REGIONAL
Les ministres égyptien et jordanien des Affaires étrangères à Jérusalem
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, et son homologue jordanien, Abdelilah al-Khatib, seront après-demain à Jérusalem pour y rencontrer le Premier ministre, Ehud Olmert, et la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni. Si les deux hommes sont déjà venus par le passé en Israël, écrit le Yediot Aharonot, ce n'est pas en leur qualité de chefs de la diplomatie qu'ils se rendront cette fois-ci en Israël, mais en tant que représentants de la Ligue arabe.
Les ministres devraient tenter de redonner vie à l'initiative de paix saoudienne, qui prévoit la normalisation des relations entre Israël et l'ensemble des pays arabes, en échange d'un retrait israélien de tous les territoires conquis en 1967 et de la résolution du problème des réfugiés. Ces derniers temps, en effet, les affrontements inter-Palestiniens dans la bande de Gaza et les réserves exprimées par Israël ont diminué l'intérêt porté à cette initiative. Les deux ministres devraient également appeler Israël à soutenir le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Visite de Romano Prodi en Israël
Selon le Haaretz, le dossier nucléaire iranien était au centre des entretiens qu'a eus hier le président du Conseil italien, Romano Prodi, avec les dirigeants israéliens. M. Prodi a déclaré qu'il était impératif d'empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire, tout en affirmant qu'il faut distinguer développement de l'arme nucléaire et programme nucléaire civil. Israël de son côté, écrit le journal, s'oppose à toute nucléarisation de l'Iran.
Lors de la conférence de presse commune avec son homologue italien, le Premier ministre, Ehud Olmert, a déclaré : « La position israélienne est claire : jamais nous ne pourrons accepter qu'un pays qui menace d'anéantir Israël soit une puissance nucléaire ». M. Olmert a ajouté qu'il croyait en la capacité de la communauté internationale de faire changer la politique iranienne.
Romano Prodi s'est rendu hier à Sdérot, en compagnie de la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni. Aujourd'hui, il se rendra à Ramallah pour y rencontrer le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Omar Suleiman appelle Israël à assouplir sa position face au Hamas
Le chef des renseignements égyptiens, Omar Suleiman, affirme qu'Israël et le Hamas sont parvenus à un accord sur les grandes lignes de l'échange de prisonniers, destiné à obtenir la libération du soldat israélien, Gilad Shalit.
Selon Omar Suleiman, rapporte le Maariv, il a été convenu qu'Israël libérerait trois cent cinquante prisonniers, en échange desquels Gilad Shalit serait remis aux autorités égyptiennes, qui le transféreraient à Israël en échange de cent autres prisonniers. Néanmoins, a déclaré M. Suleiman, qui rencontrait hier au Caire des représentants des députés israéliens du parti de gauche Méretz, sur les trois cent cinquante prisonniers proposés par le Hamas, Israël n'en a approuvé qu'une quarantaine. Israël souhaite élaborer lui-même la liste des prisonniers qui seront libérés, et c'est pourquoi, affirme Omar Suleiman, les négociations sont bloquées.
Le chef des renseignements égyptiens a également appelé Israël à donner à Mahmoud Abbas les moyens de lutter contre les éléments radicaux, notamment en autorisant les livraisons d'armes à l'Autorité palestinienne. « Si Israël poursuit sa politique actuelle, la Cisjordanie tombera, elle aussi, aux mains des extrémistes », a-t-il déclaré, ajoutant que la communauté internationale doit offrir aux Palestiniens un espoir et des projets économiques.
IMAGE DE LA FRANCE
Rencontre des familles des soldats enlevés avec le président Sarkozy
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, s'est entretenu hier avec les familles de Gilad Shalit, Eldad Régev et Ehud Goldwasser, les trois soldats israéliens détenus par le Hamas et le Hezbollah. Selon les participants à la rencontre, rapporte le Yediot Aharonot, M. Sarkozy a fait preuve d'une grande sensibilité et a promis d'évoquer ce sujet, « lors de chaque rencontre qu'il aura avec des représentants du monde arabe ».
« Le président a parlé de Gilad avec beaucoup de chaleur humaine. Il nous a dit que Gilad était un soldat israélien, mais aussi un citoyen français, et qu'il le considérait comme tel », a déclaré Noam Shalit, père de Gilad, au terme de sa rencontre avec le président.
Le Maariv ajoute que les représentants des familles Régev et Goldwasser ont demandé au président Sarkozy de réclamer, des représentants du Hezbollah qui participeront ce week-end à la rencontre inter-libanaise au château de La Celle Saint-Cloud, une preuve que les deux soldats israéliens sont encore en vie. M. Sarkozy aurait déclaré aux familles : « Mon objectif est que le Hezbollah mette fin à ses activités terroristes et devienne un parti politique », ajoutant qu'il ne rencontrerait pas les représentants du Hezbollah.
© Ambassade de France en Israël
Mis en ligne le 10 juillet 2007, par M.











