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Qu'enseigne-t-on dans les écoles islamiques? Daniel Pipes
Cet article n'est pas récent. Nous le mettons en ligne cependant, parce que, outre son intérêt intrinsèque, l'auteur y fait référence dans un article du 28 avril 2006, que nous mettons également en ligne. (Menahem Macina).
The New York Sun
29 mars 2005
Version originale anglaise: What Are Islamic Schools Teaching?
[Voir aussi, de Daniel Pipes: "Subventionner l'ennemi".]
«Choquée» c'est ainsi que Aisha Sherazi, présidente de l'école islamique Abraar, d'Ottawa, a décrit le sentiment de l'administration et du conseil de son école en apprenant, la semaine passée, que deux de ses enseignants avaient incité à la haine des Juifs.
Mumtaz Akhtar, le président du Muslim-Community Council d'Ottawa-Gatineau, s'est également déclaré «choqué» en découvrant l'affaire de l'école Abraar.
Mais ils ont peut-être été les deux seules personnes de la planète à être «choquées» de constater que des enseignants d'une école islamique soutiennent l'antisémitisme ou d'autres aspects du programme islamiste. Le fait est que les enquêtes réalisées dans les écoles islamiques révèlent régulièrement ce genre d'attitudes islamistes radicales.
Quelques exemples:
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New York City: des recherches effectuées par le New York Daily News en 2003 ont montré que les livres utilisés dans les écoles islamiques de la ville étaient «criblés d'inexactitudes, de condamnations indifférenciées des Juifs et des chrétiens et de déclarations triomphalistes sur la suprématie de l'islam».
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Los Angeles: en 2001, la fondation Omar Ibn Khattab a fait don aux autorités de l'instruction publique de 300 exemplaires du Coran (intitulé La signification du Saint Coran) qui ont dû être retirés des bibliothèques scolaires en raison de leurs commentaires antisémites. L'une des notes de bas de page disait, par exemple: «Les Juifs, dans leur arrogance, ont affirmé que toute la sagesse et la connaissance d'Allah se trouvaient dans leur cur [ ] Leur prétention était non seulement arrogante, mais blasphématoire.»
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Ajax, Ontario, à 50 kilomètres à l'est de Toronto: l'Institute of Islamic Learning est une version canadienne des madrasas Deobandi extrémistes du Pakistan. Il se concentre exclusivement sur les thèmes religieux, fait apprendre le Coran par cur à ses étudiants, impose une ségrégation absolue davec la société canadienne et exige la séparation totale des sexes. D'anciens étudiants se sont plaints de la dévotion touchant au culte dû au dirigeant de l'école, Abdul Majid Khan, et ont dénoncé ce qu'ils considéraient comme une «religion dénaturée».
Et puis, il y a le cas des quatre principales écoles islamiques de la région de Washington, D.C. :
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La Muslim Community School de Potomac, au Maryland, inculque à ses élèves un sentiment d'aliénation vis-à-vis de leur pays. Miriam, élève de 7e année, a déclaré à un journaliste du Washington Post, en 2001 qu'«être Américaine, c'est juste être née dans ce pays». Ibrahim, élève de 8e année, a affirmé, pour sa part: «Être Américain, cela ne signifie rien pour moi.»
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Un manuel de 2004, utilisé à l'Islamic Saudi Academy (ISA) d'Alexandria, en Virginie, et réalisé et publié par le Ministère saoudien de l'Éducation, enseigne aux élèves de 1ère année scolaire que «toutes les religions, à part l'islam, sont des supercheries, y compris celles des Juifs [et des] chrétiens». Un ancien élève de l'ISA, particulièrement studieux, Ahmed Omar Abu Ali, a récemment été inculpé pour avoir préparé l'assassinat du président Bush.
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En 2004, le gouvernement américain a annulé les visas de 16 personnes liées à l'Institute for Islamic and Arabic Sciences in America (IIASA), de Fairfax, en Virginie. Pour reprendre les termes du Washington Post, «cette décision faisait suite aux accusations selon lesquelles l'institut, un satellite de l'université islamique al-Imam Muhammad Ibn Saud de Riyad, répandait une version de l'islam, que des critiques jugent intolérante envers les autres tendances de la religion, ainsi qu'envers le christianisme et le judaïsme». De plus, l'IIASA fait l'objet d'une enquête portant sur d'éventuelles liaisons avec le terrorisme.
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La Graduate School of Islamic Social Sciences, d'Ashburn, en Virginie, qualifiée de «prétendue» institution éducative dans une déclaration sous serment justifiant une descente de police dans l'école, a fait l'objet d'une saisie de ses livres de comptes, en 2002, sur base dun soupçon de liens avec le terrorisme.
Et les écoles ne sont pas l'exception parmi les institutions islamiques d'Amérique du nord. Une récente étude menée par Freedom House a révélé la présence, dans les mosquées américaines, de textes anti-Juifs et anti-chrétiens haineux. Les principales organisations musulmanes américaines, notamment le Conseil des Relations Américano-Islamiques (Council on American-Islamic Relations, CAIR), répandent l'antisémitisme et donnent tribune à un néo-nazi. La même situation règne au Canada, où le responsable du Congrès islamique canadien (CIC), Mohamed Elmasry, a approuvé publiquement le meurtre de tous les Israéliens âgés de plus de 18 ans.
Aussi longtemps que les leaders musulmans se contenteront de se déclarer «choqués», avec la même honnêteté que le capitaine Louis Renault, dans Casablanca, à chaque fois que transpirent de nouveaux signes du suprématisme islamiste, ce cancer poursuivra sa progression sans entrave. Les écoles islamiques, les mosquées et les autres organisations musulmanes, telles que le CAIR et le CIC continueront de jouer au chat et à la souris aussi longtemps que cela fonctionnera.
Et cela ne cessera de fonctionner que lorsque des pressions extérieures seront exercées par des politiciens, des journalistes, des chercheurs, des Musulmans modérés et d'autres, qui affirmeront clairement le caractère inacceptable du venin islamiste. Alors, la réaction de «choc», aujourd'hui purement hypocrite, pourra savérer sincère.
Daniel Pipes
© The New York Sun
Mis en ligne le 08 mai 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











