Diplomatie
Le Premier ministre [Binyamin] Netanyahu : nous oeuvrerons pour que les lois internationales de la guerre soient adaptées à la lutte antiterroriste / Barak Ravid et Entshel Pfeffer - Haaretz
Lors de la réunion du cabinet restreint de sécurité, hier, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a enjoint les [lire : aux] ministres des Affaires étrangères, de la Justice et de Défense de promouvoir une initiative internationale ayant pour objectif de modifier le droit international de la guerre de façon à l'adapter à la guerre antiterroriste. Netanyahu souhaite mobiliser plusieurs pays occidentaux impliqués dans la lutte antiterroriste en faveur de l'élaboration de nouvelles règles de la guerre, qui permettront aux pays de se défendre contre les offensives terroristes.
Netanyahu a déclaré lors de la réunion qu'Israël cherchait à « délégitimer sa dé-légitimation ». Pour lui, « il faut surtout agir auprès de l'opinion publique dans les pays occidentaux démocratiques ». Il a estimé qu'il faudrait « continuer à percer ce mensonge qui se propage grâce au rapport Goldstone ». Selon lui, « au Liban, à Gaza et dans d'autres endroits, on continue à amasser des armes dont le seul objectif est d'attaquer les citoyens d'Israël. J'aimerais que cela soit dit clairement : personne ne compromettra notre droit et notre capacité à défendre nos citoyens ».
Le cabinet a décidé de charger le ministre de la Justice, Ya'akov Ne'eman, de mettre en place un service spécial pour faire face à des procédures judiciaires engagées et à des plaintes déposées à l'étranger contre des responsables israéliens. Ce service sera créé en coordination avec le conseiller juridique du gouvernement, le procureur de l'Etat et les services juridiques des ministères des Affaires étrangères et de la Défense.
Lors de cette réunion, a également été évoquée très brièvement la possibilité de créer une commission d'enquête concernant l'opération « Plomb Durci » et ce, suite au rapport Goldstone. Plusieurs ministres se sont exprimés en faveur de cette proposition mais le ministre de la Défense, Ehud Barak, s'y est opposé vivement et c'est pour cela que ce sujet n'a pas été débattu en détail, mais uniquement pendant quelques instants. Ehud Barak a affirmé qu'une nouvelle enquête « n'est pas nécessaire car Tsahal et les forces de sécurité sont capables d'enquêter eux-mêmes et il ne faut mettre en cause ce principe ». Le cabinet n'a pas pris d'autre décision, toutefois, une nouvelle réunion consacrée à ce sujet a été fixée pour la semaine prochaine. Le chef d'état-major, Gaby Ashkenazi, a exprimé l'opposition de Tsahal et la sienne à la création d'une commission d'enquête. L'armée soutient que toutes les opérations et toutes les cibles visées au cours de « Plomb Durci » avaient été approuvées par le gouvernement et par le conseiller juridique du gouvernement, et quil ne faut donc pas faire d'investigation au sein de l'armée.
Par ailleurs, le Premier ministre, [Binyamin] Netanyahu a prononcé hier un discours lors de l'ouverture de la « Conférence du Président » à Jérusalem. Netanyahu s'est adressé au président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, en l'appelant à la reprise du processus de paix dans les plus brefs délais : « Jj'estime que la paix avec les Palestiniens est possible, mais que cela nécessite du leadership et du courage de part et d'autre », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Je fais appel à Abou-Mazen : menez votre peuple à la paix, dites-lui qu'il est temps de mettre fin au conflit et qu'il est temps que les deux peuples vivent dans la paix l'un aux côtés de l'autre ».
Le Premier ministre a mis son veto à la visite à Gaza du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner / Barak Ravid - Haaretz
Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, a mis son veto à la visite que le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, souhaitait effectuer dans la bande de Gaza dans les prochains jours, dans le cadre de son voyage en Israël et dans les territoires palestiniens.
Selon un responsable diplomatique à Jérusalem, Israël a transmis un message à la France dans lequel il était stipulé qu'il n'autoriserait pas M. Kouchner à entrer à Gaza depuis son territoire afin que le Hamas ne puisse en tirer profit pour mener une vaste campagne médiatique mettant en valeur les dégâts causés au cours de l'opération « Plomb Durci ». En outre, il a été précisé à M. Kouchner que M. Netanyahu ne comptait pas se libérer pour le recevoir lors de cette visite.
M. Kouchner souhaitait se rendre dans la bande de Gaza pour lancer les travaux de réfection de l'hôpital Al-Qods à Gaza, réalisés en coopération entre la France et le Qatar. Il y a deux semaines, Binyamin Netanyahu a cédé à la demande du Président Sarkozy et a permis la reconstruction de cet hôpital. Par le passé, Israël avait repoussé à plusieurs reprises des demandes semblables de Javier Solana et du ministre turc des Affaires étrangères.
Ceci étant, la visite de Bernard Kouchner n'a pas été annulée mais reportée à la mi-novembre, suite à la réunion à Bruxelles des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne.
Le report de la visite de Bernard Kouchner s'ajoute au mécontentement et à la déception ressentis par le Premier ministre [Binyamin] Netanyahu suite à l'attitude adoptée par la France lors du vote sur le rapport Goldstone. La France n'a pas voté contre le rapport et a décidé de ne pas participer au vote.
En effet, les jours qui ont précédé le vote sur le rapport Goldstone, Binyamin Netanyahu a essayé de mettre à profit ses liens proches avec le Président Nicolas Sarkozy pour mobiliser également la Grande-Bretagne contre le rapport. Les Français projetaient de voter contre et ont même tenté de convaincre les Britanniques d'adhérer à leur position mais en fin de compte, les deux pays n'ont pas pris part au vote, et ont même envoyé une lettre à [Binyamin] Netanyahu établissant un lien entre [lire : conditionnant] un règlement [lire : arrangement] sur le [lire : du] rapport Goldstone et le [lire : au] gel de la colonisation.
Le bureau du Premier ministre n'a pas démenti qu'un veto avait été imposé sur [lire : à] la visite de Bernard Kouchner à Gaza, tout en déclarant que les relations avec le gouvernement français étaient excellentes et que le Premier ministre serait heureux de rencontrer M. Kouchner lorsque celui-ci viendrait en Israël.
Obama à la Conférence du Président : reprendre les négociations maintenant / Itamar Eichner - Yediot
« Permettre à l'Iran d'obtenir une quelconque capacité nucléaire est une action irresponsable ; face à une menace militaire, il faut présenter [lire : opposer] une réponse militaire ». C'est ce qu'a déclaré hier Tony Blair, émissaire du Quartet pour le Proche-Orient, à la séance d'ouverture de le 2ème édition de la Conférence du Président, qui se tient actuellement à Jérusalem. 3.500 personnalités d'Israël et du monde entier participent à cette conférence.
Pour M. Blair, « même s'il est possible de lever la menace iranienne diplomatiquement, la propagation de l'extrémisme dans cette région reste un problème sérieux. Le problème n'est pas seulement l'armement, mais également l'idéologie ».
Dans un message enregistré, le président des Etats-Unis, Barak Obama, a encouragé Israël à reprendre les négociations dans les plus brefs délais et à ne pas s'en tenir au statut [lire : statu] quo, qu'il a qualifié de « dangereux ».
Il a par ailleurs assuré qu'Israël et les Etats-Unis étaient liés par beaucoup plus qu'une alliance stratégique : « les peuples américain et israélien partagent leur croyance en l'avenir et estiment que la démocratie peut influer sur le destin et que les opportunités doivent être accessibles pour tous ».
La France en Israël
------------------------------------------------------------------------------------

Mis en ligne le 21 octobre 2009, par M.











