[Vous pouvez écrire au site de l'Ump, pour exprimer votre opposition à la cooptation de Védrine.]
12 mai 2007.
Rupture ou ouverture ?
Les deux termes ne sont pas antinomiques, mais pour les accorder, les nouveau venus doivent être effectivement « nouveaux », ne pas avoir adhéré, ni participé activement, à la politique de la France, politique que les Français ont rejetée en votant pour la rupture.
Or, le chiffon - rouge bien sûr - est agité lorsquun poste est proposé à M. Védrine dans un gouvernement déjà réduit.
« La fidélité, cest pour les sentiments, lefficacité, cest pour le gouvernement ». La formule est contestable, sauf si lon est assuré de lefficacité.
- Mais espère-t-on que M. Védrine protégera la France de lagitation des banlieues, de la grogne des enseignants ?
- Permettra-t-il de renouer les relations diplomatiques distendues avec nos alliés, lui, le chantre de lantiaméricanisme, lauteur du néologisme d « hyperpuissance » ?
- Il na rien demblématique, et sa présence dans une équipe ne convaincra personne.
Il ne manque pourtant pas de talents parmi ceux qui ont contribué à l'élection du président. Il ne manque pas, non plus de personnalités qui, lors de leur passage aux affaires, ont eu le courage de sessayer à la « rupture » : M. Allègre, par exemple.
La rupture ? Où est-elle, lorsque la première personnalité étrangère rencontrée est un financier arabe [Hariri fils] ? Certes, cette rencontre a été provoquée par M. Chirac, mais elle ne sest pas déroulée avec un pistolet sur la tempe de N. Sarkozy.
Sil faut des socialistes dans les allées du pouvoir, quà cela ne tienne, nous risquons de les voir dans les urnes, le 10 juin.
© Gabriel Lévy
Mis en ligne le 13 mai 2007, par M.











