Pour S. Dumont, du "Soir", le père de Al-Dura est mort dans la fusillade de Netzarim
Cela devrait se passer de commentaires. Pourtant, je commenterai. Tout de même, un grand quotidien francophone comme "Le Soir", et son correspondant-vedette en Israël, ne devraient pas commettre une erreur de cette taille. Comment leur faire confiance désormais ? En ce qui me concerne, connaissant depuis fort longtemps la ligne du parti de ce quotidien en matière de conflit palestino-israélien, je ne bouderai pas mon plaisir, même si, je le reconnais volontiers, c'est un malin plaisir... Que voulez-vous ? On se console comme on peut. Comme je l'ai dit ailleurs, le tort considérable qu'à longueur d'année, inflige ce journaliste à l'image d'Israël, à la réputation de son armée, et à la moralité de (presque) toute sa population, mérite bien qu'on le tourne en dérision, quand il est pris en flagrant délit dune ignorance, aussi crasse que ridicule. On me dira que je fais tout un plat d'une simple distraction. Peut-être. Mais ce sont des distractions dont je me passerais volontiers. Quand on s'érige en spécialiste du Moyen-Orient et qu'on cache la nudité obscène de son anti-israélisme viscéral, sous le manteau de Noé d'un discours partisan. Quand on prétend trancher souverainement en faveur dune partie, et condamner lautre en la diabolisant à outrance. Quand on na pas lhonnêteté élémentaire davertir ses lecteurs que la problématique est si complexe, que même des juristes spécialisés en droit international ont du mal à dire le droit. On ne doit pas sattendre à ce que celui qui a débusqué une erreur de cette taille se prive d'épingler un débiteur d'oracles politiques, qui caresse les démons de l'islamisme et du panarabisme dans le sens du poil. En définitive, plus je lis S. Dumont, plus je me demande s'il faut le haïr pour l'évangile de haine anti-israélienne dont il contamine ses lecteurs, ou le plaindre comme lignoramus quil semble bien être, au moins en ce qui concerne ce créneau où il monte plus souvent quà son tour, pour lancer ses flèches empoisonnées contre un seul camp : le mien.
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04/10/07
On m'a fait observer, avec juste raison, que, dans mon commentaire détaillé de l'article de Serge Dumont, paru le 2 octobre dans le journal Le Soir, j'ai omis de signaler la ridicule bévue du sous-titre de la photo qui illustre le texte du journaliste, que j'ai dûment étrillé dans mon article : "France 2 et Enderlin ont un petit Zola belge: le journaliste S. Dumont, du 'Soir'".
Ci-dessous, le cliché reproduit par Le Soir, et la légende époustouflante qui le suit.


Oui, vous avez bien lu : "Son père QUI CONNAITRA LE MEME SORT !"
Dumont, Dumont, vous battez tous les records de mésinformation...
Si le père d'Al-Dura a "connu le même sort que son fils", quel est l'imposteur qui a donné des interviews et posé pour les photographes, à l'hôpital de Gaza et ailleurs? Qui est le Al-Dura-père, que Talal Abu Rahma, le caméraman de Charles Enderlin et de France 2, expert en mise en scène vidéographiée, a filmé, à demi-nu, l'année dernière, à Gaza, à la demande de France 2, pour exposer à la vue de tous ses cicatrices postdatées, dans une tentative, aussi désespérée que pitoyable, de la chaîne, pour couvrir son reportage bidouillé qui, tel un vaisseau en perdition, prend l'eau de toutes parts et ne tardera pas à couler ?
Le public attend la vérité. Et il l'aura, M. Dumont, avec ou sans vous !
Menahem Macina
[Avec la collaboration précieuse de R.R., Bruxelles, pour l'information et les clichés.]
Mis en ligne le 3 octobre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org