Union des Patrons et Professionnels Juifs de France
Vous êtes : AccueilNoeudRacine
Contributeurs Spécialisés
Les lumières s’éteignent sur la liberté en Occident, Mark Steyn
« Le 3 août 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale, le ministre des Affaires étrangères britannique, Sir Edward Grey, observait le coucher du soleil de la fenêtre de son bureau, et il se disait : "Les lumières s’éteignent sur toute l’Europe". Aujourd’hui, les lumières s’éteignent sur la liberté partout dans le monde occidental, mais d’une manière plus subtile et profonde. Le point central de mon livre prétendument islamophobe est l’observation de l’historien Arnold Toynbee, selon qui "les civilisations meurent par suicide, non par meurtre". L’une des manifestations de ce désir de suicide est la promotion de l’intolérance au nom du libéralisme. » (M. Steyn).
Imprimer    Envoyer à un ami 

30 août 2008, par Annie Lessard, Marc Lebuis,


Texte original anglais : Lights Out on Liberty *, sur le site du Hillsdale College.


La traduction française, reprise du site Point de Bascule
, a été retouchée par les soins de M. Macina pour upjf.org [1].

 

Une grande partie de l’Occident est bien trop aise de la régulation de la parole et de l’expression par l’État, ce qui menace la liberté elle-même. Permettez-moi de citer quelques exemples : La réponse de la Direction générale Justice, liberté et sécurité de la Commission européenne à la crise des caricatures danoises - qui a déclenché des violences musulmanes - a été de proposer que les journaux fassent preuve de « prudence » sur certains sujets controversés impliquant les religions commençant par la lettre "i".

À la fin de sa vie, l’écrivaine italienne, Oriana Fallaci, qui a écrit sur les contradictions entre l’islam et la tradition occidentale de liberté, a été poursuivie, en France, en Italie, en Suisse et dans la plupart des autres pays européens, par des groupes qui estimaient que ses opinions étaient non seulement offensantes, mais criminelles. En France, l’écrivain Michel Houellebecq a été poursuivi par des musulmans et d’autres groupes "anti-racistes" qui estimaient que l’opinion d’un personnage fictif dans un de ses romans était également criminelle.

Au Canada, la plainte officielle déposée contre moi par le Congrès islamique canadien, dénonçant ma soi-disant « islamophobie flagrante » m’attribue les « affirmations » suivantes :

L’Amérique sera une République islamique d’ici 2040. Il y aura une pause pour les prières musulmanes pendant le Super Bowl. Il y aura une police religieuse appliquant les normes islamiques. Le USS Ronald Reagan sera renommé Osama bin Laden. Les femmes ne seront plus autorisées à être supportrices sportives. Les animateurs populaires de la télévision et de la radio américaine seront remplacés par des imams.

En fait, je n’ai rien « affirmé » de tel. Il s’agit d’extraits du roman Prayers for the Assassin, de Robert Ferrigno, que j’ai cités dans ma critique de ce livre. Il est d’usage dans la critique de romans de citer des aspects de l’intrigue. Par exemple, une critique de Moby Dick mentionnera généralement la baleine. De nos jours, il semble que le Congrès islamique canadien et les enquêteurs gouvernementaux des droits de la personne (qui ont ouvert une enquête) estiment que décrire l’intrigue d’un roman devrait être illégal.

Peut-être vous souvenez-vous qu’il y a quelques années, Margaret Atwood a écrit un roman sur sa propre vision fantaisiste d’une théocratie utopique, dans laquelle l’Amérique était une tyrannie chrétienne nommée "La République de Gilead". Qu’est-ce qui empêcherait une organisation chrétienne de traîner en justice un critique du livre de Margaret Atwood ? Les chrétiens n’ont pas tendance à faire cela, ce qui est tout aussi bien, parce qu’autrement, il n’y aurait pas beaucoup de sujets sur lesquels écrire.

Ce sont de petites parties d’un très grand tout. Après les attentats de Londres et les émeutes en France, il y a quelques années, les commentateurs se sont ralliés à l’idée que les musulmans occidentaux n’étaient pas suffisamment assimilés. Mais, dans leur maîtrise du légalisme et du langage de la victimologie, ils sont superbement assimilés. Comme il s’agit des principales avenues du discours dans les sociétés multiculturelles, ils maîtrisent tout ce qu’ils ont besoin de savoir. Tous les jours de la semaine, quelque part en Occident, un lobby musulman entreprend une action semblable à celle à laquelle je suis confronté au Canada. Pendant ce temps, sous la protection d’une phalange de policiers londoniens, des hommes masqués marchent dans les rues de Londres, portant des calicots avec des inscriptions comme : « Décapitez les ennemis de l’islam », et promettant un autre 11 septembre et un autre Holocauste.

Ainsi nous voyons que les sociétés multiculturelles d’aujourd’hui tolèrent ceux qui sont explicitement intolérants et ouvertement monoculturels, tout en refusant de tolérer ceux qui dénoncent cette intolérance. Il en est ainsi depuis maintenant 20 ans, soit depuis la Saint-Valentin de 1989 quand l’ayatollah Khomeyni a émis sa fatwa contre l’écrivain Salman Rushdie, un sujet britannique, et depuis que, peu de temps après, de nombreux musulmans britanniques ont défilé dans les villes anglaises en appelant ouvertement à l’assassinat de Rushdie.

Un lecteur de Bradford m’a écrit qu’il se souvenait avoir demandé à un policier de West Yorkshire, en service ce jour-là, pourquoi on n’arrêtait pas les différents "dirigeants de la communauté musulmane" pour incitation au meurtre. Le policier a répondu qu’ils avaient pour consigne de "garder leur sang-froid ". Les appels au meurtre se sont faits plus bruyants. Mon correspondant a réitéré sa question. Le policier lui a dit « Dégagez (il a exprimé ce sentiment de manière un peu plus anglo-saxonne, mais passons…), sinon je vous arrête ». M. Rushdie s’est irrité de ce que l’archevêque de Canterbury de l’époque est tombé dans la phraséologie des « causes profondes ». « Je comprends très bien la réaction des musulmans dévots, qui sont blessés dans ce qu’ils chérissent le plus et pour lequel ils sont prêts à mourir », a déclaré Son Eminence. Rushdie a répondu laconiquement : « Il n’y a qu’une seule personne ici qui soit en danger de mort ».

Il en va ainsi depuis lors. Malgré tout le discours sur l’« islamophobie » omniprésente, seule l’autre partie est habituellement « en danger de mort ».


Le front intérieur


J’ai écrit mon livre America Alone [l’Amérique seule], parce que je voulais recadrer la façon dont nous concevons la « Guerre contre la terreur », désignation insuffisante et évasive qui a depuis longtemps épuisé son potentiel d’utilité. Il demeure vrai que nous excellons dans les campagnes militaires, telles celles menées en Irak et en Afghanistan. Nos tanks et nos navires sont meilleurs, et nos bombes et nos soldats sont plus intelligents. Mais en définitive, ce ne sont pas les lignes de front les plus importantes. Nous sommes plutôt confrontés à ce que les stratèges appellent une guerre asymétrique, mais elle n’a pas lieu dans le Triangle sunnite ou dans le Hindu Kush. Nous y faisons face ici même, dans le monde occidental.

Norman Podhoretz, entre autres, a fait valoir que nous sommes engagés dans une deuxième guerre froide. Mais il serait peut-être plus exact de parler d’une guerre civile froide. J’entends par là une guerre en Occident, menée dans nos grandes villes. Par exemple, nous avons maintenant des "meurtres d’honneur" musulmans non seulement dans les régions tribales du Pakistan et du Yémen, mais aussi en Allemagne, aux Pays-Bas, à Toronto et à Dallas. Et même s’il n’y avait pas de combats en Irak et en Afghanistan, et que personne n’encastrait des avions dans des gratte-ciel de New York, ni ne faisait sauter des trains, des autobus et des boîtes de nuit à Madrid, à Londres, ou à Bali, nous risquerions quand même de perdre cette guerre sans qu’un seul coup de feu soit tiré.

Le gouvernement britannique a récemment annoncé qu’il émettrait des obligations islamiques, soit des obligations conformes aux prescriptions du Coran. C’est une autre raison de favoriser les gouvernements restreints. Plus le gouvernement est gros, plus il doit chercher du financement auprès de sources non traditionnelles, en l’occurrence, de riches Saoudiens. Comme l’a écrit le Mail on Sunday, cette innovation marque « l’un des progrès économiques de la charia les plus importants dans le monde non musulman ».

À peu près au même moment, le Times de Londres rapportait que « Knorbert, le porcelet, n’avait finalement pas été choisi comme mascotte par la banque Fortis Bank, après qu’elle ait décidé de cesser de donner des tirelires en forme de cochon aux enfants, par crainte d’offenser les musulmans ». Je ne suis pas un savant islamique, mais Mahomet ne s’est aucunement prononcé sur Knorbert le porcelet. Il n’y a pas une seule sourate à ce sujet. Le Coran, qui est pourtant un texte exhaustif, est muet sur la question de la représentation anthropomorphique porcine.

Il y a quelques années, j’ai commencé à constituer un dossier sur les controverses porcines, et vous seriez étonnés de découvrir à quel point elles sont devenues chose commune. Récemment, par exemple, un Conseil gouvernemental local a interdit à ses employés d’avoir sur leur bureau des bibelots représentant le compagnon Piglet de Winnie l’ourson. Comme aurait pu dire le Pasteur Martin Niemöller [2]:

« D’abord, ils sont venus chercher Piglet et je n’ai rien dit parce que je n’étais pas un personnage de Disney, et si je l’étais, j’eusse plutôt été un bourricot. Puis ils sont venus chercher Les trois petits cochons et Babe, et le temps que je réalise que le monde occidental s’était transformé en spectacle permanent de dessins animés, il était trop tard parce qu’il n’y avait plus de Cochon rose pour bégayer : "C’est… C’est… tttout, les mecs !", et mettre fin au cauchemar ».

Ce que toutes ces histoires ont en commun, c’est la déférence excessive envers l’islam – en fait, la peur de l’islam. Si l’histoire des Trois petits cochons est interdite quand les musulmans constituent encore moins de 10% de la population de l’Europe, qu’est-ce qui sera mis à l’index quand ils seront 20% ? De manière subtile mais révélatrice, les communautés non musulmanes se laissent persuader qu’une sorte de super loi islamique s’applique désormais à tous. A propos, au cas où vous l’auriez oublié, dans l’histoire des Trois petits cochons, l’un construit une maison de chaume, l’autre une maison de roseaux, et les deux sont démolies par le Gros Méchant Loup. La civilisation occidentale est une solide maison de briques, mais il n’y a pas besoin d’un Gros Méchant Loup, puisque le Petit Cochon fait preuve d’une telle ardeur à démolir lui-même sa maison.

Je dirais que ces concessions croissantes faites à l’islam constituent, en définitive, une plus grande menace que le terrorisme. Ce qui importe, ce n’est pas ce que les gamins des grottes afghanes - les "extrémistes" - croient, mais ce que les non-extrémistes croient, ce que croient la majorité des contribuables respectueux des lois dans les démocraties fonctionnelles. Par exemple, un récent sondage a révélé que 36% des musulmans âgés de 16 à 24 ans croient que ceux qui se convertissent à une autre religion doivent être condamnés à mort. Il ne s’agit pas de 36% des jeunes musulmans du Waziristan, du Yémen, ou du Soudan, mais de 36% des jeunes musulmans du Royaume-Uni. 40% des musulmans britanniques voudraient vivre sous le régime de la charia en Grande-Bretagne. 20% ont de la sympathie pour les kamikazes du 7 juillet. De plus, compte tenu que l’islam est la principale source de croissance démographique dans toutes les villes anglaises, Manchester, Sheffield, Birmingham et Londres, et dans toutes les grandes villes d’Europe occidentale, ces statistiques ne sont pas sans importance pour l’avenir.

Parce que j’ai traité de ces faits dans un livre, mon éditeur est aujourd’hui poursuivi devant trois commissions canadiennes des droits de la personne. Le plaignant, dans mon cas, est le Dr Mohamed Elmasry, un homme qui a déclaré à la télévision canadienne qu’il approuve le meurtre de tous les civils israéliens de plus de 18 ans. C’est donc un partisan objectif du terrorisme. Je ne conteste pas son droit à avoir ses opinions, mais je souhaiterais qu’il me reconnaisse le même droit. Au lieu de cela, posant en dirigeant du mouvement de « lutte contre la haine » au Canada, il utilise la rectitude politique excessive de la société pour écraser la liberté.

Comme le dit un proverbe célèbre, le prix de la liberté est une vigilance éternelle. Le Congrès islamique canadien et les groupes similaires en Occident cherchent à criminaliser la vigilance. Ils veulent utiliser le système juridique pour limiter les débats sur l’une des grandes questions de notre époque : la relation entre l’islam et l’Occident, et l’islamisation croissante d’une grande partie du monde occidental, ce que l’ONU elle-même appelle la transformation des populations, la plus rapide de l’histoire.


Une pente glissante


Nos gouvernements démocratiques d’aujourd’hui dirigent des sociétés multiculturelles qui ont de moins en moins de cohésion entre elles. Ils se sont habitués à l’idée que l’État joue le rôle de médiateur entre les groupes d’intérêts. Confrontés à des populations musulmanes croissantes et agitées, ils sont de plus en plus à l’aise avec l’idée d’une réglementation de la liberté dans l’intérêt de l’harmonie sociale.

La situation est différente en Amérique, qui dispose du Premier amendement et d’un consensus social qui, en Europe, est en voie de disparition. Le consensus européen semble être que les caricaturistes danois peuvent dessiner ce qu’ils veulent, pour autant que cela ne provoque pas des violences islamiques. Il est plutôt étrange que l’obligation de retenue ne s’applique qu’à une seule des parties.

Le mois dernier, dans un discours particulièrement opaque, suivi d’une interview encore plus négligente sur la BBC, l’archevêque de Canterbury a déclaré qu’il était dangereux d’avoir une seule loi pour tous, et que l’introduction de la charia au Royaume-Uni était « inévitable » [3]. Quelques jours après les commentaires de Son Eminence, les gouvernements de Grande-Bretagne et d’Ontario ont tous deux confirmé que des milliers d’hommes polygames de leur juridiction reçoivent des prestations sociales pour chacune de leurs épouses. Kipling a écrit que l’Orient est l’Orient, et que l’Occident est l’Occident, et que les deux sont inconciliables. Mais lorsque les deux inconciliables se rencontrent, on récolte souvent le pire des deux mondes. Quoi qu’on dise d’un polygame du Waziristan ou de Somalie, il doit assumer lui-même [le coût de sa polygamie]. Pour recevoir un chèque d’aide sociale au bénéfice de chacune de ses épouses, il doit se rendre à Londres ou à Toronto. La polygamie subventionnée par le gouvernement est une innovation du monde occidental.

S’il vous faut une autre raison de vous opposer à la socialisation des soins de santé, il y a celle-ci : ce système favorise une attitude irresponsable en matière de procédures élémentaires d’hygiène, qui mène à l’augmentation des superbactéries meurtrières. Je vois que des infirmières britanniques musulmanes dans des hôpitaux publics infestés de Clostridium difficile [4], refusent de se conformer aux procédures d’hygiène, au motif que le brossage les oblige à dénuder leurs bras, ce qui est contraire à la loi islamique. C’est une chose à méditer avant de subir une anesthésie. J’ai mentionné en classe à quelques étudiants de Hillsdale que les agressions contre les homosexuels sont en hausse dans la ville connue pour être la plus « tolérante » d’Europe. Comme l’a rapporté Der Spiegel : "Avec la hausse du nombre d’attaques homophobes dans la métropole néerlandaise, les autorités d’Amsterdam ont commandité une étude pour déterminer pourquoi les hommes marocains prennent pour cibles les homosexuels de la ville".

Ben dis donc ! Quel boulot ! Je me demande bien pour quelle raison. Mais ne vous inquiétez pas, les meilleurs cerveaux de l’Université d’Amsterdam sont à l’avant-garde du savoir : « La moitié des délits ont été commis par des hommes d’origine marocaine, et les chercheurs croient qu’ils s’étaient sentis stigmatisés par la société et qu’ils réagissaient en attaquant les gens considérés par eux comme étant plus bas dans l’échelle sociale. Selon une autre théorie, il se peut que les agresseurs soient aux prises avec leur propre identité sexuelle ».

Bingo ! Dire aux jeunes Marocains qu’ils sont crypto-homosexuels réduira certainement les tensions dans la ville ! Tant qu’on y est, un grand nombre de Turcs semblent plutôt bien dans leurs babouches, vous ne croyez pas ?


Notre encouragement au suicide

Alors, ne vous inquiétez pas, il ne se passe rien. Il ne s’agit que de quelques homosexuels musulmans frustrés par l’absence de boîtes de nuit pour musulmans gays. La charia en Grande-Bretagne ? La polygamie subventionnée par les contribuables à Toronto ? Bof… Ce n’est rien. Certes, si vous aviez suggéré de telles choses le 10 septembre 2001, la plupart des Britanniques et des Canadiens vous auraient traité de cinglé. Mais quelques années plus tard, ça n’est pas une affaire d’Etat, et il en sera de même à la prochaine concession et à celle qui suivra.

Présumer que vous pouvez embarquer à bord du Sharia Express pour parcourir seulement quelques stations est un acte de foi immense. Plus concrètement, à qui faites-vous confiance pour garder la limite ? A des personnalités influentes comme l’archevêque de Canterbury ? A des bureaucrates politiquement corrects de la Commission canadienne des droits de la personne ? Aux génies qui dirigent Harvard et qui viennent tout juste d’inaugurer des jours de fréquentation unisexe dans les piscines et les salles de gymnastique à la demande de la Harvard Islamic Society ? (En ferait-on autant pour les étudiants amish ou mennonites ?) Le monde occidental n’est pas dirigé par des individus connus pour leur aptitude à garder la limite. Voyez les concessions qu’ils font maintenant, et essayez d’imaginer celles qu’ils feront dans cinq ans. L’idée que la société multiculturelle de l’Occident puisse imposer une limite serait plus plausible s’il était évident qu’elle a une idée de l’endroit où se situe cette limite, ou si elle donnait au moins un signe de ce qu’elle croit qu’il y en a une.

Mon livre prétendument islamaphobe ne porte même pas vraiment sur l’islam. Son seul point le plus important est la profonde observation de l’historien Arnold Toynbee, selon laquelle « les civilisations meurent par suicide, non par meurtre ». L’une des manifestations de cette pulsion suicidaire réside dans les concepts intolérants attelés à la cause du libéralisme. En appelant à l’introduction de la charia, l’Archevêque de Canterbury s’agrège à une longue liste d’apologistes de la compromission [5] en Occident, dont un ministre néerlandais qui a dit qu’en ce qui le concerne, si le pays devait voter pour l’introduction de la loi islamique, ce serait une bonne chose, et la ministre suédoise qui a dit qu’il fallait être aimable à l’égard des musulmans aujourd’hui, de sorte qu’à leur tour, ils soient aimables envers nous lorsqu’ils seront majoritaires.

En fin de compte, notre crise ne concerne pas l’islam. Il ne s’agit pas des imams qui soufflent l’incendie, ni des polygames qui se gobergent des prestations sociales. Ce n’est pas d’eux qu’il s’agit, mais de nous. Et par nous, je veux dire la culture qui a façonné le monde moderne et créé les réseaux mondiaux, les systèmes juridiques et les relations commerciales dont dépend la planète.

Pour revenir à Sir Edward Grey, les lumières s’éteignent partout dans le monde, et une grande partie de la carte sera beaucoup plus sombre d’ici à ce que de nombreux Américains réalisent l’ampleur de ce combat.


© Mark Steyn

 

* Ce texte est adapté d’une conférence donnée au Hillsdale College, le 13 mars 2008, par M. Steyn alors qu’il était en résidence comme chercheur invité (bourse de journalisme Eugene C. Pulliam). Sur le même thème, voir : Commission Bouchard et Taylor : NON au pacte de suicide ! ; Les accommodements mènent au lent suicide culturel ; voir également l’interview de Mark Steyn (sous-titrée en français).

 

------------------------------------


Notes du traducteur


[1] J’ai largement révisé cette version française. En effet, ayant déjà traduit plusieurs textes de Steyn, auteur, brillant et original, je sais combien il est difficile de rendre en français son style et son vocabulaire, très riches. Le mérite essentiel revient au premier traducteur, sans le labeur duquel ma tâche eût été beaucoup plus lourde. Je tiens à lui rendre hommage. Les photos des couvertures de livres consacrés aux Trois Petits Cochons et à Babe, le Petit Cochon, ont été ajoutées par mes soins.

[2] Il s’agit d’un pastiche des célèbres stances attribuées au Pasteur allemand, Martin Niemöller, qui, d’abord sympathisant du régime hitlérien, s’y opposa ensuite, en particulier en raison de sa politique antisémite (voir l’article que lui consacre Wikipedia). Les versions de ce texte pullulent et varient à l’infini. Je donne ici la traduction de celle que la Fondation Martin Niemöller considère comme authentique et définitive :

Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.


[3] Voir : Daniel Pipes, "La Grande-Bretagne se heurte à la loi islamique" (13 février 2008).

[4] Selon Wikipedia, le Clostridium difficile est le principal agent étiologique de la diarrhée nosocomiale chez les patients sous antibiothérapie. 

[5] Je préfère recourir à la traduction (imparfaite) de "compromission", plutôt qu’à celles de "conciliation", ou d’"apaisement", qui me semblent trop positives, et même trompeuses, pour rendre le sens du terme anglais "appeasement", qui connote le désir, souvent veule, de se concilier un ennemi, même au prix de concessions humiliantes, voire dangereuses.


------------------------------------

 

Mis en ligne le 02 septembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

World wild web consortium
Moteur de recherche google
Search Engine google
Search Engine Yahoo
Moteur de recherche Yahoo
Moteur de recherche voila
GUYSEN ISRAEL News
AC-Medias.org
Agence Juive pour Israël
Alexandre Del Valle (site)
Aliya (Fondation Leavi)
Ambassade d'Israël en France
Ambassade d'Israël en Belgique
Amitiés Québec-Israël
Antisémitisme.info
Aroutz7
Belsef
Calendrier juif
Chrétiens et juifs
CID-Info
Communauté online
Connec'Sion.com
Conscience Politique
Consistoire de Paris
Coordination Lutte antisémitisme
CRIF
Desinfos.com
Die Jüdische (en allemand)
Europolitica
Facts of Israel (bilingue)
Famous Jews
France-Israël
Franceisrael.info
Guysen
Hébreu (Morim)
Hebreunet.org
Histoire juive
Infoweb-J
Honestreporting
Israel Hasbarah Committee
Israël Magazine (fr)
Isranews.com
IsraTV
Jerusalem Post (français)
JTA
Judeoscope (Québec)
KKL
Laïc-info
Lutte contre le négationnisme
MediaLine
MEMRI (presse arabe traduite)
Middle East sites
Ministère israélien de l'Aliyah
Myths and facts
Négation de la Shoah
Objectif Information
Observatoire Médias Palestiniens
Palestine Facts
Palestinian Medias Watch (PMW)
Presse mondiale sur le Web
Primo-Europe
Proche-orient.info
Révisionisme démasqué
Shalom Israël
Sionisme (un siècle de)
Tsahal en anglais
UEJF
Un écho d'Israël
UNIFAN, portail de l'alyah francophone
Valeurs actuelles