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«Echangerais 2 otages contre Libanais briseur de crâne dune enfant juive...»
Telle est, composée par moi, le 4 septembre 2006, limaginaire annonce dont la seule lecture soulève le cur. Mais ne nous y trompons pas : si son texte est inventé, la réalité à laquelle il fait allusion ne lest pas, elle. Jugez-en. (Menahem Macina).
Voir aussi : M. Macina, "Un criminel palestinien contre deux cadavres israéliens: Défaite ou victoire juive ?".
29/06/08
Première mise en ligne 04/09/06

Voici la face de l'assassin, Samir Kuntar (ימך שמו וזכרו)
Sous le titre "Israel not ruling out releasing Kuntar" (Israël nexclut pas de libérer Kuntar), le Jerusalem Post (JP) dhier évoque la possibilité quexplicite lintitulé de son article.
Nul na le droit de faire pression sur le gouvernement israélien pour quil agisse dans un sens ou dans un autre, et moi moins que quiconque. Je crois seulement utile à la cause de la vérité dexposer brièvement, à lintention des internautes qui les ignorent, la nature et les circonstances du crime pour lequel le terroriste libanais Samir Kuntar purge en Israël plusieurs peines de détention à vie.
Voici une brève relation des circonstances des meurtres perpétrés par le terroriste et ses hommes, daprès le récit quen fait le JP. Jy ajoute quelques détails qui remontent au souvenir personnel que jai, de cette tragédie, largement couverte par la presse israélienne, à cette époque durant laquelle je résidais à Jérusalem.
En 1979, Kuntar et son commando faisaient irruption dans lappartement de Smadar et Danny Haran, à Nahariah. Ils obligèrent Danny et Anat, sa fillette de 4 ans, à marcher jusquà la plage voisine. Entre temps, Smadar, lépouse de Danny Haran, avait réussi à se cacher dans un réduit de lappartement, avec Yaël, deux ans, la plus jeune des deux filles du couple. Tandis que quelques terroristes emmenaient son mari et sa fille aînée, dautres membres du commando inspectaient lappartement à la recherche de la femme. Pour faire taire les cris de sa petite fille, qui auraient mené les tueurs droit à leur cachette, Smadar avait mis la main sur la bouche de sa fille pour étouffer ses cris, ce qui lui sauva la vie, mais eut pour conséquence tragique de provoquer la suffocation mortelle de lenfant.
Quant à Danny Haran et à sa fille Anat, voici quel fut leur sort :
Kuntar et ses complices terroristes fracassèrent la tête de lenfant sur un rocher
devant son père horrifié, avant de le tuer par balles.
Tel est le monstre dont Nasrallah réclame la libération depuis des années et quil serait question déchanger contre la libération des otages israéliens, Ehud Goldwasser et Eldad Regev.
Les défenseurs inconditionnels des terroristes ne manqueront pas d'invoquer les exécutions perpétrées par les services spéciaux israéliens. Précisons, pour mémoire, que quand un commando israélien - dont faisait partie Ehoud Barak - pénétra, le 10 avril 1973, dans un appartement de Beyrouth où se trouvaient trois responsables de lOLP, responsables dattentats sanglants, il abattit uniquement ces terroristes, épargnant les membres de leur famille, présents sur les lieux. Cest toute la différence entre les "tueurs" des commandos délite israéliens, qui ne laissent pas les crimes impunis, et les assassins des groupes terroristes arabes qui massacrent indistinctement des civils innocents.
Tel est le destin amer d'Israël, sans cesse dénoncé par tout ce que le monde compte de "belles âmes", qui pleurent uniquement sur la mort des assassins et n'ont pas le moindre état d'âme concernant le massacre des victimes. Pauvre pays qui doit, une fois de plus, choisir entre la vie de ses citoyens et les conséquences du succès d'un chantage macabre, à savoir : inciter les futurs terroristes à perpétrer des actes similaires dans lavenir, même sils contreviennent de manière flagrante au droit international et aux règles de la guerre qui prévalent dans les pays civilisés.
Ou plutôt qui sont censés prévaloir, puisque des personnalités internationales, théoriquement emblématiques et garantes de ce respect des droits humains les plus élémentaires font maintenant pression sur le gouvernement israélien pour quil accepte cet échange inique, alors que, comme le précise le JP, il est explicitement stipulé dans les paragraphes introductifs du texte de la récente Résolution 1701, que la libération des soldats israéliens enlevés devait être INCONDITIONNELLE.
Mais qui ignore encore, aujourdhui, que les assurances des nations, dès lors quil est question dIsraël, ne valent pas les feuillets dactylographiés qui en font mention.
"Eveille-toi, lève-toi, défends mon droit,
mon Dieu et mon Seigneur, prends mon parti !"
mon Dieu et mon Seigneur, prends mon parti !"
(Psaume 35, 23)
Menahem Macina
© upjf.org
Texte remis en ligne le 29 juin 2008
Première mise en ligne, le 04 septembre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











