* Lire : "Al-Dura (retombée): Le webmaster du site voxdei poursuivi pour "antisémitisme". Voir aussi : M. Macina, "Procès France 2/ Enderlin contre détracteurs: Un chrétien dans lengrenage judiciaire".
Celles et ceux qui veulent aider Nicolas trouveront la marche à suivre sur debriefing.org.
11/12/07
Extraits de l'article paru sur le site Voxdei.
Amis visiteurs et fidèles des sites voxdei et blogdei,
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Comme vous le savez [peut-être], dans le cadre de l'affaire Al-Dura, j'ai été inquiété en tant qu'éditeur responsable de ce qui est publié sur le site voxdei.
Le correspondant en Israël d'une certaine chaîne de télévision publique française a jugé que des propos, repris de Stéphane Juffa sur mon site, étaient une atteinte à son honneur et à sa dignité, en raison de son appartenance à la religion juive. Au lieu de s'en prendre à l'auteur des propos jugés par lui incriminants (alors qu'il en avait seulement fait un copier-coller partiel) le journaliste en question me mettait donc en examen, moi le philosémite (ami des Juifs), pour antisémitisme. Un comble quand on sait quel était le sujet de l'article initial, "Le grand ras-le-bol des Français juifs", écrit au lendemain de l'assassinat crapuleux d'Ilan Halimi et repris sur des sites communautaires... juifs !
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Convoqué par une juge
je dus remonter à Paris pour me voir notifier ma mise en examen. Après des heures d'attente, je vis la juge au total 3 minutes, et celle-ci me refit signer exactement le même document que celui [quon] m'avait fait signer 2 mois plus tôt. C'est à ce moment-là que la Juge me fit comprendre que ma décision de ne pas prendre d'avocat risquerait de me coûter cher puisque je n'aurais pas accès aux pièces du dossier
. j'ai compris, à ce moment-là, que la bataille faisait rage et que rien ne devait être laissé au hasard.
J'ai donc choisi de prendre un avocat et, après avoir consulté les autres prévenus et quelques journalistes au courant de l'affaire Al-Dura, j'ai décidé d'en prendre un neutre, dans un cabinet prestigieux de la capitale. Pour une raison que je n'évoquerai pas ici, mais qui est sans doute liée au côté politique de ce procès, mon avocat a choisi de ne plus me représenter, et ce seulement quelques jours avant la première audience préliminaire. Je me retrouvai donc quelques jours avant ma convocation, au printemps dernier, la veille d'un long week-end férié, sans avocat et sans possibilité d'en demander un commis d'office: les délais étaient trop courts. Sans vouloir épiloguer sur l'aspect peu professionnel de cette défection, et après avoir essuyé plusieurs refus (et aussi après avoir décliné l'offre d'avocats qui me demandaient des sommes astronomiques), un des prévenus [juifs] de l'affaire, avec qui j'ai tissé au fil du temps des liens d'amitié, me recommandait un ami d'enfance à lui. Cet avocat, Juif également, lui avait fait remarquer un point de détail de droit ce qui lui avait permis de remporter une première manche dans cette affaire très médiatique.
Je montai donc pour la troisième fois sur Paris, avec mon épouse
et suis passé au tribunal ce jour-là, accompagné de mon avocat et de quelques [amis], pour une audience de quelques minutes dont le but était de fixer les dates et les termes des audiences-relais qui conduiraient au procès final. Le juge, pressé d'en finir avec cette affaire qui, manifestement, commençait à lui peser, proposa une date symbolique pour le procès: celle du 11 septembre ! J'allais donc me retrouver, moi, l'ami d'Israël, convoqué un 11 septembre à la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, pour des faits relevant de l'antisémitisme, au même endroit et quelques jours avant un autre célèbre prévenu, leader d'un parti d'extrême droite que je ne citerai pas, mais qui était convoqué pour les mêmes motifs.
Finalement, l'avocate de la "partie adverse" déclara ne pas pouvoir s'organiser pour la date donnée. L'avocate devait, en réalité, à ce moment-là, préparer le même procès contre un autre des prévenus : l'audience fut donc reportée au 8 janvier 2008.
L'été passa et le 10 septembre [2007]
une lettre officielle du porte-parole de Tsahal, l'armée de défense d'Israël, était envoyée au journaliste de la chaîne de télévision publique française à l'origine de toute cette affaire. Il y demandait de visionner les fameux rushes, le film complet qui, selon lui, montrerait l'assassinat du petit Mohammed par l'armée israélienne, en ce jour de la fin du mois de septembre 2000, et dont la diffusion a causé le soulèvement qui a coûté la vie à de nombreuses personnes, tant juives que palestiniennes.
La suite [est connue de ceux qui suivent laffaire] : lors de l'audience, l'avocat et le juge ont réclamé l'examen de ces rushes, lequel a eu lieu courant novembre en audience publique et a mis en lumière ce que nous dénonçions depuis le début : la manipulation (la presse anglo-saxonne commence à s'en faire largement l'écho). La décision du juge étant renvoyée après mon propre procès, en février 2008. Après plus d'un mois et demi d'attente, mon avocat a réussi à avoir le dossier, et relevé une chose étrange, une erreur de procédure apparemment négligée par la juge qui a examiné l'affaire. La dernière audience intermédiaire s'est tenue jeudi dernier, et le procès aura donc lieu le 8 janvier [2008]. M'étant entendu avec l'avocat pour un paiement en 4 fois, je compte sur ceux qui ont les moyens pour m'assister [pour ce faire, voir larticle qui figure sur le site Voxdei], et je compte bien sûr sur vos prières pour le jour dit, afin que non seulement les charges ridicules retenues contre moi tombent, mais pour que la liberté d'expression, ainsi que l'expression de la vérité des faits, se fassent.
Lire également:
Le webmaster de voxdei jugé pour "antisémitisme"
Affaire Al-Dura, développements récents (
Affaire Al-Dura, tous les articles (
Mis en ligne le 11 décembre 2007, par M.











