Texte original anglais : "The Grinch That Destroys Christmas".
Traduction française : Menahem Macina
En ce retour de la période de Noël, la presse se prépare à taper sur Israël de manière festive.

Le Premier ministre palestinien Abbas accueille le patriarche de Jérusalem, Michel Sabbah,
avant la messe de Noël, à Bethléem, en 2006.
Dans un article du Times, Michael Gove fait observer :
Il y a un signe invariable de la proximité de Noël, et ce que lon raconte sur la souffrance que fait subir à Bethléem le méchant Israël.
Cette fête est devenue presque autant une caractéristique saisonnière du journalisme quune occasion de relater à quel point les représentations de Noël sont subverties, et de faire des commentaires sur le mercantilisme qui détruit le véritable sens de la fête
Les Chrétiens en Terre Sainte La réalité
Dans leur précipitation à rendre Israël responsable de la situation précaire des communautés chrétiennes de la région, la presse étrangère a presque complètement ignoré les pressions croissantes que subissent les chrétiens palestiniens, particulièrement depuis la montée en puissance du Hamas et dautres forces islamistes. Voici quelques histoires récentes qui ont pu vous échapper.
En décembre de cette année, des musulmans en armes ont tenté de tuer un chrétien palestinien de la bande de Gaza, après lenlèvement et le meurtre dun autre chrétien, en octobre. « Le dernier incident vise à envoyer un message à tous les chrétiens dici, nous signifiant que nous devons nous en aller », affirme un dirigeant chrétien. « Les groupes islamiques radicaux mènent une campagne pour se débarrasser de nous, et personne ne semble sen soucier. »
La seule station chrétienne de télévision de Terre Sainte a cessé ses programmes, fin octobre, du fait de problèmes sécuritaires et financiers. Durant plus dun an, le directeur et propriétaire de la station de télévision Nativité aurait reçu des menaces de mort et été lobjet dintimidation. Ses cinq frères et surs sont déjà partis à létranger et il est prévu quil fasse de même quand la station sera fermée.
En octobre, le pasteur Isa Bajalia, un chrétien palestino-américain travaillant à Ramallah sest enfui à Jérusalem, suite à des menaces et à des demandes dargent pour assurer sa protection.
Selon un rapport, les chrétiens auront disparu de lAutorité palestinienne dici 15 ans
Un rapport de Justus Weiner, du Jerusalem Center for Public Affairs (JCPA) conclut que les chrétiens de Cisjordanie et de Gaza sont susceptibles de disparaître complètement dans les 15 années à venir, comme conséquence de laccroissement de la persécution et des mauvais traitements par les musulmans. Selon lanalyse du Jerusalem Post :
Essayant de survivre sous la férule musulmane, les chrétiens de lAutorité palestinienne gardent un profil bas, s'efforcent de noffenser personne, et adoptent même souvent la ligne arabe la plus extrémiste pour témoigner de leur loyauté et écarter deux toute menace. Beaucoup accusent publiquement Israël dêtre responsable de leur infortune, tandis que les murmures de protestation contre la domination islamique se font de plus en plus faibles, sans doute par peur de voir empirer la situation des chrétiens assiégés.
Le silence des chrétiens arabes et des chrétiens de létranger face à la profanation de léglise de la Nativité à Bethléem par des terroristes musulmans qui y avaient pénétré, il y a quelques années, a été un exemple. Israël a été condamné pour avoir voulu expulser les assaillants, alors que ce sont les auteurs de cette intrusion violente quil aurait fallu dénoncer. Les Arabes fanatiques sont redoutés. Les Israéliens ne le sont pas.
Cette tendance persiste. Weiner fait remarquer que les maux de Bethléem sont souvent attribués à la barrière de sécurité, parce que les dignitaires de léglise reprennent la "rengaine" de lAutorité palestinienne et sont prompts à critiquer Israël à tout bout de champ.
La tentation de le faire devient plus grande à lapproche de Noël, dont la célébration dépend, dans une mesure non négligeable, du bon vouloir des suzerains de lAutorité palestinienne, qui tiennent à assister à la messe de minuit chaque année, et sapproprient presque les festivités. Les apparitions solennelles de Yasser Arafat nont pas encore disparu des mémoires ; ni sa chaise vide laissée, à titre posthume, dans léglise de la Nativité, comme pour élever le personnage à un statut spirituel singulier.
A linstar dArafat, Mahmoud Abbas, son successeur, se donne souvent des airs de protecteur du christianisme, suggérant que cette religion est, comme lislam, menacée par le judaïsme. Quelque mensongère et impudente que soit cette comédie cynique, elle nest lobjet daucune contestation dans le monde.
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Et Michael Gove de poursuivre :
La vérité est tout autre. La condition précaire des chrétiens palestiniens, voire la situation difficile de la plupart des chrétiens dans tout le monde arabe, est la conséquence non d'une agression israélienne, mais dune influence islamiste grandissante. Israël fait énormément defforts pour honorer les lieux saints et les traditions, considérés comme saints par d'autres religions, tandis que les radicaux qui mènent la politique palestinienne cherchent à créer un Etat islamiste dans lequel les autres religions, si toutefois elles survivent, auront clairement le statut de dhimmis. Mais pour ce qui est de la position dIsraël en ces matières, cest encore un exemple de Ô petite ville de Bethléem, comme nous les voyons mentir [2].
Le rôle de Sabeel
Si ce qui précède décrit bien la réalité de la situation des communautés chrétiennes en Terre Sainte, alors pourquoi un sentiment hostile à Israël continue-t-il de se manifester dans les médias et ailleurs ? Une force est à luvre qui en est responsable : le Centre Oecuménique Sabeel de la Théologie de la Libération. Selon lobservatoire des ONG, NGO Monitor, Sabeel joue un rôle actif dans la promotion dun programme extrêmement hostile à Israël dans les églises protestantes dAmérique du Nord et dEurope. Les efforts de Sabeel ont favorisé la campagne disolement et de délégitimation dIsraël au moyen dune campagne de désinvestissement, qui a été adoptée récemment par quelques organisations ecclésiales.
Comme Robert Everett et Dexter Van Zile le font remarquer dans une étude détaillée et citée dans leur article du 10 juillet 2005 dans le Jerusalem Post, intitulé "Reawakening the teachings of contempt" [Résurgence de lenseignement du mépris], Sabeel est un facteur important de lactivisme chrétien hostile à Israël. Les déclarations de Sabeel soulignent régulièrement les souffrances palestiniennes dont elles imputent la responsabilité à Israël, en ignorant des sujets tels que la corruption au sein de l'Autorité palestinienne, la violence perpétrée aussi bien contre des Israéliens que contre des Palestiniens, par des milices armées palestiniennes, et les attaques contre des chrétiens arabes.
Naim Ateek, le directeur de Sabeel, recourt à des schémas théologiques antisémites classiques, comme en témoigne ce passage de son "Message de Pâques de Sabeel" (2001) : « il semble à bon nombre d'entre nous que Jésus est encore sur la croix avec des milliers de Palestiniens crucifiés autour de lui [
] Le programme crucificatoire du gouvernement israélien fonctionne quotidiennement ». Dans des messages similaires, tel un sermon de février 2001, Ateek accuse Israël du meurtre de Jésus (les Palestiniens), en tant quenfant, prophète et messie : « Israël a placé un gros roc, une grande pierre qui a métaphoriquement enfermé les Palestiniens dans un tombeau. [Une pierre] semblable à celle qui était placée à lentrée du tombeau de Jésus
»
Pour en savoir plus sur Sabeel, voir une récente analyse de CAMERA.
Dans les jours qui viennent, veuillez jeter un coup dil sur nos communiqués précédents et tenez-vous prêts à répondre aux inévitables articles à sens unique qui paraissent chaque année à cette période de lannée.
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Notes du traducteur
[1] Le Grinch (How the Grinch Stole Christmas!) est un film réalisé par Ron Howard en 2000. Il raconte comment le Grinch, un monstre vert (joué par Jim Carrey) qui a toujours détesté la fête de Noël, a volé Noël. Ce film est une adaptation du livre du Dr. Seuss qui a écrit le livre The Cat In The Hat. Définition citée daprès une ébauche darticle de Wikipedia. Je soupçonne que le nom de Grinch, a été formé à partir du français 'grincheux'. J'ai choisi pour illustrer le personnage un dessein qui me paraît représentatif (voir, ci-après).
[2] Jeu de mots intraduisible. Le texte original porte "how still we see thee lie" qui signifie, comme nous te voyons reposer tranquille. Un simple remplacement de thee (toi) par "them" (eux), et une interprétation de "lie" (dont le sens est, dans le contexte de la chanson originale, 'reposer'), comme signifiant 'mentir', et le tour est joué. Le sens des mots est subverti pour en faire : "comme nous les voyons mentir". Pour lire le texte original et consulter lhistorique de cette chanson populaire de Noël, dans le monde anglo-saxon, voir larticle "O Little Town of Bethlehem", sur le site de Wikipedia.
Le Grinch
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Mis en ligne le 13 décembre 2007, par M.











