbi Tarphon disait : La journée est courte, le travail abondant, les ouvriers sont paresseux,
le salaire est élevé et le maître de la maison est pressant. ».
(Chapitre 2, Michna 15)
Avant daborder la maxime de Rabbi Tarphon, il est intéressant de situer son auteur dans la chaîne de transmission de la Thora.
Nous avons déjà eu loccasion dexpliquer lordre choisi par le compilateur des »Maximes des pères ». Il a dabord suivi la succession des Maîtres en Thora, de Moïse à Hillel, pour ensuite suivre la lignée de ce dernier.
Lultime hériter de cette dynastie de Thora fut Rabban Gamliel, fils de Rabbi Yéhouda Hanassi (chapitre 2-2).
Il revient ensuite à Hillel, en suivant cette fois la transmission par ses élèves, en commençant par Rabban Yohanan ben Zakkaï et ses cinq disciples de prédilection.
Qui est donc Rabbi Tarphon ? Les textes ne mentionnent pas qui fut son maître. Nous savons en revanche quil fut un contemporain de Rabbi Akiba,
Ce dernier sadresse parfois à Rabbi Tarphon comme à son maître, parfois comme à son égal (Sifra 4-5 ; Talmud Behorot 28b).
Par ailleurs, Rabbi Tarphon était Cohen et il vécu à lépoque du second Temple (Talmud Kiddouchine 71a).
n Lexistence du monde
Maïmonide, dans lintroduction au Michné Thora, affirme quil fut, avec Rabbi Akiba, un élève de Rabbi Eliezer Hagadol ben Horkenos, qui était lui-même lun des cinq disciples de Rabban Yohanan ben Zakkaï.
Selon cette opinion, lordre chronologique nest donc pas respecté. Cest dailleurs lobjet de létonnement du Rachbats, qui remarque que la maxime de Rabbi Tarphon précède celle dAkavia ben Mahalalel (chap.3-1), qui officia encore à lépoque du deuxième Temple.
Rabbi Tarphon, sil fut contemporain de Rabbi Akiba, devait être encore très jeune au moment de la destruction du deuxième Temple.
Abarbanel affirme pour sa part que Rabbi Tarphon fut un contemporain de Rabbi Eléazar ben Arakh et de Rabbi Josué Hacohen, et quil était également un élève de Rabban Yohanan ben Zakkaï.
Si cela était le cas, lordre chronologique est respecté, même si Rabbi Tarphon nest pas cité parmi les cinq élèves de prédilection de Rabban Yohanan ben Zakkaï.
Cependant, daprès Maïmonide, la question de lemplacement de la maxime de Rabbi Tarphon reste entière.
Le Rachbats explique cet emplacement par le fait que la maxime de Rabbi Tarphon est un complément au concept de Rabbi Eliezer au sujet du salaire attribué à ceux qui étudient la Thora.
Il est fiable, le Maître de ton travail, pour te payer le salaire de ton ouvrage
(chap2-14)
Selon le Maharal, cest également parce que la maxime de Rabbi Tarphon complète la précédente quelle trouve sa place ici. Mais daprès lui, elle est un complément de :
Sois assidu dans létude de la Thora (ibid.).
Il est important également de préciser la place toute particulière de Rabbi Tarphon au sein des grands maîtres de son époque. Le Talmud de Jérusalem lui confère le titre de père de tout Israël (Méguila 1-10 ; Yoma 1-1).
Après avoir situé lauteur, venons-en à sa maxime, en commençant par la première remarque :
La journée est courte : Maïmonide, suivi par de nombreux commentateurs, explique que cest une allusion à la vie sur terre, si courte quand on pense au travail à effectuer : létude de la Thora.
Daprès Rachi, cest la même idée, non plus au niveau individuel, mais au sens large de lhumanité : selon lui, la journée est une allusion au temps dexistence de notre monde : six millénaires. Cette période, aussi longue quelle puisse nous apparaître, est finalement bien courte pour assimiler toute létendue de la science de la Thora.
n Si lhomme vivait des millénaires
Le Hafets Haïm fait à ce sujet la remarque suivante :
Nos maîtres nous enseignent que si Adam navait pas fauté en cédant à lenvie de goûter au fruit de larbre de la connaissance, il naurait pas été chassé du Gan Eden, et lhumanité naurait pas eu à attendre deux millénaires pour recevoir la Thora. Adam laurait reçue immédiatement.
Par ailleurs, nous savons que, ne serait-ce la faute, Adam aurait vécu pendant les six millénaires dexistence de notre monde.
Quaurait-il fait durant toutes ces années ? Il aurait étudié la Thora, but unique et véritable de la création de lhomme (Talmud Sanhédrin 99b).
Il faut donc croire que la Thora est assez vaste et assez passionnante pour combler lemploi du temps dun homme durant six millénaire, un homme qui naurait aucune autre nécessité puisque des anges pourvoyaient à tous ses besoins au Gan Eden.
Grâce à cette lecture des événements, on comprend que Rabbi Tarphon considère que la journée est courte. En effet, la vie humaine, à cause de la faute dAdam, est brève, alors que la Thora na rien perdu de son ampleur. (Hafets Haïm al haThora p.26)
Lun des chants que lon a lhabitude de psalmodier pendant chabbat, « Kah ribon alam », comprend cette phrase : « Même si lhomme vivait des millénaires, il ne serait pas capable de cerner totalement la Connaissance et la grandeur de D.ieu. »
Rabbénou Yona cite à ce sujet le verset de Job :
« Elle (la Connaissance) est plus étendue que la terre, et plus vaste que locéan. » (11-9)
Il cite également le Midrach où il est raconté que pendant les quarante jours où MoÏse était sur le mont Sinaï, il na pas dormi une seule seconde.
Sa situation ressemblait à celle dun homme à qui un roi puissant dirait : « Prend autant de pièces dor que tu le peux jusquà demain. Tout ce que tu auras réussi à amasser tappartiendra. »
Cet homme sera-t-il capable de dormir un seul instant ?
Ainsi, Moïse sest dit en lui-même : « Si je dors, combien de pierres précieuses de Thora vais-je perdre ? »
Cette question doit être la nôtre, et doit nous amener à utiliser chaque instant pour amplifier notre Connaissance » (Rabbénou Yona ibid.)
n Trouver la faille
Dans un autre texte, le Hafets Haïm ajoute une note supplémentaire :
Ce qui conduit Rabbi Tarphon à émettre sa maxime fut la prise de conscience du fait que lespérance de vie avait diminué. En effet, à lépoque des patriarches et des générations suivantes, les hommes vivaient bien plus longtemps (près de deux siècles). En outre, la vigueur des hommes allait amoindrissant, elle aussi.
Il a donc voulu, par sa maxime, éveiller nos conscience : il nous faut être dune vigilance et dune concentration dautant plus intenses que nos jours sont plus courts, nos forces plus petites et la Thora aussi vaste et étendue, pour toujours.
Il ne faut perdre aucun instant qui aurait pu être consacré à son étude.
La maxime de Rabbi Tarphon est dune actualité saisissante, car elle nous concerne tout spécialement : en effet, à notre époque, les capacités intellectuelles et notre compréhension dans létude sont presque ridicules en regard du niveau que pouvaient atteindre les contemporains de Rabbi Tarphon.
Chaque instant, chaque moment, qui peut être consacré à létude doit être optimisé.
Le monde moderne, loin de nous aider à atteindre ce but, a créé des besoins et des loisirs qui vont à lencontre de cette vérité fondamentale
(Zahor le Myriam chapitre 23).
Chabbat Chalom
© Daat Haim
Mis en ligne le 11 janvier 2008, par M.











