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Subventionner l'ennemi, Daniel Pipes
FrontPageMagazine.com
28 avril 2006
Version originale anglaise: Subsidizing the Enemy
Une école islamique de Londres enseigne que les non-musulmans sont l'équivalent de porcs et de chiens, et elle bénéficie, pour ce faire, des subventions du contribuable britannique. Plus alarmant encore, les autorités britanniques, informées de ce problème, déclarent ne pas avoir l'intention dintervenir.
Dans un article du 20 avril dernier, se penchait sur l'incitation d'étudiants musulmans à considérer les incroyants comme «de la saleté» [Muslim students being taught to despise unbelievers as filth'], quenseigne la Hawza Ilmiyya, une institution chiite, sur la base des écrits de Muhaqqiq al-Hilli. Cet érudit a vécu entre 1240 et 1326 et est lauteur de l'ouvrage de référence, qui fait autorité en matière de loi chiite (charia al-Islam). À propos des incroyants, qualifiés de kafirs, il enseigne les choses suivantes:
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L'eau laissée dans un récipient après que tout animal y ait bu est considérée comme propre et pure, sauf après le passage d'un chien, d'un porc et d'un incroyant.
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Il existe dix sortes de saletés et d'impuretés: l'urine, les excréments, le sperme, la charogne, le sang d'animaux morts, les chiens, les porcs, les infidèles.
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Lorsqu'un chien, un porc, ou un incroyant touchent, ou entrent en contact avec les vêtements, ou le corps [d'un musulman] alors que [l'incroyant] est mouillé, il est absolument obligatoire [pour le musulman] de se laver et de nettoyer l'endroit entré en contact avec l'incroyant.
En outre, un chapitre sur le djihad précise les conditions auxquelles les Musulmans doivent combattre les Juifs et les Chrétiens.
Les prises de position de Hilli étaient la règle dans le chiisme pré-moderne, mais elles ont de quoi choquer, à Londres, en 2006. Dailleurs, plusieurs étudiants de la Hawza Ilmiyya les ont estimées «troublantes» et «très inquiétantes». Leur porte-parole a déclaré au Times que les étudiants «sont exposés à des interprétations très littéralistes du Coran. Il s'agit d'interprétations qui ne seraient pas reconnues par 80 à 90% des Musulmans, mais qui sont enseignées dans cette école. De nombreux membres de la communauté musulmane sont très préoccupés par cette situation.» Le porte-parole conclut par un appel urgent à réexaminer «le genre de matériau enseigné ici et dans d'autres écoles [islamiques] de Grande-Bretagne».
Le régime iranien de Mahmoud Ahmadinejad parraine la Hawza Ilmiyya; par exemple, trois ans sur les huit que compte le programme se passent dans les institutions de la ville iranienne de Qom. En fait, les statuts de l'école, qui datent de 1996, indiquent même qu'«à tout moment, au moins l'un des membres du conseil d'administration doit être un représentant du Conseil suprême spirituel de la République islamique d'Iran».
L'institution qui finance cette école, l'Irshad Trust (groupe d'administrateurs d'Irshad), est une «uvre caritative reconnue» par la Charity Commission (Commission gouvernementale des uvres caritatives voir la page consacrée à l'Irshad Trust sur le site de la Commission), un privilège qui lui vaut divers avantages fiscaux; en d'autres termes, le contribuable britannique subventionne bel et bien l'école. Celle-ci bénéficie notamment d'un programme baptisé «Gift Aid» (soutien aux dons) par lequel le gouvernement restitue l'impôt sur le revenu versé par les donateurs. Les dons octroyés aux institutions caritatives reconnues peuvent motiver une requête dexonération de 28%. Ainsi, un don de 100 £ à l'Irshad Trust lui vaut un reversement total de 128 £.
Immédiatement après avoir découvert l'article du Times, un de mes correspondants a écrit à la Charity Commission pour la prier de prendre des mesures à l'encontre du Trust Irshad. Il a très vite reçu la réponse suivante:
Sujet: RE: "Les non-Musulmans sont 'de la saleté'"
De: Monaghan-Smith Tracey [tracey.monaghan@charitycommission.gsi.gov.uk]
À: xx
De: Monaghan-Smith Tracey [tracey.monaghan@charitycommission.gsi.gov.uk]
À: xx
Envoi: Jeudi 20 avril 2006
Monsieur,
Merci pour votre courriel, dont le contenu a retenu notre attention. Nous devons toutefois vous informer que, se basant sur la directive CC47, la Commission ninterviendra pas dans l'affaire en question. Nous vous invitons à vous pencher sur cette directive, qui établit très clairement le cadre de notre rôle à cet égard. La Commission ne traitera donc pas cette plainte. J'espère que cela clarifie la situation.
Salutations,
Mme Tracey Monaghan-Smith
Charity Commission
Charity Commission
La directive CC47, intitulée «Complaints about Charities» (plaintes à l'encontre des uvres caritatives) a fourni des lignes directrices pour réglementer les activités de la Commission. Phrase clé: «Les plaintes sont traitées par la Commission, en sa qualité d'organe de régulation, si, d'une manière générale, elles impliquent un sérieux risque de préjudice ou d'abus important à l'encontre de l'uvre caritative, de ses biens, de ses bénéficiaires, ou de sa réputation; si notre intervention est nécessaire pour les protéger; et si elles constituent une réaction appropriée à la situation en question.»
Mme Tracey Monaghan-Smith et ses supérieurs ont donc conclu que la Hawza Ilmiyya ne causait aucun «préjudice d'importance» à l'uvre caritative.
Commentaires:
(1) Paradoxalement, même si certains des étudiants musulmans de la Hawza Ilmiyya trouvent ses enseignements «troublants» et «très préoccupants», les mandarins de la Charity Commission considèrent qu'ils ne causent aucun «préjudice d'importance».
(2) Le radicalisme sans retenue de la Hawza Ilmiyya s'inscrit dans une attitude plus générale des écoles islamiques occidentales, qui prônent l'hostilité à l'encontre des Juifs et des chrétiens, ou entretiennent des liens avec le terrorisme. Jai analysé cette situation dans un article intitulé «Qu'enseigne-t-on dans les écoles islamiques?» et sur un blog, «Troubles at Islamic Schools in the West».
(3) Il faut donc s'attendre à ce que la Hawza Ilmiyya continue allègrement sur sa lancée, malgré les protestations de ses élèves, les objections soulevées au Parlement, et les plaintes des citoyens, et tout en continuant à bénéficier d'un «soutien aux dons» de 28%. C'est ainsi que l'infrastructure de l'ennemi se construit parmi nous.
Daniel Pipes
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Mis en ligne le 08 mai 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











