30 août 2008, par Annie Lessard, Marc Lebuis,
Texte original anglais : Lights Out on Liberty *, sur le site du Hillsdale College.
La traduction française, reprise du site Point de Bascule, a été retouchée par les soins de M. Macina pour upjf.org [1].
Une grande partie de lOccident est bien trop aise de la régulation de la parole et de lexpression par lÉtat, ce qui menace la liberté elle-même. Permettez-moi de citer quelques exemples : La réponse de la Direction générale Justice, liberté et sécurité de la Commission européenne à la crise des caricatures danoises - qui a déclenché des violences musulmanes - a été de proposer que les journaux fassent preuve de « prudence » sur certains sujets controversés impliquant les religions commençant par la lettre "i".
À la fin de sa vie, lécrivaine italienne, Oriana Fallaci, qui a écrit sur les contradictions entre lislam et la tradition occidentale de liberté, a été poursuivie, en France, en Italie, en Suisse et dans la plupart des autres pays européens, par des groupes qui estimaient que ses opinions étaient non seulement offensantes, mais criminelles. En France, lécrivain Michel Houellebecq a été poursuivi par des musulmans et dautres groupes "anti-racistes" qui estimaient que lopinion dun personnage fictif dans un de ses romans était également criminelle.
Au Canada, la plainte officielle déposée contre moi par le Congrès islamique canadien, dénonçant ma soi-disant « islamophobie flagrante » mattribue les « affirmations » suivantes :
LAmérique sera une République islamique dici 2040. Il y aura une pause pour les prières musulmanes pendant le Super Bowl. Il y aura une police religieuse appliquant les normes islamiques. Le USS Ronald Reagan sera renommé Osama bin Laden. Les femmes ne seront plus autorisées à être supportrices sportives. Les animateurs populaires de la télévision et de la radio américaine seront remplacés par des imams.
En fait, je nai rien « affirmé » de tel. Il sagit dextraits du roman Prayers for the Assassin, de Robert Ferrigno, que jai cités dans ma critique de ce livre. Il est dusage dans la critique de romans de citer des aspects de lintrigue. Par exemple, une critique de Moby Dick mentionnera généralement la baleine. De nos jours, il semble que le Congrès islamique canadien et les enquêteurs gouvernementaux des droits de la personne (qui ont ouvert une enquête) estiment que décrire lintrigue dun roman devrait être illégal.
Peut-être vous souvenez-vous quil y a quelques années, Margaret Atwood a écrit un roman sur sa propre vision fantaisiste dune théocratie utopique, dans laquelle lAmérique était une tyrannie chrétienne nommée "La République de Gilead". Quest-ce qui empêcherait une organisation chrétienne de traîner en justice un critique du livre de Margaret Atwood ? Les chrétiens nont pas tendance à faire cela, ce qui est tout aussi bien, parce quautrement, il ny aurait pas beaucoup de sujets sur lesquels écrire.
Ce sont de petites parties dun très grand tout. Après les attentats de Londres et les émeutes en France, il y a quelques années, les commentateurs se sont ralliés à lidée que les musulmans occidentaux nétaient pas suffisamment assimilés. Mais, dans leur maîtrise du légalisme et du langage de la victimologie, ils sont superbement assimilés. Comme il sagit des principales avenues du discours dans les sociétés multiculturelles, ils maîtrisent tout ce quils ont besoin de savoir. Tous les jours de la semaine, quelque part en Occident, un lobby musulman entreprend une action semblable à celle à laquelle je suis confronté au Canada. Pendant ce temps, sous la protection dune phalange de policiers londoniens, des hommes masqués marchent dans les rues de Londres, portant des calicots avec des inscriptions comme : « Décapitez les ennemis de lislam », et promettant un autre 11 septembre et un autre Holocauste.
Ainsi nous voyons que les sociétés multiculturelles daujourdhui tolèrent ceux qui sont explicitement intolérants et ouvertement monoculturels, tout en refusant de tolérer ceux qui dénoncent cette intolérance. Il en est ainsi depuis maintenant 20 ans, soit depuis la Saint-Valentin de 1989 quand layatollah Khomeyni a émis sa fatwa contre lécrivain Salman Rushdie, un sujet britannique, et depuis que, peu de temps après, de nombreux musulmans britanniques ont défilé dans les villes anglaises en appelant ouvertement à lassassinat de Rushdie.
Un lecteur de Bradford ma écrit quil se souvenait avoir demandé à un policier de West Yorkshire, en service ce jour-là, pourquoi on narrêtait pas les différents "dirigeants de la communauté musulmane" pour incitation au meurtre. Le policier a répondu quils avaient pour consigne de "garder leur sang-froid ". Les appels au meurtre se sont faits plus bruyants. Mon correspondant a réitéré sa question. Le policier lui a dit « Dégagez (il a exprimé ce sentiment de manière un peu plus anglo-saxonne, mais passons
), sinon je vous arrête ». M. Rushdie sest irrité de ce que larchevêque de Canterbury de lépoque est tombé dans la phraséologie des « causes profondes ». « Je comprends très bien la réaction des musulmans dévots, qui sont blessés dans ce quils chérissent le plus et pour lequel ils sont prêts à mourir », a déclaré Son Eminence. Rushdie a répondu laconiquement : « Il ny a quune seule personne ici qui soit en danger de mort ».
Il en va ainsi depuis lors. Malgré tout le discours sur l« islamophobie » omniprésente, seule lautre partie est habituellement « en danger de mort ».
Le front intérieur
Jai écrit mon livre America Alone [lAmérique seule], parce que je voulais recadrer la façon dont nous concevons la « Guerre contre la terreur », désignation insuffisante et évasive qui a depuis longtemps épuisé son potentiel dutilité. Il demeure vrai que nous excellons dans les campagnes militaires, telles celles menées en Irak et en Afghanistan. Nos tanks et nos navires sont meilleurs, et nos bombes et nos soldats sont plus intelligents. Mais en définitive, ce ne sont pas les lignes de front les plus importantes. Nous sommes plutôt confrontés à ce que les stratèges appellent une guerre asymétrique, mais elle na pas lieu dans le Triangle sunnite ou dans le Hindu Kush. Nous y faisons face ici même, dans le monde occidental.
Norman Podhoretz, entre autres, a fait valoir que nous sommes engagés dans une deuxième guerre froide. Mais il serait peut-être plus exact de parler dune guerre civile froide. Jentends par là une guerre en Occident, menée dans nos grandes villes. Par exemple, nous avons maintenant des "meurtres dhonneur" musulmans non seulement dans les régions tribales du Pakistan et du Yémen, mais aussi en Allemagne, aux Pays-Bas, à Toronto et à Dallas. Et même sil ny avait pas de combats en Irak et en Afghanistan, et que personne nencastrait des avions dans des gratte-ciel de New York, ni ne faisait sauter des trains, des autobus et des boîtes de nuit à Madrid, à Londres, ou à Bali, nous risquerions quand même de perdre cette guerre sans quun seul coup de feu soit tiré.
Le gouvernement britannique a récemment annoncé quil émettrait des obligations islamiques, soit des obligations conformes aux prescriptions du Coran. Cest une autre raison de favoriser les gouvernements restreints. Plus le gouvernement est gros, plus il doit chercher du financement auprès de sources non traditionnelles, en loccurrence, de riches Saoudiens. Comme la écrit le Mail on Sunday, cette innovation marque « lun des progrès économiques de la charia les plus importants dans le monde non musulman ».
À peu près au même moment, le Times de Londres rapportait que « Knorbert, le porcelet, navait finalement pas été choisi comme mascotte par la banque Fortis Bank, après quelle ait décidé de cesser de donner des tirelires en forme de cochon aux enfants, par crainte doffenser les musulmans ». Je ne suis pas un savant islamique, mais Mahomet ne sest aucunement prononcé sur Knorbert le porcelet. Il ny a pas une seule sourate à ce sujet. Le Coran, qui est pourtant un texte exhaustif, est muet sur la question de la représentation anthropomorphique porcine.
Il y a quelques années, jai commencé à constituer un dossier sur les controverses porcines, et vous seriez étonnés de découvrir à quel point elles sont devenues chose commune. Récemment, par exemple, un Conseil gouvernemental local a interdit à ses employés davoir sur leur bureau des bibelots représentant le compagnon Piglet de Winnie lourson. Comme aurait pu dire le Pasteur Martin Niemöller [2]:
« Dabord, ils sont venus chercher Piglet et je nai rien dit parce que je nétais pas un personnage de Disney, et si je létais, jeusse plutôt été un bourricot. Puis ils sont venus chercher Les trois petits cochons et Babe, et le temps que je réalise que le monde occidental sétait transformé en spectacle permanent de dessins animés, il était trop tard parce quil ny avait plus de Cochon rose pour bégayer : "Cest
Cest
tttout, les mecs !", et mettre fin au cauchemar ».
Ce que toutes ces histoires ont en commun, cest la déférence excessive envers lislam en fait, la peur de lislam. Si lhistoire des Trois petits cochons est interdite quand les musulmans constituent encore moins de 10% de la population de lEurope, quest-ce qui sera mis à lindex quand ils seront 20% ? De manière subtile mais révélatrice, les communautés non musulmanes se laissent persuader quune sorte de super loi islamique sapplique désormais à tous. A propos, au cas où vous lauriez oublié, dans lhistoire des Trois petits cochons, lun construit une maison de chaume, lautre une maison de roseaux, et les deux sont démolies par le Gros Méchant Loup. La civilisation occidentale est une solide maison de briques, mais il ny a pas besoin dun Gros Méchant Loup, puisque le Petit Cochon fait preuve dune telle ardeur à démolir lui-même sa maison.
Je dirais que ces concessions croissantes faites à lislam constituent, en définitive, une plus grande menace que le terrorisme. Ce qui importe, ce nest pas ce que les gamins des grottes afghanes - les "extrémistes" - croient, mais ce que les non-extrémistes croient, ce que croient la majorité des contribuables respectueux des lois dans les démocraties fonctionnelles. Par exemple, un récent sondage a révélé que 36% des musulmans âgés de 16 à 24 ans croient que ceux qui se convertissent à une autre religion doivent être condamnés à mort. Il ne sagit pas de 36% des jeunes musulmans du Waziristan, du Yémen, ou du Soudan, mais de 36% des jeunes musulmans du Royaume-Uni. 40% des musulmans britanniques voudraient vivre sous le régime de la charia en Grande-Bretagne. 20% ont de la sympathie pour les kamikazes du 7 juillet. De plus, compte tenu que lislam est la principale source de croissance démographique dans toutes les villes anglaises, Manchester, Sheffield, Birmingham et Londres, et dans toutes les grandes villes dEurope occidentale, ces statistiques ne sont pas sans importance pour lavenir.
Parce que jai traité de ces faits dans un livre, mon éditeur est aujourdhui poursuivi devant trois commissions canadiennes des droits de la personne. Le plaignant, dans mon cas, est le Dr Mohamed Elmasry, un homme qui a déclaré à la télévision canadienne quil approuve le meurtre de tous les civils israéliens de plus de 18 ans. Cest donc un partisan objectif du terrorisme. Je ne conteste pas son droit à avoir ses opinions, mais je souhaiterais quil me reconnaisse le même droit. Au lieu de cela, posant en dirigeant du mouvement de « lutte contre la haine » au Canada, il utilise la rectitude politique excessive de la société pour écraser la liberté.
Comme le dit un proverbe célèbre, le prix de la liberté est une vigilance éternelle. Le Congrès islamique canadien et les groupes similaires en Occident cherchent à criminaliser la vigilance. Ils veulent utiliser le système juridique pour limiter les débats sur lune des grandes questions de notre époque : la relation entre lislam et lOccident, et lislamisation croissante dune grande partie du monde occidental, ce que lONU elle-même appelle la transformation des populations, la plus rapide de lhistoire.
Une pente glissante
Nos gouvernements démocratiques daujourdhui dirigent des sociétés multiculturelles qui ont de moins en moins de cohésion entre elles. Ils se sont habitués à lidée que lÉtat joue le rôle de médiateur entre les groupes dintérêts. Confrontés à des populations musulmanes croissantes et agitées, ils sont de plus en plus à laise avec lidée dune réglementation de la liberté dans lintérêt de lharmonie sociale.
La situation est différente en Amérique, qui dispose du Premier amendement et dun consensus social qui, en Europe, est en voie de disparition. Le consensus européen semble être que les caricaturistes danois peuvent dessiner ce quils veulent, pour autant que cela ne provoque pas des violences islamiques. Il est plutôt étrange que lobligation de retenue ne sapplique quà une seule des parties.
Le mois dernier, dans un discours particulièrement opaque, suivi dune interview encore plus négligente sur la BBC, larchevêque de Canterbury a déclaré quil était dangereux davoir une seule loi pour tous, et que lintroduction de la charia au Royaume-Uni était « inévitable » [3]. Quelques jours après les commentaires de Son Eminence, les gouvernements de Grande-Bretagne et dOntario ont tous deux confirmé que des milliers dhommes polygames de leur juridiction reçoivent des prestations sociales pour chacune de leurs épouses. Kipling a écrit que lOrient est lOrient, et que lOccident est lOccident, et que les deux sont inconciliables. Mais lorsque les deux inconciliables se rencontrent, on récolte souvent le pire des deux mondes. Quoi quon dise dun polygame du Waziristan ou de Somalie, il doit assumer lui-même [le coût de sa polygamie]. Pour recevoir un chèque daide sociale au bénéfice de chacune de ses épouses, il doit se rendre à Londres ou à Toronto. La polygamie subventionnée par le gouvernement est une innovation du monde occidental.
Sil vous faut une autre raison de vous opposer à la socialisation des soins de santé, il y a celle-ci : ce système favorise une attitude irresponsable en matière de procédures élémentaires dhygiène, qui mène à laugmentation des superbactéries meurtrières. Je vois que des infirmières britanniques musulmanes dans des hôpitaux publics infestés de Clostridium difficile [4], refusent de se conformer aux procédures dhygiène, au motif que le brossage les oblige à dénuder leurs bras, ce qui est contraire à la loi islamique. Cest une chose à méditer avant de subir une anesthésie. Jai mentionné en classe à quelques étudiants de Hillsdale que les agressions contre les homosexuels sont en hausse dans la ville connue pour être la plus « tolérante » dEurope. Comme la rapporté Der Spiegel : "Avec la hausse du nombre dattaques homophobes dans la métropole néerlandaise, les autorités dAmsterdam ont commandité une étude pour déterminer pourquoi les hommes marocains prennent pour cibles les homosexuels de la ville".
Ben dis donc ! Quel boulot ! Je me demande bien pour quelle raison. Mais ne vous inquiétez pas, les meilleurs cerveaux de lUniversité dAmsterdam sont à lavant-garde du savoir : « La moitié des délits ont été commis par des hommes dorigine marocaine, et les chercheurs croient quils sétaient sentis stigmatisés par la société et quils réagissaient en attaquant les gens considérés par eux comme étant plus bas dans léchelle sociale. Selon une autre théorie, il se peut que les agresseurs soient aux prises avec leur propre identité sexuelle ».
Bingo ! Dire aux jeunes Marocains quils sont crypto-homosexuels réduira certainement les tensions dans la ville ! Tant quon y est, un grand nombre de Turcs semblent plutôt bien dans leurs babouches, vous ne croyez pas ?
Notre encouragement au suicide
Alors, ne vous inquiétez pas, il ne se passe rien. Il ne sagit que de quelques homosexuels musulmans frustrés par labsence de boîtes de nuit pour musulmans gays. La charia en Grande-Bretagne ? La polygamie subventionnée par les contribuables à Toronto ? Bof
Ce nest rien. Certes, si vous aviez suggéré de telles choses le 10 septembre 2001, la plupart des Britanniques et des Canadiens vous auraient traité de cinglé. Mais quelques années plus tard, ça nest pas une affaire dEtat, et il en sera de même à la prochaine concession et à celle qui suivra.
Présumer que vous pouvez embarquer à bord du Sharia Express pour parcourir seulement quelques stations est un acte de foi immense. Plus concrètement, à qui faites-vous confiance pour garder la limite ? A des personnalités influentes comme larchevêque de Canterbury ? A des bureaucrates politiquement corrects de la Commission canadienne des droits de la personne ? Aux génies qui dirigent Harvard et qui viennent tout juste dinaugurer des jours de fréquentation unisexe dans les piscines et les salles de gymnastique à la demande de la Harvard Islamic Society ? (En ferait-on autant pour les étudiants amish ou mennonites ?) Le monde occidental nest pas dirigé par des individus connus pour leur aptitude à garder la limite. Voyez les concessions quils font maintenant, et essayez dimaginer celles quils feront dans cinq ans. Lidée que la société multiculturelle de lOccident puisse imposer une limite serait plus plausible sil était évident quelle a une idée de lendroit où se situe cette limite, ou si elle donnait au moins un signe de ce quelle croit quil y en a une.
Mon livre prétendument islamaphobe ne porte même pas vraiment sur lislam. Son seul point le plus important est la profonde observation de lhistorien Arnold Toynbee, selon laquelle « les civilisations meurent par suicide, non par meurtre ». Lune des manifestations de cette pulsion suicidaire réside dans les concepts intolérants attelés à la cause du libéralisme. En appelant à lintroduction de la charia, lArchevêque de Canterbury sagrège à une longue liste dapologistes de la compromission [5] en Occident, dont un ministre néerlandais qui a dit quen ce qui le concerne, si le pays devait voter pour lintroduction de la loi islamique, ce serait une bonne chose, et la ministre suédoise qui a dit quil fallait être aimable à légard des musulmans aujourdhui, de sorte quà leur tour, ils soient aimables envers nous lorsquils seront majoritaires.
En fin de compte, notre crise ne concerne pas lislam. Il ne sagit pas des imams qui soufflent lincendie, ni des polygames qui se gobergent des prestations sociales. Ce nest pas deux quil sagit, mais de nous. Et par nous, je veux dire la culture qui a façonné le monde moderne et créé les réseaux mondiaux, les systèmes juridiques et les relations commerciales dont dépend la planète.
Pour revenir à Sir Edward Grey, les lumières séteignent partout dans le monde, et une grande partie de la carte sera beaucoup plus sombre dici à ce que de nombreux Américains réalisent lampleur de ce combat.
© Mark Steyn
* Ce texte est adapté dune conférence donnée au Hillsdale College, le 13 mars 2008, par M. Steyn alors quil était en résidence comme chercheur invité (bourse de journalisme Eugene C. Pulliam). Sur le même thème, voir : Commission Bouchard et Taylor : NON au pacte de suicide ! ; Les accommodements mènent au lent suicide culturel ; voir également linterview de Mark Steyn (sous-titrée en français).
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Notes du traducteur
[1] Jai largement révisé cette version française. En effet, ayant déjà traduit plusieurs textes de Steyn, auteur, brillant et original, je sais combien il est difficile de rendre en français son style et son vocabulaire, très riches. Le mérite essentiel revient au premier traducteur, sans le labeur duquel ma tâche eût été beaucoup plus lourde. Je tiens à lui rendre hommage. Les photos des couvertures de livres consacrés aux Trois Petits Cochons et à Babe, le Petit Cochon, ont été ajoutées par mes soins.
[2] Il sagit dun pastiche des célèbres stances attribuées au Pasteur allemand, Martin Niemöller, qui, dabord sympathisant du régime hitlérien, sy opposa ensuite, en particulier en raison de sa politique antisémite (voir larticle que lui consacre Wikipedia). Les versions de ce texte pullulent et varient à linfini. Je donne ici la traduction de celle que la Fondation Martin Niemöller considère comme authentique et définitive :
Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
[3] Voir : Daniel Pipes, "La Grande-Bretagne se heurte à la loi islamique" (13 février 2008).
[4] Selon Wikipedia, le Clostridium difficile est le principal agent étiologique de la diarrhée nosocomiale chez les patients sous antibiothérapie.
[5] Je préfère recourir à la traduction (imparfaite) de "compromission", plutôt quà celles de "conciliation", ou d"apaisement", qui me semblent trop positives, et même trompeuses, pour rendre le sens du terme anglais "appeasement", qui connote le désir, souvent veule, de se concilier un ennemi, même au prix de concessions humiliantes, voire dangereuses.
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Mis en ligne le 02 septembre 2008, par











