09/01/08
On savait le sujet sensible, mais qui aurait imaginé que la chaîne nationale française et son journaliste tenteraient dintimider un tel aréopage, dont les assises se tiennent dans un pays étranger ? Pas moi, en tout cas. Ci-après, ma traduction de cette lettre. Une traduction de la réaction de Richard Landes suivra très prochainement. (Menahem Macina).
Dans un texte mis en ligne sur son site, le 8 janvier, et intitulé ("France 2 begins to sweat, tries to bully" (France 2 commence à transpirer et tente dintimider), le professeur Richard Landes, de lUniversité de Boston, annonce sa conférence sur laffaire Al-Dura, quil prononcera le mercredi 9 janvier, au Centre Interdisciplinaire de Herzliya, dans le cadre dun symposium organisé sous légide du Centre Global Research in International Affairs (Gloria), de la Raphael Recanati International School (RRIS), de lAmbassadors Club, et de StandWithUs International.
Il fait suivre cette annonce du texte dune lettre, adressée par France 2 et Charles Enderlin au Gloria Center et au Centre Interdisciplinaire de Herzliya, par le truchement de leurs avocats israéliens.
Motif de lire de France 2 et de Charles Enderlin, le titre de la conférence : "Icon of Hatred: The Muhammad al Dura Affair: From Media to Internet to Courtroom" (Icône de la haine : Laffaire Mohammed Al-Dura - De la presse et dInternet au tribunal).
Lettre du cabinet davocats Aharonson Sher Abulafia Amoday & Co. Law Offices
Objet : Conférence sur laffaire Mohammed Al-Dura
Nos clients, France 2 et M. Charles Enderlin, nous ont chargés de vous faire savoir ce qui suit :
1. Cette lettre a pour but dexprimer la ferme protestation de nos client concernant la conférence sur "laffaire Muhammad al-Dura", qui aura lieu le 9 janvier 2008, et concernant linvitation à cette manifestation, qui fait une mention large et trompeuse des noms de nos clients, et ce sans même avoir obtenu leur avis.
2. Selon linvitation susmentionnée, la conférence envisage de traiter des rushes du caméraman de la télévision française, Talal abu Rahmah, et du reportage du correspondant de la chaîne, M. Charles Enderlin, à propos des coups de feu, tirés le 30 septembre 2000, en direction de Jamal et de Muhammad al-Dura, et qui ont causé la mort de Muhammad et de sérieuses blessures à son père Jamal.
3. Outre le fait que linvitation à la conférence est remplie daccusations et dinexactitudes, pour ne pas dire plus, pour tout ce qui a trait à laffaire, il est, en tout état de cause, inacceptable quune telle conférence ait lieu dune manière aussi unilatérale, sans mentionner la réponse de nos clients et surtout sans avoir pris contact avec eux à ce sujet.
4. Afin de présenter les choses avec précision, je vais donner une version correcte des faits exposés dans linvitation :
a. La vidéo filmée par M. Talal Abu Rahmah constitue le matériau brut authentique des événements qui se sont produits au Carrefour de Netzarim, le 30 septembre 2000. Elle na rien dune mise en scène, et nos clients considèrent comme grave cette accusation cavalière.
b. Monsieur Enderlin na jamais agi ni nagit en vue de faire taire la critique à son encontre et contre France 2. Et dailleurs, le cas échéant, nos clients ont diffusé toute réponse pertinente, même quand elle était contraire à la manière dont nos clients percevaient les événements. Nous ne comprenons pas comment vous osez dire, sur votre invitation, que les critiques envers nos clients ont été "bloquées" par des procès en diffamation. Nos clients se servent des ressources de la loi pour empêcher que soit porté atteinte à leur bonne réputation, rien de plus. Insinuer que nos clients ont agi différemment est vraiment scandaleux.
c. La vidéo des rushes de lévénement du 30 septembre 2000 a été produite dans son entièreté devant la Cour dAppel de Paris. A ce jour, la position du tribunal concernant cette vidéo na pas été entendue. Toute autre affirmation est tout simplement incorrecte et trompeuse.
5. Nos clients regrettent le choix que vous avez fait, en tant quinstitution académique respectée, dorganiser une conférence sur ce sujet, alors que laffaire fait encore débat dans plusieurs cercles, en [Israël] et à létranger, en présentant une vue biaisée, et parfois fausse, qui nest pas basée sur des faits, mais sur des estimations et des accusations sans fondement.
6. De plus, nos clients regrettent que vous ayez choisi dorganiser cette conférence dune manière aussi manifestement partiale et qui nuit à la réputation de nos clients.
7. Selon nous, la décence exigerait quaucune conférence nait lieu sur une question qui est débattue dans des tribunaux, ou, au minimum, quon se soit enquis auparavant de la position de nos clients.
8. Nous déplorons que vous ayez choisi cette manière dagir.
9. Cest volontiers que je me tiens à votre disposition pour tout ce qui concerne cette affaire, au numéro de téléphone : 02-561-8677.
Respectueusement et cordialement vôtre,
Louise Sportas, avocate
Aharonson Sher Abulafia Amoday & Co.
avocats
Copies : Prof. Barry Rubin et Dr Yariv Ben Eliezer.
[Texte anglais aimablement signalé par Netha.]
Mis en ligne le 9 janvier 2008, par M.











