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Société israélienne
Sharon, avantage sur Netanyahu dans les sondages, mais est insulté par ses anciens amis
Ouzi Landau (Likoud) à A. Sharon : «Vous êtes un dirigeant corrompu, cruel et sans cur. Vous avez fait d'Israël un des pays les plus corrompus de l'Occident, vous avez déchiré le peuple !».
Revue de presse de lAmbassade de France en Israël
23/08/05
Sondage favorable à Sharon
Le Maariv et le Haaretz attirent l'attention sur un sondage effectué dernièrement parmi les membres du Comité central du Likoud, montrant que si les élections pour la désignation du chef du parti avaient lieu maintenant, Ariel Sharon battrait B. Netanyahou en recueillant 35,5 % des suffrages contre 28,3 % seulement à son rival. C'est la chaîne de télévision «Channel 10» qui a publié hier ces résultats.
Le Maariv et le Haaretz attirent l'attention sur un sondage effectué dernièrement parmi les membres du Comité central du Likoud, montrant que si les élections pour la désignation du chef du parti avaient lieu maintenant, Ariel Sharon battrait B. Netanyahou en recueillant 35,5 % des suffrages contre 28,3 % seulement à son rival. C'est la chaîne de télévision «Channel 10» qui a publié hier ces résultats.
«Changement de tendance au Likoud : Sharon devance Bibi Netanyahou», titre le Maariv. Il y a une quinzaine de jours seulement, Netanyahou avait démissionné en fanfare de son poste de ministre des Finances - alors que l'on publiait des sondages lui donnant 42 % des voix au Comité central du Likoud, face à 27 % seulement pour Sharon. L'impression créée alors était que le Premier ministre avait «irrémédiablement perdu son parti».
Selon le sondage de «Channel 10», 16 % des personnes interrogées ont affirmé qu'elles ne voteront pas du tout, tandis que 20 % ont dit qu'elles n'ont pas encore décidé, ou ont refusé de répondre.
Par ailleurs, 45 % des membres du Comité central pensent que Sharon ne doit pas quitter le Likoud ; et 54 % estiment que Netanyahou a commis une erreur en démissionnant de ses fonctions ministérielles. En soi, ces résultats sont encourageants pour le Premier ministre. Dans son entourage, on a manifesté une satisfaction prudente au vu de ce sondage.
En revanche, poursuit le Maariv, l'entourage de Netanyahou a réagi en disant qu'ils disposent «d'au moins 4 sondages qui confèrent à B. Netanyahou une avance de 12 points et plus sur Sharon. Et ils ont surtout affirmé que le fait que près de 40 % des personnes interrogées n'ont pas donné de réponse était suspect et «devrait faire dresser l'oreille». Le QG de l'ex-ministre des Finances pense qu'en cas de publication de nouveaux sondages défavorables à Netanyahou, la meilleure riposte sera de publier ceux qui démontrent le contraire.
Le chroniqueur politique du Maariv, Nadav Eyal, fait valoir que, d'après l'entourage d'A. Sharon, «les efforts politiques de Netanyahou ont commencé à porter des fruits : il a réussi à améliorer la position du Premier ministre au sein du Likoud». Même s'il convient de se méfier de l'humour des collaborateurs du Premier ministre, il est vrai que Binyamin Netanyahou a réussi à agacer tout le monde : il a énervé la gauche et le centre en donnant sa démission ; il a suscité la colère de la droite en disparaissant à New York après cette démission, et en ne provoquant pas la chute du gouvernement Sharon quand c'était à sa portée. Quand il a compris sa faute (avec retard, comme d'habitude), il est rentré des USA pour multiplier les déclarations fracassantes et se faire prophète de malheur.
En revanche, poursuit le Maariv, l'entourage de Netanyahou a réagi en disant qu'ils disposent «d'au moins 4 sondages qui confèrent à B. Netanyahou une avance de 12 points et plus sur Sharon. Et ils ont surtout affirmé que le fait que près de 40 % des personnes interrogées n'ont pas donné de réponse était suspect et «devrait faire dresser l'oreille». Le QG de l'ex-ministre des Finances pense qu'en cas de publication de nouveaux sondages défavorables à Netanyahou, la meilleure riposte sera de publier ceux qui démontrent le contraire.
Le chroniqueur politique du Maariv, Nadav Eyal, fait valoir que, d'après l'entourage d'A. Sharon, «les efforts politiques de Netanyahou ont commencé à porter des fruits : il a réussi à améliorer la position du Premier ministre au sein du Likoud». Même s'il convient de se méfier de l'humour des collaborateurs du Premier ministre, il est vrai que Binyamin Netanyahou a réussi à agacer tout le monde : il a énervé la gauche et le centre en donnant sa démission ; il a suscité la colère de la droite en disparaissant à New York après cette démission, et en ne provoquant pas la chute du gouvernement Sharon quand c'était à sa portée. Quand il a compris sa faute (avec retard, comme d'habitude), il est rentré des USA pour multiplier les déclarations fracassantes et se faire prophète de malheur.
On peut donc dire que le sondage publié hier reflète les faux pas de Netanyahou, fait valoir le commentateur. Mais, en même temps, il est difficile d'affirmer qu'il démontre que l'ex-ministre des Finances soit réellement en mauvaise posture.
Sharon attaqué en commission
Les ténors de la droite du Likoud et des partis de droite ont violemment pris à partie, hier, le Premier ministre Ariel Sharon, lors d'une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset. «Vous êtes un dirigeant corrompu, cruel et sans cur. Vous avez fait d'Israël un des pays les plus corrompus de l'Occident, vous avez déchiré le peuple», lui a lancé à la face l'ancien ministre, Ouzi Landau (Likoud), qui, selon le Maariv, s'est livré à une diatribe véhémente contre le chef de son propre parti.
Les ténors de la droite du Likoud et des partis de droite ont violemment pris à partie, hier, le Premier ministre Ariel Sharon, lors d'une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset. «Vous êtes un dirigeant corrompu, cruel et sans cur. Vous avez fait d'Israël un des pays les plus corrompus de l'Occident, vous avez déchiré le peuple», lui a lancé à la face l'ancien ministre, Ouzi Landau (Likoud), qui, selon le Maariv, s'est livré à une diatribe véhémente contre le chef de son propre parti.
Un autre détracteur violent a été Efi Eitam, l'ancien chef du Parti National Religieux, aujourd'hui chef du groupe «Sionisme religieux». Il a promis à Sharon «une vengeance politique. Nous ne vous toucherons pas physiquement, mais nous vous renverrons honteusement à la Ferme des Sycomores, où vous caresserez les moutons, en homme qui ne mérite pas de diriger ce pays». Des attaques de la même eau sont venues d'Ouri Ariel, de l'Union nationale.
Le Haaretz et le Maariv soulignent que l'on n'avait jamais employé des termes d'une telle violence dans quelque forum parlementaire que ce soit. Cela tenait de la diffamation, mais Sharon a choisi de ne pas réagir. Un des seuls participants à prendre sa défense a été le travailliste, Amram Mitzna, qui a dit : «C'est de linsolence que de parler ainsi du Premier ministre de l'Etat d'Israël».
© Ambassade de France en Israël.
Mis en ligne le 23 août 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org











