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Sans la moindre provocation de sa part, Israël a subi une attaque transfrontalière en provenance du territoire libanais. Lattaque a été perpétrée par le Hezbollah, qui fait partie du Gouvernement du Liban. Elle était dirigée contre des citoyens israéliens citoyens et soldats qui se trouvaient sur le territoire israélien souverain. Dans ces circonstances, Israël na pas dautre alternative que de se défendre et de défendre ses citoyens. Cest pour cette raison quIsraël réagit maintenant à lacte de guerre dun Etat souverain voisin. Lobjectif de lopération israélienne est double : libérer les soldats enlevés et faire disparaître la menace terroriste de sa frontière nord. Israël considère que le Liban est responsable de la situation actuelle, et quil doit en subir les conséquences.
La proportionnalité se mesure en fonction de létendue de la menace. Les actions dIsraël ne résultent pas seulement de lattaque injustifiée contre Israël, ni de lenlèvement des deux soldats. Lopération militaire dIsraël est également dirigée contre la menace concrète et tangible que fait peser le Hezbollah sur plus dun million de civils dans tout le nord dIsraël. Le Hezbollah organisation terroriste dont le but est la destruction dIsraël et qui contrôle le sud-Liban dispose de plus de douze mille missiles prêts à être tirés contre Israël, et en a lancé des centaines durant les quelques jours écoulés. Lusage massif de ces missiles par le Hezbollah, qui a causé de nombreux décès de civils, des centaines de blessés et des destructions considérables, rend nécessaires les actions dIsraël. On peut se demander 'ce quauraient fait dautres Etats sils avaient été lobjet dune menace de cette magnitude'.
Israël ne prend pour cibles que des installations qui servent directement aux attaques terroristes contre Israël, perpétrées par les organisations terroristes. Par exemple, Israël sen est pris à lAéroport International et à lautoroute Beyrouth-Damas, parce que le Hezbollah les utilise pour se réapprovisionner en armes et en munitions. Israël a également pris pour cibles des immeubles, tel celui des studios de télévision du Hezbollah, qui servent de moyen vital de communication pour les activistes terroristes. Malheureusement, les terroristes se sont volontairement cachés et ont stocké leurs missiles dans des zones dhabitation, mettant ainsi en danger les populations alentour. En fait, beaucoup des missiles récemment tirés contre Israël ont été emmagasinés dans des habitations privées et tirées de ces dernières, expropriées par des terroristes du Hezbollah, qui veulent ainsi protéger leurs actions derrière un bouclier humain de civils, pour empêcher une riposte dIsraël. Malgré cette cruelle exploitation de civils, Israël prend grand soin de réduire au minimum le risque auquel la population est exposée souvent aux dépens davantages opérationnels. Par exemple, des tracts sont lancés pour inciter les habitants à éviter certaines installations du Hezbollah, même si cet avertissement préalable réduit lélément de surprise dont eût pu bénéficier Israël.
Israël a fait preuve de retenue durant plus de six ans. En mai 2000, Israël a pris la difficile décision de se retirer complètement du sud-Liban, après avoir été contraint, quelques années plus tôt, dy créer une zone de sécurité pour empêcher les attaques terroristes et les tirs de roquettes contre les villes israéliennes. Le Conseil de Sécurité de lONU a reconnu quIsraël sétait entièrement retiré du sud-Liban, en pleine conformité avec la Résolution 425. Le Gouvernement libanais avait alors loccasion de prendre le contrôle total du sud et de définir une frontière pacifique avec Israël. Au lieu de cela, il a préféré céder à la terreur que de la vaincre, et il a permis au Hezbollah doccuper les régions contiguës à la frontière et de constituer un énorme arsenal de roquettes et de missiles.
A plusieurs reprises, Israël a formulé des avertissements et demandé à la communauté internationale dinviter le Liban à imposer sa loi au Hezbollah, et dobliger ses hommes armés à quitter les positions quils occupent près de la frontière, et à démanteler leurs stocks de missiles. Malheureusement, le Liban na pas tenu compte des demandes de la communauté internationale dexercer sa souveraineté et de désarmer le Hezbollah, et aujourdhui, le peuple libanais doit, hélas, supporter les conséquences de linaction de son gouvernement.
La diminution récente de la présence militaire syrienne au Liban a laissé à Beyrouth plus de liberté daction pour servir les intérêts libanais, pourtant, jusquici, aucune mesure na été prise à lencontre du Hezbollah.
Le Gouvernement du Liban porte la responsabilité de la menace que constitue le Hezbollah. Il a conféré une légitimité officielle au Hezbollah et a permis que ses opérations armées se déroulent sans entraves. Le Hezbollah naurait jamais obtenu les missiles et léquipement militaire dont il dispose, si le gouvernement libanais navait permis que ces armements parviennent au Liban.
Il est de la responsabilité du Gouvernement du Liban de remplir son obligation, en tant quEtat souverain, détendre son contrôle à tout son territoire, comme le demandent les résolutions 425 et 1559. Par son opération, Israël espère faire pression sur le Gouvernement de Beyrouth pour quil agisse, et faciliter son action en lui assurant lencouragement international et les conditions favorables au désarmement du Hezbollah et au déploiement de larmée libanaise au sud, jusquà la frontière entre Israël et le Liban.
La Syrie héberge dans sa capitale, Damas, les quartiers généraux dun certain nombre de groupes terroristes djihadistes palestiniens, dont le Hamas. Elle abrite et soutient, sur le plan logistique, le dirigeant du Hamas, Khaled Mashaal, qui a vécu à Damas pendant des années. De Damas, Mashaal dirige des terroristes qui, de lintérieur des territoires palestiniens, perpètrent des attaques incessantes contre Israël et ses citoyens - dont des bombardements contre le sud dIsraël avec des missiles Qassam, et la récente infiltration et le kidnapping du soldat israélien, Guilad Chalit. La Syrie apporte également son aide au Hezbollah, sous forme, entre autres, de transfert darmes, de munitions et de militants, qui sont acheminés par laéroport de Damas et les passages-frontière entre la Syrie et le Liban. Le Hezbollah serait incapable dagir au Liban sans un parrainage syrien.
LIran est le principal bienfaiteur du Hezbollah. Il fournit à cette organisation les fonds, les armes, les directives, et même lencadrement iranien (les 'Pazdaran', ou Gardiens de la Révolution). Les missiles à longue portée qui ont frappé les villes israéliennes de Haïfa et Carmiel (le 13 juillet) ont été fabriqués par lIran, comme cétait le cas du missile téléguidé tiré contre un navire israélien lance-missiles, au large de la côte libanaise. Dune manière générale, le Hezbollah est purement et simplement une arme du régime djihadiste de Téhéran. LIran a également accru de manière considérable son influence à lintérieur de lorganisation terroriste palestinienne, et au sein des Brigades dal-Aqsa (Fatah) et du groupe Iz a-Din al-Qassam (Hamas). Il assure le financement, la formation technique et les directives opérationnelles de leurs cellules terroristes.
Le Hamas et le Hezbollah sont mus par une idéologie djihadiste extrémiste, qui appelle à la destruction immédiate de lEtat dIsraël et qui sinscrit dans leffort international pour mener une 'Guerre Sainte' contre le monde occidental 'infidèle', et ce afin de faire prévaloir leur version radicale de lislam dun bout à lautre du globe.
La Syrie et lIran soutiennent ces groupes, non seulement parce quils approuvent leur idéologie, mais aussi parce que ces organisations constituent, pour Damas et Téhéran, un moyen de renforcer linfluence de leur régime respectif et de détourner lattention dautres problèmes qui leur ont valu récemment des pressions internationales. La Syrie fait face à une critique croissante pour son implication dans le meurtre de Rafik Hariri et son interférence dans les affaires libanaises. LIran est lobjet dune pression, qui va en sélargissant, à propos de son programme de développement nucléaire. De plus, la communauté internationale dénonce ces deux régimes pour leur sinistre bilan en matière de droits de lhomme.
Par conséquent, Israël considère le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et lIran comme les acteurs fondamentaux de lAxe du Djihad terroriste qui menace non seulement Israël, mais tout le monde occidental.
Les centaines dattaques de roquettes, lancées en ce moment depuis le Liban par le Hezbollah contre Haïfa et le nord dIsraël, et au cours desquelles douze civils ont été tués et des dizaines dautres blessés, devraient dissiper une fois pour toute la légende populaire qui dépeint le Hezbollah comme une force de guérilla mal équipée. Créé dans les années 1980 et agissant par procuration pour le compte de lIran afin de perpétrer les actes hostiles de ce pays contre Israël sans considération pour la souveraineté libanaise et en violation de cette dernière le Hezbollah a reçu des envois énormes darmement moderne haut-de-gamme provenant de larsenal iranien, transbordés en passant par la Syrie.
Un officier de haut rang de larmée iranienne déclarait dimanche au journal en langue arabe, Al-Sharq al-Awsat, que les Gardes Révolutionnaires de la République islamique [les Pasdaran] avaient établi des dizaines de bases de lancement de roquettes et de missiles dans la Vallée du Liban et le long de la frontière avec Israël. Entre 1992 et 2005, le Hezbollah a reçu quelque 11.500 missiles et roquettes à courte et moyenne portée. Cet officier ajoutait que le Hezbollah possédait quatre types de missiles sol-sol modernes : des « Fajr » [victoire], dune portée de 100 km, des « Iran 130 », dune portée de 90-110 km, des « Shahin », dune portée de 150 km, et des roquettes de 355 mm de diamètre, également dune portée de 150 km. Le vendredi 14 juillet au soir, le Hezbollah a fait preuve dune capacité, jusqualors inconnue, en tirant sur un navire israélien un missile mer-terre sophistiqué, guidé par radar, de fabrication iranienne, tuant quatre soldats.
Face à cette grave agression de la part du Hezbollah, Israël fera tout le nécessaire afin déloigner la menace terroriste de ses centres de population, comme le ferait tout autre pays dans des circonstances similaires.
Il existe un large consensus, sur la scène internationale, à propos du fait que le terrorisme djihadiste constitue une menace mondiale quil faut combattre avec détermination et fermeté. Israël a été en contact intensif avec des gouvernements étrangers et des organisations mondiales, pour coordonner la pression à exercer sur ces régimes, et faire en sorte quils comprennent que le prix quils auront à payer, sur le plan international, pour leur soutien du terrorisme, sera insupportablement élevé.
Dans sa conférence de presse qui a suivi lattaque du 12 juillet, le Secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a présenté la liste de ses exigences de rançon en échange de la libération des [deux] soldats [israéliens] enlevés. Elle comprenait une demande de libération de détenus terroristes du Hamas, ainsi que de membres du Hezbollah. Ceci est révélateur du fait que le niveau de coordination entre ces deux groupes de terreur djihadiste nest pas seulement idéologique, mais quil est également opérationnel.
A la suite de lattaque du 12 juillet à partir du Liban, le Premier ministre Olmert a déclaré qu"Israël ne céderait pas au chantage et ne négocierait pas avec des terroristes concernant la vie des soldats israéliens.
Israël sait bien que si les opérations militaires sont actuellement nécessaires pour défendre ses citoyens en neutralisant la menace que constitue linfrastructure terroriste du Hezbollah au Liban, la solution définitive est, bien entendu, diplomatique. A ce niveau, il nexiste aucune différence de fond entre la position israélienne et celle de la communauté internationale. Israël attend, de la famille des nations, quelle fasse respecter le consensus international déjà approuvé par le Conseil de Sécurité de lONU concernant le Liban, et qu'elle fasse pression sur le gouvernement libanais pour quil applique les résolutions 1559 et 1680, impose sa souveraineté sur la région frontalière avec Israël et désarme le Hezbollah.
Pour soutenir cet effort, les dirigeants des pays du G8, actuellement réunis à Saint Petersbourg, doivent entreprendre une offensive diplomatique pour amener à un cessez-le-feu rapide qui aboutira au retour des soldats israéliens kidnappés, au désarmement du Hezbollah et à sa transformation en un groupe jouant un rôle politique non violent.
(Traduit de lhébreu par Menahem Macina)
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